Tocane-Saint-Apre

commune française du département de la Dordogne

Tocane-Saint-Apre
Tocane-Saint-Apre
Le bourg de Tocane-Saint-Apre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Intercommunalité Communauté de communes du Périgord Ribéracois
Maire
Mandat
Pierre Janaillac
2020-2026
Code postal 24350
Code commune 24553
Démographie
Gentilé Tocanais, Tocanaise
Population
municipale
1 742 hab. (2019 en augmentation de 4,44 % par rapport à 2013)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 15′ 19″ nord, 0° 29′ 50″ est
Altitude Min. 68 m
Max. 232 ou 233 m
Superficie 32,35 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Brantôme en Périgord
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Tocane-Saint-Apre

Tocane-Saint-Apre est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

GéographieModifier

GénéralitésModifier

La commune de Tocane-Saint-Apre, entièrement située en rive gauche de la Dronne, principal affluent de l'Isle, comprend également plusieurs îles au milieu de la Dronne.

Le bourg de Tocane-Saint-Apre est situé, en distances orthodromiques, 13 kilomètres à l'est de Ribérac et 20 kilomètres à l'ouest-nord-ouest de Périgueux, au croisement des routes départementales 78, 103 et 710 (l'ancienne route nationale 710).

La commune est également desservie au sud par la route départementale 109.

Communes limitrophesModifier

 
Carte de Tocane-Saint-Apre et des communes avoisinantes.

Tocane-Saint-Apre est limitrophe de huit autres communes dont Saint-Victor au nord-ouest sur environ 250 mètres et de Segonzac au sud-ouest sur 360 mètres.

Communes limitrophes de Tocane-Saint-Apre
Saint-Victor Grand-Brassac
Montagrier
Lisle
Douchapt  
Segonzac Saint-Aquilin Mensignac

Géologie et reliefModifier

GéologieModifier

Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Tocane-Saint-Apre est située dans le troisième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de calcaires hétérogènes du Crétacé[1].

Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant pour certaines du Cénozoïque, et pour d'autres du Mésozoïque. La formation la plus ancienne, notée c4a-c, date du Santonien inférieur à supérieur, composée de calcaires crayeux gris glauconieux en plaquettes évoluant dans le secteur sud avec apparition de silex noirs ou bruns et de rudistes (formation de Saint-Laurent-sur-Manoire). La formation la plus récente, notée CFp, fait partie des formations superficielles de type colluvions indifférenciées de versant, de vallon et plateaux issues d'alluvions, molasses, altérites. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille « no 758 - Périgueux (ouest) » de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine[2],[3] et sa notice associée[4].

 
Carte géologique de Tocane-Saint-Apre.

Relief et paysagesModifier

Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (2 m à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre 68 mètres[5] au nord-ouest de la commune, à la pointe occidentale de l'île de Bressol, là où la Dronne quitte la commune pour entrer sur celle de Douchapt, et 232[5] ou 233 mètres[6],[Note 1] au sud-est, au château d'eau de la Cipierre, à une centaine de mètres de la limite avec les communes de Mensignac et Saint-Aquilin[7].

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en [8]. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères[Note 2],[9]. La commune est dans le Ribéracois, une région naturelle possédant un relief vallonné avec des altitudes moyennes comprises autour des 130-160 m, sculpté par la Dronne et ses nombreux affluents. Les paysages sont ondulés de grandes cultures dont les vastes horizons contrastent avec les paysages plus cloisonnés de la Dordogne[10],[11].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 32,35 km2[5],[12],[Note 3]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 33,01 km2[3].

HydrographieModifier

Réseau hydrographiqueModifier

La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[15]. Elle est drainée par la Dronne, le Salembre, le ruisseau des Planches, le Rieumançon, le Sauvagnac, le ruisseau de Combenègre et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 44 km de longueur totale[16],[Carte 1].

La Dronne, d'une longueur totale de 200,56 km, prend sa source dans la Haute-Vienne dans la commune de Bussière-Galant et se jette en rive droite de l'Isle — dont elle est le principal affluent — à Coutras en Gironde, au lieu-dit la Fourchée, face à la commune de Sablons[17],[18]. Elle borde la commune au nord sur près de huit kilomètres, face à Grand-Brassac, Montagrier et Saint-Victor.

Affluent de rive gauche de la Dronne, le ruisseau des Planches traverse le nord-est du territoire communal sur trois kilomètres et demi.

Le Rieumançon, autre affluent de rive gauche de la Dronne, prend sa source dans la commune, près du lieu-dit Margnac, et l'arrose sur plus de quatre kilomètres.

Affluent de rive gauche de la Dronne, le Sauvagnac traverse la commune du sud-ouest au nord-ouest sur cinq kilomètres, dont plus de la moitié en limite de Douchapt.

Le Salembre, d'une longueur totale de 16,97 km, prend sa source dans la commune de Saint-Aquilin et se jette dans l'Isle en rive droite à Neuvic, au sud de Neuvic Gare[19]. Il borde la commune au sud-est sur près d'un kilomètre et demi.

Son affluent de rive droite le ruisseau de Combenègre prend sa source dans le sud-est de la commune qu'il arrose sur un kilomètre.

Gestion et qualité des eauxModifier

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne ». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de 7 500 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[20]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [21].

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[22]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[23].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[22]

  • Moyenne annuelle de température : 12,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 8,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 5] : 14,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 6] : 881 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[26] complétée par des études régionales[27] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Martin Rib. », sur la commune de Saint-Martin-de-Ribérac, mise en service en 1993[28] et qui se trouve à 11 km à vol d'oiseau[29],[Note 7], où la température moyenne annuelle est de 13,3 °C et la hauteur de précipitations de 914,3 mm pour la période 1981-2010[30]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Bergerac », sur la commune de Bergerac, mise en service en 1988 et à 45 km[31], la température moyenne annuelle évolue de 13,2 °C pour la période 1971-2000[32], à 13,1 °C pour 1981-2010[33], puis à 13,3 °C pour 1991-2020[34].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Tocane-Saint-Apre est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8],[35],[36],[37]. La commune est en outre hors attraction des villes[38],[39].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (66,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (38,4 %), forêts (25,3 %), terres arables (15,8 %), prairies (11,7 %), zones urbanisées (5,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,7 %)[40].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Villages, hameaux et lieux-ditsModifier

  • Barra sur Dronne
  • Beauséjour
  • Bel-Air
  • Belle Étoile
  • Bonas
  • Bos du Puy
  • Bourgogne
  • Brouillaud
  • Chargnac
  • Charleroix
  • Château de Fayolle
  • Chazelas
  • Combenègre
  • Courtaudie
  • Fayolle
  • Fouillarge
  • Fourmieux
  • Gandy
  • Grands Champs
  • Grange Neuve
  • Jauzet
  • la Beylie
  • la Boissière
  • la Borie
  • la Chabane
  • la Chauprade
  • la Cipierre
  • la Clavelie
  • la Côte
  • la Filolie
  • la Filolie de Gandy
  • la Font du Sable
  • la Gatine
  • la Grange
  • la Jarrige
  • la Lande
  • la Martinie
  • la Ponchetie
  • la Quintinie
  • la Serve
  • la Trépinie
  • la Vaurelie
  • Lagorce
  • Larue
  • Lavalade
  • Lavergne
  • le Bouquet
  • le Brandeau
  • le Château Jalet
  • le Clos de Palus
  • le Jarrigeal
  • le Moulin de Bonas
  • le Moulin de Bressol
  • le Moulin de Lavalade
  • le Moulin de Salles
  • le Parc de Fayolle
  • le Plantier
  • le Rieumançon
  • le Treuil
  • les Charroufeix
  • les Combes
  • les Gacheries
  • les Garennes
  • les Grandes Terres
  • les Grèzes
  • les Grillaudes
  • les Peyronnies Basses
  • les Peyronnies Hautes
  • les Piles
  • les Plantes
  • les Trémoulades
  • les Trois Maisons
  • les Vergnades
  • l'Étang
  • Lorraine
  • Maison Neuve
  • Manieux
  • Margnac
  • Maureloux
  • Millard
  • Montamas
  • Notre-Dame de Perdux
  • Palus
  • Paymie
  • Pebre
  • Peymie
  • Peyretoux
  • Peyvie
  • Plaisance
  • Planchelorau
  • Puy de Bout
  • Puychauvet
  • Puypinet
  • Puyponchet
  • Rieumançon
  • Ruisseau des Planches
  • Saint Apre
  • Sermage
  • Siove
  • Tailleferie
  • Tantaloup
  • Tourate
  • Vernodes

Prévention des risquesModifier

Le territoire de la commune de Tocane-Saint-Apre est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[41]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[42].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Salembre et la Dronne. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1986, 1987, 1988, 1993, 1999 et 2020[43],[41]. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de la « vallée de la Dronne », couvrant 19 communes et approuvé le , pour les crues de la Dronne[44],[45].

Tocane-Saint-Apre est exposée au risque de feu de forêt. L’arrêté préfectoral du fixe les conditions de pratique des incinérations et de brûlage dans un objectif de réduire le risque de départs d’incendie. À ce titre, des périodes sont déterminées : interdiction totale du 15 février au 15 mai et du 15 juin au 15 octobre, utilisation réglementée du 16 mai au 14 juin et du 16 octobre au 14 février[46]. En septembre 2020, un plan inter-départemental de protection des forêts contre les incendies (PidPFCI) a été adopté pour la période 2019-2029[47],[48].

 
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Tocane-Saint-Apre.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[49]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[50]. 78,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (58,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national métropolitain)[Carte 4]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 9],[51].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1997, 2003, 2009 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999[41].

ToponymieModifier

En occitan, la commune porte le nom de Sent Abre[52].

HistoireModifier

Au XIVe siècle, une bastide appelée Tocane est fondée entre les bourgs de Sainte-Marie de Perdus et Saint-Apre de Perdus. Le plus ancien texte citant cette bastide date de 1309. Un texte de 1285 indique que les comtes de Périgord ont décidé d'installer des bastides dans leur comté[53]. Elle ne se développe pas mais dès le XVe siècle, le nom de Tocane remplace celui de Sainte-Marie de Perdus[54].

Les communes de Saint-Apre et Tocane fusionnent en 1852 sous le nom de Tocane-Saint-Apre. Ladite commune de Saint-Apre porta, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le nom de Barra-sur-Dronne[55].

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

La population de la commune étant comprise entre 1 500 et 2 499 habitants au recensement de 2017, dix-neuf conseillers municipaux ont été élus en 2020[56],[57].

Liste des mairesModifier

Maires de Saint-ApreModifier

Liste des maires successifs de la commune de Saint-Apre[58]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1794 Nicolas Paradol    
1794 1794 Philippe Fargeot   Notaire
1794 1801 Jean Fargeot-Lagane   Médecin
1801 1817 Jean-François Lamy Bos du Pic    
1817 1851 Pierre Fargeot   Notaire
1851 1852 Pantaléon Lamy Bos du Pic    

Maires de Tocane puis de Tocane-Saint-ApreModifier

Liste des maires successifs de Tocane, puis de Tocane-Saint-Apre[59]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
prairial an VIII
(mai 1800)
mai 1808 Labonne-Laroche    
mai 1808 1816 André-Alain Fayolle[Note 10]    
1816 novembre 1821 Pierre Dubesset-Dufraisse (aîné)[Note 10]    
novembre 1821 juillet 1830 André-Alain de Fayolle    
juillet 1830 1879 Pierre Moreaud   Médecin
janvier 1881 ou avant ? Joseph Lavaure    
mai 1892 mai 1896 Henri Puygauthier    
mai 1896 1917 Antoine Puygauthier[Note 11]   Médecin
Conseiller général du canton de Montagrier (1892-1919)
1918 octobre 1919 Robert Brunet   Adjoint faisant fonction de maire
octobre 1919 août 1922 Robert Brunet[Note 10]   Médecin
Conseiller général du canton de Montagrier (1919-1921)
août 1922 mai 1945 Charles Roby   Vétérinaire
Conseiller général du canton de Montagrier (1921-1940)
mai 1945 octobre 1947 Élie Beaudeau    
octobre 1947 mai 1953 Roger Puygauthier    
mai 1953 octobre 1981 Raymond Gayou[Note 11]    
novembre 1981 août 2007 Michel Debet PS Directeur du Centre Départemental de Documentation Pédagogique
Député (2007-2008)
Conseiller général du canton de Montagrier (1992-2008)
août 2007 mai 2020 Gérard Senrent PS[60] Retraité
mai 2020[61] En cours Pierre Janaillac DVD[62] Chef d'entreprise

JuridictionsModifier

Dans le domaine judiciaire, Tocane-Saint-Apre relève[63] :

DémographieModifier

Jusqu'en 1852, les communes de Saint-Apre et de Tocane étaient indépendantes.

Démographie de Saint-ApreModifier

Évolution de la population de Saint-Apre
1793 1800 1806 1821 1831
754710718779725
1836 1841 1846 1851 -
792655828865-
(Source : Ldh/EHESS/Cassini[55])

Démographie de Tocane, puis de Tocane-Saint-ApreModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués depuis 1793 à Tocane, puis à Tocane-Saint-Apre. En 1852, Saint-Apre fusionne avec Tocane qui devient Tocane-Saint-Apre.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[64]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[65].

En 2019, la commune comptait 1 742 habitants[Note 12], en augmentation de 4,44 % par rapport à 2013 (Dordogne : −0,88 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9901 0171 0801 0971 1581 1711 2431 1841 226
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1402 0402 0982 0162 1712 1452 0612 0441 893
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8481 7941 7311 5731 5751 5351 5171 4751 371
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 4131 3591 3181 3761 3771 4841 5191 5411 679
2014 2019 - - - - - - -
1 6581 742-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[66].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

EmploiModifier

En 2015[67], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 647 personnes, soit 38,8 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (82) a augmenté par rapport à 2010 (72) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 12,7 %.

ÉtablissementsModifier

Au , la commune compte 179 établissements[68], dont 88 au niveau des commerces, transports ou services, trente-deux relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, vingt-huit dans la construction, dix-huit dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, et treize dans l'industrie[69].

EntreprisesModifier

Dans le secteur agroalimentaire, parmi les entreprises dont le siège social est en Dordogne, la « SARL des établissements Delord et fils » (exploitation forestière), implantée à Tocane-Saint-Apre, se classe en 11e position quant au chiffre d'affaires hors taxes en 2015-2016, avec 9 599 k€[70]. Tous secteurs confondus parmi les entreprises de la Dordogne ayant leur siège social dans le département, elle se classe 23e, quant au chiffre d'affaires à l'exportation en 2015-2016 avec 2 236 k€[71].

La scierie Delord, créée en 1933, emploie 43 personnes dont 31 à Tocane-Saint-Apre[72].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine civilModifier

Patrimoine religieuxModifier

Patrimoine naturelModifier

Au nord de la commune, la Dronne et sa vallée représentent une zone Natura 2000 : la « vallée de la Dronne de Brantôme à sa confluence avec l'Isle ». La rivière s'écoule dans un milieu principalement composé de prairies humides et de terres cultivées avec des zones de bocage. On y rencontre plusieurs espèces de poissons menacées ainsi que des écrevisses à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) et des visons (Mustela lutreola)[81].

C'est également une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 2[82],[83] protégée pour sa faune et sa flore spécifiques.

Patrimoine culturelModifier

Depuis 1991, le village accueille chaque année en juillet, les « Rencontres musicales irlandaises de Tocane », festival de musique traditionnelle irlandaise de portée internationale qui se traduit par des concerts, un stage de quatre jours animé par des musiciens irlandais (flûte, tin whistle, violon, uilleann pipes, accordéon, concertina, banjo, chant, danse, etc.), et qui est l'occasion d'une forte activité musicale dans les bars du village dès l'après-midi et jusque tard dans la nuit[84].

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Le géoportail indique deux valeurs contradictoires : 233 mètres sur la carte et 232 dans la boîte « Communes ».
  2. Une unité paysagère est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
  3. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[13],[14]
  4. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[24].
  5. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  6. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[25].
  7. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  8. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  9. Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
    • au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
    • au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
    • au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
  10. a b et c Démissionnaire.
  11. a et b Décédé durant la mandature.
  12. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
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