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Pierre Pincemaille

organiste français
Pierre Pincemaille
photographie en noir et blanc, du buste de demi-profil
Pierre Pincemaille en 2004.
Nom de naissance Pierre-Marie Pincemaille
Naissance
Paris 17e, France
Décès (à 61 ans)
Suresnes, France
Lieux de résidence Herblay, France
Activité principale Musicien, organiste, improvisateur, professeur
Style Musique impressionniste
Années d'activité 1973-2017
Éditeurs Solstice, Ifo Classics, Pierre Verany
Formation Conservatoire national de Paris
Maîtres Henri Challan, Jean-Claude Raynaud, Marcel Bitsch et Rolande Falcinelli
Enseignement Conservatoire national de Paris, Conservatoire national de Lyon
Famille Emile Belot, Joseph-Émile Belot
Distinctions honorifiques Ordre des Palmes académiques (2003)
Ordre des Arts et des Lettres (2006)
Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand (2007)
Site internet http://pierrepincemaille.fr/

Répertoire

Pierre Pincemaille, musicien français, organiste titulaire des grandes orgues de la cathédrale-basilique Saint-Denis, est né le dans le 17e arrondissement de Paris et mort le à Suresnes.

Connu pour sa maîtrise de l'improvisation à l'orgue, Pierre Pincemaille enseigne différentes disciplines musicales, notamment dans les conservatoires supérieurs nationaux (Paris et Lyon). Concertiste international, il cherche à rendre l'orgue accessible à un public non averti tout en défendant une facture d'orgue du XXIe siècle. Organiste liturgique, il s'attache à professionnaliser la pratique musicale durant les offices, au cours de ses 30 années de titulariat à la cathédrale de Saint-Denis. Il laisse une discographie comprenant notamment les dix symphonies de Charles-Marie Widor et des improvisations.

Sommaire

BiographieModifier

FamilleModifier

Pierre Marie François Pincemaille est né à Paris, dans le 17e arrondissement, le du mariage d'Henri Pincemaille, ingénieur[a], et d'Andrée Schaar[3].

Henri Pincemaille est le fils de Fernand Pincemaille[a] (-) et de Suzanne Belot (-), elle-même fille d'Émile Belot (-), lui-même fils de Joseph-Émile Belot (-)[4],[5].

Il épouse le Anne-France Gaudillat (actuelle maire-adjointe de la ville d'Herblay, en charge de la culture et des jumelages[6]). De cette union naissent trois enfants[3].

Il meurt le à l'âge de 61 ans à l'hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine)[7],[8],[b].

FormationModifier

Issu d'une famille mélomane depuis plusieurs générations, Pierre Pincemaille commence l'étude du piano en . De à , il étudie le piano en cours particulier, au Perreux-sur-Marne. Il prend quelques cours avec Lucette Descaves (professeur au CNSM). Il se tourne rapidement vers l'orgue, à la faveur de séjours répétés à partir de chez son oncle, le père eudiste Paul Pincemaille, économe au Collège Saint-Sauveur de Redon (Ille-et-Vilaine), qui est lui-même organiste amateur[8]. Lors de ces séjours (pendant les vacances scolaires), Paul Pincemaille lui donne accès à l'orgue Debierre de la chapelle du collège.

Il poursuit ses études au collège Albert de Mun de Nogent-sur-Marne puis au lycée Racine à Paris. Autodidacte à l'orgue, Pierre Pincemaille réussit le concours d'entrée au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris sans avoir pris préalablement aucun cours[9]. Il y entre à 14 ans en , dans la classe de solfège spécialisé (professeur : Françoise Rieunier, puis Claude Lavoix[c]). Il accomplit toutes ses études musicales au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris en étant reçu aux classes suivantes[3] :

Il obtient cinq premiers prix (harmonie en , contrepoint en , fugue en , orgue-interprétation en et orgue-improvisation en ). Pierre Pincemaille est le seul élève de la classe de Rolande Falcinelli à avoir obtenu les deux premiers prix d'orgue (interprétation et improvisation) le même jour.

Se dirigeant vers l'enseignement dans les écoles de musique et conservatoires agréés par l'État, Pierre Pincemaille obtient son CA (certificat d'aptitude aux fonctions de professeur) d'accompagnement le , et son CA d'écriture le .

Contrairement à ce qui se dit parfois, il n'a jamais été élève de Pierre Cochereau. N'ayant pas trouvé convenable de se présenter aux masterclass des académies internationales d'été de Nice avant d'avoir obtenu ses deux premier prix (orgue et improvisation) du CNSDMP, il n'a pas pu travailler avec Pierre Cochereau, ce dernier étant devenu directeur du conservatoire national de Lyon[11]. C'est par sa fréquentation à la cathédrale Notre-Dame de Paris dans les années , et l'écoute de ses enregistrements, que Pierre Pincemaille s'est familiarisé avec le talent de l'improvisation de Pierre Cochereau.

Prix internationauxModifier

Entre et , il remporte cinq grands prix de concours internationaux :

  • - Premier prix du concours international d'improvisation de Lyon (jury présidé par Pierre Cochereau[11]) ;
  • - Grand prix du concours européen d'orgue de Beauvais ;
  • - Premier prix du concours international d'improvisation de Strasbourg ;
  • - Grand prix du concours international d'improvisation de Montbrison ;
  • - Grand prix d'improvisation au Grand Prix de Chartres[12] ;

et entame ensuite une carrière de concertiste international.

Carrière professionnelleModifier

Pierre Pincemaille connait une carrière professionnelle diversifiée, longue de 40 ans en tant que concertiste (interprète et improvisateur), organiste liturgique[13] et enseignant[14], récompensée dans ces trois domaines.

Organiste liturgiqueModifier

Pierre Pincemaille occupe plusieurs tribunes en tant qu'organiste titulaire. Considérant sa fonction comme un « privilège », il vise « une qualité optimale, musicalement et liturgiquement ». Ainsi, lorsque cela est possible, Pierre Pincemaille cherche à instaurer la fonction de maître de chapelle, et à mettre en place l'utilisation de l'orgue de chœur pour l'accompagnement des chants[15]. Lorsque l'organiste titulaire est un professionnel de la musique, il recommande le fait que celui-ci puisse se voir conférer l'autorité suffisante pour élaborer le programme musical des célébrations[16].

De à , il est titulaire de l'orgue Merklin de l'église Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris.

Il est ensuite nommé, au terme du concours du (auquel quinze candidats se présentent[9]), organiste titulaire des grandes orgues Cavaillé-Coll de la basilique Saint-Denis (cathédrale depuis )[3], poste qu'il occupe durant 30 ans (du au ). Seul organiste titulaire durant cette période, il se qualifie de « Seul maître à bord après Dieu, et heureux de l'être ! »[15]. En tant qu'organiste titulaire, il joue lui-même aux grandes orgues en se faisant exceptionnellement remplacer par ceux de ses élèves qu'il sélectionne en fonction de leur capacité à tirer partie de cet instrument difficile à maîtriser (cornements du fait du grand âge de l'instrument, claviers incomplets avec 54 notes alors que la plupart des symphonies de Charles-Marie Widor en nécessitent 56, pédalier de 25 notes au lieu de 27 ou 30[17], etc.). En , le nouveau recteur Dominique Lebrun (futur archevêque de Rouen) lui donne « carte blanche » pour l'organisation de la musique liturgique de la cathédrale. S'inspirant de l'« esprit » du chanoine Jehan Revert, il crée un chœur à 4 voix mixtes avec son épouse, et crée un corpus de chants liturgique qu'il ré-harmonise, pour les inscrire au programme des célébrations[15].

Il participe à faire découvrir les grandes orgues de la cathédrale de différentes manières. Il anime des visites de groupes d'organistes professionnels et amateurs (comme par exemple pour l'association François-Henri Clicquot en 2008[18]), et de groupes de facteurs d'orgue. Il organise des auditions le dimanche matin à partir de [9]. Il organise des concerts réguliers en la cathédrale[19], entre 1989 et 1995 (237 concerts), puis entre 2014 et 2017[20] (26 concerts), soit 184 organistes invités venant du monde entier, dont Marie-Claire Alain, Gaston Litaize, Suzanne Chaisemartin, Michel Chapuis, Thierry Escaich, André Isoir, Daniel Roth et bien d'autres[15]. Il participe à 25 concerts organisés dans le cadre d'événements particuliers : pour le conseil général, Monuments en Musique, les Journées du patrimoine, La Nuit des cathédrales, colloque sur Cavaillé-Coll. Enfin, il enregistre huit CD sur les grandes orgues de Saint-Denis.

InterprèteModifier

Pierre Pincemaille poursuit une carrière internationale de concertiste, en donnant plus de mille concerts sur quatre des cinq continents : il se produit au cours de plus de 300 concerts dans 19 pays d'Europe (dont 176 en Allemagne, 27 en Italie, 10 en Norvège), 92 sur le continent américain (dont 68 aux États-Unis), et quelques concerts en Afrique et Asie. En France, il se produit en concert[d] dans plus de 200 villes. Il est invité pour les concerts d'inauguration de différents instruments (comme l'orgue Cavaillé-Coll de l'église Notre-Dame d'Oloron[22], ou l'orgue de la Cathédrale Saint-Samson de Dol-de-Bretagne[23]). Dans le cadre du Festival international de musique de Saint-Denis, il joue sous la direction de Mstislav Rostropovitch, Chung Myung-whun (Symphonie avec orgue de Camille Saint-Saëns au Festival 1999[24]), Riccardo Muti (Te Deum de Haydn en 2000[24]), Charles Dutoit, John Nelson (Requiem de Fauré au festival de 2003[25]).

Il compose le programme de ses concerts en fonction de l'instrument, du lieu et du public, soucieux de donner de l'orgue l'image renouvelée d'un véritable instrument de musique plus que d'un simple outil liturgique[e] (de la même manière qu'il se considère plus comme un « musicien qui joue de l'orgue » que comme un organiste[26]). A cet égard, il présente au public lors de ses concerts les œuvres ou compositeurs interprétés, voire quelques éléments vulgarisés de technique musicale (comme par exemple le choral orné avec certaines œuvres de Jean-Sébastien Bach), et préfère les consoles proches du public (ou à défaut une retransmission par vidéoprojection), pour rendre visible l'organiste auprès du public.

Pierre Pincemaille dit être « un musicien de la tonalité, dont le répertoire pour orgue s'arrête aux œuvres d'avant 1945 »[26]. Parmi les compositeurs du répertoire, outre Jean-Sébastien Bach, sa prédilection va aux compositeurs de l'école française d'orgue issue du romantisme[f] comme César Franck, Charles-Marie Widor, Louis Vierne ou encore Maurice Duruflé.

Pierre Pincemaille défend une facture d'orgue du XXIe siècle, s'appuyant sur des technologies nouvelles au service du confort de l'organiste et de son inspiration créatrice[28]. Il est, le cas échéant, en faveur des orgues numériques ou hybrides, comme celui de l'abbaye de Saint-Jean-aux-Bois (Oise)[29], poursuivant l'objectif de rendre l'orgue accessible au plus grand nombre[30] et de séduire un public non averti.

ImprovisateurModifier

Pierre Pincemaille est reconnu pour ses talents d'improvisateur[g],[h],[i]. Il bénéficie dans ce domaine de l'enseignement de Rolande Falcinelli, elle-même disciple de Marcel Dupré. Il complète cet enseignement par une écoute assidue des improvisations de Pierre Cochereau. Maîtrisant l'écriture musicale, il pratique l'improvisation, dans la tradition de l'école française d'orgue.

À la cathédrale de Saint Denis, dans le cadre des messes dominicales[15], Pierre Pincemaille improvise à sept reprises : entrée, verset après le psaume, méditation après l'homélie, offertoire, consécration, communion, sortie. En 30 ans, il improvise pour accompagner plus de 1 600 célébrations[34].

En concert, il clôture ses récitals par une grande improvisation[15] sous forme de thème et variations, de symphonie, de suite de danses, ou encore de poème symphonique. Il met en valeur les ressources sonores de tous les orgues qu'il joue[j], quelle qu'en soit la dimension, par ses registrations[k],[l]. Certains de ses récitals sont exclusivement consacrés à l'improvisation. C'est le cas par exemple lors du festival Les heures d'orgue de Chamonix-Mont-Blanc, le , où Pierre Pincemaille improvise un poème symphonique en sept tableaux illustrant l'aiguille du Midi, l'Arve, le col du Brévent, la Mer de Glace, la vallée de Chamonix, le lac Vert, le mont Blanc sur des photos de la photographe chamoniarde Monica Dalmasso[38],[39],[40]. Il choisit le même format cinq ans plus tard en improvisant un nouveau poème symphonique le sur les mêmes photos[41].

Pierre Pincemaille a improvisé sur des films muets (comme l'improvisation sur Faust de Murnau à l'orgue de l'Abbaye Saint-Ouen de Rouen[42]), ou encore sur des effets pyrotechniques[43].

Il a également présidé des jurys de concours d'improvisation, notamment le concours Jean-Louis Florentz en [15] et [44], le concours portant son nom à Luxeuil-les-Bains (Franche Comté), ayant lieu au moment de Pâques de 2011 à 2013[45],[46], ou encore le concours de Dudelange (Luxembourg), du 26 au 29 août 2015, en co-présidence avec Bernhard Haas[47],[48].

Il a consacré sept CD à ses improvisations.

ProfesseurModifier

Pierre Pincemaille enseigne dans les établissements suivants :

En 17 années, Pierre Pincemaille forme de jeunes improvisateurs, français et étrangers, aujourd'hui organistes titulaires dans des églises parisiennes, parmi eux : David Cassan (Temple protestant de l'Oratoire du Louvre), Thomas Lacôte (église de la Sainte-Trinité), Samuel Liégeon (église Saint-Pierre-de-Chaillot), Baptiste-Florian Marle-Ouvrard (église Saint-Eustache), Pierre Queval (église Saint-Ignace-de-Loyola), Luc Stellakis (basilique Notre-Dame-des-Victoires), ou encore Quentin Guerillot qui lui succède aux grandes orgues de la cathédrale Saint-Denis[51].

ŒuvresModifier

La plupart des œuvres de Pierre Pincemaille sont des improvisations, dont la majorité n'a pas été enregistrée (Pierre Pincemaille écrit d'ailleurs à propos de l'œuvre d'improvisation qu'elle est « appelée à n'être entendue qu'une fois, puis à s'évanouir définitivement dans un fugitif souvenir, en ne laissant aucune trace dans l'Histoire de la musique. »[52]). Parmi les œuvres enregistrées, la discographie de Pierre Pincemaille se compose d'une vingtaine de CD ou ensemble de CD (d'interprétations, transcriptions et improvisations). Pierre Pincemaille laisse également quelques compositions et écrits.

CompositionsModifier

Pierre Pincemaille ne se considère pas comme compositeur, pour un certain nombre de raisons qu'il explique dans À propos de la composition[52]. Il estime qu'en composant, il aurait « passé son temps à se corriger et se renier »[26] : même encouragé par ses maîtres Jean-Claude Raynaud et Rolande Falcinelli à composer[52], il préfère l'art de l'improvisation, « surgissant dans l'émotion de l'instant »[26]. Il laisse néanmoins quelques compositions :

  • En Louisiane (pièce pour trombone) éditée chez Delatour[53] ;
  • Prologue et Noël varié, aux éditions Delatour ()[52],[54],[55], destiné à être le « morceau imposé » du Grand Prix Florentz de dont Pierre Pincemaille préside le jury[15] ;
  • Ave Maria, motet pour chœur à 4 voix mixtes à cappella, éditions À Cœur Joie ()[56],[57] ;
  • Pater Noster[57], motet pour chœur à 4 voix mixtes à cappella (en cours d'édition) ;
  • Ave Verum[57], motet pour chœur à 4 voix mixtes à cappella (en cours d’édition).

Ses œuvres sont jouées dans le cadre de concerts, festivals ou cérémonies religieuses, par exemple lors du récital du donné en la cathédrale nationale de Washington par Jeremy Filsell[58] ou lors de la messe radiodiffusée depuis la chapelle « Sainte-Marie Mère de l'Église » de l'institution Sainte-Marie d'Antony le [59].

DiscographieModifier

Pierre Pincemaille a réalisé de nombreux enregistrements[60],[61],[62], parmi lesquels :

Décorations, distinctions et hommagesModifier

Pierre Pincemaille est chevalier des Palmes académiques (promotion du ), chevalier des Arts et des Lettres en et chevalier de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand le , décoration accordée par le Vatican pour services rendus à l'Église.

