Bonneval (Eure-et-Loir)

commune française du département d'Eure-et-Loir

Bonneval
Bonneval (Eure-et-Loir)
Le fossé ceinturant le centre-ville fortifié.
Blason de Bonneval
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Châteaudun
Intercommunalité Communauté de communes du Bonnevalais
(siège)
Maire
Mandat
Joël Billard (LR)
2020-2026
Code postal 28800
Code commune 28051
Démographie
Gentilé Bonnevalais, Bonnevallais
Population
municipale
4 950 hab. (2018 en augmentation de 2,32 % par rapport à 2013)
Densité 172 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 56″ nord, 1° 23′ 20″ est
Altitude Min. 112 m
Max. 175 m
Superficie 28,82 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Bonneval
(ville isolée)
Aire d'attraction Bonneval
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Châteaudun
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Voir sur la carte administrative du Centre-Val de Loire
City locator 14.svg
Bonneval
Géolocalisation sur la carte : Eure-et-Loir
Voir sur la carte topographique d'Eure-et-Loir
City locator 14.svg
Bonneval
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bonneval
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bonneval
Liens
Site web http://www.ville-bonneval.eu

Bonneval est une commune française située dans le département d’Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire.

GéographieModifier

SituationModifier

Au cœur de la Beauce et au commencement de la haute vallée de la rivière le Loir, Bonneval est un village fortifié. Autour des fortifications de l’enceinte du centre historique, le Loir coule dans les fossés.

L’abondance de l’eau au cœur de la ville lui a valu le surnom de « petite Venise de la Beauce », à l’instar de Montargis, la petite Venise du Gâtinais, dans le département voisin, le Loiret.

 
Position de Bonneval (en rose) dans l'arrondissement de Châteaudun (en vert) du département d'Eure-et-Loir (grisé).
Carte de la commune de Bonneval et des communes limitrophes

Communes limitrophesModifier

Hameaux et écartsModifier

Les Gabeaudières, la Jouannière, Jupeau, la Maison-Blanche, Méroger, Migaudry, Montfaucon, Poireux, Saint-Gilles, Saint-Martin-du-Péan, Saint-Maurice, Villancien, Vouvray.

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 633 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Pré-Saint-Evroult », sur la commune de Pré-Saint-Évroult, mise en service en 1995[7] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,1 °C et la hauteur de précipitations de 597,4 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Châteaudun », sur la commune de Jallans, mise en service en 1952 et à 12 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,6 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,1 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,5 °C pour 1991-2020[13].

Voies de communication et transportsModifier

Desserte ferroviaireModifier

Transports routiersModifier

La ville de Bonneval est desservie par le réseau de mobilité interurbaine Rémi, via la ligne 3 en direction de Chartres ou de Châteaudun.

HydrographieModifier

La commune accueille, au nord de la ville, le point de confluence de la rivière l'Ozanne et du Loir, ce dernier étant un sous-affluent de la Loire par la Sarthe et la Maine[14].

La commune bénéficie depuis 1850 d'une station hydrologique sur le Loir : la hauteur maximale instantanée, relevée à Bonneval le , est de 6,56 m[15].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Bonneval est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[16],[17],[18]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bonneval, une unité urbaine monocommunale[19] de 5 055 habitants en 2017, constituant une ville isolée[20],[21].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bonneval, dont elle est la commune-centre[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 1 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[22],[23].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (83 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (72,8 %), zones urbanisées (9,3 %), forêts (7,7 %), prairies (6,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,7 %)[24].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[25].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme Bona Vallis en 861[26].

Du latin bonam et vallem « bonne vallée » [26].

HistoireModifier

Moyen-ÂgeModifier

C’est autour de l’abbaye Saint-Florentin dont la fondation est entamée en 857 à l'instigation du chevalier Foulques, seigneur de Bonneval[27], que le village de Bonna-Valis s'est développé.

Foulques de Bonneval confie au moine bénédiction Gausmar la tâche de la construction du monastère ainsi que de l'établissement d'une communauté religieuse. Le chevalier Foulques donne, dans le même temps, des terres à Gausmar, afin que la communauté, une fois établie, puisse avoir les moyens de subvenir à ses besoins[27].

L'abbaye qui reçoit des reliques de Saint-Florentin, martyrisé en Bourgogne, prendra le nom d'abbaye Saint Florentin de Bonneval[27].

Lors de l'officialisation de la langue française , le nom latin Bonna-Valis signifiant ''Bon Val'' en français, a été remplacé par Bonneval .

Époque moderneModifier

Époque contemporaineModifier

Vendue à la Révolution comme bien national pour faire une filature, l'abbaye Saint Florentin est transformée en 1845, six ans après la fondation du bagne du Mettray, en colonie agricole pour la jeunesse désocialisée. Le système de redressement pour enfants se développant dans des zones agricoles plus reculées, en particulier au Luc, le centre de Bonneval est réaffecté en 1861 pour faire un asile d’aliénés.

En 1933, la direction médicale de l'asile est confiée à Henri Ey, ancien interne à Sainte Anne de Paul Guiraud qui, reconnaissant sa dette à la psychanalyse sans se départir entièrement des thèses « organicistes » en vigueur, en fait, dans une optique humaniste, un centre pilote de soins où le patient est considéré comme un sujet[28].

Entre le et le , plus de 2 000 réfugiés espagnols, emportés dans la « retirada », fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil, le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion, 53 villages sont mis à contribution[29], dont Bonneval[30]. Les réfugiés sont, sauf exceptions, des femmes et des enfants, les hommes étant désarmés et retenus au Vernet, à Gurs, à Argelès, à Rivesaltes et quelques autres camp d'internement du sud de la France. Ces femmes et ces enfants sont soumis à une quarantaine stricte et vaccinés. Le courrier est limité. Le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[31]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 d'entre eux expriment leur refus de rentrer. Ils sont rassemblés à Dreux et Lucé[32].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Élection municipale de 2014Modifier

  • Maire sortant : Joël Billard (UMP)
  • 27 sièges à pourvoir au conseil municipal (population légale 2011 : 4 674 habitants)
  • 6 sièges à pourvoir au conseil communautaire (CC du Bonnevalais)
Résultats de l'élection municipale du à Bonneval[33]
Tête de liste Liste Premier tour Sièges
Voix % CM CC
Joël Billard * UMP-UDI 1 425 65,88 23 5
Corinne Riverain DVG 738 34,11 4 1
Inscrits 3 242 100,00
Abstentions 644 19,86
Votants 2 598 80,14
Blancs et nuls 435 13,42
Exprimés 2 163 66,72
* Liste du maire sortant

Élection municipale du 15 mars 2020Modifier

  • Maire sortant : Joël Billard
  • 29 sièges à pourvoir au conseil municipal (population légale 2017 : 5 055 habitants)
  • 16 sièges à pourvoir au conseil communautaire (communauté de communes du Bonnevalais)
Élection municipale du 15 mars 2020 à Bonneval[34]
Tête de liste Liste Premier tour Sièges
Voix % CM CC
Joël Billard DVD 888 100 % 29 16
Inscrits 3 226 100,00
Abstentions 2 103 65,19
Votants 1 123 34,81
Blancs et nuls 235 7,28
Exprimés 888 27,53

IntercommunalitéModifier

 
Carte de la communauté de communes du Bonnevalais dans le département d'Eure-et-Loir (2018).

Depuis 2002, Bonneval est le siège de la communauté de communes du Bonnevalais, la neuvième d'Eure-et-Loir par sa population, environ 13 000 habitants (2015). En 2018, la communauté regroupe 19 communes, et le maire, Joël Billard, est le président de la communauté de communes.

Liste des mairesModifier

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1967 Jules Gouzy    
1967 1970 Françoise Panoff    
1970 1977 Henri Martino    
1977 1995 Robert Peigné    
1995 En cours Joël Billard[35],[36] UMP-LR puis DVD Ancien cadre - Ancien sénateur, ancien conseiller général

Politique de développement durableModifier

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[37].

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[38].

JumelagesModifier

 
Jumelages et partenariats de Bonneval. 
Jumelages et partenariats de Bonneval. 
VillePaysPériode
Allendorf[39] Allemagnedepuis
Westerham[39] Royaume-Uni

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[41].

En 2018, la commune comptait 4 950 habitants[Note 7], en augmentation de 2,32 % par rapport à 2013 (Eure-et-Loir : −0,22 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1711 5511 7181 7792 4322 5602 6702 8693 055
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0043 0063 4863 3483 3983 4203 6313 7893 818
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 9544 0113 9913 5973 6163 6273 6993 8034 296
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4 6284 8534 8924 8644 4204 2854 2184 5654 919
2018 - - - - - - - -
4 950--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

  • École maternelle publique « Le Petit Poucet », ruelle des Vignes ;
  • École primaire publique « Le Petit Prince », 7 rue du Bois Chevalier ;
  • École primaire et maternelle « Saint-Sauveur », 15 rue de la Vicomté ;
  • Collège « Albert-Sidoisne », 16 rue des Écoles.

SantéModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

SportsModifier

Principaux ClubsModifier

Canoë Kayak Club Bonnevalais

InfrastructuresModifier

Événements sportifsModifier

La GodilloseModifier
 
Départ de la Godillose 2007

La Godillose[44] est une randonnée pédestre française qui a lieu chaque troisième week-end de juin à Bonneval depuis 1992, organisée par l'association regroupant les 20 communes du canton. Elle fut créée en même temps que l’association de marcheurs de la ville, les Godillots, les deux étant indépendants. Son but est de suivre le principe des randonnées de 100 kilomètres, avec aussi l’esprit d’amateurisme, le classement n’étant fait que par nombre de kilomètres parcourus : les personnes terminant au même endroit mais à des heures différentes sont classées ex æquo ; il n’y a pas de primes à gagner mais simplement des lots pour promouvoir la région . Chaque édition attire environ 500 personnes.

Son tracé varie d’une année à l’autre, mais passe toujours par Bonneval et les vingt communes de son ancien canton. Le trajet complet est de 125 kilomètres, divisés en 20 étapes correspondant à chacun des villages ; les étapes mesurent chacune de 3,5 à 8,5 km[45]. Le départ a toujours lieu le samedi à 13 heures, et tout le monde est arrêté le dimanche à 13 heures, quelle que soit la distance parcourue (si une étape est encore en cours, elle peut être terminée). De plus il est interdit de courir sous peine de disqualification : il ne s’agit que de marche.

Comme pour beaucoup d’autres longues randonnées effectuées en durée limitée, il s’agit principalement de routes, accompagnées de quelques chemins permettant de passer entre les champs. D’un point de vue de l’altitude, les faux-plats sont fréquents car une majeure partie du circuit se fait en Beauce dans des zones cultivées, mais le Loir et la Conie fournissent quelques dénivelés plus ou moins importants. Différents points importants sont observables au fur et à mesure du trajet, aussi bien anciens (certaines églises[46]…) que récents (parcs d’éoliennes, ligne de TGV…).

Liste des meilleures performances (trajet complet en 18 heures ou moins) depuis 2006[47]
Nom Année Durée (hh:mm) Vitesse moyenne (km/h)
Philippe Clément 2014 15:46 7,928
Patrick Cailleaux 2013 16:09 7,740
Jean-Claude Bardou - 16:21 7,645
Fabrice Parrain - 16:21 7,645
Christophe Biet 2012 17:20 7,212
Patrick Baudet - 17:40 7,075
Guy Delacour - 17:40 7,075
CyclismeModifier

