Anton von Maron

artiste autrichien
Anton von Maron
Image dans Infobox.
Autoportrait, huile sur toile, 61 × 47 cm, musée Fesch d'Ajaccio.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Formation
Lieu de travail
Conjoint
Theresa Concordia Maron (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Anton von Maron (né sous le nom d'Anton Maron le à Vienne et mort le à Rome) est un peintre autrichien, essentiellement portraitiste.

BiographieModifier

Anton von Maron est le fils du peintre Johann Leopold Maron (1696–1770). Il étudie la peinture à l'Académie de Vienne de 1741 à 1744. En , il part pour Rome où il demeure chez son maître, Raphaël Mengs (dont il épouse la sœur Theresa, qui est miniaturiste, en 1765).

Maron est nommé membre de l'Accademia di San Luca en 1756 et il se spécialise dans les portraits. Il parvient, grâce à une clientèle aristocratique, à se faire connaître dans des milieux influents. Il met aussi en relation les artistes viennois et les peintres établis à Rome. Maron est nommé en 1772 conseiller, lorsque l'Académie de Vienne est réorganisée. C'est lui qui est chargé des élèves pensionnés pour aller étudier à Rome. La même année il est anobli et reçoit le titre de baron. Il laisse un certain nombre de traités théoriques.

ŒuvreModifier

Maron travaille avec son maître et futur beau-frère, Mengs, aux fresques de l'église Saint-Eusèbe de Rome entre 1757 et 1760-1761, ainsi qu'au Parnasse de la Villa Albani. Après le départ de Mengs pour Madrid en 1761, Maron se spécialise dans les portraits. L'un de ses tableaux les plus connus est le portrait de Winckelmann qui pose pour lui lors d'un séjour à Rome. Ce tableau se trouve aujourd'hui au salon Goethe du château de Weimar. Une copie originale se trouve aussi à Wörlitz.

À partir de 1770, Maron devient un portraitiste en vue de la Maison impériale. Il fait en 1773 le portrait de l'impératrice Marie-Thérèse en grand deuil de son mari.

Dans les dernières années de sa carrière, il est rendu démodé par les œuvres d'Angelika Kauffmann. Il compte parmi les précurseurs du premier néoclassicisme.


Notes et référencesModifier

  1. Archibald Menzies, Fogg art Museum
  2. James Stourton, Petits Musées, grandes collections : promenade à travers l'Europe, Paris, La Martinière, (ISBN 978-2-86656-327-1, BNF 39081750), p. 82
  3. Marie-Thérèse d'Autriche, Vienne
  4. Joseph II, Vienne
  5. Elisabeth Hervey, Vienne
  6. Oreste, Houston

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :