Jeanne Dielman, 23, quai du commerce, 1080 Bruxelles

film sorti en 1975

Jeanne Dielman, 23, quai du commerce, 1080 Bruxelles
Réalisation Chantal Akerman
Scénario Chantal Akerman
Acteurs principaux
Sociétés de production Paradise Films
Unité Trois
Pays d’origine Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de la France France
Genre Film dramatique
Durée 201 minutes
Sortie 1976


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Jeanne Dielman, 23, quai du Commerce, 1080 Bruxelles est un film franco-belge, long métrage en couleurs de Chantal Akerman, réalisé en 1975.

ArgumentModifier

Ce film a pour sujet le quotidien à horaire fixe d'une Bruxelloise, mère d'un garçon de seize ans, veuve et encore jeune, qui se prostitue, sur rendez-vous, chez elle. Elle s'est enfermée dans une vie sans plaisir jusqu'au jour où il s'impose.

Fiche techniqueModifier

  • Réalisatrice : Chantal Akerman
  • Scénario : Chantal Akerman
  • Dialoguiste : Chantal Akerman
  • Sociétés de production : Paradise Films (Bruxelles) et Unité Trois
  • Productrices : Évelyne Paul et Corinne Jenart
  • Distributeur d'origine : Olympic Films
  • Directrice de la photographie : Babette Mangolte
  • Cadreuses : Bénédicte Delesalle et Nicole Geoffrey
  • Lumières : Renelde Dupont et Guy Hiernaux
  • Ingénieur du son : Alain Marchal
  • Mixeur : Jean-Paul Loublier
  • Directeurs artistiques : Philippe Graff et Jean-Paul Ferbus
  • Décorateur : Philippe Graff
  • Costumes : Philippe Graff
  • Assistants réalisateurs : Marilyn Watelet, Serge Brodsky et Marianne de Muylder
  • Monteuse : Patricia Canino
  • Durée : 201 min

DistributionModifier

Origine et reconnaissance internationaleModifier

« Je me retournais dans mon lit, inquiète. Et brusquement, en une seule minute, j'ai tout vu Jeanne Dielman… » (Chantal Akerman, dans le Nouvel Observateur en septembre 1989).

« Premier chef-d'œuvre au féminin de l'Histoire du cinéma », selon le journal Le Monde, Jeanne Dielman, 23, quai du Commerce, 1080 Bruxelles est une description méticuleuse, en illusion de temps réel (proche de l'hyperréalisme) de l'aliénation. D'après la cinéaste : « C'est un film sur l'espace et le temps et sur la façon d'organiser sa vie pour n'avoir aucun temps libre, pour ne pas se laisser submerger par l'angoisse et l'obsession de la mort ».[réf. nécessaire]

Gus Van Sant et Todd Haynes ont affirmé que leur œuvre est influencée par Jeanne Dielman[1]. Gus van Sant a, en particulier, expliqué qu'il s'est inspiré du dispositif de filmage de Jeanne Dielman pour son film Last Days[2]. Son chef-opérateur, Harris Savides, a analysé le film et est arrivé à la conclusion que dans chaque pièce, une ou deux positions de caméra seulement sont utilisées. Si l'action revient dans une pièce qui a déjà été montrée à l'écran, les positions de caméra sont les mêmes que précédemment[2]. Savides et Van Sant ont donc décidé d'utiliser le même dispositif sur l'ensemble de Last Days[2].

Autour de Jeanne DielmanModifier

RéférencesModifier

  1. Chantal Akerman, autoportrait en cinéaste, Paris, éditions du Centre Georges Pompidou, Éditions des Cahiers du cinéma, 2004, pages 179 et 180
  2. a b et c Philippe Garnier, « Gus Van Sant à l'intuition », Libération,‎ (lire en ligne)

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Cinéma 76, no 206, 1976.

Liens externesModifier