Haroun Tazieff

géologue et volcanologue français

Haroun Tazieff, né le à Varsovie (Empire Russe) et mort le à Paris, est un volcanologue, spéléologue, ingénieur des mines, écrivain, cinéaste, et homme politique, né russe puis naturalisé successivement belge (1936) et français (1971).

Haroun Tazieff
Image dans Infobox.
Haroun Tazieff en 1972.
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Secrétaire d'État
-
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GaroukVoir et modifier les données sur Wikidata
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signature de Haroun Tazieff
Signature
Haroun TAZIEFF - cimetière de Passy 01.JPG
Vue de la sépulture.

Tazieff est considéré comme un des pères fondateurs de la volcanologie moderne, science qu'il contribue à développer à partir des années 1950 grâce à ses nombreuses expéditions sur les volcans du monde entier, et dont il défend toute sa carrière l'approche multidisciplinaire. Ses travaux de recherche sont novateurs et concernent principalement le rôle moteur des gaz dans les mécanismes éruptifs ainsi que l'apport de la volcanologie à la confirmation de la théorie de la tectonique des plaques. Toute sa carrière il reste un adepte des mesures sur le terrain, et avec son équipe ils mettent au point de nombreux instruments, dont plusieurs deviennent des éléments de référence en la matière. Il développe également l'analyse des risques dus aux éruptions volcaniques et milite en faveur de la prévention auprès des populations.

De 1981 à 1986, sous la présidence de François Mitterrand, il devient commissaire puis secrétaire d'Etat en charge de la prévention des risques naturels et technologiques majeurs. Il met en place le système d’indemnisation des victimes de catastrophes naturelles ainsi que les premiers plans d'exposition aux risques naturels prévisibles.

Il se fait connaître du grand public dans le monde entier par l'écriture et la réalisation de nombreuses œuvres de vulgarisation scientifique sur les volcans. Il fait partie des pionniers du long métrage documentaire, avec notamment les succès Les Rendez-vous du diable (1958) et Le Volcan interdit (1966), films pour lesquels il obtient de nombreux prix.

BiographieModifier

Jeunesse, sport et étudesModifier

Haroun Tazieff naît le à Varsovie[1], capitale polonaise alors sous tutelle de la Russie tsariste. Tazieff aime à définir ses origines par l'expression tutti frutti : en effet, sa mère, une chimiste et docteure en sciences politiques polonaise, et son père, médecin russe, ont eux-mêmes des racines multiples[1].

Son père, Sabir Tazieff (1885-1914), est un Tatar musulman, né du côté de Samarcande en Asie centrale, le patronyme Tazieff étant la russification de Tadji, prénom du père de Sabir. Sabir, officier médecin dans le corps dit « étranger » de l'armée impériale, qui deviendra la « Division sauvage » du grand duc Michel Alexandrovitch de Russie, est tué sur le front aux premiers jours de la guerre de 1914-1918.

Sa mère, Zénitta Klupta (1886-1984), est née à Daugavpils, ville balte de l'Empire russe (dans l'actuelle Lettonie), d'un père médecin juif, Illias Klupt, et d'une mère chrétienne orthodoxe, Sophie Arianoff, fille du gouverneur germano-balte de la forteresse locale, Sava Filipovitch von Arian. Zénitta devient docteure en sciences naturelles et chimie, et licenciée en sciences politiques de l'Université libre de Bruxelles[2] où elle fait la connaissance de Sabir. Ils s'y marient en 1906. Ils ont eu un premier enfant, Salvator, qui ne vit que deux mois. En 1913, ils rentrent en Russie. Zénitta Illiassovna Tazieva (de son nom complet une fois mariée) n'apprend la mort de son mari qu'en 1919.

Après la Révolution russe, Haroun Tazieff émigre avec sa mère en Belgique en 1921, où il reste apatride durant quinze ans (il obtient la nationalité belge à sa majorité en 1936[3]). Zénitta, son fils Haroun, et le poète belge Robert Vivier partent vivre une année en France en 1922, à Asnières-sur-Seine. Robert Vivier et Zénitta se marient à Neuilly-sur-Seine en . Robert Vivier fait d'Haroun son fils adoptif et son légataire universel[4]. Tazieff avait coutume de dire de Robert Vivier qu'il était son « plus que père »[5].

Ainsi, Tazieff, enfant, commence ses études primaires en Russie puis continue quelques mois en France avant de les finir en Belgique. Haroun est ensuite élève au lycée Montaigne (Paris) puis à l'Athénée royal de Bruxelles[6]. Lycéen et étudiant, c'est un grand sportif. Il est footballeur affilié au Daring Club de Bruxelles de 1930 à 1932, puis à partir de 1935 à Gembloux-Sport pendant ses études à la Faculté d'agronomie[7]. Il s'initie aussi à l'alpinisme sur les falaises de la Meuse, et devient un joueur passionné de rugby à XV, sport qu'il pratiquera toute sa vie mais de façon sporadique[8]. C'est cependant dans la boxe qu'il excelle. Il devient champion de Belgique universitaire, sélectionné pour les Jeux olympiques de Berlin en 1936. Il n'y va pas, sa mère lui ayant interdit de défiler devant Adolf Hitler. Il deviendra également champion du Katanga, province du Congo belge, dans les années 1940, alors qu'il y travaille comme ingénieur des mines. Sa carrière de boxeur compte 49 victoires en 53 combats[8].

En 1938, Tazieff obtient le diplôme d'ingénieur agronome de la Faculté des Sciences agronomiques de Gembloux. La même année, il effectue son service militaire dans l'armée belge et, en 1939, il est mobilisé dans une unité d'élite de l'armée belge, les chasseurs ardennais[9] (alors que la France est entrée dans la drôle de guerre). Il s'engage ensuite dans la Résistance tout en obtenant, en 1944, son diplôme d'ingénieur géologue et d'ingénieur des mines de l'Université de Liège, où il s'était inscrit après la fermeture de l'Université libre de Bruxelles sous l'autorité occupante allemande. L'inscription à ces cours lui permet ainsi d'échapper provisoirement au service allemand du travail obligatoire. C'est au cours de cette période de la Résistance qu'il se met en couple avec une amie d'enfance, Betty Lavachery (née Limbosch), directrice d'une maison d'enfants à Lasne, dans l'ancienne Abbaye d'Aywiers, où elle cache de jeunes Juifs[10]. Haroun Tazieff et Betty Lavachery participent aux réseaux du Groupe G pour l'évasion de parachutistes venus d'Angleterre et de prisonniers russes évadés des mines de charbon de Belgique et du nord de la France.

Carrière scientifiqueModifier

 
Lac de lave dans le cratère du Nyiragongo.

Après la guerre, Haroun Tazieff part de 1945 à 1948 au Congo belge, d'abord en tant qu'ingénieur des mines pour la prospection de gisements d'étain et de zinc, puis en se faisant engager par le service géologique de la colonie afin de dresser la carte géologique de la région du Kivu. C'est dans cette région qu'il a l'occasion, en 1948, d'observer au plus près l'éruption d'un volcan né quelques jours auparavant, qu'il baptise du nom du lieu-dit le plus proche, Kituro, cratère voisin du Nyamuragira. Il découvre également le lac de lave permanent du Nyiragongo. C'est une révélation pour lui et, dès lors, il décide de consacrer sa vie à la volcanologie[8]. Il décrit lui-même ce moment :

« Ce fut le coup de foudre... Le spectacle seul d’une éruption est tellement extraordinaire, tellement formidable au sens étymologique du terme, qu’il envoûte ceux à qui il est donné de le contempler. »[13]

Mettant à profit ses compétences d'alpiniste, Tazieff inaugure avec son ami Armand Delsemme, un astronome belge rencontré à l'université de Liège, des descentes dans la bouche du volcan congolais pour y effectuer des prélèvements de lave et de gaz. Les deux amis effectuent également les premières spectrographies de flamme volcanique jamais réalisées[14].

De retour en 1949 de son affectation au Congo, Tazieff enchaîne plusieurs postes d'assistant de géologie à l'Université de Bruxelles auprès du professeur Ivan de Magnée, tout en poursuivant sa carrière de volcanologue. Il se rend notamment sur les volcans italiens des îles Eoliennes et de Sicile. En 1951, il révèle ses talents littéraires en publiant Cratères en feu, œuvre fondatrice dans laquelle il relate avec passion ses aventures sur les volcans et décrit ses émotions face au spectacle fascinant de la nature. Sa prose fait mouche, d'autres publications suivront avec autant de succès. Il obtiendra le prix de l'Académie française quelques années plus tard et se verra surnommé le « poète du feu ».

Haroun Tazieff devient rapidement un des fers de lance d'une nouvelle génération d'explorateurs et de scientifiques. Il accompagne Jacques-Yves Cousteau sur la Calypso, dès 1951, pour une expédition en Mer Rouge, dont ils dressent les premières coupes bathymétriques et géologiques[15]. La même année, il rejoint l'équipe franco-belge du physicien Max Cosyns qui explore le plateau calcaire du massif de la Pierre-Saint-Martin, dans les Pyrénées françaises. L'expédition dépasse les 500 m de profondeur dans le gouffre de la Pierre-Saint-Martin que Georges Lépineux et Jacques Labeyrie avaient découvert l'année précédente. L'expédition suivante, en 1952, très médiatisée, est suivi au jour le jour par les journalistes et le public[16]. Lors d'un épisode resté tristement célèbre, le spéléologue Marcel Loubens fait une chute aux pieds de Tazieff et Labeyrie par la faute d'un défaut de conception du treuil et meurt sans avoir pu être ramené à la surface[17]. De ces expéditions spéléologiques, Tazieff tire le livre Le Gouffre de la Pierre St Martin et une partie du film Eaux souterraines qui obtiendra le premier prix à la Mostra de Venise.

 
Expédition de 1952 au gouffre de la Pierre Saint-Martin.

Il s'installe en France en 1953 et devient chargé de cours à la faculté des sciences de Paris[18]. Dans le même temps il enchaîne les campagnes d'étude sur des volcans actifs, au Congo belge où il retrouve son volcan fétiche le Nyiragongo, et ailleurs dans le monde, des Açores à l'Indonésie[19],[20]. Soucieux de partager ses découvertes avec le grand public, Tazieff parcourt le globe de 1955 à 1957, de volcan en volcan, avec le peintre et cinéaste Pierre Bichet. Ils réalisent en 1958 un premier film long métrage, Les Rendez-Vous du diable, qui est un immense succès en salle[21] et sera primé de nombreuses fois[22]. Il publie un livre illustré du même nom, qui rencontre également le succès et sera réédité plusieurs fois.

De 1957 à 1960 il dirige un éphémère Centre national de volcanologie à l'Université libre de Bruxelles. En 1958, il est nommé directeur du nouvellement créé laboratoire de volcanologie au sein de l'Institut de physique du globe de Paris, et occupe divers postes d'enseignant jusqu'en 1967.

Multipliant les campagnes de terrain, Tazieff devient un spécialiste de l'étude sur le vif des phénomènes éruptifs. Il considère qu'il faut effectuer le maximum de mesures directes durant l'éruption du volcan, celles-ci apportant des informations impossibles à récolter pendant les phases calmes. En compagnie du volcanologue italien Giorgio Marinelli et des chimistes Yvan Elskens et Franco Tonani, il effectue plusieurs missions scientifique sur le Stromboli et l'Etna, où l'équipe teste les nouveaux instruments d'analyse de gaz volcaniques qu'elle a mise au point. Tazieff révélera l'importance des éruptions sous-marines qu'il fut le premier à observer, décrire scientifiquement et analyser de 1957 à 1963 aux Açores (Faial), démarche reprise lors de la formation de l'île de Surtsey en 1963, en Islande, puis plus tard en Polynésie. Il fait de même pour les lacs de lave qu'il découvre (Nyiragongo, Erta Ale, Erebus). Il comprend le rôle majeur joué par l'eau et définit les phénomènes d'éruption phréatique et phréato-magmatique (Soufrière de la Guadeloupe, plateau de Dieng, lac Nyos).

L'année 1966 est une année faste pour Tazieff qui cumule les récompenses : Prix Jean Walter de l'Académie française, Prix de l'Académie des sciences, Oscar du courage français. La même année sort son en salle le film Le Volcan interdit, réalisé avec Chris Marker, qui est un énorme succès et sera nominé aux Oscars[23]. La popularité de Tazieff auprès du grand public et des médias, qui voient en lui un aventurier tout autant qu'un scientifique à la pointe de sa discipline, est alors à son apogée. Cela, ajouté à son parcours atypique (il n'a pas suivi le cursus universitaire classique avec obtention d'un doctorat), lui vaudra la jalousie et le rejet par une partie de la communauté scientifique[24].

Dans les années qui suivent, il se consacre à une longue série d'expéditions volcanologiques dans des environnements extrêmes (vallée des Dix mille fumées en Alaska, dépression de l'Afar dans la corne de l'Afrique, Nyiragongo au Congo), ainsi qu'à d'autres volcans plus connus comme l'Etna et le Stromboli, Faial ou la Soufrière de la Guadeloupe. C'est au cours d'un voyage d'étude sur l'Etna en 1966 qu'il rencontre le jeune Maurice Krafft qui fait partie du groupe de support. Mais les deux hommes marqués chacun par un fort caractère sont incompatibles et ne travailleront jamais ensemble. Malgré ce caractère réputé difficile, Tazieff travaille toujours en équipe et reste fidèle à ses collaborateurs au fil des années. Il se lie d'amitié avec d'autres précurseurs en volcanologie, notamment l'école italienne de Giorgio Marinelli et Franco Barberi avec qui il montera de nombreuses campagnes de terrain.

Dans les années 1960 et 1970, il mène plusieurs missions à travers le monde en tant qu'expert pour l'UNESCO, notamment pour estimer et prévenir les risques éruptifs auprès des populations[25] : Chili (1961), Costa Rica (1964), Indonésie (1964-1965), Islande (1973), Equateur (1976), Nicaragua (1977). Son intervention la plus décisive se déroule en 1964 lors de l'éruption de l'Irazu au Costa Rica. Il préconise des travaux de terrassements et de construction de digues qui permettront de sauver plusieurs villages des lahars.

 
Fumerolles s'échappant d'un cratère.

Tazieff entre au CNRS en 1967 et devient directeur de recherche en 1972 et directeur du laboratoire de volcanologie au sein du Centre des faibles radioactivités du CEA à Gif-sur-Yvette, laboratoire qui se spécialise dans l'étude des gaz éruptifs[24]. Dans la foulée, il est nommé responsable des observatoires de surveillance volcanologique des départements d'outre-mer. Il dirige ainsi un programme de recherches coordonnées entre ces différentes entités. La direction scientifique du CNRS cautionne de fait, sur le tard, la démarche d’Haroun Tazieff en lui accordant son plein soutien. L'appui matériel et financier du CNRS lui permet de monter une grande série d'expéditions franco-italienne dans le désert de l'Afar (Éthiopie) dont il a le projet depuis longtemps pour confirmer ses observations faites une vingtaine d'années auparavant en mer Rouge. Dans le cadre du CEA, il s'implique par ailleurs dans l'étude des risques sismiques en France, qui seront l'autre grand sujet de sa fin de carrière.

La crise de la Soufrière de Guadeloupe en 1976 amène sur le devant de la scène les dissensions qui règnent entre scientifiques et politiques, mais également au sein de la communauté scientifique. Tazieff s'oppose à Claude Allègre, le directeur de l'Institut de physique du globe de Paris dont il dépend, sur les risques encourus et sur les recommandations à faire aux autorités. Chacun des deux hommes représente un camp qui ne fait pas la même analyse géologique de l'éruption, de ses causes et de ses conséquences. L'accalmie du volcan après plusieurs semaines montre que Tazieff avait raison. Mais son franc-parler déplaît et la fracture restera au sein de la communauté scientifique.

En 1978 et 1980 il organise successivement deux expéditions exigeantes sur l'Erebus, en Antarctique, où il découvre un lac de lave permanent[1].

Il quitte le CNRS en 1981 et se consacre alors à sa carrière politique.

Carrière politiqueModifier

Impliqué dans la politique locale, Haroun Tazieff est maire de la petite commune de Mirmande, dans la Drôme provençale de 1979 à 1989, qu'il arrive à préserver de la bétonisation touristique[26].

C'est le soutien de Tazieff à François Mitterrand au long de la « traversée du désert » de celui-ci, autant que sa renommée mondiale de volcanologue, qui lui valent un destin national. Il est nommé en charge de la prévention des risques naturels et technologiques majeurs lorsque Mitterrand devient président de la République en 1981. Tout d'abord, avec la création, dans le gouvernement Mauroy, du Commissariat à l'étude et à la prévention des risques naturels majeurs[27], dont Tazieff prend la tête. Puis en 1984, en tant que secrétaire d'État aux risques naturels et technologiques majeurs dans le gouvernement Fabius. Finalement, le décret du [28] créé une Délégation aux risques majeurs, le secrétariat d’État et la délégation étant rattachés directement au Premier ministre.

 
Village de Vernègues détruit par un séisme le 11 juin 1909.

L'œuvre principale est la loi du [29] - relative à l’indemnisation des victimes de catastrophes naturelles (art. L.125-1 à L.125-6 du Code des assurances) - qui fixe pour objectif d’indemniser les victimes de catastrophes naturelles en se fondant sur les principes de mutualisation du risque et de solidarité entre les assurés[30]. Elle comporte également dans son article 5 une autre nouveauté : l'obligation pour l'État d'élaborer et de mettre en application des Plans d'Exposition aux Risques naturels prévisibles (P.E.R.)[31]. Ils valent servitude d'utilité publique et sont annexés aux plans d'occupation des sols (POS), conformément à l'article R 123-10 du Code de l'urbanisme. Les risques pris en compte sont : les inondations, les avalanches, les mouvements de terrain (glissements, éboulements, chutes de pierre), les séismes. Ses réalisations sont déterminantes pour imposer la construction parasismique dans les régions menacées par les tremblements de terre.

Tazieff est également corédacteur en 1981 avec Philippe Chartier du rapport « Maîtriser l'énergie »[32] à destination du ministère de la Recherche et de l'Industrie. Ce rapport fondateur aboutit à la création l'année suivante de l'Agence Française pour la Maîtrise de l’Énergie (AFME).

