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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Horizon.

Classe Horizon
Image illustrative de l’article Classe Horizon
Frégate Forbin en construction au chantier DCNS à Lorient en juillet 2006
Caractéristiques techniques
Type Frégate
Longueur 153 m
Maître-bau 20,3 m
Déplacement 6 635 tonnes

7 050 tonnes pleine charge

Propulsion CODOG
Puissance 2 x 33 600 ch + 2 x 5 875 ch
Vitesse 30 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement

Feedback

Aéronefs 1 ou 2 hélicoptères NH90
Rayon d’action 7 000 miles à 18 nœuds
600 tonnes de gazole
Autres caractéristiques
Électronique Radar: 1 longue portée S1850M et 1 multifonction EMPAR
Liaison de données tactiques: L16, L11
Équipage 26 officiers, 110 officiers-mariniers et 38 quartier-maîtres et matelots.
Histoire
Constructeurs Finmeccanica (à partir de 2017 Leonardo), Fincantieri, Thales et Naval Group
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale
Naval Ensign of Italy.svg Marina Militare
Période de
construction
2002 - 2011
Période de service 2010 - actuel
Navires construits 4
Navires en activité 4
Dessin de la frégate française Chevalier Paul
La frégate italienne Andrea Doria (en)
Maquette de la frégate Horizon Chevalier Paul

Les frégates[n 1] de la classe Horizon sont des bâtiments de combat de défense aérienne construit en coopération entre la France et l'Italie.

Une frégate de défense aérienneModifier

Les frégates Horizon ont pour mission principale de participer à la défense antiaérienne d'un groupe aéronaval, ou d'assurer la protection d'une zone ou d'un convoi contre des attaques aériennes ou de missiles. Dotées du système d'arme antiaérien principal PAAMS, et d'un radar à longue portée LRR (détection d'aéronefs >400 km). À l'aide de missiles Aster 30 elles sont le second rempart de protection d'un groupe aéronaval, après les chasseurs, et assurent une protection à 360° à une distance de 100 kilomètres contre les avions et 30 kilomètres contre les missiles antinavires supersoniques rasants et manœuvrants en service ou en développement. La Marine nationale a montré avec la frégate Forbin sa capacité a détruire un missile supersonique (3 000 km/h) manœuvrant (SS-N-22, AS-17, BrahMos) et à une altitude de moins de 5 mètres au-dessus de l'eau[1],[2]. Les missiles Aster 15 de la frégate de défense antiaérienne (ou du porte-avions Charles de Gaulle) sont le troisième rempart du groupe aéronaval et assurent une protection à 360° à une distance de 30 kilomètres contre les avions et 15 kilomètres contre les missiles antinavires (le quatrième et dernier rempart est constitué des missiles MISTRAL d'autodéfense et de l'artillerie de chaque bâtiment. Sur les unités italiennes, le trois canons sont en train d'être mise à jour à la version 76/62 mm Super Rapid Multi Nourrir David/Strales dont la capacité d'utiliser la munition guidée DART en fonction anti-missiles[3].

Elles mettent également en œuvre des capacités antinavires et des moyens d'autodéfense anti-sous-marins. Aux dires de spécialistes, les moyens pouvant être mis en œuvre sur ces frégates pourraient déjà offrir un excellent moyen de lutte ASM, bien que pas au même niveau que les futures FREMM qui sont des frégates anti sous-marines[4].

Deux de ces bâtiments sont en service dans la marine française (en remplacement du Suffren et du Duquesne), deux dans la marine italienne.

ConstructionModifier

L'étude du projet date du début des années 1990 et réunissait à l'époque 2 pays, la France et le Royaume-Uni auxquels s'est joint l'Italie en 1995. Le Royaume uni s'est retiré en 1999 pour construire sa propre classe de navires, les Type 45, qui conserve toutefois le système d'armes principal.

La maîtrise d'œuvre a été confiée à un consortium franco-italien constitué pour la circonstance, Horizon SAS. Les industriels sont, côté italien, Finmeccanica et Fincantieri associés à Thales et Naval Group du côté français. Le est découpée, à Lorient, la première tôle destinée au Forbin, première frégate de la série. De nombreux chantiers civils sont utilisés autant pour des raisons politiques de préservation de l'emploi que pour des raisons de maîtrise des coûts et des délais. Les méthodes de constructions sont les mêmes que pour les classe Floréal et classe La Fayette, à savoir l'assemblage de sous-ensembles. Compte tenu de la taille et du tirant d'eau des navires, il faut draguer une partie du port de Lorient, ce qui crée une polémique avec les écologistes sur le stockage des boues. Le le Forbin est lancé, l'intégration des équipements commence. Le 14 octobre, l’Andrea Doria est lancé à Gênes, suivant le programme commun. Le Chevalier Paul est lancé le à Lorient. L'intégration des équipements est plus longue que prévu et la mise en service du Forbin n'intervient qu'en 2009, entraînant le décalage du lancement du Chevalier Paul, deuxième de la série pour la France.

ArmementModifier

ÉlectroniqueModifier

DétectionModifier

  • 1 radar de veille air tridimensionnel Thales S1850M LRR et IFF [7]
  • 1 sonar de coque ABF TUS 4110 CL
  • 1 antenne linéaire remorquée avec détecteur de torpilles Alto

Conduite de tirModifier

  • 1 radar multifonction tridimensionnel Alenia Aeronautica EMPAR
  • 1 conduite MSTIS
  • 2 conduite de tir optronique Vigy 20
  • 2 postes optiques de désignation d'urgence à vue SOFRESUD Quick Pointing Device "QPD"

Guerre électroniqueModifier

  • 1 détecteur de radars
  • 1 intercepteur-goniomètre de transmissions Elite
  • 1 équipement de veille infra-rouge DIBV-2A
  • 2 système NGDS
  • 1 brouilleur de radars. L'engagement des frégates Forbin et Chevalier Paul en pendant la guerre l'opération Harmattan en 2011 a montré la capacité à brouiller loin et longtemps les systèmes de détection adverses10
  • 1 brouilleur de communication
  • 1 système de lutte anti-torpilles (système Contralto).

CommunicationsModifier

Bâtiments de la classe HorizonModifier

Marine nationale françaiseModifier

La Marine nationale française possède deux frégates à vocation anti-aérienne.

Nom Construction Lancement Mise en service Base navale
D620 Forbin Toulon
D621 Chevalier Paul Toulon


Marina militareModifier

La Marina militare italienne possède deux frégates à vocation anti-aérienne.

Nom Construction Lancement Mise en service Base navale
D553 Andrea Doria (en) La Spezia
D554 Caio Duilio (en) La Spezia

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Ce type de bâtiment est classé comme destroyer (DDG) dans le code OTAN. Le numéro de coque, qui est aussi l'indicatif visuel, est ainsi précédé d'un D.

RéférencesModifier

  1. « Interception d’une cible supersonique évoluant au ras de l’eau », sur www.defense.gouv.fr, (consulté le 4 avril 2012).
  2. Jean-Dominique Merchet, « Aster 30 : une interception de « très haute technicité » réussie », Mariane, (consulté le 4 avril 2012).
  3. http://www.leonardocompany.com/documents/63265270/66958362/body_STRALES_2013_1.pdf
  4. site "Mer et marine", 13 avril 2012
  5. (fr) « Premier tir de missile Aster 30 à partir de la frégate Forbin », sur meretmarine.com, Mer et Marine, (consulté le 26 novembre 2008)
  6. DefenseWebTV, « At Sea Aboard Chevalier Paul - French Navy Horizon-class Air Defense Destroyer », (consulté le 25 avril 2019)
  7. Portée de détection de 400 km sur cibles aérienne