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Marine nationale (France)

force militaire navale de la République française
(Redirigé depuis Marine française)
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Marine nationale.

Marine nationale
Image illustrative de l’article Marine nationale (France)
Logo de la Marine nationale depuis 1990

Création 1624 (Marine royale)
Pays Drapeau de la France France
Allégeance République française
Type Marine de guerre
Effectif 38 800 militaires et 2 700 civils (en 2 019)[1]
Fait partie de Armée française
Composée de FAN : 107 bâtiments de surface - 9 800 personnes[1]

FOST : 10 bâtiments - 3 200 personnes
AVIA : 180 aéronefs - 4 100 personnes
FORFUSCO : 17 formations - 2 700 personnes
Marins-pompiers de Marseille : 2 400 personnes
Gendarmerie maritime : 1 200 personnes
Service de soutien de la flotte : 1 550 personnes

Ancienne dénomination Marine royale
Marine impériale
Surnom La Royale
Couleurs Bleu, blanc et rouge
Devise « Honneur, Patrie, Valeur, Discipline »
Marche Hymne de la Marine
Équipement 117 bâtiments, pour un tonnage d'environ 410 000 tonnes (pleine charge)
180 aéronefs[1]
Guerres Guerre franco-espagnole
Guerre de Succession d'Autriche
Guerre de Sept Ans
Guerre d'indépendance des États-Unis
Guerre franco-chinoise
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Guerre du Golfe
Guerre du Kosovo
Guerre d'Afghanistan
Guerre civile libyenne
Guerre civile syrienne
Commandant Amiral Christophe Prazuck (depuis 2016)
Pavillon Ensign of France.svg
Pavillon de beaupré Flag of France.svg

La Marine nationale est la marine de guerre de la République française. C'est une des composantes des Forces armées avec l'Armée de terre, l'Armée de l'air, la Gendarmerie nationale et les services de soutien interarmées[2].

Sa flotte de surface compte près de cinquante bâtiments de plus de 1 000 tonnes et une soixantaine de petites unités (entre 100 et 1 000 tonnes). Elle se compose de près de 75 bâtiments de combat et de quelque 35 bâtiments de soutien. La marine française est la seule marine européenne à disposer d'un porte-avions à propulsion nucléaire, le Charles de Gaulle. Sa flotte sous-marine est composée de 10 unités, toutes à propulsion nucléaire, dont quatre sont armées de missiles nucléaires balistiques.

En 2019, le personnel de la Marine est de 41 500, dont 38 800 militaires et 2 700 civils[1]. Son budget annuel total en 2008 était de 5,8 milliards d'euros. Si la Marine nationale française se place au 6e rang mondial des marines militaires par le tonnage, juste derrière la Marine japonaise et la Marine indienne, et à égalité avec la Royal Navy britannique, elle est classée au 4e rang mondial, derrière l'US Navy, la Marine chinoise et la Marine russe, selon la méthode des rangs d'Hervé Coutau-Bégarie[3].

La devise de la Marine, gravée en lettres blanches ou dorées sur des plaques au fond bleu fixées sur les superstructures de tous ses bâtiments, est « Honneur, Patrie, Valeur, Discipline ».

La Marine est encore aujourd'hui appelée familièrement « la Royale », surnom hérité de l'ancienne marine royale française, pour la distinguer de « la Marchande ».

HistoireModifier

Article détaillé : Histoire de la marine française.

La Marine royale française était quasi inexistante avant 1624.

Elle hérite de plusieurs traditions :

À la Révolution, la Marine nationale a succédé à la Marine royale, organisée par Richelieu à partir de 1624. Sous les Premier et Second Empires, elle s'est appelée Marine impériale.

La Marine est encore aujourd'hui appelée familièrement « La Royale ». L'implantation du Ministère puis de l'État-major de la Marine de guerre française au 2, rue Royale à Paris, est probablement à l'origine de cette formule.

 
« D'une ancre d'or entrelacée d'un câble de même » (Marine nationale).
 
« D'une ancre d'or entrelacée d'un câble de même » (troupes de marine).

Le symbole de la Marine française est depuis l'origine « une ancre d'or » avec un trabe ou un jas droit, qui figurait dans les attributs des armoiries des amiraux de France. Elle est devenue « entrelacée d'un câble » ou grelin en 1819 « partant par la droite, laissant le verge claire, et sortant sur la patte droite » puis à partir de 1830 « à simple enroulement en forme de S inversé », et figure depuis 1768 et 1772 sur les uniformes des officiers[4] et des troupes de marine[5], les armes, les navires, les courriers, affiches et documents officiels, la vaisselle, les couverts, équipements, bâtiments, armes, etc. de la Marine. Les troupes de marine ont pour emblème une ancre de même, mais avec un jas courbé dont les pointes sont tournés vers le haut, et un câble à partir de 1845[6]. Cette ancre est portée sans le câble à partir de 1900 par l'ensemble des troupes coloniales, et avec à partir de 1920. L'ancre était surmontée, selon les régimes, d'une couronne impériale ou royale, et accompagnée de divers attributs comme des canons croisés pour l'artillerie de marine. L'ancre du commissariat de l'Armée de terre, fusionné avec celui de la Marine, est défini par l'Instruction du 27 juillet 1990 prévoyant que « le câble s'enroule une seule fois autour de la verge de l'ancre » en passant d'abord dessus, ensuite dessous, « et ressort sur le dessus du bras droit », ce qui est le mouvement contraire de celles des Troupes de marine définie par l'Instruction du 21 juin 1985 prévoyant que « le câble s'enroule deux fois autour de la tige et ressort par le dessous du bras gauche. »

Le symbole de la Marine nationale a été remplacé en 1990 par un logo figurant une étrave de navire de guerre blanche avec deux gerbes d'écumes bleu et rouge, et l'inscription « Marine nationale », le chef d'état-major de la Marine était Bernard Louzeau.

MissionsModifier

DissuasionModifier

 
SNLE L’Inflexible (S 615) de la classe Le Redoutable en surface.

L'objet de la dissuasion est :

  • de faire face à une agression majeure qui remet en cause l'existence de la France (en particulier son territoire et sa souveraineté) par une puissance étrangère hostile ;
  • de faire face aux menaces que pourraient faire peser des puissances régionales sur les intérêts vitaux de la France par la menace d'une frappe nucléaire de riposte.

La dissuasion nucléaire est au cœur de la stratégie de la défense nationale. L'objectif de la doctrine nucléaire reste néanmoins celle du non-emploi. La capacité nucléaire française repose, en 2014, sur :

ActionModifier

L'action opérationnelle rassemble les missions de prévention et de projection de puissance ou de forces.

PréventionModifier

Le contrôle des espaces maritimes est fondé sur un pré-positionnement et une présence adaptés en :

Pour défendre les intérêts de la France à travers le monde, des forces prépositionnées en permanence hors métropole, composées[Quand ?] de 25 navires (frégates de surveillance, de bâtiments de transport léger, de patrouilleurs), 12 avions et hélicoptères, des commandos sont déployés sur tous les océans. Ils assurent présence et vigilance auprès des foyers de tension (zones de crise) ou à titre permanent dans les territoires d'outre-mer.

ProjectionModifier

Si les actions de prévention n'ont pu empêcher le déclenchement d'une crise, il peut être nécessaire d'intervenir — le plus souvent dans un cadre interarmées et international. L'engagement peut varier de la simple présence, à la démonstration de force avec des actions de rétorsions usant d'armes modernes tirées à grande distance.

Les principaux acteurs de ces forces de projection sont articulés autour :

  • du groupe aéronaval ;
  • du groupe amphibie ;
  • du groupe de guerre des mines ;
  • d'un groupe d'action maritime (une ou plusieurs frégates).

La projection peut être de deux types :

  • projection de forces : action avec mise à terre de troupes ;
  • projection de puissance : action sans mise à terre de troupes.

L'action de l'État en merModifier

La Marine nationale, avec d'autres administrations publiques (Affaires maritimes, Gendarmerie maritime, Douanes…), est une des composantes de l'action de l’État en mer (AEM). Il s'agit d'assurer la sauvegarde, la protection et la sécurité des approches maritimes du territoire national, maîtriser les risques liés à l’activité maritime (accidents de mer, pollution, souveraineté dans les DOM-TOM et dans les ZEE…) et lutter contre les activités illicites en mer (terrorisme, narcotrafic, piraterie, transports illicites de migrants…). L'action de l'État en mer consiste souvent en des missions de service public qui ne sont pas des activités spécifiquement militaires.

Elle représente 25 % des activités de la Marine.

OrganisationModifier

Organisation généraleModifier

L'organisation générale de la Marine nationale est fixée par le chapitre III du titre II du livre II de la troisième partie du code de la défense créé par les décrets no 2008-1218 et no 2008-1219 du 25 novembre 2008.

La Marine est constituée de formations réparties entre :

Organisation du commandementModifier

Commandement opérationnelModifier

Pour les opérations relevant de l'action de l'État en mer, elles sont mises en œuvre par les trois préfets maritimes sous l'autorité du Premier ministre qui dispose du Secrétariat général de la mer.

Pour les opérations militaires, les forces maritimes, comme l'ensemble des forces armées, sont sous le commandement opérationnel du chef d'état-major des armées (CEMA). Le chef d'état-major de la Marine (CEMM) est le conseiller du CEMA pour l'emploi des moyens navals et aéronavals.

Pour faciliter la conduite des opérations, le chef d'état-major des armées désigne généralement des contrôleurs opérationnels chargés de déployer les forces qui leur sont affectées et de leur donner des ordres nécessaires pour accomplir la mission fixée.

Les contrôleurs opérationnels sont :

Commandement organiqueModifier

Comme les autres chefs d'état-major d'armées, le chef d'état-major de la Marine (CEMM) est responsable devant le CEMA et le ministre de la Défense de l'organisation, de la préparation, de l'emploi de ses forces ainsi que de leur programmation.

Ces forces sont divisées en quatre grandes composantes :

Les forcesModifier

La liste des unités de la Marine actuellement en service est disponible en ligne[1].

La force d'action navale (FAN)Modifier

Article détaillé : Force d'action navale.
 
Frégate anti-aérienne Cassard.

La force d'action navale (FAN) regroupe tous les bâtiments de surface de plus de 100 tonnes, en métropole et outre-mer. Elle compte 9 800 marins et 107 bâtiments[1]. Elle fournit l'essentiel de la contribution de la Marine aux missions de prévention et de projection. Elle est placée sous le commandement d'un amiral (ALFAN).

Elle comprend six grandes catégories de bâtiments de surface :

Les forces sous-marines (FSM)Modifier

 
SNA Casabianca en 2005
  • La force océanique stratégique (FOST) :

La FOST est la composante principale de la force de dissuasion nucléaire française ; elle garantit l'assurance d'une frappe en second (frappe de riposte) avec une permanence d'un à deux sous-marins en patrouille à la mer. Elle est constituée de quatre sous-marins à propulsion nucléaire lanceurs d'engins balistiques (SNLE), basés à l'île Longue.

Les cinq sous-marins d'attaque à propulsion nucléaire de classe Rubis, basés à Toulon, participent aux missions de prévention, de projection et de protection.

L'ensemble des forces sous-marines est placé sous le commandement de l'amiral commandant la FOST (ALFOST).

Chacun des cinq sous-marins français a deux équipages (appelés « Bleu » et « Rouge ») pour permettre leur déploiement à la mer plus de 200 jours par an.

La force maritime de l'aéronautique navaleModifier

Article détaillé : Aviation navale.
 
Rafale M de la flottille 12F.
 
Cocarde des aéronefs de l'aviation navale.
 
Un Atlantique 2 et un Falcon 50 de la Marine nationale, Paris, .

L'aéronautique navale[8] (un temps aviation navale) compte 180 aéronefs et 4 100 personnes[1], ainsi que quatre bases d'aviation navale (BAN) : Landivisiau, Lann-Bihoué, Hyères Le Palivestre, Lanvéoc-Poulmic.

Elle est composée :

La force maritime des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO)Modifier

 
Démonstration d'assaut à la mer par le commando Jaubert.

Ils font partie d'une force dont l'état-major est basé à Lorient et comptent 2 700 personnes. Cette force participe à des opérations terrestres à partir de la mer, d'intervention en mer dans le cadre des missions de sauvegarde, des opérations de forces spéciales, la protection des sites sensibles. Elle comprend deux composantes :

Les servicesModifier

Le service logistique de la Marine (SLM)Modifier

À la suite d'une restructuration interarmées du 1er janvier 2010 et la fusion des différents commissariats des armées françaises en un Service du commissariat des armées, la création du SLM permet de regrouper l'ensemble des activités logistiques et techniques issues de l'atelier militaire de la flotte (AMF) et du Service du commissariat de la Marine (SCM).

La constitution du commandement interarmées du soutien commun (COMIAS) a pour but la mutualisation des moyens et l'accroissement de l'efficacité des structures chargées de ce domaine.

Le COMIAS a des responsabilités dans les domaines suivants :

  • logistique ;
  • administratif ;
  • financier ;
  • juridique.

Le SLM s'occupe de domaines plus spécifiques :

  • rechanges navales ;
  • ravitaillement à la mer ;
  • plongée ;
  • transit et expéditions.
  • réparation et maintient en conditions opérationnels des bâtiments (ex AMF)

Le service de soutien de la flotte (SSF)Modifier

Article détaillé : Service de soutien de la flotte.

Le service de soutien de la flotte est chargé du soutien technique des bâtiments de surface et des sous-marins. Ce service, composé de personnel de la Marine et de la DGA :

  • pilote toute la maintenance programmée et les réparations effectuées par :
    • les équipages,
    • les moyens militaires de soutien (essentiellement le SLM et la DIRISI),
    • l'industrie, dont particulièrement DCNS et d'autres entreprises titulaires de contrats négociés et mis en concurrence (ENDEL, CNN-MCO, PIRIOU, STX, LGM, NAVTIS) ;
  • assure la gestion de la configuration des bâtiments et des matériels associés ;
  • approvisionne les stocks de rechanges navals.

Organismes de formationModifier

La Marine comprend également des organismes de formation qui sont :

Autres composantesModifier

Le bataillon de marins-pompiers de MarseilleModifier

Créé en 1939 à la suite de l'incendie des Nouvelles Galeries, le bataillon de marins pompiers de Marseille (BMPM) est numériquement l'unité opérationnelle la plus importante de la Marine nationale. Son effectif est de 2 477 marins-pompiers (dont 4 % de femmes) experts sur le domaine sanitaire, les feux de navires, urbains et de forêts.

Commandé par un vice-amiral, le « Bataillon » (comme il est appelé familièrement) est une unité atypique de la Marine nationale. Hors budget, car financée par la municipalité de Marseille, c'est la seule unité militaire française placée sous la direction et les ordres d'un maire. Le BMPM est chargé des secours tant contre les incendies urbains, les feux de forêts et de navires, que les périls de toutes natures menaçant la sécurité publique sur le territoire de Marseille, dans le grand port maritime de Marseille (Marseille, Port-de-Bouc, Fos/Lavéra), ainsi que sur l'aéroport international Marseille-Provence et sur le site de l'usine Eurocopter.

Le BMPM a effectué en 2013 111 000 interventions dont près des trois quarts pour du secours à victimes.

La Gendarmerie maritimeModifier

Article détaillé : Gendarmerie maritime.

Composante de la Gendarmerie nationale, la Gendarmerie maritime est mise pour emploi auprès du chef d'état-major de la Marine. Elle assure :

  • des missions de sauvegarde maritime et de police générale dans les eaux territoriales et la ZEE, sous l'autorité du préfet maritime ;
  • des missions de police judiciaire sous l'autorité du procureur de la République ;
  • des missions de protection des établissements de la Marine à terre.

Son effectif compte 1 200 personnes et elle dispose de 38 patrouilleurs légers et vedettes répartis sur tout le littoral.

La préparation de l'avenirModifier

Les programmes en cours incluent principalement :

  • le renouvellement des sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) : il s'agit du programme Suffren (6 unités dotées de torpilles et de missiles de croisière), dont le premier exemplaire doit être livré en 2019 ;
  • le renouvellement des frégates de premier rang avec le programme FREMM (frégate multi-missions), en coopération avec l'Italie. 6 frégates à vocation anti-sous-marine (FREMM ASM) et 2 frégates de défense aérienne (FREMM DA) ont été commandées. En mai 2019, il en reste encore trois à livrer. Les 8 FREMM seront toutes capables de lancer des missiles de croisière MdCN[9] ;
  • la construction de 5 frégates FDI (frégate de défense et d'intervention), livrables à partir de 2023 ;
  • la construction de 6 patrouilleurs outre-mer (POM, moins de 1 000 tonnes), livrables de 2022 à 2024 ;
  • les patrouilleurs hauturiers (plus de 1 000 tonnes) seront renouvelés dans le cadre du programme BATSIMAR (Bâtiments de surveillance et d'intervention maritime). 2 patrouilleurs de haute mer de nouvelle génération (PHM NG) sont en développement. Ils sont destinés aux façades métropolitaines ;
  • les 3 pétroliers ravitailleurs seront renouvelés (programme FLOTLOG) ;
  • 14 nouveaux engins de débarquement amphibie standard (EDA-S) seront construits sur une période de dix ans à partir de 2020[10].

Marine nationale et environnementModifier

La Marine contribue aux plans Polmar et à la surveillance de l'environnement marin (pollutions par les hydrocarbures en particulier) et au contrôle de la surpêche. Des conventions lient le ministère de la Défense et celui de l'Environnement ; une instruction du 19 septembre 2008, du Bureau de maîtrise des risques de l’état-major de la Marine nationale, précise les modalités de l’application de la réglementation environnementale et l’organisation en la matière de la Marine nationale[11]. Ce document promeut aussi un état d’esprit de prévention pour la protection de l'environnement.

Le personnelModifier

 
Le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc en service de 1964 à 2010 a servi de bâtiment-école au profit du groupe école d'application des officiers de Marine (GEAOM).

Du fait de la professionnalisation et de la diminution du nombre de ses bâtiments, les effectifs de la Marine sont passés entre 1996 et 2019 de 70 000 à 41 500 militaires et civils (38 800 militaires et 2 700 civils)[1].

Ce personnel est réparti à cette date en 5 000 officiers, 25 400 officiers mariniers, 7 600 quartiers-maitres et matelots, et 800 volontaires. Environ 5 400 femmes militaires servent aujourd’hui dans la Marine, soit 14 % de l’effectif militaire[1].

Chaque année, pour maintenir une moyenne d'âge jeune (31 ans), garantie de sa capacité opérationnelle, la Marine recrute environ 3 500 personnes. Les deux tiers de son personnel sont sous contrat, un tiers est « de carrière » (cadres de maistrance pour les officiers mariniers).

Les bases et l'infrastructureModifier

Les bases navales sont au nombre de :

Ces bases ont pour mission d'accueillir les bâtiments stationnés et de passage et de leur fournir un soutien (protection, sécurité, administration, restauration et hôtellerie, soutien technique…). Elles disposent d'ateliers de réparation, de compagnies de marins-pompiers et de détachements de fusiliers marins.

À ces bases navales, il convient d'ajouter la base sous-marine de l'île Longue et les BAN, déjà citées.

La Marine dispose également d'installations louées aux gouvernements locaux à Dakar et Djibouti.

À ces bases, s'ajoutent des installations diverses réparties sur tout le territoire, notamment :

  • des centres de télécommunications ;
  • un réseau de sémaphores sur le littoral qui contribue à la mission de sauvegarde maritime et à la surveillance des eaux côtières.

TraditionsModifier

La Marine nationale a toujours cultivé un sens aigu de l'innovation technique avec un grand respect pour ses traditions.

TenuesModifier

Les marins ne disent pas qu'ils portent un uniforme mais une tenue (comme les chasseurs alpins), ou plutôt des tenues, car il y en a plusieurs : tenue de cérémonie, tenue de sortie, tenue de travail, tenue d'hiver et tenue d'été, ainsi que des tenues spécifiques selon les circonstances, les emplois et les activités.

Devise et hymneModifier

La devise de la Marine, gravée en lettres blanches ou dorées sur des plaques au fond bleu fixées sur les superstructures de tous ses bâtiments, est « Honneur, Patrie, Valeur, Discipline ».

La Marine possède un très vaste répertoire de chants de marins. Depuis le , le chef d'état-major Bernard Rogel a pris l'initiative de doter la Marine nationale d'un Hymne de la Marine particulier, différent de l'hymne national[12].

La musique a été composée par le chef de musique des armées Didier Descamps, chef de la musique des équipages de la flotte de Brest et les paroles ont été écrites par le lieutenant de vaisseau Christian Beauval :

« Marin rejoins ton équipage
Tu es paré pour la mission
Bientôt commence l'appareillage
Du patrouilleur au porte-avions
Marin au cours de ton voyage
Tu hisses notre pavillon
Au loin très haut
Tu portes l'image de la France
Aux autres nations
Honneur, Valeur et Discipline
Mis au service de la Patrie
C'est la devise de la Marine
Qui s'est inscrite dans ta vie
C'est la devise de la Marine
Qui s'est inscrite dans ta vie[13]. »

Pavillons, marques et flammesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h et i « Dossier d'Information Marine 2019 », sur defense.gouv.fr,
  2. Article L3211-1 du code de la Défense.
  3. « Guerre navale de surface », Défense et Sécurité internationale, no 14,‎ (présentation en ligne).
  4. Règlement du ministre de la marine daté du 1er février 1768 prévoyant que les officiers des vaisseaux du roi porteront des boutons dorés avec une ancre.
  5. L'Ordonnance royale de 1772 prévoit le port de l'ancre d'or sur les tenues des régiments des ports constituant le corps royal de la Marine, implantés à Toulon, Brest, Rochefort, Saint-Malo, Bordeaux, Le Havre, Bayonne et Cherbourg.
  6. Ordonnance de Louis-Philippe du 31 décembre 1845 définissant les boutons de l'infanterie de marine.
  7. Code de la défense, art. R.3223-3.
  8. « Aéronautique navale », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 11 août 2018)
  9. « Toutes les FREMM françaises seront équipées de missiles de croisière » (consulté le 8 juillet 2015)
  10. lire en ligne
  11. Bulletin officiel des armées du 23 janvier 2009.
  12. « 29 Aout 2011 Hymne de la Marine Message officiel du chef d'état-major de la Marine », sur Amicale des Pupilles Mousses, (consulté le 22 septembre 2011).
  13. « La Marine nationale a son hymne officiel », Ouest-France du 20 septembre 2011.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Georges Croulebois, Pont libre, Éditions des 7 vents, 1993 (ISBN 2-8771-6052-1).
  • Jean Moulin, Les navires français en images (1939-1945), Marines Éditions, 2005 (ISBN 2-9153-7923-8).
  • Jean Moulin, Jacques Isnard, De la mer à la terre – Les enjeux de la marine française au XXIe siècle, Librairie Académique Perrin, 2006 (ISBN 2-2620-2262-3).
  • Serge Dufoulon, Les gars de la Marine – Ethnographie d'un navire de guerre, Éditions AM Métailié, 1998 (ISBN 2-8642-4282-6).
  • Étienne Taillemite, Les hommes qui ont fait la marine française, Éditions Perrin, 2008 (ISBN 978-2-262-02222-8).
  • Olivier Chaline, La mer et la France. Quand les Bourbons voulaient dominer les océans, Flammarion, 2016, 558 pages.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier