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Federico García Lorca

poète, dramaturge, peintre, pianiste et compositeur espagnol
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir García et Lorca.
Federico García Lorca
Description de cette image, également commentée ci-après
García Lorca en 1914.
Naissance
Fuente Vaqueros (Province de Grenade, Espagne)
Décès (à 38 ans)
Entre Víznar et Alfacar (Province de Grenade, Espagne)
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture espagnol
Mouvement Génération de 27
Genres
Signature de Federico García Lorca

Federico García Lorca est un poète et dramaturge espagnol, également peintre, pianiste et compositeur, né le à Fuente Vaqueros près de Grenade et exécuté sommairement le entre Viznar et Alfacar par des milices franquistes.

Sommaire

BiographieModifier

JeunesseModifier

 
Federico avec sa jeune sœur Isabel à Grenade en 1914.

Federico Garcia Lorca passe son enfance à la campagne, près de Grenade où son père possède une grande propriété. Il suit ensuite des études de lettres et de droit à l'université de Grenade où il devient l'ami de Manuel de Falla qui exerce une forte influence sur lui[1]. En 1922, les 13 et 14 juin, il organise en lien avec lui le Concurso de Cante Jondo de Granada (es) (Concours de Cante Jondo de Grenade).

Vie à MadridModifier

 
Salvador Dalí et Lorca, 1925.

Après plusieurs années passées à Grenade, il décide d'aller vivre à Madrid pour rencontrer le succès[1]. Il y devient l'ami de Luis Buñuel, Salvador Dalí, Rafael Alberti, José Bergamín, Guillermo de Torre et Sánchez Mejías, parmi ceux qui deviendront des artistes influents en Espagne[1]. Là, il rencontre aussi Gregorio Martínez Sierra, le directeur du Teatro Eslava (es), à l'invitation duquel il écrit et met en scène sa première pièce en vers, El maleficio de la mariposa (Le Maléfice du papillon), en 1919-1920. Elle met en scène l'amour impossible entre un cafard et un papillon, avec de nombreux insectes en support. Elle est malheureusement l'objet de moquerie du public, et s'arrête après quatre représentations. Cela refroidit la passion de Lorca pour le théâtre pour le reste de sa carrière, il se justifie plus tard en 1927 au motif que Mariana Pineda, drame patriotique, était sa première pièce véritable. C'est aussi son premier grand succès au théâtre, peu après son accession à la célébrité avec la publication à Malaga, en 1927, de ses Chansons[1].

Pendant les quelques années qui suivent il s'implique de plus en plus dans son art et dans l'avant-garde espagnole. Il publie trois autres recueils de poèmes, dont Romancero Gitano (1928), son recueil de poèmes le plus connu[1].

Cependant, vers la fin des années 1920, Lorca est victime d'une dépression, exacerbée par une angoisse due à la difficulté grandissante de cacher son homosexualité à ses amis et sa famille. Cette disparité entre son succès comme auteur et la souffrance de sa vie privée atteint son paroxysme lors de la collaboration des deux surréalistes, Dalí et Buñuel, pour le film Un chien andalou (1929) que Lorca interprète, comme une allusion, voire une attaque à son encontre. En même temps, sa relation intense, passionnée, mais non réciproque, avec Salvador Dalí s'effondre quand ce dernier rencontre sa future épouse. Consciente de ces problèmes (mais peut-être pas de leurs causes) la famille de Lorca s'arrange pour lui faire faire un long voyage aux États-Unis d'Amérique en 1929-1930[1].

Dictature, guerre civile et mortModifier

Son retour en Espagne en 1930 coïncide avec la chute de la dictature de Miguel Primo de Rivera et la proclamation de la République. En 1931, Lorca est nommé directeur de la société de théâtre étudiante subventionnée, La Barraca, dont la mission est de faire des tournées dans les provinces essentiellement rurales pour présenter et diffuser le grand répertoire classique espagnol[1]. C'est ainsi que La Barraca monte, sous la direction de Lorca, des pièces de Lope de Vega, Calderón de la Barca, Tirso de Molina et Cervantes[1]. Comme l'écrit Claude Couffon, l'un de ses traducteurs en français, dans sa préface à "Impressions et Paysages", La Barraca était « un théâtre du peuple, ambulant et gratuit[2] ». Il écrit alors la trilogie rurale de Bodas de sangre (« Noces de sang »), Yerma et La casa de Bernarda Alba (La Maison de Bernarda Alba)[1]. En 1933-1934, son théâtre rencontre un grand succès, notamment lors d'une tournée triomphale de « Noces de sang » en Amérique latine[1] d'octobre 1933 à mars 1934[3].

 
Près du village d'Alfacar, l'olivier où Lorca pourrait avoir été fusillé le (photo prise en 1999).

Comme le dit encore Claude Couffon, « depuis longtemps violemment anti-fasciste (il a signé dès 1933 un manifeste contre l'Allemagne d'Hitler), García Lorca salue la victoire du Front Populaire en 1936 [en France] »[2]. Quand la Guerre civile espagnole éclate en juillet 1936, il quitte Madrid pour Grenade, même s'il est conscient qu'il va vers une mort presque certaine dans une ville réputée pour avoir l'oligarchie la plus conservatrice d'Andalousie. Un soulèvement franquiste éclate justement à Grenade où il vient d'arriver. Ses idées et son personnage étaient connues de tous, et « bien que n'ayant jamais participé à la moindre action politique [au sens strict du terme], il est arrêté chez le poète Luis Rosales, où il a cherché un refuge clandestin » (Robert Maillard[1]). « Arrêté le 16 août, il est fusillé le 19 tout près de la Fuente Grande, que les Maures appelaient [joliment et en prémonition...] la "Source aux Larmes" » (Claude Couffon[2]).

La date et le lieu exacts de sa mort ont fait l'objet d'une longue polémique, mais il semble définitivement établi que Federico García Lorca a été fusillé à 4 h 45 du matin le 19 août, sur le chemin qui va de Víznar à Alfacar par des rebelles anti-républicains[4]. Son corps serait toujours enterré dans une fosse commune anonyme, quelque part dans la zone, aux côtés du cadavre d'un maître d'école, Dióscoro Galindo, et ceux des anarchistes Francisco Galadí et Joaquín Arcollas, exécutés en même temps.

Le régime de Franco décide l'interdiction totale de ses œuvres jusqu'en 1953, quand Obras completas est publié dans une version très censurée.

HommagesModifier

 
Statue de Lorca sur la place Santa Ana à Madrid.

En 1956, on érige le premier monument à García Lorca. C'est bien sûr loin de l'Espagne de Franco, dans la ville de Salto, en Uruguay, grâce à l'initiative de son ami américain, l'écrivain Enrique Amorim. Sur la rive du fleuve Uruguay, un mur porte le poème d'Antonio Machado qui regrette la mort de García Lorca à Grenade.

Ce n'est qu'avec la mort de Franco en 1975 que la vie et la mort de Lorca peuvent être évoqués librement en Espagne. De nos jours, une statue de Lorca est en évidence sur la place Sainte-Anne à Madrid. Léo Ferré, au sujet de Franco dans sa chanson Franco la muerte, écrite en 1964, chantera : « T'es pas Lorca, mais sa rature ! ».

Jean Ferrat lui rend hommage dans sa chanson "Federico García Lorca", il en compose les paroles tandis que Claude-Henri Vic en compose la musique.

Le Jardin Federico-García-Lorca, sur les quais de la Seine (bas du quai de l'Hôtel-de-Ville) à Paris, dans le quartier du Marais, la médiathèque Federico Garcia Lorca à Montpellier[5] ainsi qu'une plaque sur le Castro Rainbow Honor Walk[6], à San Francisco, dans le quartier du Castro lui rendent hommage.

Recherche de sa dépouilleModifier

La fosse dans laquelle reposerait le poète est située non de loin de Fuente Grande, localité de la commune d'Alfacar[7]. En 2008, la justice espagnole accepte qu'elle soit ouverte dans l’intimité, en présence de la seule famille. Toutefois, de nombreuses controverses existent sur la présence de la dépouille du poète dans cette fosse commune[8]. En effet, des recherches, effectuées pendant plusieurs semaines, en vue d'une exhumation, sont abandonnées le 18 décembre 2009. Une autre équipe délimite en 2015 une zone de 10 mètres sur 28 qui pourrait contenir la dépouille de Lorca et de trois autres hommes fusillés avec lui, mais attend le visa des autorités andalouses pour procéder à l'exhumation[9]. On ignore si le poète a effectivement été assassiné dans le champ d'Alfacar ou s'il a été transféré dans un lieu inconnu.

Flamenco lyriqueModifier

 
Federico García Lorca au piano, en 1919, à Grenade. (Collection Fundación Federico García Lorca).

Le poète, pianiste et compositeur puisa une grande partie de son inspiration dans la tradition folklorique andalouse.

García Lorca rencontra très jeune Manuel de Falla à Grenade et développa une amitié profonde avec le compositeur du ballet Le Tricorne. Ils firent tous deux partie de Génération de 27, un mouvement littéraire qui revendiquait l'usage des traditions espagnoles savantes et populaires projetées dans un horizon moderniste flirtant avec l'avant-garde. À Madrid, García Lorca fit la connaissance de Luis Buñuel et Salvador Dalí, dont il devint très proche, et qui lui jouèrent un mauvais tour en s'inspirant de son intimité pour leur premier film , Un chien andalou dont le titre le visait ironiquement selon lui[10],[11],[12].

À côté de ces personnalités, il tenta de trouver sa voie par la poésie, avec son retentissant Romancero gitano, mais aussi par la musique. Dès l'âge de dix ans, « l'Andalou professionnel », comme le surnommait perfidement Jorge Luis Borges, composa des petits airs, mais ses parents s'opposèrent à ce qu'il poursuive des études musicales. Ainsi bifurqua-t-il vers les lettres.

Or, il continuera à écrire toute sa vie des mélodies, de nombreuses chansons, souvent dans un registre flamenco. « Nana de Sevilla » chantée par Victoria de los Ángeles[13], « Las Morillas de Jaen » par Ginesa Ortega[14], « Los Pelegrinitos » par Teresa Berganza[15], trois mélodies éblouissantes de García Lorca parmi d'autres, qui associent l'expressivité populaire du flamenco avec un lyrisme intense propre à son univers.

Tradition folklorique du flamencoModifier

C'est bien dans la tradition folklorique du flamenco que le poète, pianiste et compositeur puise l'essentiel de sa matière. Il avait organisé avec Manuel de Falla en 1922 El Concurso del Cante Jondo (Concours du chant profond)[16] pour célébrer ce chant flamenco primitif dont l'interprétation archétypale suscite le trouble : est-ce une véritable douleur qu'éprouve le chanteur ? Arrangeur doué de cette tradition andalouse, García Lorca sera emporté par la guerre d'Espagne. Fervent républicain, il fut exécuté par les troupes franquistes près de Grenade, sur sa terre natale si chérie, dans la nuit du .

La souffrance tragique du cante jondo était bien réelle cette fois-ci[17].

ŒuvresModifier

PoésieModifier

  • Impresiones y paisajes (« Impressions et paysages », 1918) : prose.
  • Libro de poemas (« Livre de poèmes », 1921)[18].
  • Poema del cante jondo (« Poème du cante jondo », 1921)[19].
  • Primeras canciones (« Premières chansons », 1922, publiées en 1936)[20].
  • Canciones (« Chansons », 1921-1924, publiées en 1927)[21].
  • Oda a Salvador Dalí (« Ode à Salvador Dalí »), 1926)[22].
  • Romancero gitano (« Romancero gitan », 1928)[23].
  • Poeta en Nueva York (« Poète à New York », écrit autour de 1930, publié en 1940)[24].
  • Chant funèbre pour Ignacio Sánchez Mejías (Llanto por Ignacio Sánchez Mejías) publié en espagnol en 1935[25], traduit en français par R. Simon en 1945, réédition Actes Sud, 1992, (ISBN 2868698646). Ce poème a rendu célèbre le vers A las cinco de la tarde ; le poème figure parmi les plus connus de la poésie contemporaine[26].
  • Seis poemas galegos (« Six poèmes galiciens », 1935, édition bibliophilique avec gravures de José San Martin, Azul éditions 2001)[27].
  • Diván del Tamarit (« Divan du Tamarit », 1936)[28].
  • Sonetos del amor oscuro (« Sonnets de l’amour obscur »), écrits entre 1935 et 1936, mais ce recueil est resté inachevé et inédit jusqu'en 1984[29].
  • Sonnetto del dolce pianto (« Sonnet de la douce plainte »).
  • La sangre derramada (Le sang répandu, Hommage a son ami le matador Ignacio Sánchez Mejías, mort durant une corrida, écrit en 1935).
  • Granada (Elegía humilde) (« Grenade, humble élégie »)[30].
  • Tierra y Luna (« Terre et Lune »)[31].

Le poème "Vuelta de paseo"Modifier

Vuelta de Paseo (« Retour de promenade ») est composé en 1929 puis publié en 1930[32].

Ce court poème, paru dans le recueil Poeta en Nueva York, en tête du Chapitre "Poemas de la soledad en la Universidad Columbia" (« Poèmes de la solitude à l'Université Columbia ») témoigne d'une facette particulière de la personnalité de Lorca. Ses promenades nocturnes dans une ville en pleine métamorphose lui ont fait ressentir un dégoût profond pour l'oppression, l'angoisse venue du ciel (avec l'édification des gratte-ciels dans la New York florissante des années 1930 aux États-Unis).

Les couleurs de son Andalousie natale, qui constituaient un motif récurrent dans le style versifié des poèmes du "Romancero Gitano" et du "Cante Jondo", disparaissent ici pour laisser place au gris de la mégalopole, coloris unique qui semble envahir les rues et les esprits. En guise de contre-attaque, Lorca opte pour des vers rythmés, presque chantants, qui se défont des contraintes classiques inhérentes à la pratique des alexandrins dans toutes ses œuvres de jeunesse. Pour finir, même la Nature ("los animalitos de cabeza rota") est détruite et devient inerte comme les matériaux de construction de la cité.

Le poète n'envie en rien les pauvres habitants de la mégalopole, qui semble avoir été recouverte du voile permanent de l'hiver ("el árbol de muñones", "el cristal" -images métaphoriques renvoyant à cette déshumanisation du milieu urbain, à cet affront permanent du citadin face à sa mère, la nature-) Son complexe lié à la grandeur de la ville sera assimilé par certains critiques à une forme coextensive d'agoraphobie. L'oxymore "Assassiné par le ciel", en vers 1, puis répétée au vers final avec une ponctuation exclamative, détermine aussi ce sentiment violent de l'artiste face à tout ce qui s'oppose à la poésie.

Enfin, ce poème symbolise sa ferme opposition au modernisme, à cette quasi-sécularisation qui semble s'emparer d'un monde que le jeune homme (F.G. Lorca n'a alors que 31 ans) trouve industriel, nuisible à l'Homme, en bref trop creux. Le vers "Asesinado por el cielo", répété en début et en fin de strophe, rappelle aussi une fresque socio-politique récurrente dans ce recueil de voyage : les immeubles, la ville, tuent la poésie que peut fournir la Nature.

"Dejare crecer mis cabellos" : ce vers montre que le fléau de la folie et de la vieillesse menace les êtres mortels qui évoluent dans cet environnement disproportionné. Le lectorat pourra par la suite faire de ce vers la métaphore de l'incompréhension et du rejet qui conduisent à la pauvreté, avec un délaissement total des préoccupations corporelles. Car, comme l'écrira l'auteur dans la préface du recueil, "C'est dans son imperfection surréaliste, atypique, que la Nature puise sa poésie. L'exactitude, la rigueur démesurée de la ville font disparaître le sens." (Préface, Poeta en Nueva York, 1930)

Ce poème est donc largement caractéristique de tout le recueil, car il reflète des thématiques variées, comme le vertige du poète aux prises avec la ville, l'homosexualité, ou encore le vieillissement inexorable de l'Homme. Il ouvre d'ailleurs le premier chapitre du recueil, et il est possible de faire de cette œuvre complexe le manifeste d'un surréalisme engagé qui signale son dégoût face au déclin de la vie citadine, et à l'écrasement du paysage par l'industrie...

ProseModifier

  • Mi pueblo (« Mon village »), « écrits de jeunesse autobiographiques révélant la sensibilité du poète à dix-huit ans, ils éclairent ses œuvres postérieures et peignent sa vie de famille, celle des paysans de son village natal de Fuente Vaqueros (près de Grenade), leurs mœurs, leur misère. Suit un conte au ton sarcastique et plein d'humour ; et enfin le texte de sa conférence sur les berceuses espagnoles [voir ci-dessous la section ː Conférences-essais, "écrits théoriques"] » (quatrième de couverture de l'édition bilingue[33]).
  •  
    « Impressions et paysages », un livre de voyages en prose, est le premier livre publié par García Lorca, en 1918.
    Impresiones y paisajes (« Impressions et paysages »), 1918[34]. Écrit à dix-neuf ans, quand le poète était étudiant à l'université de Grenade, ce livre fut publié à ses frais et longtemps oublié. Il est la relation d'un voyage que fit le jeune homme avec quelques compagnons d'études à travers les terres de la vieille Castille et de León. « Œuvre juvénile, Impressions et paysages révèle déjà, en sa forme encore hésitante, les prodigieuses ressources d'un tempérament exceptionnel » [quatrième de couverture de l'édition française en 1958[35] , traduction d'André Belamich et de Claude Couffon, rééditée en 2009[36]]. Mêlées à des réflexions sur l'art, la religion, la musique (et ses premiers succès en tant que pianiste et compositeur), le chant grégorien, les jardins, les ruines, le crépuscule (etc.), on y partage ses rencontres décisives (Machado, Unamuno), on y découvre surtout des variations sur deux grands thèmes qui resteront toujours chers à Lorca : l'obsession de la mort au sein du vivant même et le mystère de la vie dans la mort, ainsi que l'amour de la ville natale, Grenade. Il semble que ce texte ait été repris, en collection de poche « Poésie/Gallimard », dans un recueil de ses écrits de jeunesse, à la suite de "Livre de poèmes" et de "Mon village"[37], puis plus tard dans la collection « L'Imaginaire Gallimard[2] ».
  • « Proses surréalistes », contemporaines des derniers poèmes du Romancero gitan (1927-1928), ces textes oscillent entre le burlesque et l'horreur, et expriment une métaphorisation du réel proche du délire obsessionnel volontairement et poétiquement cultivé. Elles ont été publiées en français à la suite des précédentes, dans le même ouvrage[36].
  • « Cinq textes sur Grenade » (conférences et articles) où, loin des clichés touristiques et patrimoniaux, le poète tente d'exprimer l'âme de sa ville natale ː « dédaignant le pittoresque et l'anecdote, le poète va droit à l'essentiel, à ce fond de quiétude jalousement défendue qui caractérise sa ville natale. Or il se confond tellement avec elle que c'est en lui-même qu'il en découvrira le secret (quatrième de couverture) ». Ils ont été publiés en français à la suite des précédentes, dans le même ouvrage[36].

ThéâtreModifier

 
La zapatera prodigiosa, 1931.
  • El maleficio de la mariposa (Le Maléfice du papillon : écrit en 1919-20, création en 1920)
  • Mariana Pineda (écrit en 1923-25, création en 1927, inspiré par le destin tragique de l'héroïne de même nom)
  • La zapatera prodigiosa (La Savetière prodigieuse : écrit en 1926-30, création en 1930)
  • Amor de Don Perlimplín con Belisa en su jardín (Les Amours de Don Perlimplín avec Belise en son jardin : écrit en 1928, création en 1933)
  • Bodas de sangre (Noces de sang : écrit en 1932, création en 1933)[38].
  • Yerma (écrit en 1934, création en 1934)[39].
 
Federico García Lorca lisant un de ses textes avant la représentation par sa compagnie de théâtre La Barraca de « La guarda cuidadosa », de Miguel de Cervantes à Almazán (Province de Soria), en juillet 1932. Collection du Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, à Madrid.
  • Doña Rosita la soltera (Doña Rosita, la célibataire : écrit en 1935, création en 1935)[40].
  • Retablillo de Don Cristóbal (Le Jeu de Don Cristóbal : écrit en 1931, création en 1935).
  • Los títeres de Cachiporra (Le Guignol au gourdin : écrit en 1928, création en 1937).
  • Así que pasen cinco años (Lorsque cinq ans seront passés : écrit en 1931, création en 1945).
  • La casa de Bernarda Alba (La Maison de Bernarda Alba), sous-titrée ː Drama de mujeres en los pueblos de España (« Drame de femmes dans les villages d'Espagne ») : écrit en 1936, création en 1945[41].
  • El público (Le Public : écrit en 1930-1936, création en 1972).
  • Le Songe de la vie (écrit en 1936, création en 1986).

MusiqueModifier

  • Las morillas de Jaén
  • Les Berceuses / Las nanas infantiles; (ISBN 978-2-916694-26-9) éditions Marguerite Waknine 2010.
  • Doce canciones para guitarra ː celles-ci ont été enregistrées en duo par Paco de Lucía et Ricardo Modrego, en 1965, chez Philips (843 118 PY)[42] ; réédition en CD ː 1995[43].

Courtes pièces de théâtreModifier

  • El paseo de Buster Keaton (« La balade de Buster Keaton », 1928)
  • La doncella, el marinero y el estudiante (« La demoiselle, le marin et l'étudiant », 1928)

Conférences-essais, "écrits théoriques"Modifier

  •  
    Portrait de Manuel de Falla, ami de Lorca et comme lui passionné par le Flamenco, dans sa maison-musée de Grenade, (Paseo de los Mártires, 11, 18009 Granada).
    1922 (19 février) ː conférence prononcée à Grenade en prélude au premier concours de chant flamenco (ou Cante Jondo), organisé par Manuel de Falla et García Lorca les 13 et 14 juin 1922 à Grenade. Elle était intitulée ː Importancia histórica y artística del primitivo canto andaluz, llamado "Cante Jondo" [Importance historique et artistique du chant andalou primitif, appelé Cante Jondo / Chant Profond][44]. Pour la même occasion, et conjointement à cette conférence qualifiée par le collectif du Centre Roland-Barthes de « magistrale » dans son évocation de Georges Bataille spectateur du Cante Jondo[45] , Manuel de Falla écrivit et publia un texte programmatique et musicologique[45] sur la musique flamenca et le Cante Jondo[17] qui fut, on le sait, une influence majeure de son œuvre comme de celle de Lorca son ami.
  • 1926 (conférence prononcée à Grenade en 1927) ː La imagen poética de don Luis de Góngora [« L'image poétique de don Luis de Góngora »] , traduit par Jean Viet ː « L'art poétique chez Don Luis Gongora[46] ». On trouvera le texte original de cette conférence sur Wikisource en espagnol[47].
  • 1930 (à La Havane), 1933 (à Buenos Aires), 1934 (à Montevideo), conférence prononcée à plusieurs reprises en Amérique Latine, et intitulée ː Juego y teoría del duende [« Jeu et théorie du duende », que Jean Viet traduit ː « Théorie et jeu du démon[46] »]. On peut en trouver en ligne différentes versions du texte intégral ici[48], tant en version originale (avec des variantes, car elle a été prononcée plusieurs fois), que traduite en français par Claude Boisnard, avec notes explicatives des allusions culturelles de García Lorca ici[49]. On trouve aussi cette conférence en livre, d'abord en français traduite par Jean Viet (opus cité, difficile à se procurer), mais aussi en version bilingue espagnol/français, traduction de Line Amselem, aux Éditions Allia, Paris, mai 2008, dont on peut lire en ligne des extraits[50]. On en trouve une autre traduction en français ː « Jeu et théorie du Duende de Federico Garcia Lorca », précédée par un essai ː « Le Duende. Jouer sa vie, de l'impossible du sujet au sujet de l'impossible », les deux par le psychanalyste et anthropologue Ignacio Gárate Martínez, préface de Xavier Audouard et Nadine Ly, et publiée aux éditions La Versanne, Les Belles Lettres, série Encre Marine, 2005, (ISBN 290942295X et 978-2909422954), 64 pages. Enfin, on trouvera de nombreuses citations extraites de cette conférence et commentées dans l'article consacré au Duende.
  • Février 1934 ː à Buenos Aires, conférence Granada y sus canciones [« Grenade et ses chansons »], sans doute le même texte que Como canta una ciudad de noviembre a noviembre [« Comment chante une ville de novembre à novembre »][51].
  • 15 mars 1934 ː à Buenos Aires, allocution sur Lope de Vega et sur l'interprétation qu'en a proposée la Compagnie Eva Franco dans La Dama boba [« La Dame niaise », pièce de Lope de Vega][52].
  • 1935 ː Charla sobre teatro [« Bavardage (ou conversation) sur le théâtre »][53]. On trouvera une traduction en français de cette conférence sous le titre « Speech sur le théâtre », avec une autre conférence et trois pièces de théâtre de Lorca, dans un livre publié par L'Arche (éditeur) en 2007, traduction et postface de Luis del Águila[54]. On trouvera le texte original sur Wikisource en espagnol[55].
  • Las Nanas infantiles [« Berceuses enfantines »], conférence dont on pourra lire une traduction en français sous le titre « Les Berceuses[56] », et une autre par Jean Viet sous le titre « Berceuses espagnoles » dans l'ouvrage déjà cité[46]. On trouvera aussi le texte original sur Wikisource en espagnol[57]. On se souvient que Lorca a lui-même composé des berceuses sous le même titre ː Nanas infantiles, et des Canciones para guitarra, dont certaines ont été enregistrées par Paco de Lucía et Ricardo Modrego en 1965 (cf. ci-dessus).
  • On pourra lire l'ensemble de ces conférences, en version originale (espagnol), regroupées et publiées sous le titre Conferencias, d'abord par Alianza Editorial Sa, puis rééditées par Comares en 2001[58].
  • On consultera avec profit les analyses sur les écrits théoriques de Lorca, notamment celles de Marie Laffranque et de Dominique Breton dans la revue Bulletin Hispanique, et qui sont accessibles en ligne (voir la rubrique "études" de la Bibliographie ci-dessous).

Scripts de filmsModifier

  • Viaje a la luna (1929)

CitationsModifier

  • « Et qui veut sauter dans le sommeil se blesse les pieds sur le fil d'un rasoir. » - Extrait de Les berceuses[59].
  • « On n’a pas un enfant comme on a un bouquet de roses. » - Extrait d’Yerma.
  • « Chaque femme a du sang pour quatre ou cinq enfants et lorsqu'elle n'en a pas, il se change en poison. » - Extrait d’Yerma.
  • « Naître femme est le pire des châtiments. » - Extrait de La maison de Bernarda Alba.
  • « Rien n'est plus vivant qu'un souvenir. » - Extrait de Doña Rosita.
  • « La pierre est un dos fait pour porter le temps. » - Extrait de Darmangeat.
  • « Lo más importante es vivir » (Le plus important, c'est de vivre).
  • « Mis primeras emociones están ligadas a la tierra y a los trabajos del campo… sin este mi amor a la tierra no hubiera podido escribir Yerma o Bodas de Sangre » (Mes premières émotions sont liées à la terre et aux travaux des champs... Sans cela, sans mon amour de la terre, je n'aurais pu écrire "Yerma" ou "Noces de sang").