Bonneval est liée à la classique Paris-Tours : la ville a accueilli le départ en 2014, est le lieu de départ chaque année de la course espoirs et voit passer très régulièrement la course. La ville a également organisé le départ de 3 étapes du Tour de France : la 5e étape en 1999 remportée à Amiens par Mario Cipollini, la 6e étape en 2004, remportée à Angers par Tom Boonen, et le contre-la-montre l'avant-dernier jour en 2012, gagné à Chartres par Bradley Wiggins. Wiggins s'est également imposé lors du prologue du Tour de l'Avenir 2003, organisé à Bonneval. Enfin, Bonneval est la ville de l'ancien professionnel Laurent Bezault[48].

ÉconomieModifier

Énergie éolienneModifier

Installé en 2006 par la société Zéphir, le parc éolien de Bonneval réunit six turbines Vestas V80 d'une puissance de 2 MW chacune, développant une puissance totale de 12 MW[49].

Culture locale et patrimoineModifier

Édifices religieuxModifier

Abbaye Saint-FlorentinModifier

 
Entrée de l’ancienne abbaye de Saint-Florentin.

  Classé MH (1883)[50] Le monastère bénédictin de Bonneval fut fondé en 857 sous les auspices de Charles de Provence, arrière-petit-fils de Charlemagne. Dédiée primitivement aux saints Pierre et Marcellin, l’abbaye prit le nom de Saint-Florentin à la suite du transfert des reliques de saint Florentin et saint Hilaire, martyrisés à Suin en Bourgogne.

Elle fut pillée en 911 lors des invasions normandes, puis durant la guerre de Cent Ans, puis en 1568 par le grand Condé, à la tête des protestants. À la Révolution, le domaine fut déclaré bien national et vendu à un négociant qui y installa une filature puis une fabrique de tapis.

Devenu propriétaire de l’abbaye en 1828, le conseil général y établit en 1845 une colonie agricole pour enfants abandonnés qui fit place, en 1861, à l’asile d’aliénés départemental. Depuis 1979, celui-ci porte le nom d'un psychiatre français : le Centre Hospitalier Henri Ey, en hommage à l'ancien médecin chef du service des femmes (1934-1970) de Bonneval. Des religieuses, les sœurs de Saint Paul de Chartres, sont présentes jusqu'à la fin des années 1960 dans ce service pour assister les infirmières laïques dans les soins à apporter aux malades et vivre auprès de ces dernières dans la vie quotidienne[51].

Église Notre-DameModifier

 
L'église, depuis les bords du Loir.

  Classé MH (1954)[52] L’église est du style gothique primitif, le plus pur, et date en majeure partie du début du XIIIe siècle, toutefois les parties basses du chevet et les trois fenêtres voisines de chaque collatéral sont en plein cintre et reflètent la fin du XIIe siècle. Le début de la construction la rend donc contemporaine de la cathédrale Notre-Dame de Chartres. Les pignons ornés de crochets sont du XVIe siècle. La flèche des ardoises qui surmonte l’église est ornée d’une galerie et s’élève à 65 mètres au-dessus du sol. Elle abrite trois cloches dont deux anciennes sont classées, l’une date de 1598, l’autre de 1793[53].

Édifices civilsModifier

La Maison du Cheval BlancModifier

Ancienne demeure d'Albert Sidoisne, Historien de la ville.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Portes et vestiges de fortificationsModifier

  Inscrit MH (1927)[54],   Inscrit MH (1927)[55].

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Justice de paixModifier

 
L'ancienne justice de paix, aujourd'hui Espace Culturel Martial-Taugourdeau.

  Classé MH (1965)[56]. Datant du XIIIe siècle, cet édifice massif aurait abrité une maison de justice mais aucun document n'en atteste.

Hôtel de la LanterneModifier

  Inscrit MH (1971)[57].

Maison du DauphinModifier

  Inscrit MH (1971)[58].

