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Bataille de la Lys (1918)

bataille de la Première Guerre mondiale
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Bataille de la Lys
Description de l'image Ieper WWI devestation.jpg.
Informations générales
Date du 9 au
Lieu Ypres (Belgique)
Issue Indécise
Belligérants
Drapeau du Portugal Portugal
Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande
Drapeau de l'Australie Australie
Drapeau de la France France
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Commandants
Drapeau du Portugal général Gomes da Costa
Drapeau du Royaume-Uni Herbert Plumer
Drapeau du Royaume-Uni Henry Horne
Drapeau de la France Philippe Pétain
Drapeau de l'Allemagne général von Quast
Forces en présence
2e division portugaise
20 000 hommes
55e division britannique
VIe armée allemande
50 000 hommes
Pertes
7 000 tués, blessés ou prisonniers

Première Guerre mondiale

Batailles

Offensive du printemps :

Opération Michael · Lys (1918) · Aisne (1918) · Bois Belleau · Montdidier-Noyon · Hamel · Marne (1918) Coordonnées 50° 42′ 20″ nord, 2° 54′ 00″ est

Géolocalisation sur la carte : Flandre-Occidentale

(Voir situation sur carte : Flandre-Occidentale)
Bataille de la Lys

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Bataille de la Lys

La bataille de la Lys, également connue sous le nom de quatrième bataille d'Ypres ou de bataille d'Estaires (en Allemagne : Vierte Flandernschlacht), fait partie de l'ensemble des offensives allemandes dans les Flandres, l'opération Georgette conçue par le général Ludendorff pour reprendre Ypres, au cours de la Première Guerre mondiale. La bataille de la Lys s'est déroulée du 9 avril 1918 au 29 avril 1918. L'état-major allemand bénéficie du renfort des troupes ramenées de Russie à la suite de la paix signée avec les soviets (traité de Brest-Litovsk).

La 2e division portugaise, commandée par le général Gomes da Costa (qui deviendra plus tard président du Portugal), avec approximativement 20 000 hommes, perd environ 300 officiers et 7 000 hommes, tués, blessés ou prisonniers, en résistant à l'attaque de quatre divisions allemandes, fortes de 50 000 hommes, de la VIe armée allemande commandée par le général von Quast.

Sommaire

ChronologieModifier

 
Situation le 10 avril 1918 à Messines.

Du 7 au 9 avril, l'artillerie allemande pilonne sans discontinuer la région d'Estaires, en utilisant une grande quantité d'obus à gaz toxiques.

Le 9 avril 1918, à 4 heures, des obus tombent sur les positions britanniques basées entre La Bassée et Armentières. À 8 heures, la 6e armée allemande du général von Quast attaque par surprise, sous un épais brouillard, les 55e, 40e et 34e divisions d'infanterie britanniques, et la 2e division d'infanterie portugaise qui est enfoncée entre le canal de La Bassée et la Lys. Quasiment anéantie elle se replie, entrainant plusieurs divisions de la 1re armée britannique craignant d'être prises à revers. Au soir les troupes allemandes ont franchies la Lys et la Lawe, pris et incendié Estaires et ont avancé allemande de 10km dans le dispositif allié et capturé 10 000 soldats.

Le 10 avril, la IVe armée allemande du général von Arnim entre en action contre la 2e armée britannique avec comme objectif Ypres. A la fin de la journée les Allemands prennent Messines aux troupes britanniques d'Afrique du Sud et occupent totalement Estaires et les environs défendus par la 50e division d'infanterie française.

Le 11 avril, Armentières, Messines et Merville sont prises par les Allemands. Afin de protéger ses défenses le général Haig inonde son secteur, en attendant le renfort du 2e corps d'armée français du général Fayolle dirigé sur Saint-Omer.

Le 15 avril, les Allemands atteignent le mont Kemmel, tandis que plus au nord, les Anglais évacuent tout le terrain situé entre Poelkapelle et Gheluvelt. Au nord d'Ypres, les Belges tiennent leur front sans désemparer malgré plusieurs assauts allemands.

Le 25 avril, 6 divisions allemandes appuyées par un bombardement d'obus à gaz toxiques, des Minenwerfer et de l'aviation attaquent entre Ypres et Bailleul et s'emparent du mont Kemmel défendu par les 416e, 99e et 22e régiments d'infanterie des 28e et 36e divisions Françaises.

Le 29 avril, les Allemands reprennent l’offensive, mais épuisés, ils échouent à prendre les monts Rouge et Noir, les empêchant de progresser vers les ports de Calais et Dunkerque.

Malgré ces percées allemandes les alliés tiennent et, finalement, le 1er mai l'état-major allemand décide le 1er mai de stopper l'opération Georgette.

Le 2 mai, la quatrième bataille d'Ypres s'achève sans que l'armée allemande du front nord puisse espérer atteindre son objectif qui était de déferler vers la France par les ports de la côte belge et française. Plus au sud, le général Foch, commandant en chef des armées alliées, qui prépare ce qu'il veut être l'offensive décisive sur la Somme, n'a pas voulu distraire de troupes pour aider les Anglo-Franco-Belges à Ypres. C'est qu'il considère que c'est sur la Somme, où les Américains viennent renforcer les Franco-Anglais, que va se produire, croit-il, l'action décisive qui doit obliger l'état-major allemand à renoncer à conquérir le dernier morceau du territoire belge encore inviolé. De fait, ils n'y arriveront pas. Cependant, la grande offensive alliée qui doit vaincre l'Allemagne n'est pas encore pour tout de suite. Il est manifeste qu'après Ypres, les Allemands veulent utiliser les forces libérées par la paix avec la Russie pour un effort suprême plus au sud.

PhotosModifier

BibliographieModifier

  • Yves Buffetaut (ill. Jean Restayn, avec la participation de Dominique Bussillet et Emmanuel Cadé), La Bataille de la Lys : Flandre 1918, Louviers, Ysec médias, , 81 p. (ISBN 978-2-919091-28-7).
  • (fr + pt) Manuel Do Nascimento, La Lys : devoir de mémoire [« dever de memoria »], Paris, L'Harmattan, , 77 p. (ISBN 978-2-296-05251-2).
  • Patrick Rouveirol, « La Lys, 9 avril 1918 : la bataille perdue des soldats inconnus portugais », revue Champs de bataille, no 19, décembre-janvier 2007.

Liens externesModifier