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Force d'action navale

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir FAN.

Force d'action navale
Création
Pays Drapeau de la France France
Branche Logo of the French Navy (Marine Nationale).svg Marine nationale
Type Commandement organique
Effectif 9 800
Garnison Port militaire de Toulon
Surnom FAN
Commandant Vice-amiral d'escadre Jean-Philippe Rolland
Commandant historique Vice-amiral d'escadre Jean-Charles Lefebvre (premier commandant)

La force d'action navale (FAN) est le nom donné dans la Marine française à la flotte de surface. Cette force, qui rassemble la quasi-totalité des bâtiments de surface de plus de 100 tonnes, est placée sous le commandement d'un amiral (ALFAN), dont la responsabilité est d'assurer la disponibilité, la préparation et l'entrainement des unités pour leur emploi opérationnel. C'est un commandement organique placé sous l'autorité du chef d'état-major de la marine.

La FAN comprend 9 800 marins et quelque 105 bâtiments de surface[1]. Elle fournit l'essentiel de la contribution de la marine aux missions de prévention et de projection.

L'état-major de la FAN est basé à Toulon. L'amiral dirigeant la FAN se relaie également avec ses homologues de trois autres pays à la tête de la Force maritime européenne.

CompositionModifier

En 2019, la FAN comprend huit grandes catégories de bâtiments de surface :

  • Le groupe aéronaval (GAN), rassemblé autour du porte-avions nucléaire (PAN) Charles de Gaulle. Acteur principal de la projection de puissance, il comprend, autour du porte-avions, au moins une frégate anti-aérienne et un pétrolier-ravitailleur, auxquels peuvent se joindre selon la menace et les missions des frégates de lutte anti-sous-marine, un sous-marin nucléaire d'attaque, des avions de patrouille maritime. Le groupe aérien embarqué est composé de près de 40 aéronefs : avions Rafale et Hawkeye, hélicoptères NH-90, Dauphin Pedro. Le groupe aéronaval participe également à la dissuasion nucléaire avec la composante aéroportée Force Aéronavale Nucléaire (FANu)[2] et sa capacité d’emport du missile air-sol moyenne portée amélioré (ASMPA), opérationnelle sur les Rafale de la Flottille 12F depuis 2010[3]. Avec une capacité de projection en opération extérieure de 30 avions Rafale, le GAN offre une puissance de projection à peine inférieure à celle de l'Armée de l'Air.
  • Des frégates de combat :
    • 2 frégates furtives de défense aérienne (FDA) de classe Horizon, devant assurer la protection d'une zone, d'un convoi ou d'un groupe aéronaval contre les missiles et la menace aérienne. Ce sont les deux plus puissants bâtiments de surface de la Marine nationale, après le Charles de Gaulle. Les frégates Forbin et Chevalier Paul[4] apportent à la Marine nationale plusieurs capacités nouvelles : contrôler l'espace aérien (plus de 2 000 pistes) à plus de 500 km, engager les cibles aériennes à plus de 100 km, les missiles antinavires à 30 km et les cibles navales ou côtières à 180 km, tout en s'assurant une autoprotection ASM efficace contre les sous-marins jusqu'à une profondeur de plus de 800 m.
    • 6 frégates furtives multi-missions (FREMM) de classe Aquitaine (il reste à livrer 2 FREMM de défense aérienne). Les FREMM apportent à la Marine nationale une capacité stratégique de tir de missile de croisière indépendante du PAN Charles de Gaulle.
    • 2 frégates anti-sous-marines (FASM) de classe Georges Leygues, disposant d'un sonar remorqué et d'un hélicoptères Caïman, ainsi que de fortes capacités de lutte anti-navire et d'autodéfense antiaérienne.
    • 1 frégate anti-aérienne (FAA) de classe Cassard, destinée à assurer la protection des forces maritimes, essentiellement le groupe aéronaval, contre les missiles et la menace aérienne. En général, la frégate antiaérienne évolue entre 2 et 10 nautiques de l'« unité précieuse ». La frégate Jean Bart permet de contrôler l'espace aérien sur un rayon qui peut atteindre 360 km, et d'engager les cibles aériennes entre 10 et 45 km[5].
    • 5 frégates légères furtives (FLF) de classe La Fayette, basées en Métropole mais à l'armement un peu plus limité que les unités précédentes.
  • La force de guerre des mines, qui a pour mission d'assurer la sécurité des SNLE aux abords du port de Brest, de maintenir l'accès simultané à un port de la façade Atlantique-Manche et aux ports de Toulon et Marseille-Fos, de fournir une protection à une force amphibie projetée :
  • Des bâtiments de soutien à usage militaire :
    • 3 bâtiments de commandement et de ravitaillement (BCR) de classe Durance, chargés de ravitailler les bâtiments de combat à la mer
    • 1 bâtiment de soutien de plongée (BSP) (Alizé)
    • 1 bâtiment d'essais et de mesure (Monge), qui a pour mission les tests et l’évaluation des systèmes d’armes, en particulier de dissuasion
    • 1 bâtiment de recherches électromagnétiques (Dupuy-de-Lôme), travaillant au profit de la direction du Renseignement militaire (DRM)
    • 1 bâtiment d'expérimentation de guerre des mines de classe Lapérouse (Thétis)

Renouvellement de la Force d'action navaleModifier

  • Le programme FREMM (8 FREgates Multi-Missions) est en voie d'achèvement. Il reste à livrer deux frégates de défense aérienne (en 2021 et 2022).
  • Le programme FDI (Frégate de Défense et d'Intervention), qui prévoit la livraison de 5 frégates de taille intermédiaire à partir de 2023, en remplacement des actuelles frégates légères de classe La Fayette.
  • Le programme PO (Patrouilleur Océanique), qui prévoit la construction de plusieurs patrouilleurs hauturiers de plus de 1 000 tonnes à partir de 2024, en remplacement des actuels avisos de classe d'Estienne d'Orves.
  • Le programme POM (Patrouilleur Outre-Mer), qui prévoit la livraison de 6 patrouilleurs destinés à l'Outre-mer à partir de fin 2022.
  • Le programme Espadon qui vise à préparer le système de lutte anti-mines futur (SLAMF), destiné à remplacer à partir de 2022 les unités actuelles de guerre des mines.
  • Le programme BRF (Bâtiment Ravitailleur de Forces), qui vise à remplacer les 3 pétroliers ravitailleurs de classe Durance actuellement en service par 4 nouveaux bâtiments à partir de 2022.
  • Le programme EDAS (Engin de Débarquement Amphibie Standard), qui prévoit la livraison de 12 EDAS à partir de fin 2020, en remplacement des actuels chaland de transport de matériel (CTM).

ALFANModifier

  • 1er janvier 1992 : vice-amiral d'escadre Jean-Charles Lefebvre
  • 1er janvier 1994 : vice-amiral d'escadre Patrick Lecointre
  • 1er juillet 1996 : vice-amiral d'escadre Philippe Mallard
  • 19 décembre 1997 : vice-amiral d'escadre Alain Witrand
  • 28 juin 2000 : vice-amiral d'escadre Jean Moulin
  • 1er octobre 2002 : vice-amiral d'escadre Alain Dumontet[6]
  • 20 juillet 2005 : vice-amiral d'escadre Philippe Sautter[7]
  • 18 septembre 2008 : vice-amiral d'escadre Bertrand Aubriot[8]
  • 8 septembre 2011 : vice-amiral d'escadre Xavier Magne[9]
  • 2 septembre 2013 : vice-amiral d'escadre Philippe Coindreau[10]
  • 1er septembre 2015 : vice-amiral d'escadre Denis Béraud[11]
  • 1er septembre 2016 : vice-amiral d'escadre Marc de Briançon[12]
  • 1er septembre 2017 : vice-amiral d'escadre Jean-Philippe Rolland

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier