Asnières-sur-Oise

commune française du département du Val-d'Oise

Asnières-sur-Oise
Asnières-sur-Oise
L'abbaye de Royaumont, cloître et bâtiment des moines.
Blason de Asnières-sur-Oise
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Intercommunalité CC Carnelle Pays-de-France
Maire
Mandat
Claude Krieguer
2020-2026
Code postal 95270
Code commune 95026
Démographie
Gentilé Asnièrois
Population
municipale
2 795 hab. (2018 en augmentation de 8,46 % par rapport à 2013)
Densité 199 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 00″ nord, 2° 21′ 00″ est
Altitude 55 m
Min. 22 m
Max. 208 m
Superficie 14,07 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Viarmes
(ville-centre)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de L'Isle-Adam
Législatives 2e circonscription du Val-d'Oise
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
Voir sur la carte administrative d'Île-de-France
City locator 14.svg
Asnières-sur-Oise
Géolocalisation sur la carte : Val-d'Oise
Voir sur la carte topographique du Val-d'Oise
City locator 14.svg
Asnières-sur-Oise
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Asnières-sur-Oise
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Asnières-sur-Oise
Liens
Site web https://www.ville-asnieres-sur-oise.fr/

Asnières-sur-Oise est une commune du département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Asnièrois.

GéographieModifier

DescriptionModifier

 
Vue aérienne (2014) de Boran-sur-Oise (sur la rive droite de l'Oise), Lamorlaye (au premier plan), Viarmes (au centre), Asnières-sur-Oise et Seugy.
À droite, la forêt de Carnelle, suivie des forêts de L'Isle-Adam et de Montmorency (au fond).

Asnières-sur-Oise se situe dans le nord-est du Val-d'Oise, à la limite avec le département de l'Oise, près de la rive gauche de l'Oise et sur le versant nord de la butte-témoin de la forêt de Carnelle, à une distance orthodromique de 31 km au nord de Paris.

La commune est membre du parc naturel régional Oise-Pays de France.

La distance routière de la capitale est de 39 km par la RD 922 et la RD 316 en contournant Viarmes, respectivement de 34 km par la RD 909 et la RD 301 en traversant le centre-ville de Viarmes. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est distant de 27 km par la RD 922, la RD 316 et la Francilienne. L'agglomération de Persan / Beaumont-sur-Oise, à l'ouest, est très proche.

 
Carte de la commune d'Asnières-sur-Oise et des proches communes.

Communes limitrophesModifier

Asnières-sur-Oise compte huit communes limitrophes, dont trois appartiennent au département de l'Oise : Boran-sur-Oise, Lamorlaye et Coye-la-Forêt. La limite commune avec Coye est assez courte et correspond à la RD 316 au sud de Lamorlaye. Boran-sur-Oise et Bruyères-sur-Oise se situent sur la rive droite de l'Oise, et aucune liaison routière directe n’existe vers ces communes. Le bourg de Viarmes est établi en continuité urbaine avec Asnières, et la limite entre les deux agglomérations est à peine perceptible. Elles se partagent le parc du château de Touteville, qui est un jardin public. Par ailleurs, Asnières arrive à une centaine de mètres de la limite de la commune de Chaumontel, près du moulin de Bertinval, écart de Luzarches[1].

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

HydrographieModifier

Comme son nom le suggère, le nord-ouest du territoire communal est limité par l'un des bras de l'Oise, un des principaux affluents de la Seine.

Au nord du bois de Bonnet, arrive la Nouvelle Thève, et au sud, l'Ysieux. Entre le hameau de Baillon et l'abbaye de Royaumont, ces deux petites rivières se rapprochent de 500 m peu avant de se jeter dans l'Oise. En passage, l'Ysieux alimente les canaux de Royaumont et des étangs.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

TopographieModifier

 
Bois de Bonnet, route de Royaumont.

Le sud du territoire communal inclut une fraction de la forêt domaniale de Carnelle, point culminant du nord du bassin parisien avec une altitude de 210 m au-dessus du niveau de la mer au carrefour de Carnelle.

Le point culminant d'Asnières atteint 210 m à la limite avec Saint-Martin-du-Tertre, si bien qu'avec un dénivelé de 186 m entre le point le plus élevé et le point le plus bas, Asnières compte parmi les quatre communes avec le relief le plus développé de la région (avec Beaumont-sur-Oise, Saint-Martin et Nointel). Le village lui-même est bâti à une altitude comprise entre 63 m et 34 m, à la lisière nord de la forêt.

La moitié nord du territoire se compose de champs cultivés, de bois et de marais. Près de l'Oise, plusieurs points de captage d'eau potable ont été forés. Au nord-est, le territoire communal fait une incursion dans l'Oise, et ce secteur est presque entièrement couvert du bois de Bonnet, massif annexe de la forêt de Chantilly représentant 25 % de la superficie d'Asnières. .

Voies de communication et transportsModifier

Asnières-sur-Oise est desservie par deux anciennes routes nationales : l'ex-RN 309 (actuelle RD 909) dans un sens nord-sud, et l'ex-RN 322 (actuelle RD 922) dans un sens est-ouest. La première vient de Chantilly et Gouvieux, dans l'Oise, et se dirige vers le lieu-dit la Croix Verte à côté de Montsoult, où elle se raccorde à la RD 301 ainsi qu'à la Francilienne. Quant à la RD 922, elle vient de l'ancienne RN 17, actuelle RD 317 (raccordement avec l'autoroute A1 à Saint-Witz), de Fosses et Luzarches et se dirige vers Noisy-sur-Oise et Beaumont-sur-Oise. La RD 922 contourne le centre par le nord, alors que son ancien tracé appelé RD 922z traverse le village et le relie à Viarmes.

Sur le plan des transports ferroviaires, Asnières est proche de deux gares, mais ne dispose pas de gare sur son territoire communal :

Le sentier de grande randonnée GR1 traverse le territoire de la commune, il se prolonge vers Noisy-sur-Oise à l'ouest et Viarmes à l'est.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Asnières-sur-Oise est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Elle appartient à l'unité urbaine de Viarmes, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes[5] et 16 636 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[8],[9].

Hameaux et écartsModifier

La commune d'Asnières comprend deux écarts, l'abbaye de Royaumont au nord et le hameau de Baillon au nord-est, au nord du bois de Bonnet et au sud du marais du Lys sur la commune voisine de Lamorlaye.

ToponymieModifier

Asinariae[10], Asneriae en 1166[10], Anières en 1256[10].

Le village tire son nom du latin Asinarium, haras d'ânes.

HistoireModifier

Possession de l'abbaye de Saint-Denis en 907 comme en atteste un acte du roi Robert, le village est déjà à cette époque un bourg structuré avec une église et un château royal. En 1223, les habitants obtiennent du roi Louis VIII plusieurs franchises, dont le droit d'élire un maire et de posséder un sceau.

Son fils saint Louis décide l'établissement d'une abbaye cistercienne en 1228 dans les marais isolés, à proximité de l'Oise (l'abbaye de Royaumont).

En avril 1339, Philippe VI de Valois concède à l'abbaye l'essentiel des possessions royales d'Asnières.

Sous l'Ancien Régime, le village relève de l'évêché de Beauvais.

 
Les ateliers Goupil & Cie d'Asnières, 1873.

Au XIXe siècle, la commune vit essentiellement de la culture des asperges, de la pomme de terre ou encore des prairies. À cette époque débute une timide modernisation du village avec l'apparition de quelques petites industries. Asnières-sur-Oise est de nos jours une petite commune résidentielle et agricole.

Au début de la Première Guerre mondiale, après la bataille de Senlis, des éclaireurs uhlans allemands sont signalés à Asnières-sur-Oise[11]. Un hôpital militaire de 600 lits est aménagé dans l'Abbaye de Royaumont, qui fonctionnait avec un personnel médical (médecins, chirurgiens et infirmières) exclusivement féminin venu d'Écosse, et qui était appelé l'hôpital des dames écossaises. De décembre 1914 à février 1919, elles sont au total 477 dames de Royaumont à se relayer pour soigner près de 10 861 blessés, dont 8 752 soldats, avec un très faible taux de mortalité de 1,2 %[12],[13].

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Rattachements administratifs

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[14], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Sarcelles après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie de 1793 à 1967 du canton de Luzarches de Seine-et-Oise. Lors de la mise en place du Val-d'Oise, la ville intègre le canton de Viarmes [15]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Asnières-sur-Oise fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[16]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[17],[18].

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de L'Isle-Adam

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription du Val-d'Oise.

IntercommunalitéModifier

Asnières-sur-Oise est membre depuis 2005 de la communauté de communes Carnelle Pays de France, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2003 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1791 1792 Jean Boulange    
1792 1801 Claude Simonet    
1801 1803 Alexandre Delapraslières    
1803 1805 Charles Prévost    
1805 1806 André-Étienne-Antoine de Chabenat de Bonneuil    
1806 1811 Jean-François Rameau    
1811 1812 Pierre-Nicolas-Joseph de Bourguet de Travanet[19]   Industriel, propriétaire de l'Abbaye de Royaumont
Sous-préfet de Castres
Député du Tarn au Corps législatif (1802 → 1810)
1812 1814 Jacques-Antoine Meret    
1814 1817 Isidore Simonet    
1817 1821 Jacques Grasaleuil    
1821 1826 Scipion Bourguet
(1794-1847)
  Marquis de Travanet
Ancien capitaine au Régiment des chasseurs de l'Allier
Ancien négociant à Saint-Florent-sur-Cher
Président du Comice agricole de Bourges
Ancien garde du corps du Roi (1814)
Conseiller général de Chârost (1840 → 1847)
1826 1829 Louis-Augustin Meurice    
1829 1848 Jacques Grasaleuil    
1848 1856 Jean-Baptiste Gilliard    
1856 1865 Charles-Auguste Soye    
1865 1868 Louis-Roch-François Pitat   Doyen des courtiers de commerce de Paris,
Propriétaire du palais abbatial de Royaumont
1868 1886 Wilfrid Brölemann   père de Henry Wilfred Brolemann
janvier 1886 mai 1908 Frédéric Masson   Haut fonctionnaire, historien
Propriétaire du manoir le Clos des Fées
1908 1919 César-Jules Bertin    
1919 1925 Eugène Denain    
1925 1929 César-Jules Bertin    
1929 1932 Dominique Labalette    
1932 1935 Gilbert Becart    
1935 1944 Victor Guay    
1945 1946 François Veniel    
1946 1977 Raymond Bouvier    
mars 1977 mars 1989 André Larrue[20]    
mars 1989 juin 1995 Paul Lassus[21] DVD Avocat international
juin 1995 En cours
(au 19 janvier 2021)
Claude Krieguer[22] DVD puis
UMP-LR
Consultant
Vice-président de la CC Carnelle Pays de France (2018 → )
Président du SIECCAO[Quand ?]
Réélu pour le mandat 2020-2026[23],[24]

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[26].

En 2018, la commune comptait 2 795 habitants[Note 3], en augmentation de 8,46 % par rapport à 2013 (Val-d'Oise : +3,67 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9321 0291 1491 1061 1061 1511 0511 086909
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9788759521 0191 1001 0551 0891 1701 261
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2941 2241 1721 0641 1401 1491 1161 0071 255
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 3991 4621 4502 1862 3212 4792 4942 5272 662
2018 - - - - - - - -
2 795--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Principaux équipementsModifier

La communauté de communes Carnelle-Pays-de-France a réalisé en 2019 les locaux de la brigade de Gendarmerie nationale, qui remplace la gendarmerie de Viarmes[28].

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le cimetière d'Asnières-sur-Oise recèle plusieurs tombes de personnalités.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Festival de Royaumont, en semble de conconcerts de musique classique dont la 75e édition a eu lieu en septembre/octobre 2019[29].

ÉconomieModifier

TourismeModifier

Asnières-sur-Oise est une des deux seules commune du département, avec L'Isle-Adam à posséder le statut de commune touristique et ce depuis l'arrêté préfectoral du 11 mai 2010[30]. Ce classement est dû aux capacités d'hébergement touristique de la commune avec deux campings, des chambres d'hôtes et 45 chambres dans l'abbaye de Royaumont. Son syndicat d'initiative est devenu office de tourisme 1 étoile en décembre 2009[31].

EntreprisesModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Asnières-sur-Oise compte trois monuments historiques sur son territoire.

  • Ancienne abbaye de Royaumont, en dehors de la ville (cloître, élévation, escalier, logis abbatial, pavillon, laiterie, parc, étang classés monuments historiques respectivement en 1927 et 1948[32]) :
    Il s'agit de la plus grande abbaye cistercienne d'Île-de-France, fondée par Saint Louis en 1228.
    Les salles les plus intéressantes de l'abbaye et le cloître sont ouverts à la visite à longueur d'année, mais l'abbaye abrite également la fondation Royaumont qui se consacre principalement à la formation de jeunes musiciens.
    Le palais abbatial de Royaumont construit à la fin de l'Ancien Régime s'apparente à un château. Entre 1899 et 1923, il appartint à la famille Goüin, qui était également propriétaire de l'abbaye, puis est vendu à la famille Fould-Springer. Leur dernier héritier Nathaniel de Rothschild vivant plus aux États-Unis qu'en France, il décide d'en faire un lieu de séminaire haut de gamme et vend aux enchères le mobilier en septembre 2011[33],[34]. Le palais est devenu en 2016 un palace d’affaires pour cadres de grandes sociétés en séminaire[35].
  • Église Saint-Rémi d'Asnières, place du village (rue Pierre-Brossolette / rue du Crocq) (inscrite monument historique par arrêté du 22 novembre 1985[36]) :
    Elle se situerait à l'emplacement d'un oratoire primitif, bâti au VIe siècle à un emplacement désigné par saint Rémi lui-même.
    L'église d'Asnières-sur-Oise, sans doute déjà dédiée à saint Rémi, est donnée à l'abbaye de Saint-Denis en 775, et la paroisse est mentionnée dans un acte de 907.
    Un nouveau chœur roman est édifié sans doute au premier quart du XIIe siècle. Ses deux premières travées, voûtées en berceau, existent toujours et représentent la partie la plus ancienne de l'église actuelle.
    À la première période gothique, la nef est reconstruite avec des arcades en tiers-point retombant sur les chapiteaux de crochets de piliers cylindriques, sans voûtement, puis l'abside romane est remplacée par deux nouvelles travées avec un chevet à pans coupés, curieusement voûtées d'arêtes. Le clocher-porche doit dater de la même époque, et est considéré comme l'élément le plus intéressant de l'église.
    Par la suite, à la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle, deux chapelles latérales sont ajoutées au nord et au sud du chœur, qui sont les seules parties de l'église à avoir bénéficié d'un voûtement d'ogives. La première travée de la chapelle du nord, qui est la chapelle seigneuriale, a encore été modifiée à la période gothique flamboyant.
    En 1792, l'église reçoit le retable de l'abbaye de Royaumont, flanquée de deux colonnes de marbre.
    Dans son ensemble, l'église Saint-Rémi se remarque moins pour sa qualité architecturale, même si le chœur n'est pas sans originalité, que comme témoin précieux de l'architecture religieuse en pays de France au XIIe siècle, époque peu représentée parmi les églises aujourd'hui conservées. En plus, un mobilier riche et varié ajoute au charme de l'église, qui est bien entretenue et accueille encore une célébration eucharistique presque chaque dimanche[37],[38].
  • Château de Touteville, rue Frileuse (château, voûtes, escalier, décorations peintes et glacière inscrits monument historique par arrêté du 27 septembre 1990 ; cave médiévale classée depuis le 31 mars 1992[39]) :
    Succédant à un premier château dont les origines remontent à une période inconnue, le château actuel date des XVIe et XVIIIe siècles, mais a été érigé sur des caves et fondations du XIIIe siècle. Les façades de ce château ne présentent pas un intérêt particulier, mais son intérieur renferme un escalier remarquable et des décorations peintes. En dessous du château, subsiste une immense salle souterraine du XIIIe siècle, en très bon état de conservation. Anciennement appelé château d'Estouville, son nom viendrait d'estoc[37].
Comme plusieurs autres manoirs de la commune, Touteville était devenu le centre d'un fief appartenant à l'abbaye de Royaumont vers le milieu du XVIe siècle. Les premiers titulaires du fief furent M. de la Porte et M. Binot. À la Révolution, le seigneur aurait été M. Chouard, président de la Cour des aides. La comtesse de Kerkado (de la famille de Saulx-Tavannes fit aménager les pièces d'eau du parc[40],[41]. Les 80 % de la superficie du jardin à l'Anglaise du château forment aujourd'hui un parc public ; il se situe à cheval sur les communes d'Asnières et de Viarmes. Le château, quant à lui, reste une propriété privée dont les principales façades vers le nord et vers le sud sont seulement partiellement visibles depuis la rue.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Outre les deux châteaux présentés ci-dessus, une dizaine d'autres châteaux et manoirs se situent sur la commune d'Asnières, dont les plus importants sont les suivants :

  • Le château de Baillon, à l'est du hameau de Baillon (parc inscrit Jardin remarquable le 31 juillet 2003[42]) : il semble remonter au XVIIe siècle, mais était alors un petit bâtiment sans caractère. Sous François de Mareuil, propriétaire de 1701 à 1728, l'architecte compiègnois Jacques Danuin est chargé de concevoir un projet pour l'embellissement et l'agrandissement de la demeure en 1726. Ce projet reste sans suite dans un premier temps. Gérard Lefranc de Brumpé achette le domaine deux ans plus tard, et il y installe sa fille et son gendre, Jacques Accarias, en 1752, qui fait adjoindre un deuxième étage selon les plans de Danuin, et consacre beaucoup d'argent à l'aménagement du château et de son parc. Il fait également construire les pavillons de la cour d'honneur. Montesquieu, ami de la famille, vient alors fréquemment à Baillon. Cinq ans plus tard, Accarias est ruiné et perd le château. Lenormand d'Etiolles achète le domaine en 1759 pour ses enfants et sa maîtresse et mène à terme l'aménagement du parc selon les plans de Lefranc de Brumpé, avec notamment le creusement du grand canal de six cents mètres de long. L'eau y est très présente avec le grand canal, une cascade et un abreuvoir.
Louis Bonaparte devient propriétaire de Baillon, de 1801 à 1803, année où il vend le domaine à Napoléon. Le frontispice avec son inscription renseigne sur les circonstances du changement de propriétaire qui suit : « Le château de Baillon a été donné par l'Empereur Napoléon au Maréchal Duc de Conegliano », titre par ailleurs créé pour Bon Adrien Jeannot de Moncey dont la chapelle funéraire se trouve sur le cimetière d'Asnières.
Une autre occupante, au XXe siècle, reste dans la mémoire des habitants pour sa générosité : Mme Frédéric Bemberg. Depuis les années 1980, le château de Baillon est la propriété de Khalifa ben Zayed Al Nahyane, émir d’Abu Dhabi et président des Émirats arabes unis, également très généreux envers la commune[43],[44]. Le parc actuel du château, du XIXe siècle et du deuxième quart du XXe siècle, est une création de Achille-Jean-Henri Duchêne[42].
  • Le château de la Reine Blanche (nommé ainsi d'après Blanche de Castille), rue des Auges, qui a été initialement un domaine royal avec une forteresse en son centre, dont les origines se perdent dans le temps.
    La configuration des bâtiments est connue par le cadastre de 1742. Des larges fossés d'eau entouraient le château pour faciliter sa défense. Le plan du château avait la forme d'un fer à cheval oblong. Neuf tours semi-circulaires protégeaient l'enceinte, dont une seule a été conservé. Le donjon constituait l'entrée du fer à cheval et la façade principale. Le portail était flanqué par deux grosses tours, dont l'une des deux subsiste partiellement, mais a perdu son apparence d'origine. L'enceinte avait huit pieds d'épaisseur et était probablement munie d'un chemin de ronde. Le château dominait une plaine entre l'Oise, dont il devait assurer la défense du port aux Anglais, et le versant nord de la forêt de Carnelle, où un ouvrage militaire connu comme la motte du parc à une distance de deux kilomètres environ devait à son tour renforcer la protection du château. saint Louis y séjourne fréquemment avec sa mère Blanche de Castille, en raison de la richesse en gibier de la forêt de Carnelle toute proche, et pour la proximité d'avec l'abbaye de Royaumont qu'il affectionnait[45],[46].
Le château est vendu par le roi 1763. À la suite de sa vente comme bien national à la Révolution, il devient la propriété de M. Coulon, fileur de coton, puis de M. Piébaud[47]. Mal entretenu, il se dégrade jusqu'à devenir inhabitable. Le propriétaire en 1829], l'académicien Étienne de Jouy, fait entamer des travaux de remise en état, qu'il ne parvient cependant pas à mettre à terme, et après sa mort en 1849, le château est de nouveau en ruine. Le général Charlemagne fait reconstruire le château entièrement en 1882 et lui donne son aspect actuel. Après lui, la propriété change fréquemment de maître jusqu'en 1950 ; parmi eux, une nièce de Adolphe Thiers et l'épouse d'Émile Pereire. Ensuite, une congrégation religieuse achète le château et le garde pendant une bonne quarantaine d'années, pour le vendre ensuite à des particuliers[37].
  • Le Château-Neuf, rue du Four : érigé à la place d'un ancien hôtel seigneurial du XIIIe siècle où aurait également résidé saint Louis. Il ne subsiste que sa tour, ses caves et ses souterrains, l'habitation datant probablement de 1830 quand le domaine est restauré et prend son nom d'aujourd'hui[48]. Émile Pereire acquiert le château vers la fin de sa vien qui reste la propriété de sa veuve après son décès. Le Château-Neuf et le château de la Reine Blanche sont donc à cette époque dans la même famille. Mme Alby, fille d'Émile Pereire, en est l'unique propriétaire au début du XXe siècle.
    Sous l'Occupation, les Allemands firent du château une Kommandantur.
    Devenu la propriété d'une congrégation religieuse peu après la Libération[37], il est longuement été utilisé comme maison d'enfants pour filles[49]. Vendu à des particuliers dans les années 2000[37], l'édifice est aujourd'hui vacant et en mauvais état.
  • La « Comerie », rue du Four : anciennement appelé la « Commerie » ou « Commerye », ce manoir est issu d'un ancien hôtel seigneurial du début du XVIIe siècle, centre d'un fief appartenant à l'abbaye de Royaumont.
    L'abbaye ne gère pas directement ce fief avec ses terres et revenus, mais le loue en tenure à de différents seigneurs : Jean de Torterain, commissaire des guerres, jusqu'en 1661 ; Nicolas de Laistre jusqu'en 1666]; Mathurin et puis Jacques de Crépy jusqu'à la fin du XVIIe siècle ; Claude Morel, papetier et artificier du roi ; sa veuve Jeanne-Charlotte Berthier à partir de 1731 au plus tard ; etc.
    Après la Révolution française, les propriétaires se succèdent : M. Bénard, Mme Hennequin, M. Lhuillier. Plus tard, au début du XIXe siècle, le propriétaire de la Cômerie est le conseiller d'État, ministre plénipotentiaire et historien Armand Lefebvre, auteur de L'Histoire des Cabinets de l'Europe. Le domaine reste ensuite dans la famille, en passant par le fils du conseiller, le comte Pigneaux Lefevre de Béhaine, jusqu'à la dernière comtesse décédée en 1960.
Au milieu du XIXe siècle, la Cômerie est décrite comme un « séjour plein de silence, de calme enchanteur, avec ses champs, ses jardins, ses sentiers, ses sources abondantes qui courent "le long des pelouses fuyantes sous les grands arbres ». Après le décès de la dernière comtesse, le domaine est morcelé[50], et le manoir est dans un état d'abandon avancé. La partie centrale est déjà parfaitement ruinée, dépourvue de toit et de plafonds.
  • Le « Petit Royaumont », à l'ouest de la Grande-Rue : ancien hôtel seigneurial dont les origines remontent au XIIIe siècle. Avec une ferme, des terres labourables et des vignobles (78 ha au total à la Révolution), le Petit Royaumont formait un fief appartenant à l'abbaye de Royaumont, qu'elle afferma à de différents seigneurs au plus tard depuis sa mise sous commende. Après la dissolution de l'abbaye, le domaine fut vendu comme bien national à un particulier, à l'instar de l'ensemble de ses possessions. Au début du XXe siècle, les Alby (propriétaires du Château-Neuf) installèrent leur régisseur dans l'hôtel. De dimensions modestes, le manoir occupe une place de choix parmi le patrimoine bâti d'Asnières : c'est le seul à présenter encore des traits caractéristiques de l'architecture Renaissance rurale, avec une tour d'escalier octogonale haute de trois étages et des murs assemblés de pierres parfaitement taillées. L'étage présente en partie une façade en colombages. Sous les dépendances du manoir, se situe une grande galerie souterraine bien conservée[44],[51].
  • Le « Clos des Fées », Grande-Rue : appelé « le clos des Faits » jusqu'au XVIIIe siècle, ce fut le plus important domaine bourgeois de la commune jusqu'à son récent morcellement à la fin du XXe siècle. Il paraît que son nom fut volontairement transformé par la nouvelle propriétaire du domaine en 1857, madame Ledicte-Duflos, veuve Masson et mère de Frédéric Masson. Cet académicien, historien et maire d'Asnières, passa les plus beaux jours de sa vie au Clos de Fées. Après son décès, le domaine fut acquis par la famille d'industriels Delacoste, qui étaient parmi les propriétaires de l'usine de jouets. Avec la faillite de l'usine en 1981, la famille a dû vendre le Clos des Fées[44]. Les impressionnants communs et une maison d'habitation donnent directement sur la Grande-Rue. Les photos les plus connues ont été prises au milieu du parc, cette façade n'est pas visible depuis le domaine public. Il propose aujourd'hui plusieurs chambres d'hôtes.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

On peut également signaler :

  • Les trois vieux lavoirs du bourg d'Asnières : lavoir des Auges, rue des Auges, reconstruit en 1845[52] ; lavoir de la rue de Touteville ; lavoir de la rue d'Aval-Eau. Les deux premiers sont alimentés par la source du Crocq, et le troisième par la source des Gourdeaux, qui se trouve dans le parc de Touteville. Le hameau de Baillon possède également un lavoir, rue des Marais, construit sur la Nouvelle Thève[52]. Un cinquième lavoir se trouve près de l'abbaye de Royaumont, sur l'Ysieux. L'ensemble des cinq lavoirs datent de la période 1845-1870[44], le lavoir des Auges ayant également été utilisé comme abreuvoir.
  • Les cinq fontaines : la plus emblématique est celle de 1864 près du carrefour de la croix Boissiée, à l'angle de la rue d'Aval-Eau avec la Grande Rue[53]. Cette fontaine ne dispense plus qu'un mince filet d'eau. Trois autres fontaines sont encore abondantes : celle du cimetière, celle du lavoir des Auges et celle à l'entrée du parc de Touteville. Une cinquième fontaine, aujourd'hui à sec et en mauvais état, se situe à l'angle des rues de Gouvieux et de Noisy.
  • Le capteur de source de la fontaine du Crocq, en haut de la rue du Croq : protégée par une petite bâtisse en pierre de 1875, à moitié enterré et ressemblant à un réservoir. Il s'agit de la principale source d'Asnières qui n'était pas enclavée dans une propriété privée (la source des Gourdeaux ne l'est plus depuis l'acquisition du parc de Touteville par la commune)[41].
  • Plusieurs bornes-fontaines implantées dans la première période de l'adduction d'eau potable quand l'eau ne fut pas encore acheminée à l'intérieur des maisons, subsistent au village : rue Pierre-Brossolette, face à la rue d'Aval-Eau ; rue du Four ; rue Delchet, non loin de l'école.
  • Le monument aux morts de 1920, rue d'Aval-Eau, face à la mairie. Un deuxième monument aux morts, plus simple, se situe au cimetière ancien, rue du Cimetière[54].
  • Le mémorial des Dames écossaises, en dehors du village : érigé à la mémoire des soldats soignés lors de la Première Guerre mondiale dans l'hôpital des Dames écossaises à l'abbaye de Royaumont. Cet hôpital fonctionna avec un personnel médical exclusivement féminin venu d'Écosse, et son médecin-chef, Frances Evens, finança ce monument. Il fut inauguré en 1922, mais un grave endommagement en 2000 a rendu nécessaire sa complète reconstruction[55].
  • Le « Vert-Galant », rue Pierre-Brossolette : manoir du XIXe siècle d'architecture classique, construit en briques rouges et pierres, couvert d'ardoise. Il a été édifié pour la famille Gardin, négociants et industriels de génération en génération. Le dernier propriétaire de cette famille fut maire de la commune et décéda en 1938[37],[52].

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

 
L'ancienne usine Vulli.
 
L'ancienne usine Derolland-Delacoste, Grande-Rue.
  • Le calvaire ou « croix Boissiée » de 1873, grand crucifix taillé en pierre, au milieu du carrefour Grande-Rue / rue de Touteville[53].
  • Dans le cimetière d'Asnières, plusieurs sépultures de personnages importants pour l'histoire de la commune : les trois tombes de la famille Travanet, au fond à droite (le marquis de Travanet ayant acquis l'abbaye de Royaumont à la Révolution pour y créer une filature de coton) ; la chapelle funéraire des descendants du maréchal de Moncey[41] ; la sépulture de la famille Derolland-Delacoste, fondateurs de l'usine[46].
  • Également au cimetière, monument aux morts d'Asnières, c'est-à-dire des soldats morts pour la patrie lors de la Première Guerre mondiale et enterrés ici[46].
  • L'ancienne usine Derolland-Delacoste, à l'entrée est du village en venant de Viarmes : reprise par Vulli en 1981, elle reste connue pour un jouet célèbre, Sophie la girafe, qui y est fabriquée jusqu'en 1991 en des millions d'exemplaires. La fermeture définitive de l'usine intervient en 1993, avec la concentration de la production à Rumilly (Haute-Savoie). L'ancien bâtiment administratif a été transformé en logements dans le cadre de l'opération d'urbanisme baptisée le Domaine de Sophie[56], tandis que les halles de l'usine restent en partie vacantes. L'architecture de briques est digne d'intérêt[44],[52],[57], mais a disparu sous une couche d'enduit sur plusieurs bâtiments.
  • La chapelle de Baillon : bénie le 23 novembre 1883, elle est construite grâce à la générosité de Jules Gautier, sous-gouverneur de la Banque de France et protestant converti. Le banquier est également parmi les donateurs ayant financé l'école communale à droite de la chapelle, dont les noms sont mentionnés sur une plaque posée sur la façade. Gautier s'était installé à Baillon vingt ans auparavant, dans l'ancien prieuré. Lui et son épouse Julie reposent aujourd'hui dans le caveau familial à droite dans la chapelle. Une statue localement célèbre de « Notre-Dame de Baillon », du XIVe siècle, est installée en face : elle serait capable de guérisons miraculeuses[37],[58],[54]. Le chœur de la chapelle est orienté vers le sud, contrairement à l'usage général qui veut qu'il soit orienté vers le levant.
  • La forêt de Chantilly et plus particulièrement le Bois de Bonnet, forêt annexe au sud-ouest du massif principal.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Louis Bonaparte (1778-1846), propriétaire du château de Baillon de 1801 à 1803.
  • Le maréchal de Moncey (1754-1841), habitant le château de Baillon qui lui avait été offert par Napoléon Ier en récompense de ses services.
  • Jules Goüin (1846-1908), propriétaire de palais abbatial et de l'abbaye de Royaumont. Ses descendants revendent le palais abbatial et donnent l'abbaye à la Fondation Royaumont lors de sa création.
  • Frédéric Masson (1847-1923), académicien et historien, venait régulièrement à Asnières-sur-Oise depuis 1857, année où sa mère fait l'acquisition de la propriété « Le Clos des Fées », voisine de la « Cômerie » appartenant à leurs amis, la famille Lefebvre de Béhaine. Masson a été conseiller municipal d'Asnières-sur-Oise de 1874 à 1886, puis de 1908 à 1912, et maire du village de 1886 à 1908[59]
  • Khalifa ben Zayed Al Nahyane (1945-), émir d'Abou Dabi et président des Émirats arabes unis, propriétaire actuel du château de Baillon.
  • Le baron Élie de Rothschild (1917-2007), propriétaire de l'ancien palais abbatial de l'abbaye de Royaumont.

HéraldiqueModifier

Les armes d'Asnières-sur-Oise se blasonnent ainsi :

De gueules à un maire d'argent debout et de face, vêtu d'une longue robe à plis du même, serrant de sa dextre un bâton fleurdelisé d'or qui se repose sur l'épaule, accosté en chef de deux fleurs de lis d'or soutenues de deux ânons du même, en pal, cabrés et affrontés vers le personnage


Asnières-sur-Oise au cinéma et à la télévisionModifier

De nombreux films ont été tournés à Asnières-sur-Oise notamment à l'Abbaye de Royaumont[60].

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Maurice Delaigue, Promenade en vallée de Thève : Saint-Sulpice-la-Ramée, Vallière-Mortefontaine, Thiers-sur-Thève, Pontarmé, Montgrésin, Comelle, Coye-la-Forêt, Lamorlaye-le-Lys, Baillon, Royaumont, S.l., à compte d'auteur, s.d. (ca. 1990), 109 p. (ISBN 978-2-9504569-1-5, notice BnF no FRBNF35544991)
  • Henri-Louis Duclos (abbé), Histoire de Royaumont : Sa fondation par Saint-Louis et son influence sur la France, deux tomes, Ch. Douniol, Paris 1867, 696 p. et 800 p. ; Lire sur Google livres - Tome 1 et Lire sur Google livres - Tome 2. L'histoire d'Asnières-sur-Oise occupe une place importante dans cette étude.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • « Asnières-sur-Oise », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le ).

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. Communes limitrophes et autres renseignements topographiques selon la carte topographique 1 : 25000e « TOP 25 » de l'IGN, consultable en 3D sur le site « Geoportail » (consulté le ). Distances mesurées par l'outil proposé dans le mode de visionnage en 3D.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Viarmes », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Paris », sur insee.fr (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. a b et c Hippolyte Cocheris, Conservateur de la Bibliothèque Mazarine, Conseiller général du département de Seine-et-Oise, Dictionnaire des anciens noms des communes du département de Seine-et-Oise, 1874
  11. L'âne en guerre
  12. « Les dames écossaises transforment Royaumont en hôpital militaire : Notre territoire, qui n'était pas encore le Val-d'Oise, n'a pas été le théâtre de combats durant la Première Guerre mondiale. Et pourtant, durant ces quatre années, entre 1914 et 1918, il a largement contribué à l'effort de guerre », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. Romain Chiron, « Quand l’abbaye de Royaumont abritait un hôpital de guerre… tenu par des femmes : Un spectacle gratuit va bientôt rendre hommage aux femmes écossaises qui ont tenu l’hôpital de guerre de 1914 à 1919. Un appel aux dons est lancé pour le financement de cette unique représentation », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  15. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  17. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  18. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  19. « Pierre, Nicolas, Joseph Bourguet de Travanet (1753-1812) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  20. Claude Krieguer, « Hommage à André Larrue », Trait d'Union, no 102,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Durant ses mandats, André avec ses équipes, a réalisé de nombreuses opérations et pas des moindres, les plus significatives sont : la construction du Prieuré de Baillon avec la création d’une mairie annexe, la construction de la nouvelle école de Baillon avec 3 nouvelles classes, la construction du foyer rural qu’on appelle aujourd’hui l’Espace Josette Jourde, la construction de l’école maternelle Blanche de Castille, la déviation de la RD 922, la restructuration de la mairie et sa rénovation et avec le SIVOM la rénovation et la création d’un réseau séparatif d’assainissement. ».
  21. Fabrice Cahen, « Dans le Val-d'Oise, les pêcheurs à la ligne stigmatisent le sultan pollueur de Persan », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Mais ce n'est pas la première fois que le fils de l'émir se fait remarquer à Asnières-sur-Oise. En septembre 1993, il s'était offert l'école communale du village avec l'appui du maire, Paul Lassus, un avocat parisien ».
  22. « Claude Krieguer », sur https://fr.linkedin.com/ (consulté le ).
  23. « Krieguer (UMP) veut continuer à Asnières- sur-Oise », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  24. « Compte-rendu de la séance du 25 mai 2020 » [PDF], Les comptes rendus des conseils municipaux, sur https://www.ville-asnieres-sur-oise.fr (consulté le ).
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  28. Thibault Chaffotte, « Asnières-sur-Oise : une nouvelle gendarmerie pour un meilleur accueil du public : La communauté de communes Carnelle-Pays-de-France a fait construire un nouveau bâtiment pour les gendarmes, celui de Viarmes étant devenu vétuste et inadapté », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Le projet de cette nouvelle gendarmerie a été porté par la communauté de communes Carnelle-Pays-de-France. C'est elle qui est propriétaire des locaux, loués aux gendarmes. L'intercommunalité complète le projet par l'installation, en cours, de 270 caméras de surveillance pour un total de 10 M€ ».
  29. Thibault Chaffotte, « Asnières-sur-Oise : le festival de musique de Royaumont gagne en renommée : Le festival de l’abbaye démarre ce samedi avec un week-end spécial voix. Consacré notamment à la musique classique, l’événement avait l’an passé gagné 21 % de visiteurs supplémentaires », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  30. Arrêté préfectoral du 11 mai 2010
  31. article du journal Le Parisien du 29 juillet 2010
  32. « Abbaye de Royaumont », notice no PA00079987, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. Cf. article dans le Figaro du 20 mai 2011.
  34. [PDF] « Guide municipal d'Asnières-sur-Oise, Baillon & Royaumont », sur Asnières-sur-Oise (site officiel) (consulté le ), p. 8 et 10-11.
  35. Fabrice Cahen, « Palais abbatial de Royaumont, une époque est passée : Le Palais abbatial de Royaumont vient d'être transformé en hôtel d'affaires et séminaires », La Gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  36. « Église Saint-Rémi », notice no PA00079988, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. a b c d e f et g [PDF] « Guide municipal d'Asnières-sur-Oise, Baillon & Royaumont », sur Asnières-sur-Oise (site officiel) (consulté le ), p. 8-9 ; Pierre Autin, Daniel Baduel, Yves Breton et M. Johnson, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Asnières-sur-Oise », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 925-938 (ISBN 2-84234-056-6) ; p. 925.
  38. Mathieu Lours, « Asnières-sur-Oise - Saint-Rémy », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ , p. 48-49 (ISBN 9782953155402).
  39. « Château de Touteville », notice no PA00080243, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  40. Cf. Henri-Louis Duclos (abbé), Histoire de Royaumont : sa fondation par Saint-Louis et son influence sur la France, Tome second, Ch. Douniol, Paris 1867, 800 p. ; p. 93 et 647-648 (https://books.google.fr/books?id=I4lAELubFrsC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false lire sur Google livres).
  41. a b et c Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Asnières-sur-Oise, op. cit., p. 934.
  42. a et b Notice no IA95000001, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  43. Cf. « Baillon - le château », sur Asnières-sur-Oise (site officiel) (consulté le ).
  44. a b c d et e [PDF] « Guide municipal d'Asnières-sur-Oise, Baillon & Royaumont », sur Asnières-sur-Oise (site officiel) (consulté le ), p. 10-11.
  45. Cf. Henri-Louis Duclos (abbé), Histoire de Royaumont : sa fondation par Saint-Louis et son influence sur la France, Tome premier, Ch. Douniol, Paris 1867, 696 p. ; p. 187-189 ; Lire sur Google livres.
  46. a b et c Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Asnières-sur-Oise, op. cit., p. 935.
  47. Cf. Henri-Louis Duclos, Histoire de Royaumont : sa fondation par Saint-Louis et son influence sur la France, Tome second, op. cit., p. 648.
  48. Cf. Claude Danis, Châteaux et manoirs en Val-d'Oise, éditions du Valhermeil, Saint-Ouen-l'Aumône 2002.
  49. Cf. la plaque à l'entrée, toujours visible en mai 2011.
  50. [PDF] « Guide municipal d'Asnières-sur-Oise, Baillon & Royaumont », sur Asnières-sur-Oise (site officiel) (consulté le ), p. 9-10 et Henri-Louis Duclos, Histoire de Royaumont : sa fondation par Saint-Louis et son influence sur la France, Tome second, op. cit. ; p. 388-392 et 654-657 ; et Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Asnières-sur-Oise, op. cit., p. 933.
  51. Cf. Henri-Louis Duclos (abbé), Histoire de Royaumont : sa fondation par Saint-Louis et son influence sur la France, Tome second, op. cit., p. 224-225 et 545 ; et Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Asnières-sur-Oise, op. cit., p. 926.
  52. a b c et d Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Asnières-sur-Oise, op. cit., p. 936.
  53. a et b Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise, op. cit., p. 937.
  54. a et b Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise, op. cit., p. 938.
  55. [PDF] « Guide municipal d'Asnières-sur-Oise, Baillon & Royaumont », sur Asnières-sur-Oise (site officiel) (consulté le ), p. 13-14.
  56. Thibault Chaffotte, « Asnières-sur-Oise : ici on fabriquait Sophie la girafe, maintenant on y habite : Un quartier résidentiel a pris place là où était produit le célèbre jouet en caoutchouc, qui était produit dans cette usine entre 1961 et 1993. De jeunes couples s’y sont installés », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  57. Cf. « Un peu d'histoire - passé industriel », sur Asnières-sur-Oise (site officiel) (consulté le ).
  58. Cf. « Baillon - le prieuré », sur Asnières-sur-Oise (site officiel) (consulté le ).
  59. [PDF] « Guide municipal d'Asnières-sur-Oise, Baillon & Royaumont », sur Asnières-sur-Oise (site officiel) (consulté le ), p. 14-15.
  60. http://www.valdoise-tourisme.com/fr/val-d-oise/documents/Terre-de-tournage-light.pdf page 16