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Madame du Barry

noble française, favorite de Louis XV
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Madame du Barry (homonymie), Comtesse du Barry, Dubarry et Barry.
Jeanne Bécu, par mariage comtesse du Barry
Madame du barry.jpg
La comtesse du Barry, 1770 par François-Hubert Drouais.
Biographie
Naissance
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Jeanne BécuVoir et modifier les données sur Wikidata
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Prononciation

Jeanne Bécu, dite aussi Mademoiselle de Vaubernier, devenue par mariage comtesse du Barry, née le à Vaucouleurs[n 1], et morte guillotinée le à Paris, fut la dernière favorite du roi Louis XV de 1768 à 1774.

Son origine roturière et sa jeunesse agitée ont suscité un certain nombre de pamphlets injurieux, voire orduriers.

Sommaire

BiographieModifier

Ses originesModifier

Un maître rôtisseur parisien nommé Jean Bécu[n 2], né sous Louis XIII, eut un fils prénommé Fabien, réputé comme l'un des plus beaux hommes de la capitale. Ce physique avantageux plut à une dame de la noblesse, Séverine Bonne, dame de Cantigny et comtesse de Montdidier. Veuve, elle l'épousa en dépit des préjugés sociaux mais elle mourut peu après. Le couple eut une fille, qui fut mariée à Jean Balthazar, et de cette même union furent Laurent Balthazar et quatre filles.

Fabien Bécu se fit dorénavant appeler Bécu de Cantigny[1], bien qu'il n'en ait pas le droit : ce remariage avait fait perdre à la dame ces dignités[2]. Après avoir été marchand de vin, il devint cuisinier d'Isabelle de Ludres, ex-maîtresse de Louis XIV qui s'était retirée sur ses terres de Lorraine, au château de Vaucouleurs. Le , il épousa en secondes noces Anne Husson, femme de chambre de la comtesse de Ludres.

Sept enfants[n 3] furent issus de cette union, dont : Anne, fille légitime de Fabien Bécu, cuisinier, et d'Anne Husson, son épouse, née et baptisée le , a eu pour parrein [sic] Antoine Carmouche, jeune homme, et pour marrene [sic] Anne Gaspar, jeune fille, qui se sont soubsignez avec moi : Huon, vicaire de Vaulcouleurs.

Très belle, Anne Bécu, dite de Cantigny, n'eut pas une jeunesse irréprochable… Les registres paroissiaux de Vaucouleurs indiquent : Le dix-neuvième d'août mil sept cent quarante-trois est née et a été baptisée le même jour, Jeanne, fille naturelle d'Anne Béqus, dite Quantigny, et a eu pour parrain Joseph Demange et pour marraine Jeanne Birabin, qui ont signé avec nous.

Qui était le père de Jeanne Bécu - future Madame du Barry ? Parmi plusieurs hypothèses, la mieux fondée semble désigner Jean-Jacques-Baptiste Gomard de Vaubernier, dit en religion Frère Ange. C'était un moine tertiaire franciscain, du couvent[n 4] des franciscains appelés Les Picpus où Anne Bécu, couturière, se rendait régulièrement pour son ouvrage. C'est ce prêtre qui, le 1er septembre 1768, bénira en l'église Saint-Laurent à Paris, le mariage de Jeanne avec Guillaume du Barry. Toute sa vie, la comtesse du Barry se fera appeler (et signera) de Vaubernier. N'est-ce pas là, tout simplement, l'aveu de son origine paternelle[n 5] ? Néanmoins les héritiers Bécu ayant fait un procès à la famille de Mortemart (héritiers de la succession de Brissac) pour obtenir ce que le duc de Brissac avait prévu de laisser à sa mort à Jeanne, ils ont prouvé que l'acte de mariage notant Gomard de Vaubernier comme père de Jeanne était un faux.

Une seconde naissance illégitime (dont le père semble être un commis des finances) suivra le 14 février 1747, celle de Pierre Claude Bécu, qui mourra en bas âge. La réputation d'Anne était très compromise. C'est alors qu'elle rencontra - opportunément - Claude Roch Billard du Monceaux, banquier, payeur des Rentes, munitionnaire général de l'Est, riche financier que sa charge appelait fréquemment en Lorraine. Séduit par la beauté de la jeune femme, naturellement bienveillant, Billard du Monceaux devint son protecteur. Il l'emmena avec lui à Paris et lui procura un emploi de cuisinière[n 6].

Le 18 juillet 1749, Anne Bécu épousa, en l'église Saint-Eustache à Paris, Nicolas Rançon[n 7], un domestique auquel Billard du Monceaux fera obtenir une charge de garde-magasin en Corse. Rançon de Montrabé fut commis aux Aides et receveur des Gabelles à Fresnays.

Dès cette époque, la petite Jeanne Bécu fut mise en pension chez les dames de Saint-Aure, dans le couvent parisien de la rue Neuve-Sainte-Geneviève[3] dans le Quartier du Val-de-Grâce. Elle y resta 9 ans, y souffrit d'une règle sévère mais y apprit l'écriture et l'orthographe [n 8], la lecture[n 9], le calcul, la musique[n 10], le dessin[n 11], la danse, la broderie, l'histoire et - bien sûr - la religion[n 12].

En 1759, après avoir passé 5 mois chez un coiffeur nommé Lametz (qu'elle faillit épouser mais dont elle épuisa la fortune), le jeune fille entra au service de la veuve d'un fermier général, Élisabeth de Delay de Lagarde (née Roussel), retirée dans son château de La Courneuve. Au contact d'une société choisie, elle acquit alors peu à peu l'aisance et la distinction des manières qui ne la quitteraient plus.

Ses débuts - Madame la comtesse du BarryModifier

Vers 1761, elle devint vendeuse dans une boutique de mode située rue Neuve-des-Petits-Champs, À la toilette. Ce commerce appartenait à Claude Edmé Labille, père de la future portraitiste Adélaïde Labille-Guiard. Jeanne de Vaubernier se mit alors à fréquenter le demi-monde. L'éblouissante beauté[n 13] de la jeune fille la fit vite remarquer. Il semble avéré que, comme sa mère, Jeanne ait connu une jeunesse des plus légères.

Jeanne fut reçue dans plusieurs salons parisiens où Jean-Baptiste, comte du Barry-Cérès, dit Le Roué, un gentilhomme toulousain quadragénaire habitant rue Neuve-des-Petits-Champs et renommé dans les milieux de la galanterie pour sa dépravation et son absence totale de scrupules, a fait sa connaissance en 1764 et devient son amant. [4].A 21 ans, Jeanne a déjà un passé aventureux.

Présentation au roi et à la courModifier

 
Jeanne du Barry en 1769 par François-Hubert Drouais.

L'année 1768 avait clos pour Louis XV une décennie ponctuée de décès dont les victimes étaient souvent encore jeunes : celui de sa fille aînée, la duchesse de Parme qui n'avait que 32 ans, morte en décembre 1759 ; de son petit-fils aîné héritier en second, mort enfant en mars 1761 ; de sa petite-fille archiduchesse d'Autriche appelée à devenir impératrice, morte à 22 ans en novembre 1763 ; de sa favorite en titre sincèrement regrettée, la marquise de Pompadour, " une amie de vingt ans " morte en avril 1764 ; de son gendre Philippe Ier de Parme, mort à 45 ans en juillet 1765 ; de son fils et héritier le dauphin, mort à 36 ans en décembre 1765 ; de son beau-père Stanislas Leszczynski, duc viager de Lorraine et de Bar en février 1766 ; de sa belle-fille la dauphine Marie-Josèphe, morte en mars 1767 âgée de 36 ans comme son mari qu'elle avait soigné jusqu'à la fin. Le couple delphinal laissait cinq enfants dont l'aîné n'avait que 13 ans. Enfin mourut la reine, la discrète Marie Leszczyńska, morte en juin 1768[5].

Un projet de remariage avec l'archiduchesse Marie-Élisabeth de Habsbourg-Lorraine, (sœur aînée de Marie-Antoinette), avait échoué, la beauté réputée de cette princesse de 25 ans ayant été ravagée par la variole - maladie courante à l'époque[5].

Le roi, toujours très beau mais vieillissant (il avait alors 58 ans) et neurasthénique, était donc libre. Le ministre Étienne François de Choiseul essaya de placer alors auprès du roi Louis XV sa sœur, la duchesse de Grammont.

Mais le maréchal de Richelieu, vieux libertin très bien en cour qui se vantait d'avoir été l'amant de la mère du roi, souhaitait placer une femme à sa dévotion pour contrer Choiseul. Jean-Baptiste Dubarry présenta Jeanne, sa maîtresse de 24 ans, au maréchal de Richelieu qui lui fit rencontrer discrètement Louis XV, au printemps 1768, par l'intermédiaire de Dominique Lebel, premier valet de chambre du roi. En peu de temps, Louis XV s'éprit vivement de Jeanne dotée d'un charme infini et dont les talents aux jeux de l'amour lui donnaient une nouvelle jeunesse[6].

Le roi désira faire de Mademoiselle de Vaubernier sa nouvelle favorite. Mais cela ne pouvait s'accomplir sans une présentation officielle à la cour par une personne y ayant ses entrées et sans que la personne présentée fût mariée.

Le chevalier Jean-Baptiste Dubarry ayant déjà pris femme en la personne de Dame Ursule Dalmas de Vernongrèse (qui terminera ses jours dans un couvent), il contourna la difficulté en faisant épouser à Jeanne son frère cadet, le comte Guillaume Dubarry. En juin 1768, il lui écrivit à celui-ci de venir à Paris où il lui promit la fortune. Moyennant compensation, Guillaume Dubarry accepta de contracter un mariage blanc.

Le 1er septembre 1768, le père tertiaire franciscain Gomard de Vaubernier - père putatif de Jeanne - bénit l'union de Guillaume et de Jeanne en l'église Saint-Laurent (Paris). Jeanne devint donc la belle-sœur de son amant tandis que son mari, Guillaume, muni d'une pension de cinq mille livres, fut immédiatement renvoyé avec dans son Languedoc natal où il vécut avec une certaine Madeleine Lemoine qui lui donnera un fils. Guillaume reçut également le comté de L'Isle-Jourdain, de considérables établissements en Gascogne orientale, le duché de Roquelaure près d'Auch et le château attenant du Rieutort. Jean-Baptiste du Barry reçut de son côté le vidamé de Châlons en Champagne [7].

Mariée et munie d'un nom mieux sonnant que Bécu, Madame la comtesse du Barry fut présentée à la cour le 22 avril 1769[4].

Pour marraine, on eut recours à la comtesse de Galard de Béarn. Veuve, issue d'une très ancienne famille, très âgée et surtout très endettée, elle accepta de présenter Jeanne à la cour contre paiement de ses dettes, à la réprobation des courtisans bien-pensants[n 14].

Son ascension comme favorite royaleModifier

 
Madame du Barry. Buste en biscuit de Locré d'après Pajou. (Versailles, musée Lambinet)

À la différence de Madame de Pompadour, Jeanne du Barry s'adapta parfaitement aux usages de la cour, mais ne s'intéressa guère aux affaires et ne chercha pas à y jouer de rôle politique — ce dont Louis XV lui sut gré[n 15]. Intermédiaire de la coterie du maréchal de Richelieu, elle ne fut pas sans influencer discrètement telle ou telle décision, obtenant ainsi la grâce de plusieurs condamnés à mort ; mais, malgré les intrigues de la duchesse de Grammont et d'autres femmes envieuses de sa position, elle s’efforça d’être agréable à tous (contrairement à Madame de Pompadour qui ne pardonnait pas les offenses et s'en vengeait même âprement). Voltaire, à qui elle avait envoyé deux baisers par la poste, lui adressa par retour de courrier ce célèbre quatrain :

Quoi, deux baisers sur la fin de la vie !
Quel passeport vous daignez m’envoyer !
Deux, c’est trop d’un, adorable Égérie,
Je serai mort de plaisir au premier.

 
Fête donnée à Louveciennes, le 2 septembre 1771, par Jean-Michel Moreau, Paris, musée du Louvre.

Cependant, le clan Choiseul ne désarmait pas. L'une de ses créatures, Pidansat de Mairobert, publia des Mémoires secrets à l'origine des attaques dont Madame du Barry fut dès lors constamment l'objet. Il diffusa, ou suscita, des chansons grivoises, des pamphlets injurieux et même des libelles pornographiques (L’Apprentissage d’une fille de modes ou L’Apothéose du roi Pétaud). Par la force des choses, Madame du Barry se trouva soutenue par le parti dévot hostile à Choiseul. Mais pour avoir conclu le mariage du Dauphin et de Marie-Antoinette, le Premier ministre se croyait intouchable.

Prévenue contre Madame du Barry dès son arrivée en France en 1770, la très jeune Dauphine au caractère entier lui voua d'emblée une vive antipathie[8]. Encouragée par le clan Choiseul et Mesdames, filles de Louis XV, elle la traita avec un mépris affiché, refusant de lui adresser la parole, ce qui constituait une grave offense, indisposant le roi et jusqu'aux chancelleries puisqu'il fallut que l'impératrice elle-même imposât de Vienne à sa fille un comportement plus diplomatique. Sous l'influence de sa mère et de ses tuteurs, Marie-Antoinette finit par lui adresser une phrase de neuf mots qui fut largement rapportée et commentée par la cour : « Il y a bien du monde aujourd'hui à Versailles. » à l'occasion du premier de l'an[9].

 
Visite du roi à sa fille (Le Boucher)

En 1771, à la suite d'humiliations répétées envers Madame du Barry — entre autres au théâtre du château de Fontainebleau — et surtout de la politique secrète de Choiseul qui voulait la guerre, Louis XV toujours pour la paix du royaume, décida du renvoi de Choiseul et le fit remplacer par le duc d’Aiguillon, ce qui accrut encore la rancœur de Marie-Antoinette.

Désormais consacrée compagne royale officielle, Madame du Barry organisa le mariage du comte de Provence (futur Louis XVIII et frère cadet du futur Louis XVI) avec Marie-Joséphine de Savoie[réf. nécessaire].

Toutefois, pour racheter les péchés de son père (le dernier étant sa liaison déclarée avec Madame du Barry), la plus jeune fille de Louis XV, Madame Louise - mystique depuis l'enfance - entra au carmel de Saint-Denis au début de l'année 1770. Elle fit son entrée officielle le 10 octobre 1770 et y prononça ses vœux le 12 septembre 1771. La jeune Dauphine lui remit son voile.

Son mécénatModifier

On a souvent affirmé que le rôle de la comtesse du Barry en matière artistique fut inférieur à celui de Madame de Pompadour. Pourtant Madame du Barry s'est intéressée aux arts[n 16]. Mais la brièveté de son « règne » (5 ans) ne lui a pas permis d'imprimer une marque comparable à celle de la précédente favorite.

Elle pratiquait le dessin avec talent. Elle a joué un rôle de mécène en encourageant l'artisanat d'art français. Elle inspira les plus grands artistes de son époque dont le sculpteur Louis Boizot, directeur de la manufacture de Sèvres. Elle contribua aussi à l'essor du néo-classicisme en révélant l'architecte Claude Nicolas Ledoux qui bâtit son pavillon de musique de Louveciennes, ou en passant des commandes aux peintres Joseph-Marie Vien, François-Hubert Drouais, Jean-Baptiste Greuze ou Jean-Honoré Fragonard[n 17], aux sculpteurs Félix Lecomte, Augustin Pajou ou Christophe-Gabriel Allegrain et à d'autres encore. Ses collections de meubles et objets d'art furent somptueuses et donnèrent naissance aux plus belles créations du menuisier en sièges Louis Delanois, de l'ébéniste Martin Carlin ou du bronzier Pierre Gouthière. D'un goût très sûr, comme en témoignent ses collections décrites par Charles Vatel, Madame du Barry a, d'une certaine manière, inventé le style Louis XVI[10] : « Madame du Barry fut une courtisane, mais une courtisane amie des lettres, des artistes, et qui passa sur la terre en répandant libéralement autour d'elle l'or et les consolations ».

Par ailleurs, élégante et de goûts affirmés, la comtesse du Barry exerça une influence prépondérante sur la mode vestimentaire de son époque. Elle lança notamment la vogue des étoffes à rayures qui durera dans toute l'Europe jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.

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L'exil à Louveciennes après la mort de Louis XVModifier

 
Louveciennes, pavillon de la machine de Marly où habitait Mme Du Barry et où, une nuit de 1791, furent volés ses bijoux dans la commode de sa chambre.

Dès la mort de Louis XV (10 mai 1774), son petit-fils et successeur Louis XVI, probablement inspiré par Marie-Antoinette et ses tantes, fit délivrer une lettre de cachet contre la comtesse du Barry.

 
Madame du Barry en 1781, la beauté toujours reine par Élisabeth Vigée-Lebrun.

Le duc de La Vrillière, Louis Phélypeaux de Saint-Florentin, fut chargé de la faire conduire de nuit au couvent du Pont-aux-Dames, dans le diocèse de Meaux[11]. Puis il fit saisir ses papiers qui parvinrent en partie entre les mains du clan Choiseul. Certains furent utilisés pour publier une correspondance apocryphe mêlant le vrai au faux qui parut quelques années plus tard. Ainsi naquit la légende selon laquelle la comtesse du Barry sortait du lupanar de Marguerite Gourdan.

Au bout d'un an, en avril 1775, la comtesse du Barry fut libérée.

Elle acquit une propriété à Saint-Vrain où elle se sentit trop isolée. En octobre 1776, le comte de Maurepas obtint du roi qu'elle retournât au château de Louveciennes, dont Louis XV lui avait cédé l'usufruit en 1769, et où elle se plaisait beaucoup[12].

Elle y mena une vie paisible et heureuse, marquée par sa longue liaison avec Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac (comte puis duc de Cossé-Brissac)[13] et agrémentée des visites de Madame Élisabeth Vigée Le Brun qui devint son amie et laissa d'elle trois superbes portraits. Elle tomba également amoureuse de Henry Seymour[14], qu'elle avait rencontré lorsqu'il avait emménagé avec sa famille dans le voisinage à Louveciennes. Las des secrets, Seymour était écœuré de son histoire amoureuse et lui envoya un tableau avec les mots « Leave me alone ! », que le peintre Lemoyne avait copié au bas du tableau. Selon Jacques Levron, le duc de Brissac, qui connaissait cette liaison secondaire, ne montra pas tout de suite son animosité quant au lord Seymour. Mais la sachant sensible aux paroles de l'Anglais, et chacun n'étant pas disposé à accepter que Madame du Barry les aime en même temps, Brissac reste le plus souvent avec sa maîtresse pour l'empêcher de voir Seymour. Il finira par lui dire : « Ou lui, ou moi. » Après avoir tenté de vainement négocier puis de peser le pour et le contre, elle envoya un billet de rupture au lord, qui n'insista pas et ne lui rendit plus visite[1].

En 1777, l'empereur Joseph II, frère de la reine, de passage en France incognito sous le nom de comte de Falkenstein pour tenter entre autres de résoudre les problèmes conjugaux du jeune couple royal, n'avait pas hésité à venir saluer la comtesse au grand dam de sa sœur. Une telle facétie ne lui déplaisait pas. On raconte que, l'ancienne favorite voulant lui céder le pas, l'empereur l'aurait invitée à le devancer en lui disant, bien qu'il ne l'a trouvait pas aussi jolie : « Passez, madame, la beauté est toujours reine ! » L'empereur ne s'arrêta pas chez Choiseul, ce qui rendit furieuses la reine de France sa sœur, et l'impératrice d'Autriche sa mère[1]. Elle maria une de ses cousines paternelles, Marie-Josèphe, fille de Nicolas Bécu de Cantigny, avec le marquis Paul de Boisséson, major du régiment des dragons de Condé. En 1784 naîtra un fils, Louis-Benoît, dont Jeanne et le duc de Brissac furent marraine et parrain[1].

L'année suivante, en février 1778 elle se rendit auprès de Voltaire, âgé et malade, en hommage à un homme qu'elle admirait mais aussi à la philosophie des Lumières. Madame du Barry était, à quarante ans, une femme d'une grande beauté, et celle-ci marqua Jacques-Pierre Brissot, qu'elle rencontra en sortant de chez le philosophe. Ce jeune homme était timide, alors elle rentra de nouveau en sa compagnie, pour le présenter à Voltaire. Brissot écrira dans ses Mémoires : « En me rappelant le sourire si plein de grâce et de bonté de Madame du Barry, je suis devenu plus indulgent envers la favorite.[1] »

Toujours en 1778, Jeanne, accompagnée par sa belle-sœur Claire-Françoise « Chon » du Barry, et de quelques femmes et un laquais, étaient entrées nuitamment pour observer Marie-Antoinette, qui jouait avec sa société. Marie-Antoinette ne fut pas formalisée qu'on vienne l'admirer ; elle montra même un peu d'indulgence envers elle, car la reine de France commençait, elle-aussi, à être autant accablée par les injures que les favorites royales[1].

Les gens de Louveciennes aimaient beaucoup la du Barry, qui était une personne très généreuse, acceptant même d'être marraine aux baptêmes ou témoin aux mariages[1].

La Révolution : son exécutionModifier

En 1789, la comtesse du Barry offre ses services à la cour vidée de nombreux courtisans émigrés dès les premiers moments de la Révolution. Elle soutient de l'intérieur la contre-révolution naissante, mais son passé la rend suspecte. Son ancienne condition de maîtresse royale en fait une cible pour certains révolutionnaires.

Dans la nuit du 10 au 11 janvier 1791, grâce à une échelle trouvée à proximité, des cambrioleurs venus de Paris s'introduisent dans son château de Louveciennes, et emportent ses diamants et bijoux. Elle en retrouve la trace à Londres où elle fait quatre séjours successifs pour tenter — en vain — de les récupérer. En fait, ils se trouvaient dans les mains de l'espion Nathaniel Parker-Forth. Ce dernier les conservera jusqu'à leur vente chez Christie's à son profit, quelques années après la mort de la comtesse.

Entre-temps, son amant, le duc de Cossé-Brissac, devenu commandant en chef de la garde constitutionnelle du Roi, dissoute par l'Assemblée législative le 29 mai 1792, est arrêté et emprisonné à Orléans et en attente de jugement par la Haute Cour à Paris[15].

Le 10 août 1792, le Palais des Tuileries est pris d'assaut par les émeutiers et la famille royale incarcérée à la Tour du Temple. Les Massacres de Septembre 1792 éclatent à Paris[16]. Le 9 septembre, le convoi qui ramène à la capitale le duc et ses compagnons prisonniers passe par Versailles où ils sont tués. Les corps des suppliciés sont dépecés et la tête du duc est jetée par une fenêtre dans le salon de la comtesse du Barry.

 
Départ pour l'échafaud.

Après l'exécution de Louis XVI (21 janvier 1793)[16], à la veille de la déclaration de guerre avec la Grande-Bretagne, Madame du Barry revient précipitamment en France pour éviter l'apposition des scellés sur sa propriété de Louveciennes.

Malgré une pétition signée en sa faveur par 59 habitants de Louveciennes, elle devient « suspecte » dès le vote de la loi des suspects, le 17 septembre 1793. Ses séjours en Angleterre sont dénoncés comme une aide aux émigrés contre-révolutionnaires. Dénoncée par son ancien page Zamor, qu'elle avait renvoyé, déclarée ennemie de la Révolution, elle est emprisonnée à Sainte-Pélagie le 22 septembre 1793. Son procès s'ouvre le 6 décembre 1793 devant le Tribunal révolutionnaire présidé par Fouquier-Tinville et, le lendemain, elle est condamnée à la guillotine[17].

L'exécution a lieu sur l'actuelle place de la Concorde, le (18 frimaire An II du calendrier républicain). La Comtesse du Barry fait l'énumération de tous ses biens, espérant ainsi sauver sa vie. Elle est traînée jusqu'à l'échafaud[18]. Ses derniers mots — sans doute apocryphes — auraient été : « Encore un moment, Monsieur le bourreau ! » Elle est inhumée au cimetière de la Madeleine où 1 343 guillotinés de la place de la Concorde ont été enterrés[19].

Médisances, jalousies et anecdotesModifier

La plupart des anecdotes sur Madame du Barry proviennent de l'esprit malveillant de ceux qu'elle avait gênés dans leurs ambitions, notamment Mathieu-François Pidansat de Mairobert, pamphlétaire virulent[n 18]. Elles émaillent les Mémoires secrets et semblent avoir été destinées à amuser ou indigner, mais n'ont aucune valeur historique.

 
Madame du Barry et le page Zamore, d'après Jean-Baptiste André Gautier-Dagoty
 
Fronton de l'ancien hôtel de Madame du Barry, 21 avenue de Paris (Versailles).

Ainsi, celle-ci rapportée par Mathieu-François Pidansat de Mairobert : le surnom que Madame du Barry donnait à son royal amant était La France. Un beau matin de 1773, le roi, qui ne dédaignait pas de préparer lui-même son café, le laissa s'échapper s’attirant cette apostrophe de la favorite : Hé, La France ! Ton café fout le camp !... ce qui était de très mauvais goût (voire une insolence envers la majesté royale) après la perte des colonies en 1763 au terme de la guerre de Sept Ans. En fait, la comtesse du Barry s'adressait à son valet de pied nommé La France à cause de sa région d'origine, l’Île-de-France[20].

En revanche, la correspondance de la dauphine Marie-Antoinette avec sa mère ou celle de l'ambassadeur d'Autriche Mercy-Argenteau avec Marie-Thérèse d'Autriche ne laisse aucun doute sur l'animosité[8] de Marie-Antoinette vis-à-vis de la comtesse du Barry qui, par contre, manifesta toujours un grand respect à son égard : « C'est la plus sotte et impertinente créature qui soit imaginable », aurait ainsi écrit Marie-Antoinette à sa mère. Plus tard, ayant reçu le conseil de Marie-Thérèse d'être un peu plus souple avec la comtesse du Barry, la croisant, elle avait bien voulu dire : Il y a bien du monde, aujourd'hui, à Versailles ![n 19]

Louis XV, tout de même inquiet du passé agité de sa nouvelle favorite, aurait demandé un jour au duc d'Ayen : Est-ce que je ne succède pas à Sainte-Foix ? Le duc aurait répondu : Oui, Sire, comme votre Majesté succède à Pharamond[21].

Dans son Dictionnaire des idées reçues (œuvre posthume publiée en 1913), Gustave Flaubert définit le mot gras en ces termes : Les personnes grasses n'ont pas besoin d'apprendre à nager. Font le désespoir des bourreaux parce qu'elles offrent des difficultés d'exécution. Ex : la Du Barry.

Madame du Barry était gourmande (elle prendra rapidement de l'embonpoint), trait probablement hérité de ses aïeux maternels qui exercèrent des métiers de bouche. Son cuisinier, Louis Signot, créa pour elle une recette exquise de soupe veloutée au chou-fleur qui porte son nom, le potage Dubarry.

Portraits de Mme du BarryModifier

  • Olivier Blanc, Portraits de femmes, artistes et modèles à l'époque de Marie-Antoinette, Paris, Didier Carpentier Éditions, 2006 (tous les portraits connus de la comtesse du Barry dont 17 reproduits en noir ou en couleur).
  • Un portrait, dit "Portrait de Marie-Jeanne Bécu Comtesse du Barry", peint par Jean-Baptiste Greuze vers 1771 se trouve à New-York (cf J.- B. Greuze, Catalogue d'exposition, musée de Dijon, 1977).

Mme du Barry au cinéma et au théâtreModifier

OpéretteModifier

FilmsModifier

 
Affiche du film Passion (1919) réalisé par Ernst Lubitsch et interprété par Pola Negri.

Série animéeModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Mathieu-François Pidansat de Mairobert, Lettres originales de la comtesse Du Barry, Londres, 1779[n 20].
  • Barthélemy-François-Joseph Moufle d'Angerville, Vie privée de Louis XIV, Londres, 1781.
  • (en) Oliver Bernier, Louis le bien-aimé. Vie de Louis XV., (ISBN 0385184026)
  • Charles Lacretelle, Histoire de France pendant le dix-huitième siècle, Paris, Delaunay, 1819.
  • Étienne Arago, Jacques-François Ancelot, Madame du Barry, 1831, comédie en trois actes mêlée de couplets.
  • Histoire de la mort de madame Du Barry, extrait du journal La Nouvelle Minerve, Versailles, Société des sciences morales, des lettres et des arts de Seine-et-Oise, 1859.[1].
  • M. Le Roi, Madame du Barry 1768-1793, Versailles, Société des sciences morales, des lettres et des arts de Seine-et-Oise, 1859[22].
  • Émile Cantrel, Arsène Houssaye, Nouvelles à la main sur la comtesse Du Barry trouvées dans les papiers du comte de ***, Paris, H. Plon, 1861.
  • Alexandre Dumas, La Femme au collier de velours, Boucher, 1861.
  • "Mémoire des Sanson, mis en ordre, rédigés et publiés par Henry Sanson", tome3, Paris, Dupray de la Mahérie Éditeur, 1863.
  • Charles-Aimé Dauban, Edmond-Eugène Valton, La démagogie en 1793 à Paris, ou Histoire, jour par jour, de l'année 1793, Paris, Plon, 1868.
  • Charles Vatel, Histoire de madame du Barry, Paris, L. Bernard, 1883.
  • Edmond de Goncourt, Jules de Goncourt, La Du Barry : Nouvelle édition revue et augmentée de lettres et documents inédits tirés de la Bibliothèque nationale, de la Bibliothèque de Versailles, des archives nationales, et de collections particulières, Paris, Charpentier, 1903.
  • Claude de Saint-André, Madame Du Barry, Paris, Tallandier, 1909, préface de Pierre de Nolhac.
  • Jacques Levron, Madame du Barry ou la fin d'une courtisane, Paris, Berger-Levrault, 1961.
  • René de La Croix de Castries, Madame du Barry, Paris, Hachette, 1967.
  • André Castelot, Madame du Barry, Paris, Perrin, 1989.
  • (Collectif d'auteurs), Madame du Barry : de Versailles à Louveciennes, catalogue de l'exposition présentée au Musée-promenade de Marly-le-Roi du 21 mars au 29 juin 1992, Paris, Flammarion, 1992.
  • Frédéric Lenormand, Mademoiselle Chon du Barry, ou Les surprises du destin, Paris, Robert Laffont, 1996.
  • Catherine Hermary-Vieille, La Bourbonnaise, Paris, Albin Michel, 2001.
  • Jacques de Saint Victor, Madame du Barry, un nom de scandale, Paris, Perrin, 2002.
  • Ève Ruggiéri, Le Rêve de Zamor, Ferryane, 2004.
  • Gérard Saint-Loup, Zamor, le nègre de La du Barry, Paris, L'Harmattan, 2006.
  • Jeanine Huas, Madame du Barry, Éditions Tallandier, , 340 p. (ISBN 9782847347593 et 2847347593).
  • Cécile Berly, Les femmes de Louis XV, Perrin, 2018, 350 p.
  • (en) Eleanor Herman, Sex with Kings: 500 Years of Adultery, Power, Rivalry, and Revenge., William Morrow Paperbacks, (ISBN 0060585447)
  • (en) Joan Haslip, Madame du Barry: le prix de la beauté., Grove Weidenfeld, (ISBN 9780802112569)
  • (en) Agnès Stoeckl, Maîtresse de Versailles : la vie de Madame du Barry, John Murray,
  • Joseph Aulneau, La comtesse Du Barry et la fin de l'ancien Régime, Denoël, 1937
  • Duc de Castries, La du Barry, Hachette, 1967
  • Pascal Lainé, La Presque Reine, Editions De Fallois, 2003
  • Christiane Gil, La comtesse du Barry : Favorite de Louis XV, Pygmalion, 2010

Articles connexesModifier

TélévisionModifier

  • L'émission Secrets d'histoire sur France 2 du , intitulée La du Barry : coup de foudre à Versailles, lui était consacrée. L'émission fut rediffusée le .

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. enclave française dans les duchés de Lorraine et de Bar.
  2. Ce patronyme du nord de la France proviendrait soit de becuwe (surnom flamand de la bécasse), soit de bec, dont les métaphores sont nombreuses (individu bavard, glouton, buveur, querelleur, ou au profil aquilin).
  3. Trois fils et quatre filles dont certains noms nous parvinrent : Tous furent domestiques dans des familles éminentes de la noblesse ou de la haute finance.
  4. L'hôtel de ville de Vaucouleurs occupe actuellement son emplacement.
  5. le prénom de Jeanne serait alors à mettre en rapport avec Jean-Baptiste ; il prendrait un tout autre sens que l'hommage (non prouvé) à “La pucelle” Jeanne d'Arc avancé par certains historiens.
  6. par la suite, la profession de sa mère vaudra à Madame du Barry un flot de plaisanteries malveillantes.
  7. il se fera appeler par la suite Rançon de Montrabé.
  8. la graphie de la comtesse du Barry était fine et élégante ; par contre son orthographe était assez fantaisiste - comme, du reste, celle de la plupart de ses contemporains.
  9. elle gardera le goût de lire, ce qui suscitera l'admiration de Louis XV, qui la déclarera digne d'être bibliothécaire de Versailles.
  10. il semble qu'elle savait jouer du clavecin.
  11. elle avait un don particulier pour cet art, qu'elle pratiquera assidûment.
  12. toute sa vie, la comtesse du Barry mettra activement en pratique les préceptes de la religion en se montrant d'une constante charité. Elle entendait la messe presque chaque matin, pardonnera les offenses de ses ennemis et ne cessera de secourir les nécessiteux.
  13. elle était grande, blonde, aux yeux bleus. Son visage aux traits parfaits avait une expression à la fois mutine et angélique. Les contemporains ont comparé son teint à un pétale de rose tombé dans du lait.
  14. Cet épisode est relaté et embelli dans le roman Joseph Balsamo d'Alexandre Dumas.
  15. il convient de souligner que Louis XV et Madame du Barry se furent mutuellement fidèles durant toute leur liaison. L'attachement de Louis XV fut indubitable. On connaît son agacement face aux querelles d'étiquette des arrogantes marquises et duchesses de sa cour... La fraîcheur d'esprit de Madame du Barry, sa gaieté, sa simplicité, sa gentillesse foncière et ses talents dans les jeux de l'amour surent séduire le roi vieillissant et le réconforter.
  16. une exposition organisée à Marly en 1992 lui a rendu hommage.
  17. en 1774, ne les jugeant pas à son goût, la comtesse du Barry refusa quatre panneaux peints qu'elle avait commandés à Fragonard pour son salon de Louveciennes. Pourtant, ces créations comptent parmi les plus audacieuses de l'artiste.
  18. il publie anonymement à Londres, en 1776, ses Anecdotes sur la comtesse du Barry.
  19. Madame du Barry fut ravie de ces paroles souvent considérées comme banales, mais dont il faut toutefois souligner l'ambivalence : bien du monde pouvait faire allusion, de façon ironique, au passé trouble de la favorite.
  20. les Lettres originales de la comtesse Du Barry, de Mathieu-François Pidansat de Mairobert (Londres, 1779), comme les Mémoires de Madame du Barry, par Élisabeth Brossin de Méré, sont sujettes à caution.

RéférencesModifier

  1. a b c d e f et g Jacques Levron, Madame du Bary ou la fin d'une courtisane, 1973
  2. Charles Vatel, Histoire de madame du Barry, Paris, L. Bernard, 1883
  3. Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments de Félix et Louis Lazare, éditions Maisonneuve & Larose, 1855, p. 246.
  4. a et b Yannick Resch, 200 femmes de l'histoire : des origines à nos jours, Paris, Eyrolles, coll. « Eyrolles pratique », , br, 230 p., 14,8 × 21 cm (ISBN 2212542917, OCLC 495314764, notice BnF no FRBNF42001111, SUDOC 133624129, présentation en ligne, lire en ligne), p. 60
  5. a et b Jean-Philippe Guinle, Le livre des Rois de France, Bordas, , p. 134-141.
  6. Yannick Resch, 200 femmes de l'histoire : des origines à nos jours, Paris, Eyrolles, coll. « Eyrolles pratique », , br, 230 p., 14,8 × 21 cm (ISBN 2212542917, OCLC 495314764, notice BnF no FRBNF42001111, SUDOC 133624129, présentation en ligne, lire en ligne), p. 60.
  7. « Les vidames de Châlons » de Louis Grignon, revue de Champagne et de Brie, 1884
  8. a et b cette haine presque viscérale pourrait s'expliquer par le ressentiment d'une princesse dont le mariage ne fut consommé qu'au bout de 7 ans à l'encontre d'une courtisane qui, depuis longtemps, n'ignorait aucun des plaisirs de la chair.
  9. Marie-Antoinette, Stefan Zweig, p. 72, éd. Grasset, 1932.
  10. Mémoires du duc de Lauzun (1747-1783), Armand-Louis de Gontaut Biron, Louis Lacour, Louis de La Cour de La Pijardière, éd. Poulet-Malassis et de Broise, 1858.
  11. Bernier 1984, , p. 246-249
  12. Herman 2005, , p. 203
  13. Haslip 1992, , p. 133
  14. Madame du Barry: the Wages of Beauty, par Joan Haslip, 1992, Grove Weidenfeld, New York, p.121, (ISBN 978-0-8021-1256-9)
  15. « Madame du Barry », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition, 1843-1865 [détail de l’édition]
  16. a et b Jean-Philippe Guinle, Le livre des Rois de France, Bordas, , p. 151.
  17. Stoeckl 1966, , p. 174
  18. Histoire de la révolution et de l'empire, Amédée Gabourd, p. 40, éd. Lecoffre, 1859.
  19. Michel Ragon, L'Espace de la mort: Essai sur l'architecture, la décoration et l'urbanisme funéraires, Albin Michel, 2012, p. 47
  20. Jean-Claude Bologne, Qui m’aime me suive, dictionnaire commenté des allusions historiques, éditions Larousse, 2007.
  21. Jacques Levron, Louis XV - L'homme et le roi, Librairie académique Perrin, , p. 393
  22. d'après deux cartons d'archives de la préfecture de Seine-et-Oise.