Il obtient le diapason d'or pour l'enregistrement de l'intégrale des symphonies de Charles-Marie Widor[64],[m].

Après son décès, divers hommages lui sont rendus. C'est le cas notamment avec plusieurs concerts, en particulier les concerts du à l'Oratoire du Louvre[65], du à la cathédrale de Saint-Denis[34],[66], le concert de l'ensemble Amarillis du lors du festival musical « Le Printemps des orgues »[67] et le lors du 52e festival de musique de La Chaise-Dieu[68],[69]. Une émission de radio lui rend également hommage le sur le réseau des radios chrétiennes francophones[70].

Pour approfondirModifier

Bibliographie et filmographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Elke Völker, « Der Reiz perfekter Illusion. Ein Interview mit dem Pariser Organisten und Starimprovisator Pierre Pincemaille » in Organ – Journal für die Orgel 1, No. 1 (1998), p. 18–21.
  • Yvette Carbou, Pierre Pincemaille : « L'improvisateur à Notre-Dame » in Pierre Cochereau : Témoignages, Éditions Auguste Zurfluh, 1999, p. 273–339 (ISBN 978-2-87750-087-6).  
  • Yvette Carbou, Pierre Pincemaille : « L'improvisateur à Notre-Dame » in Pierre Cochereau : Un art d'illusioniste, éditions Delatour France, 2014, p. 263–338 (ISBN 978-2-7521-0124-2).
  • Pierre Pincemaille : À propos de l'interprétation des œuvres pour orgue de César Franck [lire en ligne].
  • Pierre Pincemaille : À propos de la composition (Prologue et Noël varié, éditions Delatour, 2007).  
  • Pierre Pincemaille : « Les grandes orgues » in La grâce d'une cathédrale - Saint Denis, dans l'éternité des rois et reines de France (sous la direction de Pascal Delannoy), La Nuée bleue, place des victoires, éditions du quotidien, 2015, p. 323-324 (ISBN 978-2-8099-1284-5).

Pierre Pincemaille a également participé à l'élaboration de l'étude Le génie de Cavaillé Coll, sortie en DVD en 2013[71].

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. a et b Son père, Henri Pincemaille (mort le ) et son grand-père, Fernand Pincemaille (mort le , chevalier de la Légion d'honneur) étaient tous deux anciens élèves de l'École polytechnique, respectivement promotions [1] et 1905[2].
  2. La cérémonie religieuse se déroule à l'église Saint-Martin d'Herblay le , suivie le lendemain de l'inhumation au nouveau cimetière de Tréflez dans le Finistère[7].
  3. Claude Lavoix était pianiste. Elle est décédée en [10].
  4. Pour la 5ème soirée du Printemps musical du Vaucluse, le journal La Provence précise : « Autant l'admettre d'emblée, Pierre Pincemaille fait partie de ces interprètes dont on ne se lasse pas, tant sa verve organistique et son talent d'improvisateur font de chacun de ses concerts un événement mémorable »[21].
  5. Dans une interview, Pierre Pincemaille déplore le fait que l'orgue « est un instrument qui souffre d'une odeur de sacristie », et non « comme il devrait l'être : un instrument de musique »[26].
  6. Pour Le Figaro Magazine, « la grande tradition française issue du romantisme n'est pas éteinte pour autant, grâce au talent d'improvisateur d'un Pierre Pincemaille ou au génie novateur d'un Jean Guillou. »[27].
  7. Le journal La Croix parle de Pierre Pincemaille comme d'un « virtuose renommé pour son formidable talent d'improvisateur »[31].
  8. Pour le journal L'Alsace, « Pierre Pincemaille est considéré comme le plus grand improvisateur de notre époque après son maître Pierre Cochereau »[32].
  9. Vincent Warnier déclare dans Le Monde, « Je ne suis pas de ceux qui, comme Pierre Pincemaille, par exemple, peuvent improviser un prélude et fugue dans le plus parfait style à la Jean-Sébastien Bach. »[33].
  10. Article à l'occasion d'un concert au Canada : « toujours éblouissant virtuose de l'orgue et, surtout, possesseur de cette science organistique grâce à laquelle il peut aller au maximum des possibilités offertes en une heure de fréquentation d'un instrument nouveau pour lui. »[35].
  11. Pour l'inauguration des orgues d'Auvernier, un article du journal L'Express (Neuchâtel) relate : « Brillant virtuose, capable d'enfiler les traits les plus scabreux avec une aisance stupéfiante, [Pierre Pincemaille] se distingue en outre par sa parfaite connaissance des registrations et sa musicalité absolue qui se traduit non seulement dans ses interprétations lumineuses des pages de Bach, mais encore dans son style improvisé qui aura marqué les auditeurs par son invention colorée, ses contrepoints subtilement conduits et ses harmonies savoureuses. »[36].
  12. À la suite du concert du à Lachine (Montréal, Canada), le journal La Presse (Montréal) écrit : « Au départ, un souci accompagnait sans cesse l'exécution virtuose : celui de mettre en valeur les ressources du Casavant de 65 jeux des Saints-Anges. Ce qui fut fait dès le troisième Choral de César Franck, la pièce d'entrée, où une registration extrêmement fournie conférait un rare dramatisme à un discours déjà anxieux. »[37].
  13. Le magazine Diapason consacre une page entière (page 54) à cet enregistrement qu'il qualifie de « un régal ». La critique commence par ces termes « Si l'on commence en saluant l'exploit de Pierre Pincemaille, terme si peu musical, je crains qu'on passe à côté de l'essentiel, la musique. Et pourtant ! Les dix symphonies de Widor sur dix des plus beaux Cavaillé-Coll, tous admirables et singuliers, le tout gravé en un an jour pour jour : chapeau bas. ».

RéférencesModifier

  1. Annuaire des anciens élèves de l'École polytechnique, édition 2007-2008, p. 12.
  2. « Informations diverses / Carnet polytechnicien », La Jaune et la Rouge, no 129,‎ , p. 89 (lire en ligne).
  3. a, b, c et d Who's Who in France, édition 2015, p. 1805.
  4. « Descendance de Fernand Pincemaille », sur le site geneanet (consulté le 6 mars 2018).
  5. « Ascendance et descendance d'Émile Belot », sur le site geneanet (consulté le 6 mars 2018).
  6. « Le maire, les adjoints et les conseillers », sur le site de la ville d'Herblay (consulté le 23 mars 2018).
  7. a et b « Pierre Pincemaille (8/12/1956 – 12/01/2018) », sur le site de Pierre Pincemaille, (consulté le 12 janvier 2018).
  8. a et b Marie-Aude Roux, « Pierre Pincemaille, une vie à la tribune de Saint-Denis », sur le site du quotidien Le Monde, (consulté le 17 janvier 2018).
  9. a, b et c Pierre Pincemaille, « Entretien avec Pierre Pincemaille », L'Orgue, no 212,‎ (lire en ligne).
  10. « Décès », sur le site de l'association des anciens élèves et élèves des CNSMD (consulté le 17 mars 2018).
  11. a et b À propos de Pierre Cochereau et de la cathédrale Notre-Dame de Paris, in Pierre Cochereau, Éditions Zurfluh, .
  12. « Concours 1990 », sur le site de l'association des grandes orgues de la cathédrale de Chartres (consulté le 17 mars 2018).
  13. Père Jean Jannin, « A Dieu cher Pierre », sur le site du diocèse de Saint Denis, (consulté le 18 février 2018).
  14. « Enseignement », sur le site de Pierre Pincemaille (consulté le 4 mars 2018).
  15. a, b, c, d, e, f, g, h et i Michel Roubinet, « Une interview de Pierre Pincemaille, organiste – Saint-Denis se mérite », (consulté le 13 janvier 2018).
  16. Pierre Pincemaille / Stéphane Friederich, « A propos de la dernière convention collective des artistes musiciens des cultes », La lettre du musicien,‎ (lire en ligne).
  17. Pierre Pincemaille, « Présentation du Grand-Orgue Cavaillé-Coll de la Cathédrale de Saint-Denis par Pierre Pincemaille » (consulté le 2 juillet 2018).
  18. Jean-Claude Péruchot, « Les visites d'orgue 2008 - L'orgue de la Cathédrale Saint-Denis », Bulletin Association François-Henri Clicquot, no 32,‎ 2008-2009, p. 37-43 (lire en ligne).
  19. Père Bernard-Jean Berger, Saint-Denis : un prêtre raconte sa cathédrale, Éditions de l'Atelier, (ISBN 2708234536), page 27.
  20. Le Parisien, « A noter : dernier concert d'orgue gratuit à la basilique Saint-Denis », (consulté le 1er juillet 2018).
  21. Alain Carle, « 5e soirée du Printemps musical de Vaucluse : Pierre Pincemaille, le magicien de l'orgue », sur Site du journal La Provence, (consulté le 6 juillet 2018).
  22. Sébastien Lamarque, « Pierre Pincemaille inaugure l'orgue de Notre-Dame d'Oloron », sur La République des Pyrénées, (consulté le 16 juin 2018).
  23. « Dol-de-Bretagne : Les grandes orgues inaugurées, place aux concerts », sur Ouest-France, (consulté le 16 juin 2018).
  24. a et b « Pierre Pincemaille, organiste », sur le site du festival de Saint-Denis 2003 (consulté le 25 mai 2018).
  25. « Fauré, requiem », sur le site du festival de Saint-Denis 2003 (consulté le 25 mai 2018).
  26. a, b, c, d et e Pierre Pincemaille, « Pierre Pincemaille, organiste », La lettre du musicien, no 324,‎ (lire en ligne).
  27. « Gloire à l'orgue français », Le Figaro Magazine,‎ .
  28. Pierre Pincemaille, Philippe Lecoq et Jean Legoupil, « Entretien avec deux grandes personnalités du monde de l'orgue : Jean Guillou et Pierre Pincemaille », sur L'orgue normand, (consulté le 17 mars 2018).
  29. Pierre Pincemaille, « Pierre Pincemaille à l'orgue hybride de St Jean-aux-Bois », sur Youtube, (consulté le 10 mars 2018).
  30. « Pierre Pincemaille, un Herblaysien au service de la musique », Herblay Magazine, no 95,‎ , p. 12-13 (lire en ligne).
  31. « Les essentiels culture - Mort de l'organiste Pierre Pincemaille », sur Site du journal La Croix, (consulté le 17 mars 2018).
  32. « Un génial improvisateur », L'Alsace,‎ .
  33. « Vincent Warnier, les délices de l'orgue », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  34. a et b « Concert hommage à Pierre Pincemaille, titulaire durant 30 ans aux Grandes Orgues de la basilique cathédrale Saint-Denis, décédé en janvier dernier », sur le site du diocèse de Saint-Denis (consulté le 23 mars 2018).
  35. Claude Gingras, « Pincemaille : la science de l'orgue », La Presse (Montréal),‎ (lire en ligne).
  36. J.-Ph. B., « Un brillant organiste », L'Express (Neuchâtel),‎ .
  37. Claude Gingras, « Pincemaille : la science de l'orgue », La Presse (Montréal),‎ (lire en ligne).
  38. « Festival des heures d'orgue : le Mont Blanc en sept tableaux », Le Dauphiné Libéré,‎ .
  39. « Festival des heures d'orgue : entre interprétation et improvisation », Le Dauphiné libéré,‎ .
  40. Monica Dalmasso.
  41. Chamonix-Magazine août-septembre 2017, page 83.
  42. « Pierre Pincemaille - Saint-Ouen de Rouen - Improvisation sur le film FAUST de MURNAU », sur Youtube (consulté le 4 mars 2018).
  43. « Michel Moglia. Les Chants Thermiques de l'Orgue à Feu. Avec PIERRE PINCEMAILLE », sur Youtube (consulté le 4 mars 2018).
  44. Michel Roubinet, Bruno Maurel, « Ouverture de la saison du Printemps des Orgues d'Angers », sur concertclassic.com, (consulté le 5 juillet 2018).
  45. « Animation Basilique Saint-Pierre de Luxeuil, 15 h de concerts Orgue et grégorien », sur Site du journal L'Est républicain, (consulté le 17 mars 2018).
  46. « 3e Concours d'improvisation Pierre Pincemaille », sur France Orgue, (consulté le 17 mars 2018).
  47. Alex Christoffel, « In memoriam Pierre Pincemaille », Tuyaux, no 130,‎ , p. 27-28 (lire en ligne).
  48. Olivier Toussaint, « Hommage à Pierre Pincemaille », sur le site de l'association des orgues de Messancy, (consulté le 14 juillet 2018).
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