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BiographieModifier

André Isoir reçoit l’enseignement d’Édouard Souberbielle (classe d’orgue) à l’École César-Franck et de Germaine Mounier (classe de piano)[1]. Au Conservatoire de Paris, il est l’élève de Rolande Falcinelli et en 1960, remporte à l’unanimité les premiers prix d’orgue et d’improvisation[1].

Par la suite, il remporta plusieurs concours d’orgue internationaux : en 1965 à St Albans (Grande-Bretagne), et les trois années suivantes à Haarlem (Pays-Bas), méritant ainsi le « Prix du Challenge »[1]. Il est le seul interprète français à avoir obtenu cette distinction depuis la création du concours en 1951.

Maître de chapelle et titulaire du grand-orgue à l’Église Saint-Médard de Paris de 1952 à 1967[1], André Isoir devient cotitulaire de la tribune de l'Église Saint-Séverin en 1967. En 1973, il est nommé titulaire du grand-orgue de l’Abbaye de Saint-Germain-des-Prés[1].

En 1974, André Isoir est chargé de l’enseignement de l’orgue au conservatoire d'Orsay, promu en 1977 au rang d’École nationale de musique. Il devient professeur titulaire en janvier 1978 et reste à Orsay jusqu’en 1983, date à laquelle il est nommé au Conservatoire national de région de Boulogne-Billancourt où il enseigne l’orgue jusqu’en 1994.

André Isoir a enregistré une soixantaine de disques, ce qui lui a valu d'obtenir le Grand Prix du Disque en 1972, 73, 74, 75, 77, 80, 89 et 91 ainsi que le prix du « Président de la République » pour Le Livre d'or de l’orgue français. Il s'est vu décerner en février 1974 le prix de composition des Amis de l’Orgue pour ses Variations sur un psaume huguenot. Il a notamment publié un enregistrement de l’intégrale des œuvres pour orgue de Bach, qui demeure une référence. Ses enregistrements des œuvres de César Franck sur l’orgue de la cathédrale de Luçon furent également particulièrement remarqués. Jean Langlais lui a dédié Plein Jeu, op. 176 (1973)[1]. Lors de ses très nombreux concerts, il tient également à jouer, aux côtés des compositeurs connus tels que Bach, Franck ou Marchand, des compositeurs plus confidentiels tels que Lefébure-Wély, Adrien Rougier, Gabriel Pierné ou Pierre Camonin[2].

André Isoir complète sa culture musicale par une connaissance approfondie de la facture instrumentale ; celle-ci contribuant, selon lui, à une meilleure approche des différents styles musicaux tant au point de vue de la technique qu’à celui de la registration.

André Isoir a créé en 1987 le Trio Alborada avec Didier Magne et Patrick Guillem. Cette formation unique a su approfondir durant plus de vingt ans des œuvres rares de compositeurs célèbres.

MortModifier

André Isoir meurt le , jour de son 81e anniversaire[3],[4].

Élèves notablesModifier

Distinctions et récompensesModifier

Discographie (sélection)Modifier

BibliographieModifier

  • Alain Pâris, Dictionnaire des interprètes et de l'interprétation musicale, Paris, Laffont, coll. « Bouquins », , 4e éd., 1278 p. (ISBN 2221080645, OCLC 901287624), p. 419.
  • Pascale Rouet, André Isoir, histoire d'un organiste passionné, Préface de Gilles Cantagrel — coll. « Organ prestige », Éditions Delatour, France, 2010 (OCLC 868025072)

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e et f Pâris 2004, p. 419.
  2. « André Isoir : un artiste à la rencontre de son public », Le Telegramme,‎ (lire en ligne, consulté le 21 octobre 2018).
  3. Renaud Machart, « Tweet », sur twitter.com, .
  4. « Mort de l’organiste André Isoir », France Musique, 20 juillet 2016.
  5. (en) Carolyn Shuster-Fournier, « André Isoir, an eclectic French organiste », The Diapason,‎ (lire en ligne)
  6. Lors d'une réédition ces disques ont été distingués d'un Diapason d'or no 630, décembre 2014.
  7. Les deux CD ont été réédités dans le coffret Le Livre d'or de l'orgue français.
  8. Lors d'une réédition ce disque a été distingué d'un Diapason d'or no 585, novembre 2010.

Liens externesModifier