Famille de Chabenat

Famille de Chabenat
Image illustrative de l’article Famille de Chabenat
Armoiries Famille Chabenat de Bonneuil

Blasonnement d'argent, à trois pensées au naturel ; au chef d'azur, chargé d'un soleil d'or
Devise Labor Pax Libertas, c'est-à-dire Travail Paix Liberté
Période XVe – XIXe siècle
Pays ou province d’origine Berry
Allégeance Royaume de France
Empire français
République Française
Fiefs tenus Chabenat (Chabenet)
Jaujau (probablement à Bengy-sur-Craon)[1]
Foulanges
Savigny
Nohant-en-Goût
Bonneuil-sur-Marne
Demeures Château de Bonneuil (Val de Marne), aujourd’hui détruit
Château du Préau à Nohant-en-Goût (Cher)
Charges Echevin de Bourges
Introducteur des ambassadeurs
Secrétaire du roi
Conseiller du Roy
Contrôleur général des finances
Surintendant des Finances
Président du Parlement de Paris
Fonctions militaires Officiers
Fonctions ecclésiastiques Abbés

La famille de Chabenat est une famille française noble du Berry. Plusieurs de ses membres ont exercé des charges royales. Bien que Seigneurs de leur domaine avant le XIVe siècle, on ne connait pas d’ascendance agnatique cette famille avant qu’Étienne de Chabenat ne soit anobli par sa charge d’échevin de Bourges. Bourges comptait parmi les 14 villes du royaume dont la charge d'échevin conférait la noblesse[2]. Les Chabenat peuvent ainsi être considérés comme étant issus de la Noblesse municipale, également appelée Noblesse de cloche. Les Chabenat sont une famille éteinte depuis le décès de Roger-Joseph-Antoine de Chabenat, Vicomte de Bonneuil en 1915[3].

NomModifier

Le patronyme serait issu de l’occitan Cabanas ou Cabanis voire Cabanesio qui signifie Cabane. Le Sud du Berry était occitan au Haut Moyen Âge. Un lieu-dit Chabenat aurait existé dans les environs d’Argenton-sur-Creuse. Les Chabenat en étaient les seigneurs et en sont originaires[4]. La toponymie la plus proche dans les environs d’Argenton-sur-Creuse renvoie aujourd’hui à Chabenet sur la commune Le Pont-Chrétien-Chabenet.

OrigineModifier

 
Dessin de l'ancien hôtel des échevins à Bourges.

Le premier seigneur de Chabenat identifié est François I de Chabenat, il était Garde du scel aux contrats de la justice d'Argenton, commune où il est décédé en 1497[5][réf. à confirmer]. Son fils François II de Chabenat était Bachelier des droits et Lieutenant de la justice d'Argenton en 1533. Il décède en 1550 dans cette ville[6][réf. à confirmer]. Son fils Étienne I, Seigneur de Chabenat et de Jaujau va s’installer à Bourges[7][réf. à confirmer]. Il deviendra échevin de la ville et son fils Étienne II le sera également ce qui fait des Chabenat une des familles qui a le plus contribué à la magistrature de la capitale du Berry au XVIe siècle.

Étienne II va s’employer à inscrire la famille Chabenat dans la Noblesse et le paysage politique du Royaume. Il acquiert un fief dans les Ardennes qui lui permet de porter le titre de vicomte de Savigny.

Son fils Etienne III acquiert ensuite les charges de conseiller et secrétaire du roi. En 1645, Étienne III de Chabenat est devenu le seul introducteur des Ambassadeurs et des Princes étrangers. Il acquiert le Château du Préau à Nohant-en-Goût (Cher). Il transforme l'ancien manoir fortifié en maison d'agrément.[8] En 1648, il acquiert la seigneurie de Bonneuil dans ce qui est aujourd’hui la commune de Bonneuil-sur-Marne, les Chabenat deviennent les Comtes de Bonneuil. Ce domaine resta dans la famille jusqu'en 1800. La seigneurie de Bonneuil, jouissait de droits et prérogations incontestables tel que droits de tabellionage, de haute et basse justice[9].

En épousant Catherine Charlotte le Fèvre de Malmaison en 1685, Michel de Chabenat de Bonneuil (1648-1698) lie les maisons de Bonneuil et de La Malmaison.

Les deux lignées nobles de la famille qui descendent des deux fils d’Étienne I de Chabenat, Étienne II et Isaac se sont éteintes à l’aube du XXe siècle. Étienne de Chabenat a toutefois une abondante descendance issue de ses deux filles Anne et Marie qui ont respectivement épousé le Seigneur de Chantôme près d’Eguzon et un chirurgien de Bourges, avant de marier leurs deux enfants en obtenant un certificat de non-consanguinité auprès du pape. La famille de la Grave, Sieur de Chantôme qui est issue de cette union n’ayant pas pu obtenir ni la reconnaissance d’une ascendance agnatique, ni la délivrance d’un titre de noblesse, cette descendance est roturière, nombreuse et implantée dans le Berry[10][réf. à confirmer].

Principales personnalitésModifier

  • Étienne I de Chabenat, Seigneur de Jaujau, échevin de Bourges (1505-1593).
  • Étienne II de Chabenat (1548-1631), échevin de Bourges, contrôleur général des Finances[11] .
  • Étienne III de Chabenat, Comte de Bonneuil, (1598-1680), Surintendant des finances, Introducteur des ambassadeurs[12].
  • Michel Chabenat de Bonneuil(1648-1698), Introducteur des ambassadeurs de 1680 à 1691[13].
  • André-Charles-Louis de Chabennat de Bonneuil (1725-1744), Président du Parlement de Paris[14].
  • Félix-René de Chabenat, comte de Bonneuil (1804-1884)[15].

Principales possessionsModifier

 
Le Château du Préau à Nouhant-en-Goût.

Armes, blasons, devisesModifier

  • Armoiries : d'argent, à trois pensées au naturel ; au chef d'azur, chargé d'un soleil d'or.
  • Devises : Labor Pax Libertas, travail paix liberté
  • Sceau anépigraphe : écu portant d'argent à la face en devise de gueules, soutenue de trois pensées au naturel, feuillées de sinople, au chef d'azur, chargé d'un soleil d'or.
  • Timbre : un casque orné de ses lambrequins.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Histoire de Berry, contenant l'origine, antiquité, gestes, prouesses, privilèges et libertés, Jean Chameau – Bourges 1566.
  • Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France, Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris 1816.
  • Les Derniers Guerchy: leur descendance dans les familles de Chabenat de Bonneuil et Jacobé de Haut, Emmanuel de Blic, 1951.
  • Au service du roi catholique : Honorables ambassadeurs et divins espions, représentation diplomatique et service secret dans les relations hispano-françaises de 1598 à 1635, vol. 28 de Bibliothèque de la Casa de Velázquez, 2004.
  • Bulletin des recherches historiques : archéologie, histoire, biographie, bibliographie, numismatique : organe de la Société des études historique, Société des études historiques, , page 84.
  • Histoire généalogique de la maison de Cadier de Veauce, par de Martres, Revue historique de la noblesse, Paris 1847.
  • Mémorial universel généalogique et biographique des savants et des historiens et d'autres hommes de lettres, Aimé Antoine de Birague, Institut des Archives historiques, Paris 1852.
  • Mémoires de la Société historique, littéraire et scientifique du Cher, Éditeur J. David, Bourges, 1884.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier