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Palais abbatial de Royaumont

palais à Asnières-sur-Oise (Val-d'Oise)
Article principal : Abbaye de Royaumont.

Palais abbatial de Royaumont
Image illustrative de l’article Palais abbatial de Royaumont
Vue depuis l'ouest.
Période ou style Classicisme
Type Palais abbatial
Architecte Louis Le Masson
Début construction 1784
Fin construction 1878
Propriétaire initial Abbaye de Royaumont
Destination initiale Habitation
Propriétaire actuel Propriété privée
Protection Logo monument historique Classé MH (1948)
Coordonnées 49° 08′ 51″ nord, 2° 22′ 51″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Commune Asnières-sur-Oise

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Palais abbatial de Royaumont

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Palais abbatial de Royaumont

Le Palais abbatial de Royaumont est un monument situé à Asnières-sur-Oise, dans le département du Val-d'Oise (Île-de-France). Il a été classé monument historique par arrêté du 4 mars 1948[2].

Sommaire

LocalisationModifier

Le palais abbatial de Royaumont se situe au nord du département du Val-d'Oise et sur la commune d'Asnières-sur-Oise, sur la RD 909 au nord du village, directement à l'ouest de l'abbaye de Royaumont dont il a été détaché.

HistoriqueModifier

Ce « pavillon florentin » se présente comme un bâtiment massif orné d'une galerie à perron sur trois de ses façades. Le volume cubique fut choisi pour permettre de multiples perspectives de vues sur le parc et le paysage, jusqu'à Viarmes, Luzarches et Beaumont-sur-Oise. L'architecte choisi par l'abbé Henri III Eléonore-François Le Cornut de Ballivières, abbé commendataire de Royaumont et aumônier du roi Louis XVI, fut également une personnalité introduite à la cour de Versailles : Louis Le Masson, ingénieur du corps royal des ponts et chaussées, disciple de Claude Nicolas Ledoux et professeur d'architecture des enfants royaux. Le roi Louis XVI de France lui avait permis un séjour d'études en Italie, entre 1778 et 1781, où il apprenait à connaître les villas dessinées par Andrea Palladio. Le palais abbatial de Royaumont y fait de multiples références. Les pièces du rez-de-chaussée, d'un plan polygonal avec des voûtes d'arêtes saillantes retombant sur une colonne centrale, s'inspirent quant à eux de la salle au pilier du château d'Écouen.

Le rez-de-chaussée était réservé au service, et contenait la cuisine et le bûcher, transformé ultérieurement en bibliothèque. L'accès au palais se faisait directement par le premier étage, grâce aux escaliers extérieurs. Le premier étage s'organise autour d'un vestibule central orienté est-ouest, aboutissant sur un escalier qui commence au rez-de-chaussée et va jusqu'au deuxième étage. De deux côtés du vestibules, au nord et au sud, se trouvent deux grandes salles de réception encadrées par des plus petites. Le deuxième étage répond à un plan identique. Le troisième étage, l'attique, abritait les chambres des domestiques et n'était accessible que par l'escalier de service[3].

Le gros œuvre a été achevé en 1787, après seulement trois ans de travaux. L'intérieur, décoré avec un grand raffinement par son architecte, était cependant resté inachevé et inhabitable lorsque l'abbé de Ballivières émigra en 1790. Habitant la maison des hôtes aujourd'hui disparu, le marquis Jean-Joseph-Guy-Henry Bourguet de Guilhem de Travanet (frère de Pierre-Nicolas-Joseph de Bourguet de Travanet) n'avait pas besoin du palais et ne fit pas reprendre les travaux. Ce ne fut qu'après 1815 que le nouveau propriétaire de Royaumont, Joseph Van der Mersch, rendit le « château » habitable pour la première fois. Il devenait un centre de la vie mondaine et intellectuelle sous la Restauration. Quand l'entreprise de Van der Mersch connut des difficultés financières, il vendit le palais au marquis Jacques-Henri-Gabriel de Bellissen ; les destins de l'abbaye et du palais se séparèrent pour un certain temps.

Le propriétaire suivant fut, à partir de 1858, Louis-Roch-François Pitat, courtier près la Bourse de Paris. Il procède à quelques transformations et fait orner les murs de bas-reliefs illustrant l'industrie, la marine et le commerce.

Le 21 mars 1899, Jules Goüin, grand-père de l'initiateur de la Fondation Royaumont, racheta le palais. Après l'acquisition de l'abbaye par Jules Goüin en 1905, les deux parties du domaine furent de nouveau réunies et le mur de clôture abattu. Cette situation ne dura que dix-huit ans, jusqu'au rachat du palais par le baron Eugène Fould et la baronne autrichienne Marie-Cécile von Springer (arrière petite-fille du Baron Max Springer) à la famille Goüin en 1923. Leur fille Liliane Fould-Springer épousa Élie de Rothschild en 1941, qui demeurait souvent au palais jusqu'à son décès le 6 août 2007. L'héritier Nathaniel de Rothschild vivant plus aux États-Unis qu'en France, il a décidé d'en faire un lieu de séminaire haut de gamme et prévu de faire vendre aux enchères le mobilier en septembre 2011[4]. La vente du mobilier a été réalisée du 19 au 21 septembre 2011 chez Christie's.

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Propriétaires successifsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Coordonnées trouvées sur le Géoportail et Google maps.
  2. Notice no PA00079987, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Lapostolle et Champollion 1990, p. 23-32, et Erlande-Brandenburg 2004, p. 45, 98-99
  4. Cf article dans le Figaro du 20 mai 2011.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • Alain Erlande-Brandenburg, Royaumont : abbaye royale, Paris, Les Éditions du Huitième Jour, , 114 p. (ISBN 978-2-914119-35-1)
  • Christine Lapostolle et Hervé Champollion, L'Abbaye de Royaumont, Rennes, éditions « Ouest-France » Edilarge S.A., , 32 p. (ISBN 9782737305610)

Articles connexesModifier