Decazeville

commune française du département de l'Aveyron

Decazeville
Decazeville
Élie Decazes - Statue située place Decazes à Decazeville
Blason de Decazeville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Intercommunalité Communauté de communes Decazeville Communauté
(siège)
Maire
Mandat
François Marty
2014-2020
Code postal 12300
Code commune 12089
Démographie
Gentilé Decazevillois(e)
Population
municipale
5 360 hab. (2017 en diminution de 9,69 % par rapport à 2012)
Densité 386 hab./km2
Population
aire urbaine
18 792 hab.
Géographie
Coordonnées 44° 33′ 35″ nord, 2° 15′ 23″ est
Altitude Min. 163 m
Max. 454 m
Superficie 13,88 km2
Élections
Départementales Canton de Lot et Dourdou
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel

Decazeville, en occitan La Sala[1], est une ville du département français de l'Aveyron et de la nouvelle région Occitanie.

Elle a été créée au XIXe siècle en raison de la présence d'un gisement de houille, et dans le contexte de la révolution industrielle. C'est le charbon qui a causé le développement de la commune, faisant (selon les Charbonnages de France CdF) de Decazeville (qui a produit de 1966 à l'arrêt de l'exploitation à ciel ouvert en juin 2001) un point majeur de la production charbonnière dans le département avec plus de 10 millions de tonnes de charbon produites.

Elle doit son nom au duc Élie Decazes (1780-1860), homme politique et fondateur de l'usine à l'origine de la ville.

GéographieModifier

LocalisationModifier

SiteModifier

La commune de Decazeville se trouve dans la vallée d'un ruisseau affluent du Lot appelé riou mort (forme occitane du mot ruisseau) à environ 200 m d’altitude.

Hydrographie et reliefModifier

Ces composantes du paysage ont été fortement marquées et modifiées par l'industrie minière qui a laissé un énorme trou dit fosse de la découverte de Lassalle, correspondant à l'extraction de millions de tonnes de charbon, mis en sécurité et repaysagé sous l'égide de CdF entre 2001 et 2007 (pour un coût d'environ 30 millions d'euros). Selon CdF, 110 millions de tonnes de charbon ont été extraites dans l'Aveyron, 200 millions de tonnes de stériles ont été déplacées sur les découvertes (...) Les travaux de réhabilitation ont nécessité de déplacer 6 millions de m3 de terres,construire 10 km d'ouvrages hydrauliques enrochés, reboiser 40 hectares et enrocher sur un kilomètre, le tour du lac de 8 hectares en fond de fosse de la découverte de Lassalle[2]

À côté de cette découverte se trouve un terril appelé crassier localement, composé de « crasses », de déchets organiques, de minéraux non intéressants (grès, argile, rhyolite...) et de stériles ou résidus de mine et d'usine (schistes, cendres). Ce crassier culminait à plus de 400 m d'altitude puis il s'est légèrement affaissé avec le temps.

ClimatModifier

La ville de Decazeville a un climat plutôt tempéré chaud. De grosses averses s'abattent toute l'année sur Decazeville. Même lors des mois d'été (juin, juillet, août) les précipitations sont assez importantes. Decazeville affiche une température annuelle moyenne de 12,8 °C. Il tombe en moyenne 721 mm de pluie par an. Pour conclure, le climat est humide avec peu de sécheresse.

TransportsModifier

Les autobus du Transport Urbain du Bassin (TUB) reliant les communes et villes autour de Decazeville, c’est-à-dire Viviez, Aubin, Cransac, Firmi, et Combes permettent un déplacement aisé dans l’agglomération. Ce transport interurbain est géré par la société Cars Sauterel à Aubin.

Axe ferroviaireModifier

La ville de Decazeville de par son activité sidérurgique et minière importante à partir de la seconde moitié du XIXème siècle, bénéficie depuis le 30 août 1858 d’un raccordement au réseau ferré via la ligne Viviez à Decazeville (n°743000 du réseau ferré national), antenne de la ligne Capdenac à Rodez[3][4]. Cette ligne d’une longueur de 4,5 km en cul-de-sac est déclarée d’utilité publique le 7 avril 1855. Elle dessert la gare de marchandises dans le quartier de Fontvergnes[5] et par la suite, une gare voyageurs est construite à Decazeville à partir de 1861[6]. A partir de 1900, la ligne est complétée par des arrêts supplémentaires à Laubarède et la Vitarelle, puis à Fontvergnes où un arrêt voyageurs vient compléter la gare de marchandises déjà existante[7]. Suite au déclin économique du bassin minier, en raison de la crise sidérurgique et du charbon, le service voyageurs est arrêté le 6 août 1973 et le service marchandises le 30 septembre 1989. Par décret, la ligne est déclassée le 27 mai 1990 pour permettre l’aménagement de la route nationale 140[8]. Depuis cette époque, la gare de Viviez-Decazeville située à proximité, assure le services voyageurs et marchandises et cette dernière dessert Albi via Rodez, Paris via Brive ou Toulouse via Capdenac-Gare.

Axes routiersModifier

La commune de Decazeville est traversée par une route départementale reliant le nord de Martel (presque de Cressensac) à Rodez (RD 840 - anciennement RN 140).

UrbanismeModifier

ToponymieModifier

La ville et le nom sont récents : le lieu s'appelait auparavant "La Salle" ou "Lasalle" (La Sala en occitan), qui désignait au Moyen Âge une maison forte de petite noblesse.

HistoireModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune de Decazeville se blasonnent ainsi :
De gueules à deux hauts fourneaux d’or, accouplés, les récupérateurs au centre, leur tuyauterie de sinople, accompagnés en pointe d’une foi d'argent parée d'or, au chef d’argent chargé de trois lampes anciennes de mineur de sable allumées de gueules.

Moyen Âge et époque moderneModifier

La Salle produisait du charbon dès le XVIe siècle, exporté par le Lot vers Bordeaux, mais en petites quantités. Louis XIV et ses successeurs, malgré les protestations de la paroisse, dotèrent leurs maîtresses de mines.

Époque contemporaineModifier

 
Statue de François Cabrol.

Le duc Decazes (1780-1860) qui hérita des mines, créa en 1826, avec l’aide du polytechnicien François Gracchus Cabrol, les Houillères et Fonderies de l'Aveyron qui allaient faire de ce village-rue un grand centre sidérurgique[1]. Au début de la Monarchie de Juillet, la cité prit le nom de Decazeville[9]. Les actes d'état civil de cette commune commencent en 1835. L'apogée fut atteinte au début du XXe siècle avec une population active de 9 000 travailleurs et une production d'un million de tonnes de fonte par an. Cette activité, aujourd'hui déclinante, a amené Decazeville à se diversifier et a développer d'autres industries : métallurgie, sidérurgie, industrie du bois, chaudronnerie, production de tubes en acier.

C'est parce qu'il y avait (et il y a toujours) du minerai de fer dans le vallon de Saint-Christophe-Vallon, Valady et Marcillac-Vallon que l'industrialisation sur le bassin sidéro-métallurgique de Decazeville fut possible. C'est sur le causse comtal que se trouvaient les extractions de minerai de fer (Solsac, Mondalazac...) ; ramené ensuite sur Decazeville et Firmi, dans les hauts-fourneaux (des fours à coke, des fours à griller pour faire couler de la fonte) par le biais d'un transport aérien par pylônes puis par une voie de chemin de fer à voie étroite (66 cm) réalisée par François Cabrol de 1852 à 1856. Cette voie est composée de 10 tunnels maçonnés et travaillés esthétiquement et de trois ponts dont un viaduc appelé par trois noms différents : viaduc de l'ady, pont de Malakoff et pont Cabrol. De nos jours, ces ouvrages sont devenus des vestiges perdus dans des parcelles privées et / ou en ruines. Le viaduc de l'Ady a été détruit petit à petit entre 1945 et 1965. Le pont rouge, par contre à Marcillac-Vallon, a été restauré dans les années 1990 et est devenu un symbole de l'industrialisation localement.

Une grève de six mois de 2 000 mineurs en 1886 provoqua le déploiement de troupes et de nombreuses arrestations[10].

Après des années de privation et de rationnement, en période de forte inflation et alors que le récent statut du mineur est remis en cause, la grande grève des mineurs de 1948 se déclenche. Elle dure près de deux mois, et un grand mouvement de solidarité se dessine. Les mineurs reçoivent un camion de vivres collectées par le Parti communiste français est ainsi livré le 5 novembre[11]. De même, l'adjoint au maire refuse de signer l'ordre de réquisition des mineurs faisant partie des équipes de sécurité (17 octobre)[12] ou les enfants de mineurs sont pris en charge le temps de la grève par des personnes solidaires à Millau[13].

Le bassin minier est connu pour une autre grève qui eut lieu de 1961 à 1962 et où plus de 1 500 mineurs restèrent 66 jours au fond de la mine entre le et le [14]. La dernière mine a définitivement fermé en juin 2001.

Ayant subi de plein fouet le déclin de l'industrie minière, cette ville comporte désormais de nombreuses friches industrielles tout en gardant un caractère populaire lié à son passé minier et industriel.

L'ancienne zone industrielle du centre de la ville a subi des étapes de dépollutions ces 20 dernières années. Elle est en cours de réaménagement et pourra devenir une nouvelle zone d'activités.

Petit récapitulatif :

Arrêt des exploitations minières souterraines avec puits et galeries : 1966.

Arrêt de l'exploitation minière en découverte à ciel ouvert : 2001.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1919 1941 Paul Ramadier SFIO Député, conseiller général
1941 1944 Georges Tourtonde   Nommé par le Gouvernement de Vichy[15]
1945 1959 Paul Ramadier SFIO Président du Conseil
1965 1971 René Rouquette PSU  
1971 1977 Yves Roques PS  
1977 1995 Pierre Delpech app. PCF puis DVG  
1995 2010 Pierre Gadea PS Président de la communauté de communes
2010 2014 Jean Reuilles PS  
2014 En cours François Marty Divers Droite Salarié retraité
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1836. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2017, la commune comptait 5 360 habitants[Note 1], en diminution de 9,69 % par rapport à 2012 (Aveyron : +1,08 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
2 7154 1546 3235 9388 8428 6207 1068 7109 547
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
9 62510 7028 8719 63411 53612 96114 14414 08914 261
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
15 21012 36512 13811 51011 85510 53210 2318 8047 754
1999 2006 2011 2016 2017 - - - -
6 8056 2945 9175 3555 360----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[20] 1975[20] 1982[20] 1990[20] 1999[20] 2006[21] 2009[22] 2013[23]
Rang de la commune dans le département 4 4 5 6 6 6 6 6
Nombre de communes du département 306 303 304 304 304 304 304 304

Au début du XXe siècle, Decazeville comptait 11 536 habitants[24].

EnseignementModifier

La ville dispose de plusieurs établissements d'enseignement disposant de services de restauration scolaire.

Écoles publiquesModifier

Écoles privéesModifier

SantéModifier

La ville de Decazeville dispose d'un hôpital, le centre hospitalier Pierre Delpech (anciennement Hospice Tinel), sis 60, avenue Prosper Alfaric.

Une nouvelle maison de santé a été inaugurée en 2014, permettant de regrouper sur un même site différents praticiens afin d'obtenir une collaboration transverse[33]. Outre l'aspect purement sanitaire, la construction de cette entité juxtaposant la pépinière d'entreprises se veut le symbole du renouveau de la zone centrale.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

La nuit du jazz "New Orleans" (1991-2014)Modifier

 
Jean Meyniel, organisateur de la nuit du jazz "New Orleans" à Decazeville.

La nuit du jazz « New Orleans » est un événement musical populaire[34] organisé à Decazeville à l’initiative de Jean Meyniel (décédé en juin 2017)[35], amateur de jazz et président de l’office de tourisme de Decazeville[36],[37]. Lancée en 1991 sous l’appellation « Nuit du jazz », la première édition gratuite présente en tête d'affiche Daniel Sidney Bechet[38]. L’année suivante, l'appellation nuit du Jazz est complétée par New Orleans.

Le festival "Mines de Jazz" (depuis 2003)Modifier

Le festival « Mines de Jazz » est un événement culturel et musical[39] autour du jazz qui se déroule tous les ans[40] à Decazeville depuis 2003, sur quatre jours au printemps. Organisé par l’association « Mines de Jazz – 2e rappel », association loi 1901 installée avenue Cabrol à Decazeville[41], ce festival développe aussi des interactions avec son territoire : programmation au cinéma de Decazeville[42], exposition photos[43], actions éducatives dans les écoles[44][45].

Le Festival de feux d'artifice de DecazevilleModifier

Un festival intercontinental de feux d'artifice est organisé depuis des années fin juillet sur le site de l'ancienne mine à ciel ouvert : La Découverte.

Le pèlerinage de CompostelleModifier

Decazeville est située sur la Via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. On vient de Noailhac et de sa chapelle Saint-Roch. La commune suivante est Livinhac-le-Haut où l'on trouve, à nouveau, une chapelle Saint Roch. Bien sûr, l'étape de Decazeville (fondée au XIXe siècle) portait un autre nom dans le Guide du Pèlerin d'Aymeri Picaud (XIIe siècle).

SportsModifier

Club de rugby à XV, le Sporting Club decazevillois évolue en Fédérale 2 pour la saison 2017-2018[46] et sera maintenu de justesse dans cette division grâce au jeu des rattrapages administratifs[47]. Après une saison 2018-2019 qui n'a pas été à la hauteur[48] (8 défaites consécutives depuis début 2019), ce club de rugby descend en Fédérale 3 pour la saison 2019-2020[49].

MédiasModifier

Trois journaux quotidiens couvrent l'actualité locale : Centre Presse (Aveyron), La Dépêche du Midi et Midi libre.

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

EmploiModifier

La ville est dotée d'une Maison commune emploi formation et d'une pépinière d'entreprises.

Secteurs d'activitésModifier

Entreprises de l'agglomérationModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Musique et chantModifier

  •  
    La Lyre decazevilloise photographiée en mai 2018.
    La Lyre decazevilloise : Il s'agit de l'une des plus anciennes associations de la ville, fondée en 1900, qui regroupe aujourd'hui un orchestre d'harmonie et une école de musique.
  • L'Avenir decazevillois : Il s'agit d'une association de Decazeville, fondée le 24 octobre 1968[50], qui regroupe une batterie-fanfare et une école de musique[51]. Cette formation musicale, héritière de la clique de l'Alerte puis de la fanfare des sapeurs -pompiers, est placée sous la direction du tambour-major Jean-Claude Dal (successeur de Charles Tochon)[52]. Cette batterie-fanfare assure essentiellement des prestations protocolaires parfois accompagnée par l'orchestre d'harmonie de la Lyre decazevilloise[53]
  •  
    Orgue Cavaillé-Coll de Decazeville (1874).
    Orgue Cavaillé-Coll : L’orgue Aristide Cavaillé-Coll de Decazeville est un orgue de tribune (12 jeux) d'esthétique romantique, inauguré le 11 octobre 1874 en l’église Notre-Dame[54]. Selon l'inventaire de la société Cavaillé-Coll, il est enregistré sous la référence "CC 426/423" pour un montant de 18000 francs de l'époque[55]. Modernisé en 1889 par Théodore Puget[56], la console, séparée et tournée face à la nef, comporte deux claviers manuels de 54 notes chacun (grand-orgue, 6 jeux ; récit expressif, 6 jeux) et un pédalier à l'allemande[57]. Sa dernière restauration d’envergure remonte à 1990 par Pascal Quoirin et Jean Boissonnade. L’orgue est classé monument historique depuis le 4 mars 1994[58]. Selon les opportunités, il est joué en concert par des organistes invités[59],[60] ou des pèlerins de passage[61].

Curiosités à visiterModifier

  • Peinture : Dans l'église moderne du XIXe siècle Notre-Dame, on peut admirer un chemin de croix symboliste unique du XIXe siècle (1863) du peintre Gustave Moreau. Une œuvre originale en 14 chefs-d'œuvre d'un maître de la couleur et de la lumière. (Commandée par Élie Cabrol, fils de François)
  • Sculpture : Au monument aux morts de Decazeville, se trouvent 4 bas-reliefs en bronze du maître André Galtier avec une massive lampe de mineur en bronze d'art.
  • Le mausolée Cabrol dans le cimetière de Miramont.
  • Dans différents lieux de la ville, on trouve 4 statues de bronze représentant :

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Musées et sites pittoresquesModifier

  • La ville abrite le musée régional de géologie « Pierre Vetter » (du nom de son fondateur), consacré surtout aux gisements de la période du carbonifère.
  • Dans un ancien bâtiment industriel : musée de l'A.S.P.I.B.D. (Association de Sauvegarde du Patrimoine Industriel du Bassin de Decazeville-Aubin) Ce musée a pour objectif de mettre en valeur toutes les activités industrielles locales de la mine, du charbon, du fer, de l'acier, de la fonte, du zinc du verre et de la brique. Sur place : 600 m2 d'expositions de matériels miniers et métallo-sidérurgique, machines, documents, plans, photographies d'époques, reconstitutions, véhicules et maquettes. Des visites commentées sont aussi organisées en période estivale par l'office de tourisme de la ville.
  • À Aubin, se trouve le Musée de la mine Lucien Mazars destiné à garder en mémoire tout le patrimoine issue de la mine sur le bassin houiller. Sur place : documents et objets divers d'époque et simulation d'un coup de grisou dans une galerie artificielle.
  • Le musée des mémoires de Cransac renferme des documents, photographies et maquettes détaillées des mines Cransac ainsi que sur la résistance de la seconde guerre mondiale.
  • Site de La Découverte, ancienne mine à ciel ouvert accompagné du chevalement métallique du puits Central. (Seul chevalement restant.) Véritable amphithéâtre de verdure, les sentiers de La Découverte permettent de belles promenades.
  • Peintures murales de la Société de secours minière de Decazeville, réalisées en 1940 par un couple d'artistes belges en exode, Auguste et Constance Equeter[62].

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Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  •  Bénédicte Boyrie-Fénié et Jean-Jacques Fénié (ill. Patrick Mérienne), Toponymie des pays occitans : Gascogne, Languedoc, Provence, domaine nord-occitan, Bordeaux, Éd. Sud-Ouest, coll. « Sud-Ouest université », , 479 p., cartes, couv. ill. en coul. ; 23 cm (ISBN 978-2-87901-808-9, ISSN 1242-6334, notice BnF no FRBNF41181230), p. 302
  • Gilbert Bou, Gustave Moreau à Decazeville : 14 tableaux dans l'église Notre-Dame, Rodez, Ed. du Rouergue, , 75 p., ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 28 cm (ISBN 978-2-8126-0136-1, notice BnF no FRBNF42217784)
  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel, La Sala : Boissa, Flanhac, Las Juniás, Livinhac, Sent-Antin, Sent-Partem / Christian-Pierre Bedel et les habitants del canton de La Sala, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 231 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-05-X, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36652253)
  • (oc) Joan Bodon, Andrieu Pradèl et Sèrgi Mallet (préf. Ives Roqueta), Los carbonièrs de La Sala, Enèrgas (81350 Valdériès), Vent terral, coll. « Viure al païs » (no 1), , 181 p., couv. ill. ; 23 cm (ISSN 0338-8859, notice BnF no FRBNF34576196)
  • Factum (Faillite). Decazeville. Aveyron. 1866 : Procès-verbal de la séance de l'Association des créanciers aveyronnais de la faillite de Decazeville, Rodez, E. Carrère, , 2 p. (notice BnF no FRBNF36791736)
  • Alain Boscus (préf. Rolande Trempé), Économie et société dans le bassin industriel nord-aveyronnais : 1900-1950, Montreuil, Institut CGT d'histoire sociale : Centre confédéral d'études économiques et sociales de la CGT, , 722 p., ill., couv. ill. ; 24 cm (ISBN 2-904728-05-8, notice BnF no FRBNF37066368)
  • Franc Chirac, Le Bassin houiller de l'Aveyron illustré : Nouv. éd. - Reproduit avec une graphie moderne l'éd. de 1907 parue sous la forme de 5 fascicules entre le 1er mars et le 1er juin 1907, Brive-la-Gaillarde, Éd. du Ver luisant, , 175 p., ill., couv. ill. ; 20 cm (ISBN 2-84701-039-4, notice BnF no FRBNF38946402)
  • Jean Costumero, Decazeville : promenade historique, 1800-1940, Albi, Association Guérilleros y reconquista, , 472 p., ill. en noir et en coul., couv. et jaquette ill. en coul. ; 31 cm (ISBN 978-2-9540741-1-5, notice BnF no FRBNF43551625)
  • Jean Costumero, De Decazeville au Val d'Aran : dans les pas d'un guérillero espagnol combattant pour la France 39-45, chemin des guérilleros FFI, 9e brigade MOI, Albi, Association Guérilleros y reconquista, , 519 p., ill. en noir et en coul., couv. et étui ill. en coul. ; 31 cm (ISBN 978-2-9540741-0-8, notice BnF no FRBNF42587254)
  • Roger Lajoie-Mazenc, Déracinés et proscrits : le nouveau destin des mineurs de Decazeville, Villefranche-de-Rouergue, Salingardes, , 217 p., In-16 (notice BnF no FRBNF36273021)
  • Louis Lévêque (industriel), Historique des forges de Decazeville, 1826-1914 : Nouv. éd. - Reproduit l'éd. de 1916 "Historique des forges de Decazeville" avec une graphie moderne, Brive-la-Gaillarde, Éd. du Ver luisant, , 217 p., ill., couv. ill. en coul. ; 20 cm (ISBN 2-912497-07-8, notice BnF no FRBNF38888779)
  • Lucien Mazars, Terre de mine : bassin d'Aubin-Decazeville, Rodez, Fil d'Ariane éd., , 285 p., ill., couv. ill. ; 22 cm (ISBN 2-912470-16-1, notice BnF no FRBNF36978991)
  • Lucien Mazars et Francis Mazars, Terre de mine en images : bassin de Decazeville-Aubin, Aubin, Association des amis du Musée de la mine Lucien Mazars, , 265 p., ill. en noir et en coul., couv. ill. ; 24 cm (ISBN 978-2-7466-0685-2, notice BnF no FRBNF41491412)
  • Lucien Mazars (photogr. André Kumurdjian), Le bassin Decazeville-Aubin : géologie, histoire, petit guide du bassin, Millau, Éd. du Beffroi, , 47 p., ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 22 cm (ISBN 2-908123-22-3, notice BnF no FRBNF41347673)
  • Pierre Poujol, Decazeville : une histoire d'hommes. I, Des origines à 1940, Treignac, Éd. les Monédières, , 240 p., ill., couv. ill. ; 24 cm (ISBN 978-2-36340-016-1, notice BnF no FRBNF42536067)
  • Pierre Vetter, Géologie et paléontologie des bassins houillers de Decazeville, de Figeac et du détroit de Rodez : Tome I, Description géologique ; Tome II, Étude paléontologique, Albi, Houillères du Bassin d'Aquitaine, , ill. ; 32 cm + tableaux dépliants (notice BnF no FRBNF37315318)
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  • Gérard Pertus et Michel Herranz, Bassin de Decazeville, Aubin, Cransac, Firmi, Viviez : usines et métallos. Tome 2, Decazeville, Association de sauvegarde du patrimoine industriel du Bassin de Decazeville, , 237 p., ill., couv. ill. ; 31 cm (ISBN 978-2-9531052-4-7, notice BnF no FRBNF43520392)
  • Gérard Pertus et Michel Herranz, Mines et mineurs : Bassin de Decazeville : Aubin, Cransac, Firmi, Viviez, Decazeville, Association de sauvegarde du patrimoine industriel du Bassin de Decazeville, , 211 p., ill., couv. ill. ; 31 cm (ISBN 978-2-9531052-1-6, notice BnF no FRBNF41420313)
  • Gérard Pertus et Michel Herranz, Puits de mines : Bassin de Decazeville : Aubin, Cransac, Firmi, Viviez, Decazeville, Association de sauvegarde du patrimoine industriel du Bassin de Decazeville, , 117 p., ill., couv. ill. ; 31 cm (ISBN 978-2-9531052-0-9, notice BnF no FRBNF41184324)
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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

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