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Une homélie est un commentaire de circonstance prononcé lors de la messe, après la lecture de l'Évangile, dans plusieurs confessions chrétiennes : la catholicisme, le christianisme orthodoxe, le luthéranisme et l'anglicanisme. Le mot est devenu synonyme de « sermon ».

Sommaire

OrigineModifier

L'homélie chrétienne trouve son origine dans l'homélie synagogale en usage dans le judaïsme à l'époque de Jésus de Nazareth. Des chercheurs tels que Maurice Sachot ont démontré l'influence de cette pratique sur le christianisme primitif mais aussi sur les discours de Jésus lui-même[1].

DescriptionModifier

CatholicismeModifier

Dans l'Église catholique, l'homélie peut être prononcée par un prêtre ou un diacre[2].

L'homélie consiste, en suivant le développement de l’année liturgique, à expliquer la foi et la vie chrétiennes à partir de la Bible[2]. Elle est recommandée comme faisant partie de la liturgie elle-même. Lors des messes célébrées avec le concours du peuple les dimanches et jours de fête de précepte, on ne l’omet que pour un motif grave[2].

Elle est donnée juste après la lecture des textes bibliques du jour (en clôture de la liturgie de la Parole). Elle est suivie d’un temps de recueillement, avant le Credo (s'il y a lieu) et la poursuite de la célébration par la liturgie eucharistique.

Le pape Benoît XVI, dans l’exhortation apostolique postsynodale Sacramentum Caritatis, insiste sur la qualité de l’homélie et sur sa vocation catéchétique[3].

OrthodoxieModifier

LuthéranismeModifier

AnglicanismeModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Maurice Sachot, L'Invention du Christ. Genèse d'une religion, Éditions Odile Jacob, « Le champ médiologique », 1998, rééd. poche Odile Jacob, 2011.
  2. a b et c Le Code de droit canonique de 1983 prescrit à ce sujet : (Can. 767.) « Parmi les formes de prédication l’homélie, qui fait partie de la liturgie elle-même et est réservée au prêtre ou au diacre, tient une place éminente ; au cours de l’année liturgique, les mystères de la foi et les règles de la vie chrétienne y seront exposés à partir du texte sacré. À toutes les messes qui se célèbrent avec concours du peuple les dimanches et jours de fête de précepte, l’homélie doit être faite et ne peut être omise que pour une cause grave. Il est hautement recommandé, s’il y a un concours de peuple suffisant, de faire l’homélie même aux messes célébrées en semaine surtout au temps de l’Avent et du Carême, ou à l’occasion d’une fête ou d’un événement douloureux. »
  3. « Elle a pour fonction de favoriser une compréhension plus large et plus efficace de la Parole de Dieu dans la vie des fidèles. C’est pourquoi les ministres ordonnés doivent « préparer l’homélie avec soin, en se basant sur une connaissance appropriée de la Sainte Écriture » (140). On évitera les homélies générales et abstraites. Je demande en particulier aux ministres de faire en sorte que l’homélie mette la Parole de Dieu proclamée en étroite relation avec la célébration sacramentelle (141) et avec la vie de la communauté, en sorte que la Parole de Dieu soit réellement soutien et vie de l’Église (142). Que l’on garde donc présent à l’esprit le but catéchétique et exhortatif de l’homélie. Il paraît opportun, à partir du lectionnaire triennal, de proposer aux fidèles, avec discernement, des homélies thématiques qui, tout au long de l’année liturgique, traiteront les grands thèmes de la foi chrétienne, puisant à ce qui est proposé avec autorité par le Magistère dans les quatre « piliers » du Catéchisme de l’Église catholique et dans le récent Abrégé : la profession de foi, la célébration du mystère chrétien, la vie dans le Christ, la prière chrétienne (143). »

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