Adaptations musicalesModifier

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Études
Roman
  • (fr) Serge Mestre, Ainadamar : la fontaine aux larmes, Paris, éd. Sabine Wespieser, 2016, 978-2-84805-202-1 (évocation des derniers jours de Garcia Lorca et de l'Espagne de 1936).
Cinéma
  • Angel Quintana, Lorca et le cinéma, collection "Le cinéma des poètes", Nouvelles éditions Place, 2019 (voir présentation en ligne).
Traductions
  • Œuvres complètes, édition établie par André Belamich, Paris, Gallimard, « La Pléiade », t. I (poésie, correspondance), 1981; t. II (théâtre, interviews), 1990.
Poésie
  • Poésies, traduites par André Belamich, Claude Couffon, Pierre Darmangeat, Jean Prévost, Bernard Sesé et Jules Supervielle, Paris, Gallimard, coll. "Poésie", 4 tomes publiés de 1955 à 1984.
  • La désillusion du monde, traduit de l'espagnol et préfacé par Yves Véquaud, Paris, La Différence, coll. "Orphée", 2012.
  • Complaintes gitanes (Romancero gitano), traduction de Line Amselem, Paris, Allia, 2003, édition bilingue.
  • Si mes mains pouvaient effeuiller..., Illustrations de Gabriel Lefebvre, Préface de Michel Del Castillo, Bruxelles, Complexe, 2006.
Théâtre
  • La Maison de Bernarda Alba suivi de Noces de sang, traduction de Marcelle Auclair, André Belamich et Jean Prévost, Paris, Gallimard, coll. "Folio", 1973, rééd. 2006 avec les deux pièces dans l’ordre inverse.
  • Marianna Pineda, La Savetière prodigieuse, Les Amours de don Perlimplin avec Bélise en son jardin, traduction d’André Belamich, Paris, Gallimard, coll. "Folio", 1984.
  • Noces de Sang, Yerma, traduction de Marcelle Auclair, Paris, Gallimard, coll. "Du monde entier", 1947.
  • Que passent encore cinq ans, traduction de Luis del Águila, Paris, L'Arche, 2006.
  • Doña Rosita la célibataire, Le Petit Tréteau de don Cristóbal et doña Rosita, traduction de Luis del Águila, Paris, L'Arche, 2004.
  • Le Public, Le Songe de la Vie, Dragon, pièces publiées avec le texte de deux conférences de Lorca, traduction en français de Luis del Águila, Paris, L'Arche, 2007[54].
Conférences, essais
  • 3 Conférences de Federico Garcia Lorca traduites de l'espagnol par Jean Viet, chez Pierre Seghers, Paris, 1947[46]. Il s'agit d'une traduction des trois conférences suivantes ː "L'art poétique chez Don Luis Gongora", "Théorie et jeu du démon" et "Berceuses espagnoles".
  • Jeu et théorie du duende, traduction de Line Amselem, Paris, Éditions Allia, 2008, édition bilingue[50].
  • Les Berceuses, éditions Marguerite Waknine, 2013, édition bilingue[60].
Bande dessinée
  • Sur les traces de García Lorca, d'El Torres et Carlos Hernandez Sanchez, Vertige Graphic, 2015.
  • Los caballeros de la orden de Toledo, de Javierre et Juanfran Cabrera, Arian, 2017.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h i j et k Robert Maillard, « Federico Garcia Lorca », sur La République des Lettres (consulté le 23 avril 2019).
  2. a b c et d Federico García Lorca (préface, introduction et traduction par Claude Couffon), Impressions et paysages, Gallimard, coll. « L'Imaginaire », (ISBN 2070148114 et 978-2070148110, lire en ligne).
  3. Marie Laffranque, « Essai de chronologie de Federico García Lorca », sur Bulletin hispanique, tome 59 n°4, repris sur Persée, (consulté le 23 avril 2019), p. 419.
  4. (es), Manuel Titos Martínez, Verano del 36 en Granada. Un testimonio inédito sobre el comienzo de la guerra civil y la muerte de García Lorca. Grenade 2005, Atrio. (ISBN 9788496101326).
  5. « Médiathèque Federico Garcia Lorca », sur montpellier3m.fr (consulté le 25 mars 2019)
  6. (en-US) « Rainbow Honor Walk | a sidewalk tribute » (consulté le 16 mars 2019)
  7. (es) «Abrirán fosa de poeta Federico García Lorca, tras 73 años de su asesinato», RPP Noticias, 24 octobre 2009
  8. Jean-Jacques Bozonnet, « Vers la fin du mystère tragique Lorca », Le Monde,‎ , p. 3
  9. (es) Jesus Ruiz Mantilla, « Los familiares no necesitamos saber cuántos tiros le dieron a Federico », El Pais,‎ (lire en ligne)
  10. Federico García Lorca, ami des deux auteurs du film, crut se reconnaître dans le titre, ce dont il se trouva mal ; selon lui Le chien andalou avait été le surnom moqueur que lui auraient donné Buñuel et Dalí.
  11. Tomas Perez Torrent, Jose de la Colina, Conversations avec Luis Buñuel, éd. Cahiers du cinéma, 1993. (ISBN 2-86642-139-6).
  12. Luis Buñuel Mon dernier soupir (autobiographie) coécrit avec Jean-Claude Carrière 1982 (ISBN 2-84114-814-9)
  13. Victoria de los Angeles Nana de Sevilla : écouter [1].
  14. LORCA: Las morillas de Jaén : écouter [2].
  15. Teresa Berganza Los pelegrinitos de F.G. Lorca : écouter [3].
  16. Le combat de Federico Garcia Lorca pour le chant profond [4].
  17. a et b Manuel de Falla. « El cante jondo », dans Escritos sobre Música y Músicos. éd. Espasa Calpe. Collection Austral no  53. Madrid. 1950. (ASIN B00525PZYY)
  18. On trouvera de larges extraits de ce recueil sur Wikisource en espagnol ː (es) Federico García Lorca, « Libro de poemas » [« Livre de poèmes »], sur Wikisource, (consulté le 20 avril 2019).
  19. On trouvera ce recueil sur Wikisource en espagnol ː (es) Federico García Lorca, « Poema del cante jondo » [« Poème du cante jondo [Chant Profond, le chant flamenco le plus grave et le plus ancien] »], sur Wikisource, 1921-1931 (consulté le 20 avril 2019).
  20. On trouvera ce recueil sur Wikisource en espagnol ː (es) Federico García Lorca, « Primeras canciones » [« Premières chansons »], sur Wikisource, (consulté le 20 avril 2019).
  21. On trouvera ce recueil sur Wikisource en espagnol ː (es) Federico García Lorca, « Canciones » [« Chansons »], sur Wikisource, 1921-1924 (consulté le 20 avril 2019).
  22. On trouvera ce long poème sur Wikisource en espagnol ː (es) Federico García Lorca, « Oda a Salvador Dalí » [« Ode à Salvador Dalí »], sur Wikisource, 1921-1924 (consulté le 20 avril 2019).
  23. On trouvera ce recueil sur Wikisource en espagnol ː (es) Federico García Lorca, « [[Romancero gitano]] » [« Romancero gitan »], sur Wikisource, 1924-1927 (consulté le 20 avril 2019).
  24. On trouvera ce recueil sur Wikisource en espagnol ː (es) Federico García Lorca, « Poeta en Nueva York » [« Poète à New York »], sur Wikisource, 1929-1930 (consulté le 20 avril 2019).
  25. On trouvera ce long poème sur Wikisource en espagnol ː (es) Federico García Lorca, « Llanto por Ignacio Sánchez Mejías » [« Chant funèbre pour Ignacio Sánchez Mejías »], sur Wikisource, (consulté le 20 avril 2019).
  26. Jean-Louis Lopez, chapitre « La bibliothèque de l'amateur », Le Peuple du toro, éditions Hermé, 1986, p. 182 (ISBN 2-86665-034-4)
  27. On trouvera ce recueil sur Wikisource en version originale, c'est-à-dire en galicien ː (gl) Federico García Lorca, « Seis poemas galegos » [« Six poèmes galiciens »], sur Wikisource, (consulté le 20 avril 2019).
  28. On trouvera ce recueil sur Wikisource en espagnol ː (es) Federico García Lorca, « Diván del Tamarit » [« Divan du Tamarit »], sur Wikisource, (consulté le 20 avril 2019).
  29. On trouvera ce recueil sur Wikisource en espagnol ː (es) Federico García Lorca, « Sonetos del amor oscuro » [« Sonnets de l’amour obscur »], sur Wikisource, (consulté le 20 avril 2019).
  30. On trouvera ce poème sur Wikisource en espagnol ː (es) Federico García Lorca, « Granada (Elegía humilde) » [« Grenade, humble élégie »], sur Wikisource, (consulté le 20 avril 2019).
  31. On trouvera ce poème sur Wikisource en espagnol ː (es) Federico García Lorca, « Tierra y Luna » [« Terre et Lune »], sur Wikisource, (consulté le 20 avril 2019).
  32. dans le recueil Poeta en Nueva York, « Le Poète à New-York ». On trouvera ce poème sur Wikisource en espagnol ː (es) Federico García Lorca, « Vuelta de Paseo » [« Retour de promenade »], sur Wikisource, (consulté le 20 avril 2019).
  33. (es + fr) Federico García Lorca, Mi pueblo y otros escritos / Mon village et autres textes, Folio, coll. « Bilingue », (ISBN 2070349799 et 978-2070349791)
  34. On pourra consulter sur Wikimedia commons une version en fac-simile de cette œuvre ici ː (es) Federico García Lorca, « Impresiones y paisajes » [« Impressions et paysages »] [PDF], sur Wikimedia, (consulté le 20 avril 2019), ou à partir de Wikisource en espagnol ː « Impresiones y paisajes », sur Wikisource (consulté le 20 avril 2019).
  35. On pourra en voir la quatrième de couverture ici ː « Impressions et paysages, et proses diverses », sur Amazon, nrf gallimard 1958 (consulté le 21 avril 2019).
  36. a b et c Federico García Lorca, Impressions et paysages, et proses diverses, Gallimard, coll. « Du monde entier », (ISBN 207012813X et 978-2070128136, lire en ligne)
  37. Federico García Lorca, Livre de poèmes, Gallimard, coll. « Poésie », (ISBN 2070301710 et 978-2070301713, lire en ligne) ː recension de Jean Cassou.
  38. On trouvera le texte original de cette pièce sur Wikisource en espagnol ː (es) Federico García Lorca, « Bodas de sangre » [« Noces de sang »], sur Wikisource, (consulté le 20 avril 2019).
  39. On trouvera le texte original de cette pièce sur Wikisource en espagnol ː (es) Federico García Lorca, « Yerma », sur Wikisource, (consulté le 20 avril 2019).
  40. On trouvera le texte original de cette pièce sur Wikisource en espagnol ː (es) Federico García Lorca, « Doña Rosita la soltera » [« Doña Rosita, la célibataire »], sur Wikisource, (consulté le 20 avril 2019).
  41. On trouvera le texte original de cette pièce sur Wikisource en espagnol ː (es) Federico García Lorca, « La casa de Bernarda Alba » [« La Maison de Bernarda Alba »], sur Wikisource, (consulté le 20 avril 2019).
  42. (en) Rate Your Music, « 12 canciones de García Lorca para guitarra », (consulté le 30 janvier 2018).
  43. 12 canciones de García Lorca para guitarra, à consulter sur ː (OCLC 920703903).
  44. Cette conférence de Lorca est évoquée et commentée dans l'ouvrage collectif suivant ː Centre Roland-Barthes, Institut de la Pensée Contemporaine, Vivre le sens, Seuil, coll. « Fiction & Cie », (ISBN 2020981793 et 978-2020981798, lire en ligne), ainsi que dans la biographie de Miles Davis par John Szwed dont on pourra consulter des extraits référencés ici ː (en) John Szwed, So What: The Life of Miles Davis, Random House, (ISBN 9781448106462, lire en ligne), chapitre six, les deux premières pages.
  45. a et b Centre Roland-Barthes, Institut de la Pensée Contemporaine, Vivre le sens, Seuil, coll. « Fiction & Cie », (ISBN 2020981793 et 978-2020981798, lire en ligne)
  46. a b c et d Federico Garcia Lorca/Jean Viet, 3 Conférences de Federico Garcia Lorca traduites de l'espagnol par Jean Viet., Pierre Seghers, . On pourra voir ce livre en ligne ici ː « 3 Conférences de Federico Garcia Lorca », sur AbeBooks (consulté le 17 avril 2019), et ici ː « 3 Conférences de Federico Garcia Lorca », sur Amazon (consulté le 17 avril 2019)
  47. (es) Federico García Lorca, « La imagen poética de Luis de Góngora » [« L'image poétique de Luis de Góngora »], sur Wikisource espagnol (consulté le 19 avril 2019).
  48. Version complète en espagnol ː Federico García Lorca, « Juego y teoría del duende », sur Docs Google (consulté le 7 avril 2019), autre version ː Federico García Lorca, « Juego y teoría del duende », sur Biblioteca Virtual Universal (consulté le 7 avril 2019), autre version encore, avec une introduction de Marisa Martínez Pérsico ː Federico García Lorca, « Juego y teoría del duende », sur Litera Terra, el portal de la literatura en español (consulté le 7 avril 2019), et enfin sur Wikisource en espagnol, avec une inversion du titre comme dans la traduction de Jean Viet en 1947 ː (es) Federico García Lorca, « Teoría y juego del duende » [« Théorie et Jeu du duende »], sur Wikisource espagnol (consulté le 19 avril 2019).
  49. « Jeu et théorie du duende », sur Claude Boisnard photographies (consulté le 7 avril 2019)
  50. a et b Garcia Lorca, et Line Amselem pour la traduction et l'introduction, Jeu et théorie du Duende, Editions Allia, coll. « La très petite collection », (ISBN 2844852777 et 978-2844852779, lire en ligne), 63 pages.
  51. compte-rendu dans le quotidien El Diario, 10 février 1934, attesté ici ː Marie Laffranque, « Essai de chronologie de Federico García Lorca », sur Bulletin hispanique, tome 59 n°4, repris sur Persée, (consulté le 23 avril 2019), p. 423.
  52. annoncée dans le quotidien La Nación, 14 mars 1934, p.11. Le texte de cette allocution s'est semble-t-il perdu, attesté ici ː Marie Laffranque, « Essai de chronologie de Federico García Lorca », sur Bulletin hispanique, tome 59 n°4, repris sur Persée, (consulté le 23 avril 2019), p. 424.
  53. On pourra lire en ligne une étude des conférences de Lorca, où celle-ci est citée, datée et commentée, ici ː Dominique Breton, « Jeu, duende, sacrifice (l’Autre scène de l’écriture lorquienne) », sur Bulletin Hispanique 112-1 : Actes du Colloque « langue, littérature, littéralité » (Textes et théories du texte), (consulté le 19 avril 2019), p. 373-395.
  54. a et b Federico García Lorca, Dragon ; Le Songe de la vie ; Le Public ; Speech sur le théâtre ; Jeu et théorie du duende, L'Arche éditeur, (ISBN 2851816519 et 978-2851816511, lire en ligne), p. 140.
  55. (es) Federico García Lorca, « Charla sobre teatro » [« Discours sur le théâtre »], sur Wikisource espagnol (consulté le 19 avril 2019).
  56. en édition de poche ː Federico García Lorca, Les berceuses, Éditions Allia, coll. « Petite collection », (ISBN 979-1030408232, lire en ligne)
  57. (es) Federico García Lorca, « Las nanas infantiles » [« Les berceuses enfantines »], sur Wikisource espagnol (consulté le 19 avril 2019).
  58. (es) Federico García Lorca, Conferencias [« Conférences »], Comares, coll. « Huerta de San Vicente (« Jardin de Saint Vincent »ː c'est le nom de la résidence d'été de la Famille de Lorca à Grenade, devenue musée) », 1er novembre 2001, 208 pages (ISBN 8484443523 et 978-8484443520, lire en ligne).
  59. Federico García Lorca, « Les berceuses, aux éditions Allia », sur Amazon, (consulté le 19 avril 2019), présentation de l'éditeur.
  60. Il existe une édition de poche du même livre ː Federico García Lorca, Les berceuses, Éditions Allia, coll. « Petite collection », (ISBN 979-1030408232)