L'ordre du Temple possédait un important établissement à Bonneval, appelé l'Abbaye. Le bâtiment tout en longueur se composait aux moins de deux étages sur rez-de-chaussée, au milieu duquel se trouvait une porte cochère en ogive, dont il reste le jambage et le départ de trois voussures. L'édifice actuel n'est plus qu'une infime partie. À l'intérieur, au premier, subsiste une cheminée dont le manteau est en anse de panier retombant sur deux chapiteaux primitifs. Celle-ci est également visible de l'extérieur, du côté de la rue Hérisson.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Monument aux mortsModifier

 
Le monument aux morts, sculpté par Félix Charpentier.

Le monument aux morts de la guerre 1914-1918 a été réalisé par Félix Charpentier (1858-1924), sculpteur d'origine provençale installé à Chassant (Eure-et-Loir).

Personnalités liées à la communeModifier

  • Henri Ey (1900-1977)[59] est un éminent psychiatre. En 1933 il est nommé médecin chef de l’hôpital psychiatrique de Bonneval, dans un service de femmes de 380 lits, où il va vivre et travailler jusqu’à sa retraite en 1970.
  • André Guillaumin, né le au château de Bois Méan et mort le , à Athis-Mons fut président de l'association "Les amis de Bonneval". Il fut un ami proche d'Albert Sidoisne et de bien d'autres notables de la ville. Ses ascendants étant fortement encrés dans la terre de Beauce, dont Bonneval (Eure-et-Loir), au chapeau rouge/porc épicou encore à ses périphéries (à la ferme de Meuves à Saint-Maur-sur-le-Loir). André Guillaumin fut un des derniers propriétaire du Collège Royal et Militaire de Thiron Gardais, racheté par l'animateur Stéphane Bern
  • Georges Lepape, né à Paris le et mort à Bonneval (Eure-et-Loir) le , est un dessinateur de mode, affichiste, graveur et illustrateur français, particulièrement représentatif des années 1930.

Devise et héraldiqueModifier

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : d’or aux deux barres de sable[60].

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Bonneval :

« De gueules, au lion d’or sur une terrasse de sinople, tenant une hallebarde d’or emmanchée de sable de la patte droite, et ayant sur la patte gauche un écusson d’azur à trois fleurs de lis d’or 2 et 1. »

— Malte-Brun, la France illustrée (1882)

Parcs et jardinsModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Notice Auteur Titre Publication
FRBNF36277142 Sidoisne, Albert Bonneval sur le Loir, d'après les textes et documents d'Albert Sidoisne. [Nouvelle édition.] Bonneval : Édition du Syndicat d'initiative ; (Illiers : Impr. Launay), 1965
FRBNF34196519 Sidoisne, Albert Pierre sculptée de l'abbaye Saint-Florentin de Bonneval… s. l. n. d., Gr. in-8° (253 x 166), 8 p., Extrait du "Bulletin de la Société dunoise". N° 197,
FRBNF35027780 Rabouin, M. Histoire de Bonneval Paris ; Amiens (16 rue Octave Tierce, 80000) : Res universis, 1989
FRBNF35181474 Guillemin, Marc Histoire des rues de Bonneval Bonneval 20 ; (rue de Chartres, 28800) : C. Puybaret, 1990
FRBNF30073332 Thiroux, Jean Histoire abrégée de l'Abbaye de Saint-Florentin de Bonneval Châteaudun : impr. H. Lecesne, 1875
FRBNF33813849 Henri IV (roi de France 1553-1610) Lettres patentes par lesquelles le Roy remet et restablit les justices et jurisdictions de Chartres, cydevant transférées à Bonneval Tours : impr. de J. Mettayer, 1591
FRBNF33841667 Louis XV (roi de France 1710-1774) Lettres patentes... concernant l'abonnement du don gratuit de la ville de Bonneval... Paris : P.-G. Simon, 1760
FRBNF36691738 Collectif Vivre dans le canton de Bonneval à la fin du XVIIIe siècle Bonneval : Amis de Bonneval, 1989
FRBNF35721946 Guillemin, Marc - Petit, Jean-Paul Bonneval et son canton pendant la Seconde guerre mondiale Bonneval (5 rue Saint-Roch, 28800) : C. Puybaret, 1994
FRBNF37660227 Aradan, Michel L'école, une vieille histoire : l'exemple de Bonneval, en Eure-&-Loir. Tome 1, Des origines à 1830 s.l. ; M. Aradan, 1998 ; 28-Nogent-le-Rotrou : Impr. Daupeley-Gouverneur
FRBNF40309240 Nicolle, Victor Jean Vue intérieure de l'Eglise de Bonneval près Chartres Dessin à la plume et encre brune, aquarelle ; 25,5 x 19,3 cm
FRBNF40309241 Delorme, C. Crypte de l'abbaye de Bonneval Dessin à la plume et lavis à l'encre de Chine, rehauts de gouache sur papier chamois ; 19,7 x 15,2 cm

Articles connexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Centre-Val de Loire », sur centre-valdeloire.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Pré-Saint-Evroult - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Bonneval et Pré-Saint-Évroult », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Pré-Saint-Evroult - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Bonneval et Jallans », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Châteaudun - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Châteaudun - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Châteaudun - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Ozanne (M1034000) » (consulté le ).
  15. Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - Le Loir à Bonneval (M1041620) » (consulté le ).
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Unité urbaine 2020 de Bonneval », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  20. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  21. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  23. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  24. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  25. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  26. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Formations pré-celtiques, celtiques, romanes, Droz, , p. 316.
  27. a b et c Roger Judenne, Reverseaux. Histoire du domaine, des origines à nos jours., Lèves, ELLA éditions, , 130 p. (ISBN 978-2-36803-274-9), p. 14.
  28. J. Chazaud & L. Bonnafé, La folie au naturel : le premier Colloque de Bonneval comme moment décisif de l'histoire de la psychiatrie, collect° "Psychanalyse et civilisations", série "Trouvailles et retrouvailles", L'Harmattan, Paris, 2005 (ISBN 9782747598361).
  29. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  30. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  31. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  32. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  33. Résultats officiels pour la commune Bonneval
  34. Résultats du 1er tour - Bonneval.
  35. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  36. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  37. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Bonneval, consultée le 26 octobre 2017
  38. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  39. a et b « http://www.ville-bonneval.eu/pages/jumelages/ » (consulté le )
  40. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  41. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  42. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  43. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  44. Site officiel de la Godillose
  45. Trajet 2010 de la Godillose (image)
  46. Référence à celle de Meslay-le-Vidame
  47. Résultats sur le site officiel
  48. « Bonneval et le cyclisme », sur letour.fr.
  49. « Parcs éoliens en France, zone 28 », sur https://www.thewindpower.net, .
  50. « Ancienne abbaye Saint-Florentin », notice no PA00096975, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  51. Emmanuel Delille, "Le Bon Sens, revue de l’Entr’Aide Psycho-sociale Féminine d’Eure-et-Loir (1949-1974). Contribution à l’histoire de la vie quotidienne en hôpital psychiatrique", in Expériences de la folie. Criminels, soldats, patients en psychiatrie XIXe-XXe siècles (sous la direction de Laurence Guignard, Hervé Guillemain et Stéphane Tison), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, , 251-261 p. (ISBN 978-2-7535-2187-2).
  52. « Église », notice no PA00096977, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  53. « 2 cloches (cloche de clocher) », notice no PM28000048, base Palissy, ministère français de la Culture.
  54. « Portes de Ville », notice no PA00096981, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  55. « Vestiges de fortifications », notice no PA00096978, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  56. « Ancienne justice de paix », notice no PA00096976, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  57. « Maison dite Hôtel de la Lanterne », notice no PA00096980, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  58. « Maison dite Maison du Dauphin », notice no PA00096979, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  59. Biographie d’Henri Ey
  60. La banque du Blason