Le poste de secrétaire d'État est supprimé dans le gouvernement Chirac de 1986, issu de la première cohabitation. Haroun Tazieff accepte quelques missions du nouveau ministre de l'Environnement Alain Carignon, dont il est proche, avant d'être élu conseiller général de l'Isère de 1988 à 1994, conseiller municipal de Grenoble durant le mandat de maire d'Alain Carignon, de 1989 à 1995, puis conseiller régional de Rhône-Alpes de 1992 au , date de sa démission. Pour chacun de ces postes, il s'implique plus particulièrement dans les questions de prévention des risques naturels. Tazieff milite ainsi, autant au niveau national que régional ou local, pour une meilleure prévention des catastrophes auprès des populations et pour la coordination des moyens de secours (armée, sécurité civile, Samu)[33]. Par ailleurs il critique l'urbanisation galopante dans certaines zones inondables comme la plaine du Var à Nice[34].

Cependant, dénonçant ce qu'il estime être les excès de l'écologie politique au détriment d'une étude sérieuse de l'écologie et déçu par la politique politicienne, il s'en détourne progressivement et consacre ses dernières années à l'écriture de sa biographie et à la sensibilisation du public aux questions de protection de l'environnement.

Engagement pour la protection de l'environnementModifier

 
Montagne et nature, deux des passions de Tazieff.

Durant toute sa carrière de volcanologue médiatique, Haroun Tazieff aime rappeler son amour de la nature et de sa beauté[35],[36], et ne cesse d'éveiller les consciences sur la nécessité de préserver notre environnement. Dès les années 1970, il alerte le public sur divers sujets tels que le réchauffement climatique[37], le trou dans la couche d'ozone[38], ou encore la pollution des eaux de surface et souterraines[39].

En 1974, Paul-Émile Victor crée Le groupe Paul-Émile Victor dont le but est la défense de l'Homme et de son environnement[40]. Parmi les membres fondateurs, on retrouve Haroun Tazieff ainsi qu'autres aventuriers et scientifiques de renom : Jacqueline Auriol, Alain Bombard, Jacques-Yves Cousteau, Louis Leprince-Ringuet. Ce groupe de lanceurs d'alerte élabore un programme militant en faveur du développement durable, publié en 1979[41]. Si Tazieff s'engage contre le nucléaire civil en France, ce n'est pas pour les risques engendrés qu'il considère minimes, mais parce qu'il estime que c'est une aberration économique sur le long terme et qu'il est préférable de développer d'autres sources d'énergie[42].

Dans les années 1980, Tazieff est un proche de Brice Lalonde, fondateur de Génération Ecologie, un des tout premier parti écologique en France[43]. Mais il s'éloigne rapidement de l'écologie politique qu'il considère comme une dérive.

En 1987, Tazieff, en tant qu'alpiniste chevronné, fait partie des 21 fondateurs-garants de Mountain Wilderness, une association internationale dont le but est de préserver une nature authentique et sauvage dans les zones de montagne. L'année suivante, il devient le premier président de la section française de l'association[44].

Connaissant très bien le système médiatique, Tazieff dénonce les dérives de celui-ci vers un catastrophisme exagéré qui déforme selon lui la réalité scientifique de certains problèmes environnementaux, ce qui finit par nuire au message écologique. Il combat ces excès dans plusieurs ouvrages destinés au grand public, notamment avec son titre provocateur La Terre va-t-elle cesser de tourner ?[45]. Il estime que les principaux défis à relever pour l'humanité sont la gestion des déchets, la protection de la biodiversité et la protection des ressources en eau potable.

Vie privéeModifier

 
Haroun Tazieff en 1950.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Haroun Tazieff se met couple avec une amie d'enfance, Betty Lavachery. En , ils conçoivent un enfant naturel, Frédéric Lavachery, qui porte le nom d'épouse de sa mère mariée à un Jean Lavachery, officier belge prisonnier en Allemagne jusqu'en 1945[46],[47].

Dès 1950, il se lie à Pauline de Ways-Ruart d'Elzius (1914-1953)[48], qui a de lui un enfant, qui sera cependant reconnu et éduqué par l'ex-mari de Pauline, François de Selys Longchamps. Tazieff épouse Pauline en 1953, peu avant qu'elle ne meure, atteinte d'un cancer foudroyant[49]. Il se remarie en 1958 avec France Depierre (morte en 2006), une amie rencontrée en 1939 lors d'un séjour dans les Alpes[46].

Il se décide à demander la naturalisation française après le départ du Général de Gaulle du pouvoir et l'obtient en 1971, perdant automatiquement la nationalité belge.

Haroun Tazieff est un ami proche du dessinateur belge Hergé qu'il fréquente lors de ses séjours à Bruxelles. Le dessinateur compare souvent Haroun Tazieff à Jules Verne[50]. Jean Cocteau, également proche, préfère surnommé Tazieff le « poète du feu »[51].

Mort et hommagesModifier

Haroun Tazieff meurt le à Paris des suites d'un cancer[52] et est enterré au cimetière de Passy dans le 16e arrondissement parisien, 11e division. Sa tombe figure une fresque précolombienne : le sarcophage de Palenque.

De nombreux journaux saluent la mémoire de ce scientifique proche du grand public. L'Humanité voit en lui un des derniers aventuriers-explorateurs à la française, à l'instar de Cousteau ou Victor[53]. Le quotidien belge Le Soir décrit un pionnier qui a érigé la volcanologie, auparavant simple passe-temps naturaliste, en une véritable science[6]. Le Monde rappelle ses engagements politiques écologiste et anti-nucléaire[51]. Le volcanologue américain Alexander McBirney lui rend un vibrant hommage dans la célèbre revue Nature. Il décrit Tazieff comme un esprit brillant, iconoclaste et provocateur, tout en étant soucieux de ses responsabilités sociétales[54]. McBirney conclut que la science moderne, qui est de plus en plus détachée de l'humain et de la réalité du terrain, aura toujours besoin de personnes comme lui.

PostéritéModifier

Apport scientifiqueModifier

Phénomènes éruptifsModifier

 
Schéma d'une éruption volcanique de type phréato-magmatique.

Bien que devenu volcanologue sur le tard (Tazieff a déjà 34 ans lorsqu'il assiste à l'éruption du Kituro) son apport est immense et il est considéré comme un des fondateurs de la volcanologie moderne[51],[54]. Grâce à son bagage scientifique solide et multidisciplinaire il comprend rapidement l'importance des phénomènes volcaniques. Ceux-ci ne sont pas des épiphénomènes mais au contraire des mécanismes géologiques majeurs liés à la tectonique des plaques et donc à l'évolution de la Terre. Il se concentre plus particulièrement, pendant toute sa carrière, sur l'étude des gaz volcaniques qu'il considère comme la clef pour comprendre les mécanismes éruptifs et surtout les prévoir. Il devient un pionnier dans ce domaine et un expert mondial pour l'analyse du risque volcanique sur les populations. Au fil des années les intuitions de Tazieff se trouvent confirmées, toute éruption étant précédée par des modifications significatives de la teneur des composés chimiques des gaz volcaniques.

