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Jean-Baptiste Greuze

peintre français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Greuze.
Jean-Baptiste Greuze
Jean-Baptiste Greuze Self Portrait.jpg
Jean-Baptiste Greuze, Portrait de l'artiste (vers 1769),
Paris, musée du Louvre.
Naissance
Décès
(à 79 ans)
Paris
Nationalité
Drapeau de la France France Français
Activité
Formation
Maître
Enfant
Œuvres principales

Jean-Baptiste Greuze, né à Tournus le et mort à Paris le , est un peintre et dessinateur français.

Sommaire

BiographieModifier

 
Maison natale à Tournus
au n° 5 de la rue Greuze

Jean-Baptiste[n 1] Greuze est né le 21 août 1725 à Tournus[n 2] en Saône-et-Loire. Fils d'un entrepreneur et architecte, Jean-Baptiste Greuze fut dès sa plus tendre enfance attiré par le dessin, malgré la volonté de son père qui le destinait au commerce. Il fut soutenu dans sa vocation par le peintre lyonnais Charles Grandon, dont il sera l'élève. Greuze suit son professeur à Paris où il s'installe en 1750. Il devient l'élève de Charles-Joseph Natoire à l'Académie royale de peinture et de sculpture, professeur, avec lequel il eut des démêlés.

Son Père de famille expliquant la Bible à ses enfants connaît un grand succès en 1755, l'année où il devient membre associé de l'Académie[1]. Il part étudier à Rome de 1755 à 1757[2] et il y peint Les Œufs cassés peu de temps après son arrivée[3].

Le 3 février 1759, il épouse Anne-Gabrielle Babuti, fille d'un libraire du quai des Augustins, François Babuti, dont il expose en 1761 le portrait. Cette même année, il suscite l'engouement du public et de la critique au Salon, avec son Accordée de village[2].

L'année suivante, le 16 avril, à Paris, son épouse donne naissance à une fille qu'ils prénomment Anna-Geneviève. Elle embrassa la carrière de son père qu'elle soutiendra jusqu'à sa mort.

Greuze demande le divorce qui est prononcé le 4 août 1793. Ayant placé sa fortune en rentes sur l'Hôtel de Ville, la Révolution le ruina entièrement.

Mort en sa demeure sise rue des Fossés Saint Denis (qui longeait le boulevard de Bonne-Nouvelle), Greuze repose à Paris au cimetière Montmartre. Depuis 1864, une rue Greuze, voie du 16e arrondissement de Paris, rend hommage à l'artiste. On peut, d’autre part, toujours voir sa maison natale à Tournus.

 
Tombe de Greuze
au cimetière de Montmartre à Paris
ornée de La Cruche cassée par Ernest Dagonet.

Son ŒuvreModifier

Après son Père de famille expliquant la Bible à ses enfants en 1755, sa popularité se confirme avec d'autres scènes de genre à visée morale, comme L'Accordée de village (Salon de 1761, Paris, musée du Louvre), La Piété filiale (Salon de 1763, acquis par Catherine II, Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage), Le Fils ingrat, Le Fils puni (esquisses en 1765, Palais des beaux-arts de Lille, tableaux en 1778, musée du Louvre) ou La Mère bien aimée (Salon de 1769, Madrid, collection particulière).

Diderot exprime son enthousiasme pour le Portrait de Wille présenté au salon de 1765[13].

En 1769 il est élu à l'Académie comme peintre de genre et non comme peintre d'histoire comme il l'espérait avec son Empereur sévère. A partir de cette date, déçu, il ne participa plus aux Salons jusqu'en 1800[1].

La Révolution de 1789 amena la vogue de l'antique et dévalorisa son œuvre, mais le XIXe siècle perpétua la tradition de la peinture sentimentale.

Après avoir exposé aux Salons de 1800, 1801 et 1804, le Salon en 1808 exposa Sainte-Marie l'Égyptienne trois ans après sa mort.

Il a eu, entre autres, pour élèves Marie Renée Geneviève Brossard de Beaulieu, Jeanne-Philiberte Ledoux, Constance Mayer, Pierre Alexandre Wille, Charles-Henri Desfossez, Anna-Geneviève Greuze.

GalerieModifier

Scènes de genreModifier

PortraitsModifier

Thème de la jeune filleModifier

Jean-Baptiste Greuze dans la fictionModifier

Notes et référencesModifier

Notes
  1. Jean-Baptiste Greuze fut baptisé Jean, et non Jean-Baptiste : « Jean, fils légitime du sieur Jean-Louis Greuze, maître couvreur, demeurant au dit Tournus, et de Claudine Roch sa femme, est né le vingt et unième aout mil sept cent vingt cinq, a été baptisé le même jour par moi, vicaire, soussigné... ». Source : Jean-Louis Bourgeois, « Un peintre tournusien : Jean-Baptiste Greuze », revue Images de Saône-et-Loire, n° 35 (novembre 1977), pp. 12-13.
  2. Au numéro 5 de l'actuelle rue Greuze. Une plaque commémorative y a été fixée : « Ici est né / Jean BTE Greuze / le XXI Août MDCCXXV ».
  3. Greuze a présenté ce tableau d'histoire pour sa réception à l'Académie royale de peinture en 1769. Le tableau fut mal reçu et donna lieu à une controverse. On reprochait à Greuze d'être sorti de la hiérarchie des genres admise à l'époque : peintre de genre reconnu, il n'aurait pas dû prétendre à la qualification plus prestigieuse de peintre d'histoire. C'est d'ailleurs comme peintre de genre qu'il fut admis à l'Académie. Cf. Daniel Arasse, « L'Échec du Caracalla, Greuze et “l'étiquette du regard” », Diderot et Greuze, op. cit., p. 107-119.
Références
  1. a et b (en) Bernice Davidson, Paintings from the Frick Collection, Harry N. Abrams, Incorporated, New York, (ISBN 0-8109-3710-7), p. 101
  2. a et b Vincent Pomarède, 1001 peintures au Louvre : De l’Antiquité au XIXème siècle, Musée du Louvre Editions, , 356 p. (ISBN 2-35031-032-9), p. 177
  3. Matthew Armstrong, L’Europe de 1750 à 1870 : par les conservateurs du Metropolitan Museum of Art, Gründ, , 159 p. (ISBN 2-7000-2058-8), p. 30
  4. Jeune fille à la poupée
  5. Colin Eisler, La peinture au musée de l'Ermitage, Paris, La Martinière, , 655 p. (ISBN 2-7324-2283-5), p. 510
  6. http://www.hermitagemuseum.org/wps/portal/hermitage/digital-collection/01.+Paintings/37559/?lng=en Portrait du comte Stroganov enfant]
  7. Colin Eisler, La peinture au musée de l'Ermitage, Paris, La Martinière, , 655 p. (ISBN 2-7324-2283-5), p. 524
  8. Guilaume Faroult, Un nouveau trésor national entre au Louvre in Grande Galerie -Le Journal du Louvre , juin/juillet/août 2016, n° 36, pp 42-43.
  9. Les œufs cassés
  10. Portrait de l'abbé Louis Gougenot, dans les collections du musée des beaux-arts de Dijon.
  11. Worcester Art Museum]
  12. L'Accordée de village
  13. Marianne Delafond, De Le Brun à Vuillard : Catalogue d’exposition, Institut de France, , 205 p., p. 64
  14. Site du Musée
  15. « Jeune fille », notice no 00000104673, base Joconde, ministère français de la Culture
  16. « Le Tendre désir », notice no 00000104675, base Joconde, ministère français de la Culture
  17. Panier, Montpellier
  18. « La Dame bienfaisante », notice no 000PE030520, base Joconde, ministère français de la Culture
  19. Le gâteau des rois, L'Histoire par l'Image
  20. « Jeune garçon », notice no 00000104674, base Joconde, ministère français de la Culture
  21. « Portrait de Paul Stroganoff », notice no M0332000812, base Joconde, ministère français de la Culture
  22. Le Fils puni
  23. Portrait du comte Stroganov enfant
  24. Colin Eisler, La peinture au musée de l'Ermitage, Paris, La Martinière, , 655 p. (ISBN 2-7324-2283-5), p. 511
  25. Prière, Montpellier
  26. J. Fille, Montpellier
  27. La comtesse Chouvalova
  28. Colin Eisler, La peinture au musée de l'Ermitage, Paris, La Martinière, , 655 p. (ISBN 2-7324-2283-5), p. 526
  29. Mains jointes, Montpellier
  30. Mathématicien, Montpellier
  31. Psyché, Lille
  32. « La Surprise », notice no 00000104676, base Joconde, ministère français de la Culture
  33. Hussard, Nantes
  34. La Vallée de la peur, p. 18-19 sur ebooksgratuits.com

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Dictionnaire Bénézit
  • Jean Martin et Charles Masson, Catalogue raisonné de l'œuvre peint et dessiné de Jean-Baptiste Greuze, suivi de la liste des gravure exécutées d'après ses ouvrages, Paris, 1908.
  • Camille Mauclair, Greuze et son temps, Paris, Éditions Albin Michel, 1935.
  • Collectif, Diderot et Greuze, Actes du colloque de Clermont-Ferrand (16 novembre 1984) réunis par Antoinette et Jean Ehrard (Université de Clermont II, Centre de recherches révolutionnaires et romantiques), Clermont-Ferrand, Adosa, 1986, (ISBN 978-2-86639-049-5)

Liens externesModifier

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