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Gustave Belot
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Gustave Belot est un philosophe français né à Strasbourg, le , mort à Paris le [1].

BiographieModifier

FamilleModifier

Gustave Belot est le fils de Joseph-Émile Belot (1829-1886), historien, et frère d'Émile Belot (1857-1944), ingénieur et astronome. Il est en outre l'arrière-arrière grand-oncle du musicien Pierre Pincemaille (1956-2018).

Formation et carrièreModifier

Élève du Lycée Condorcet[2], Bachelier ès lettres en 1877, admis à l'École normale supérieure en 1878, agrégé de philosophie en 1881 (4ème de sa promotion), il devient professeur de philosophie, notamment à Brest[3]. Titularisé à Janson de Sailly en 1896, il succède à Lucien Lévy-Bruhl comme professeur de philosophie au lycée Louis le Grand en 1899[4]. En 1911 il est nommé inspecteur dans l'académie de Paris, puis en 1913 il devient inspecteur général de l'enseignement secondaire[5]. Informé de la sociologie d'Émile Durkheim, il était un théoricien de la « moralité laïque » collective, rationnelle et fondée sur l'intérêt général.

DistinctionsModifier

Gustave Belot a été fait chevalier de la Légion d'honneur le 28 juillet 1903, officier le 12 août 1922 et commandeur le 9 août 1929.

PublicationsModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Raymond Lenoir, « La Philosophie de Gustave Belot », Revue philosophique de la France et de l'étranger, no 110,‎ , p. 86-107 (lire en ligne, consulté le 20 avril 2019).
  • Isabelle Havelange, Françoise Huguet et Bernadette Lebedeff, Les inspecteurs généraux de l'Instruction publique : Dictionnaire biographique 1802-1914, Paris, Institut national de recherche pédagogique, , 712 p. (ISBN 2-7342-0081-3, lire en ligne).  .
  • Laurent Fedi, Lien social et religion positiviste chez les penseurs de la Troisième République, t. 87, Revue des sciences philosophiques et théologiques, (lire en ligne), p. 127-151.
  • Stéphan Soulié, « Le débat philosophique autour des Formes élémentaires (1912-1914) », L'Année sociologique, vol. 62, no 2,‎ , p. 447-463 (lire en ligne, consulté le 20 avril 2019).
  • (en) W. S. F. Pickering, « Gustave Belot, Critic and Admirer of Emile Durkheim: An Introduction », Durkheimian Studies / Études durkheimiennes, Berghahn Books, vol. 16,‎ , p. 109-124 (lire en ligne, consulté le 13 mai 2019).

Notes et référencesModifier

  1. Archives de psychologie, vol. 23, , p. 77.
  2. Yaël Dagan, « Justifier philosophiquement notre cause », Mil neuf cent : Revue d'histoire intellectuelle, vol. 1, no 23,‎ , p. 49-74 (ISSN 1146-1225, lire en ligne, consulté le 5 mai 2019).
  3. Mathias Gardet, Histoire des PEP : pupilles de l'école publique, Éditions Beauchesne, , p. 175.
  4. « Chronique », Revue néo-scolastique de philosophie, Revue philosophique de Louvain, série deuxième, no 26,‎ , p. 250-257 (lire en ligne, consulté le 22 avril 2019).
  5. « Les Belot : chercher, expliquer et pérenniser l’ordre dans le cosmos, la manufacture et la société », sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales (consulté le 20 avril 2019).

Liens externesModifier