Tazieff est le premier a étudier et comprendre certains phénomènes volcaniques tels que les éruptions phréato-magmatiques ou les éruptions sous-marines. Partisan du décloisonnement entre les disciplines scientifiques, il s'ouvre à la géophysique avec les techniques de mesure des variations du champ magnétique, qu'il essaie de relier à l'activité éruptive et à sa prédiction.

Dans les années 1970, Tazieff et son équipe commencent à s'intéresser aux échanges de masse et d’énergie entre les systèmes volcaniques et l’atmosphère. Ils tentent de quantifier ces échanges au Nyiragongo et sur l'Erta Ale[55]. Ses travaux sont repris par le Deep Earth Carbon Degassing Project, dont le but est de quantifier le volume de carbone qui s'ajoute naturellement dans l'atmosphère en provenance de l'intérieur de la Terre.

Tectonique des plaquesModifier

Tazieff est l'un des pionniers de la validation de la théorie de la tectonique des plaques. À partir de 1967, les expéditions Tazieff en Afar (Éthiopie) apportent la démonstration de l'origine océanique des systèmes volcaniques axiaux actifs de la région. Les travaux de recherche décrivant les mécanismes d'expansion en Afar donnent lieu à de nombreuses publications scientifiques entre 1967 et 1976[56],[57],[58]. En 1972, Franco Barberi et Jacques Varet, prenant le relai d'Haroun Tazieff et de Giorgio Marinelli, se voient décerner le prix L.R. Wager par la Royal Society et l'Association internationale de volcanologie et de chimie de l'intérieur de la Terre, pour leur démonstration de l'origine océanique des laves de l'Afar, contrairement à celles de la vallée du Grand Rift africain qui sont continentales. Cela induit que la frontière de plaques entre l'Afrique et l'Arabie ne passe pas en pleine mer, par le détroit de Bab-el-Mandeb, mais à terre à travers l'Afar. Varet et Barberi doivent batailler avec leur ami Tazieff pour le convaincre de la nature océanique et non continentale des laves du volcan Erta Ale, qu'il finira par accepter.

Par la suite Tazieff et ses équipiers réalisent dans cette région les premières mesures directes d'écartement des lèvres d'un rift océanique, par géodésie laser. Le réseau installé permet de mesurer en temps réel, lors d'un séisme en 1978, un déplacement de 1,8 m de la plaque arabique par rapport à l'Afrique[24].

InstrumentationModifier

 
Volcanologue prélevant de la lave, avec ses équipements de protection.

Pour parvenir à réaliser les expériences dont il a l'idée, Tazieff n'hésite pas à innover et concevoir lui-même les instruments dont il a besoin. En compagnie de son équipe, il met au point le premier chromatographe de terrain, lequel est fabriqué de façon très artisanale dans une cocotte-minute[59]. Le but est d'analyser la composition des gaz volcaniques à des températures de plusieurs centaines de degrés Celsius, dès leur sortie de terre, avant qu'ils ne refroidissent et que des des dépôts solides ne se forment. Par la suite, son équipe adapte également pour le terrain un spectromètre de masse, un thermographe infrarouge, ainsi qu'un thermomètre capable de faire des mesures instantanées et en continue. Dans la même démarche, ils inventent de nombreux autres outils permettant de prélever les gaz au plus près de la source : fioles sous vide, perches de prélèvement, combinaisons de protection contre la chaleur et les éjectas volcaniques.

Tazieff est avant tout un partisan de l'observation des phénomènes sur le terrain. Très tôt il prend le parti de filmer autant que possible les éruptions, ce qui permet une fois de retour au laboratoire de revoir les films à volonté et dans de bonnes conditions, et découvrir ainsi de nouvelles informations qui étaient passées inaperçues dans le feu de l'action.

ControversesModifier

Éruption de la Soufrière en 1976Modifier

 
Sommet du volcan de la Soufrière en Guadeloupe.

À la suite de manifestations inquiétantes du volcan de la Soufrière en Guadeloupe, en 1976, une violente polémique oppose Haroun Tazieff à Michel Feuillard, directeur de l'Observatoire volcanologique de la Guadeloupe et à Claude Allègre, alors son supérieur à l'Institut de physique du globe de Paris. Feuillard, Allègre et le professeur Brousse, sur place, se fondant sur des analyses alarmantes montrant de la présence de magma frais dans les laves et cendres recueillies après les éruptions du volcan, conseillent l'évacuation de 70 000 habitants proches. Pour sa part, Tazieff, de retour d'un déplacement en Équateur et se fondant sur son analyse de terrain après une visite sur le site (où il manque de peu d'être tué par une éruption de vapeur expulsant d'énormes blocs de lave ancienne), affirme que le volcan n'a pas de magma frais et qu'il n'y a pas de risque imminent de nuées ardentes. Il ajoute que la surveillance du volcan permet d'avoir vingt-quatre heures pour évacuer la zone habitée en cas de remontée de magma. Des mots peu aimables sont échangés[60], Claude Allègre cherchant à empêcher Tazieff et les membres de son équipe de communiquer les résultats de leurs analyses. Dans le doute, les pouvoirs publics préfèrent évacuer. Finalement, il s'avère que les analyses montrant la présence de magma frais sont erronées, et la Soufrière n'explose pas mais se calme sans provoquer de dégâts[61].

L'année suivante, Tazieff publie dans la célèbre revue Nature un article dans lequel il propose une méthodologie et un code déontologique pour les volcanologues chargés d'estimer les risques liés aux éruptions sur les populations[62]. Il estime que l'évaluation du risque volcanique doit être laissé aux seuls experts, et que ceux-ci ne peuvent être que des conseillers pour les autorités. Les décisions politiques et leur mise en œuvre reviennent aux gouvernements.

Éruption du mont Saint Helens en 1980Modifier

 
Éruption du mont Saint Helens en 1980.

La polémique rebondit en partie quatre ans plus tard, en 1980, lors de l'explosion spectaculaire du mont Saint Helens (État de Washington, États-Unis) qui tue 57 personnes le 18 mai de cette année. Haroun Tazieff qualifie en effet, quelques semaines plus tôt, le mont Saint Helens de « Petite Soufrière » alors qu'il se contente d'un survol du volcan, ce qui va à l'encontre de ce qu'il a toujours préconisé en matière de diagnostic : la répétition de longues observations de terrain au plus près du volcan. Les Américains lui interdisent de se rendre sur le site et il ne peut donc pas poursuivre plus avant ses investigations. De même qu'il avait préconisé une surveillance continue de la Soufrière, indiquant que l'on aurait vingt-quatre heures pour évacuer en cas de remontée de magma frais, lorsqu'il affirme que le mont Saint Helens est une petite Soufrière c'est à la suite de l'observation d'une éruption phréatique, bien antérieure à la catastrophe provoquée par une nuée ardente. Ce n'est à l'évidence pas pour nier le risque ultérieur de remontée de magma, puisque telle est son appréciation des risques à la Soufrière de Guadeloupe[61].

Éruption du Nevado del Ruiz en 1985Modifier

 
La ville d'Armero dévastée par un lahar à la suite de l'éruption du Nevado del Ruiz en 1985.

Ses adversaires tentent de le tenir pour responsable de la mauvaise gestion de la crise du Nevado del Ruiz, en 1985, en Colombie. En réalité, le volcanologue italien Franco Barberi, qui a déjà vécu la polémique de la Soufrière en 1976 au côté de Tazieff, est mandaté au mois d'octobre par les autorités colombiennes pour une expertise. Il conclut à un fort risque de lahar et préconise certaines mesures de prévention, appuyé par Tazieff. Mais il n'est pas écouté et aucune mesure n'est prise par les autorités du pays[63]. Dans le même temps une partie de la communauté scientifique reste sceptique car ne veut pas reproduire « l'erreur de 1976 ». L'éruption du volcan provoque un terrible lahar le 13 novembre, entraînant la mort de 25 000 personnes. Tazieff est ensuite appelé par le président colombien pour évaluer le risque de nouveaux lahars. Il conclut de son inspection qu'il n'y a plus de risque. Il n'y a effectivement pas de second lahar[61].

Vulgarisation scientifiqueModifier

Haroun Tazieff, avec son apparence de baroudeur au visage buriné, son caractère entier et son franc-parler, devient rapidement une des personnalités préférées des médias, et notamment de la télévision en voie de démocratisation dans les années 1950 et 1960. Sa popularité auprès du grand public est immense[64], tant en France qu'à l'étranger, et ne s'érode pas au fil des années. Ainsi, dans les années 1980, il figure encore régulièrement dans le haut du classement annuel de la « personnalité préférée des Français ». Il fait découvrir la volcanologie au plus grand nombre, et il essaie durant toute sa carrière de faire tomber la barrière entre scientifiques et citoyens. Ainsi quand il n'est pas en voyage d'étude sur un volcan de la planète, il participe à de nombreuses conférences et dédicace systématiquement ses livres destinés à un large public[65]. Les récits de ses aventures ont suscité de nombreuses vocations scientifiques, parmi lesquelles celles des volcanologues Jacques-Marie Bardintzeff[66], Jean-Paul Toutain[67] ou encore Salvatore Giammanco[68].

Sa notoriété doit tout d'abord aux nombreux films qu'il réalise dans le but de faire connaître les volcans et la volcanologie. C'est un pionnier, avec Jacques-Yves Cousteau, du long métrage documentaire[69]. Il est le premier à filmer en direct des éruptions volcaniques au plus près du cratère, mais, spéléologue aguerri, aussi le premier à filmer une rivière souterraine (Les Eaux souterraines, en 1956)[10]. Son film Les rendez-vous du diable (1958) est un véritable succès critique et commercial dans le monde entier[70],[21]. Il en est de même pour Volcan interdit en 1966. Les nombreux prix obtenus dans les plus grands festivals internationaux témoignent de l'impact de ses films : Mostra de Venise en 1957, Prix Pellman du cinéma 1959, British Academy Film Awards en 1962.

Par la suite, il délaisse peu à peu le cinéma, et écrit de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique, mêlant le récit de ses aventures de terrain aux résultats de ses recherches en volcanologie. Il publie une trentaine d'ouvrages entre 1951 et 1996, dont certains seront réédités plusieurs fois, tels que Cratères en feu, L'odeur du soufre : expédition en Afar, ou encore Sur l'Etna.

Dans les années 1980, il revient derrière la caméra pour réaliser des séries d'émissions télévisuelles : Haroun Tazieff raconte sa Terre en 1984, Etna 1989 diffusé en 1991, et Le feu de la Terre en 1994. Ses réalisations servent à vulgariser la science auprès du grand public, mais également à communiquer et sensibiliser les populations dans les pays exposés au risque volcanique[71].

La vulgarisation de la science auprès du grand public est mal vue par la communauté scientifique française de l'époque ce qui entraînera bien des malentendus et des jalousies[72]. Tazieff n'obtient un poste et des moyens de recherche au CNRS qu'en 1967. Pendant les quinze années qui précédent il s'autofinance grâce à ses films et ses livres, trouvant ainsi un modèle alternatif à la recherche académique classique[65].

Centre Haroun Tazieff pour les Sciences de la TerreModifier

À la suite du décès en 2006 de France Tazieff-Depierre, dernière épouse d'Haroun Tazieff et sa légataire universelle, le patrimoine culturel Tazieff est dispersé par ses neveux et nièces, France ayant omis de dater et signer son testament. C'est le physicien Jacques Labeyrie, compagnon et collègue d’Haroun Tazieff depuis 1950, qui demande au fils de Tazieff, Frédéric Lavachery, de créer une association patrimoniale[73]. Les apports d'Haroun Tazieff à la volcanologie et à la politique de prévention des risques naturels et technologiques majeurs et l'actualité des enjeux au centre desquels il s'est trouvé fortement impliqué, font l'objet des travaux de cette association née en , le Centre Haroun Tazieff pour les Sciences de la Terre, dont le siège social est à Arette, commune des Pyrénées-Atlantiques où se trouve le célèbre gouffre de la Pierre Saint-Martin dont Tazieff fut l'un des explorateurs en 1951 et 1952, et dont le siège administratif est à Chaudeyrolles, en Haute-Loire, au cœur du massif volcanique du Mézenc-Gerbier-de-Jonc[74].

Soutenue par de nombreux scientifiques, dont plusieurs anciens des équipes Tazieff, cette association inscrit son travail dans le terrain du développement local en zone rurale de moyenne montagne, notamment par des actions d'éducation populaire aux enjeux des sciences de la Terre. Elle est animée et présidée par le fils d'Haroun Tazieff, Frédéric Lavachery[74].

Depuis septembre 2011, le Centre Haroun Tazieff conduit avec Christine Hainaut, la directrice de l'école publique primaire Lancelot, à Privas, un projet intitulé Volcans et Paysages Européens qui a pour but de marier l'enseignement scolaire et l'éducation populaire. Ce projet a été distingué au printemps 2012, l'école Lancelot ayant reçu le prix Hippocrène de l'éducation à l'Europe et sa directrice, Christine Hainaut, le prix du Jury au 5e Forum des enseignants innovants[75].

DistinctionsModifier

HommagesModifier

Dans la cultureModifier

 
Tazieffite prélevée sur le volcan Mutnovsky au Kamchatka, Russie.
 
École primaire Haroun Tazieff dans l'ancienne mairie d'Essert, Territoire de Belfort.

Établissements scolairesModifier

Plusieurs établissements scolaires portent le nom d'Haroun Tazieff en France :

Installations sportivesModifier

  • La tribune du terrain de rugby du stade Guy-Môquet de Drancy en Seine-Saint-Denis porte depuis le le nom d’Haroun Tazieff. Une plaque en marbre indique : « Haroun TAZIEFF (1914-1998) - Vulcanologue - Secrétaire d’État chargé de la prévention des risques naturels majeurs (1984-1986) - Joueur et Dirigeant de l'ASD Rugby (1960-1966) - « Ce qui frappe d’abord dès qu’un ballon ovale apparaît dans un groupe d’hommes, c’est l’extraordinaire chaleur qu’il dégage. » - Haroun TAZIEFF ».
  • Le stade de rugby de la commune de Puyoô dans les Pyrénées-Atlantiques porte le nom d’Haroun Tazieff.

ŒuvresModifier

Haroun Tazieff a écrit de nombreux ouvrages de vulgarisation, ainsi que plus d'une centaine de publications scientifiques. Il a également réalisé plusieurs films documentaires dont certains furent primés.

PublicationsModifier

  • Cratères en feu, Arthaud, 1951, 1956, 1957, 1961, 1967, 1970, 1973, 1974, 1976, 1978 et 1996.
  • Le gouffre de la Pierre Saint-Martin, Arthaud, 1952, 1954, 1964 et 1966. Ebook libre de droits sur arsip.fr « Le gouffre de la Pierre Saint-Martin », Arthaud, , p. 190.
  • L'eau et le feu, Arthaud, 1954, 1956, 1966 et 1967.
  • Les rendez-vous du diable, illustrations de Jean Reschofsky, Hachette, 1959, 1960, 1970 et 1975.
  • Volcans et éruptions, Nestlé, 1960.
  • Les volcans, Delpire, 1961 et 1964.
  • Quand la terre tremble, Fayard, 1962, 1967, 1975 et 1981.
  • Histoires de volcans, illustrations de Jean Lavachery, Le Livre de poche, 1964, 1972, 1975 et 1978.
  • Le lac de lave, dans 15 aventures en montagne, Gautier-Languereau, série 15, 1966.
  • Au gouffre de la Pierre Saint Martin, dans 15 aventures sous terre, illustrations de Georges Pichard, Gautier-Languereau, série 15, pp 175 à 188, 1970, 1971 et 1972.
  • L'Etna et les volcanologues, Arthaud, 1971 et 1972. Prix Vikings en 1973.
  • Les volcans et la dérive des continents, Presses universitaires de France, 1972, 1973 et 1984.
  • De l'autre côté de la nuit de Eugene Oustiev, traduit du russe par Zenitta Tazieff-Vivier, Robert Vivier et Haroun Tazieff, préface Haroun Tazieff, Arthaud, 1973.
  • Vingt-cinq ans sur les volcans du globe : apprentissage, dessins de Pierre Bichet, Nathan, 1974.
  • Vingt-cinq ans sur les volcans du globe: volcanologues au travail, dessins de Pierre Bichet, Nathan, 1975.
  • L'odeur du soufre : expédition en Afar, Stock, 1975 et 1976.
  • Cordillères, séismes et volcans, collection Les grands thèmes, Laffont, 1975.
  • Niragongo ou le volcan interdit, illustrations de Pierre Bichet, Flammarion, 1975.
  • Jouer avec le feu, entretiens avec Jean Lacouture et Marine Barrere, Seuil, 1976 et 1977.
  • L'Etna - Uno dei vulcani piu attivi del mondo, Plurigraf, 1977 et 1989.
  • Erebus, volcan antarctique, Arthaud, 1978 et 1994.
  • La Soufrière et autres volcans : la volcanologie en danger, Flammarion, 1978.
  • Ouvrez donc les yeux : conversations sur quelques points brûlants d'actualité, conversations avec Claude Mossé, Laffont, 1980.
  • Ça sent le soufre, avec Claude Villers, Nathan, 1981.
  • Maîtriser l'énergie, avec Philippe Chartier, la Documentation française, 1983.
  • Quand la terre tremble, documentation Valérie Thomas, IIIe édition, Fayard, 1986.
  • La prévision des séismes, Hachette, 1989.
  • La terre va-t-elle cesser de tourner ? Pollutions réelles, pollutions imaginaires, Seghers, 1989, 1991 et 1992.
  • Le volcanisme et sa prévention, avec Max Derruau, Masson, 1990.
  • Natura nostra, avec Yann Le Pichon, Béatrice Becquart, Paul-Émile Victor, préface de Brice Lalonde, Great events éditions, 1990.
  • Sur l'Etna, avec Bernard Amy et Florence Trystram, Flammarion, 1991.
  • Les défis et la chance : ma vie, volume 1 De Pétrograd au Niragongo, Stock, 1991.
  • Les défis et la chance : ma vie, volume 2 Le vagabond des volcans, Stock, 1992.
  • Volcans, Bordas, 1996.

Documents de vulgarisation scientifique et résumés de conférences

Préfaces d'Haroun Tazieff

FilmographieModifier

  • 1948 : Grêle de feu, éruption du Kituro.
  • 1949 : Stromboli, 1949.
  • 1949 : Le Réveil de l'Etna, 1949.
  • 1950 : Etna, 1950.
  • 1953 : Le gouffre de la Pierre Saint Martin, documentaire, 18 minutes, réalisé avec Michel Bernheim, voix-off Haroun Tazieff et Jacques Labeyrie.
  • 1956 : Les Eaux souterraines, film 16 mm, 25 minutes, narrateur Bernard Blier. Lauréat du prix documentaire au festival de Venise en 1957. Premier prix de l'Université de Padoue.
  • 1957 : Les Volcans.
  • 1958 : Les Rendez-vous du diable, production indépendante, Bruxelles, 80 minutes. Expéditions à Sakurajima, Aso-San, Taal, Anak Krakatoa, Sumbing, Mérapi, Izalco, Stromboli, Etna, Faïal. Prix Pellman du cinéma 1959. Prix Flaherty pour la version anglaise. Lauréat du meilleur court métrage au festival international du film de Melbourne (Australie) en 1962. Meilleur film documentaire aux British Academy Film Awards en 1962.
  • 1963 : Stromboli, production Ciné-documents Tazieff, film 16 mm noir et blanc, 13 minutes.
  • 1963 : Le lac du Niragongo.
  • 1966 : Le Volcan interdit, Gaumont, 90 minutes. Film nominé aux Oscars en 1967, catégorie du meilleur documentaire. Grand Prix du cinéma pour la Jeunesse. Prix Parkin.
  • 1973 : Erta Ale, production Ciné-documents Tazieff - CNRS images, film 16 mm, 22 minutes.
  • 1974 : Izalco, Stromboli, Etna, Faïal des Açores, Les Volcans, Film Office.
  • 1974 : Niragongo et éruptions fantastiques, Film Office.
  • 1975 : Afar : la dérive des continents, Gaumont, 45 minutes.
  • 1976 : Le Niragongo, 1976, Gaumont, 45 minutes.
  • 1977 : L'Etna, Gaumont, 45 minutes.
  • 1977 : L'Erebus : volcan antarctique, Gaumont, 45 minutes.
  • 1980 : Gunung Merapi, CNRS images, film 16 mm, 54 minutes.
  • 1982 : 7 films documentaires pédagogiques CNDP : La naissance d'un volcan, Stromboli, Solfatares et fumerolles, Coulées de lave, Lac de lave, Explosions, La naissance d'un océan, 13 minutes chacun.
  • 1984 : La Terre, son visage de Jean-Luc Prévost, éd. Société nationale de télévision française, série Haroun Tazieff raconte sa Terre, vol. 1, 52 minutes.
  • 1984 : La Mécanique de la Terre de Jean-Luc Prévost, éd. Société nationale de télévision française, série Haroun Tazieff raconte sa Terre, vol. 2, 50 minutes.
  • 1984 : Les Colères de la Terre de Jean-Luc Prévost, éd. Société nationale de télévision française, série Haroun Tazieff raconte sa Terre, vol. 3, 57 minutes.
  • 1984 : Déserts arides et déserts de glace de Jean-Luc Prévost, éd. Société nationale de télévision française, série Haroun Tazieff raconte sa Terre, vol. 4, 57 minutes.
  • 1984 : Les Éléments naturels qui façonnent le paysage de la Terre de Jean-Luc Prévost, éd. Société nationale de télévision française, série Haroun Tazieff raconte sa Terre, vol. 5, 50 minutes.
  • 1984 : Haroun Tazieff et les volcans de Jean-Luc Prévost, éd. Société nationale de télévision française, éd. Radio-France, série Haroun Tazieff raconte sa Terre, vol. 6 et vol. 7, 57 minutes et 52 minutes.
  • 1984 : Volcans d'Europe et de France, série Haroun Tazieff raconte sa Terre, vol. 8.
  • 1984 : Les mystères des abysses, série Haroun Tazieff raconte sa Terre, 51 minutes.
  • 1984 : Les profondeurs de la planète, série Haroun Tazieff raconte sa Terre, 57 minutes.
  • 1984 : Le cycle de l'eau, série Haroun Tazieff raconte sa Terre, 52 minutes.
  • 1990 : L'Etna 1989.
  • 1991 : Retour à Samarkand, série télévisée de quatre émissions de 52 minutes : 1.Au Battistan, 2.En pays Hunza, 3.En Kasgharie, 4.En pays Ouzbek.
  • 1991 : Le feu de la Terre 1 : Du volcan interdit à la montagne de Dieu, Gaumont, 52 minutes. (Tanzanie, Kenya, Zaïre)
  • 1991 : Le feu de la Terre 2 : Au royaume de Vulcain : Sur les traces d'Empédocle, Gaumont, 52 minutes. (Italie, Sicile)
  • 1991 : Le feu de la Terre 3 : Le triangle de l'Afar, Gaumont, 52 minutes. (Éthiopie, Djibouti)
  • 1991 : Le feu de la Terre 4 : Le boulevard des volcans ou Cordillères des volcans, Gaumont, 52 minutes. ( Chili, Guatemala)
  • 1991 : Le feu de la Terre 5 : Java : Les cratères fertiles, Gaumont, 52 minutes. (Indonésie)
  • 1991 : Le feu de la Terre 6 : Prévoir l'imprévisible, Gaumont, 52 minutes. (Japon, Philippines, Antilles, Antarctique)
  • 1992 : Les volcans, Ciné Documents Tazieff Gaumont, 90 minutes.

Publications scientifiquesModifier

Notes et référencesModifier

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  5. « Robert Vivier | Connaître la Wallonie », sur connaitrelawallonie.wallonie.be (consulté le )
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  60. Claude Allègre : « Tazieff est un clown qui s'habille d'amiante pour faire frissonner les bonnes dames », en 1976, cité dans Je me souviens de Je me souviens. Haroun Tazieff : « Les arguments avancés par ces volcanologues d'occasion étaient faux. Soit par manque d'expérience et de sang-froid dans le cas de M. Brousse, soit pour ces mêmes raisons aggravées par une erreur délibérée (cas de M. Allègre), d'autant plus grave qu'il s'agissait d'une erreur intellectuelle, consistant à produire sciemment des résultats inexacts. » (L'éruption de la Soufrière de Guadeloupe en 1976, Géographie et Recherche, n°24 (décembre 1977), pp.26-30)
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AnnexesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier