Saint-Pierre-lès-Nemours

commune française du département de Seine-et-Marne

Saint-Pierre-lès-Nemours
Saint-Pierre-lès-Nemours
La mairie et son parc.
Blason de Saint-Pierre-lès-Nemours
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Intercommunalité Communauté de communes Pays de Nemours
Maire
Mandat
Bruno Landais
2020-2026
Code postal 77140
Code commune 77431
Démographie
Gentilé Saint-Pierrois
Population
municipale
5 444 hab. (2018 en diminution de 2 % par rapport à 2013)
Densité 252 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 48″ nord, 2° 40′ 53″ est
Altitude Min. 60 m
Max. 115 m
Superficie 21,62 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Nemours
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nemours
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Pierre-lès-Nemours
Liens
Site web saintpierrelesnemours.fr

Saint-Pierre-lès-Nemours est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.

En 2018, elle compte 5 444 habitants.

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Localisation de Saint-Pierre-lès-Nemours dans le département de Seine-et-Marne.

La commune de Saint-Pierre-lès-Nemours se trouve dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France[1].

Elle se situe à 33,68 km par la route[Note 1] de Melun[2], préfecture du département, à 17,18 km de Fontainebleau[3], sous-préfecture et à 1,70 km de Nemours[4], bureau centralisateur du canton de Nemours dont dépend la commune depuis 2015. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Nemours[1].

Communes limitrophesModifier

 
Carte des communes limitrophes de Saint-Pierre-lès-Nemours.

Les communes les plus proches[Note 2] sont[5] : Nemours (1,1 km), Ormesson (3,0 km), Faÿ-lès-Nemours (3,8 km), Darvault (4,1 km), Bagneaux-sur-Loing (4,2 km), Montcourt-Fromonville (4,8 km), Chevrainvilliers (5,3 km), Châtenoy (5,3 km).

Géologie et reliefModifier

L'altitude varie de 60 mètres à 115 mètres pour le point le plus haut, le centre du bourg se situant à environ 83 mètres d'altitude (mairie)[Carte 1]. Le Loing marque la fin de la plaine située à environ 100 mètres d'altitude qui englobe notamment le Gâtinais et la Beauce.

Le territoire de la commune se situe dans le sud du Bassin parisien, plus précisément au nord de la région naturelle du Gâtinais.

Géologiquement intégré au bassin parisien, qui est une région géologique sédimentaire, l'ensemble des terrains affleurants de la commune sont issus de l'ère géologique Cénozoïque (des périodes géologiques s'étageant du Paléogène au Quaternaire), à l'exception d'une très faible couche de craie blanche datant du Crétacé supérieur (Mésozoïque)[6],[7].

Géologie de la commune de Saint-Pierre-lès-Nemours selon l'échelle des temps géologiques[6],[7].
Ères Périodes géologiques Époques géologiques Nature des sols
Cénozoïque Quaternaire Holocène
LP : Limon des plateaux de composition argilo-marneuse.
Fz : Alluvions récentes : limons, argiles, sables, tourbes localement.
Fw : Alluvions anciennes de haute terrasse (terrasse de 20-30 m) : sables et graviers.
Pléistocène
Néogène Pliocène non présent
Miocène non présent
Paléogène Oligocène
g1CE : Calcaire d'Étampes, meulières, marnes, calcaires du Gâtinais.
g1GF : Grès de Fontainebleau en place ou remaniés (grésification quaternaire de sables Stampiens dunaires).
g1SF : Sables de Fontainebleau, accessoirement grès en place ou peu remanié (versant).
g1SP : Sable à galets de silex, Poudingues, localement Faciès molassique.
Éocène
e7C : Calcaire de Champigny, Calcaire de Château-Landon, marnes de Nemours.
e4PP : Poudingue à chailles conglomérat à silex, formation de Pers-en-Gâtinais ((Loiret)).
Paléocène non présent.
Mésozoïque Crétacé Supérieur
C5Cr-BE : Craie blanche à silex à Belemnitida.
inférieur non présent.

La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[8].

HydrographieModifier

Réseau hydrographiqueModifier

 
Carte des réseaux hydrographique et routier de Saint-Pierre-lès-Nemours.

Située dans la vallée du Loing, le réseau hydrographique de la commune se compose de sept cours d'eau référencés :

  • le Loing, rivière longue de 142,73 km[9], affluent en rive gauche de la Seine, ainsi que :
    • un bras de 0,24 km[10] ;
    • le cours d'eau 01 du Bois de l'Abreuvoir, 1,81 km[11], affluent du Loing ;
  • le canal du Loing, long de 45,90 km[12], construit au XVIIIe siècle, assurait à l'origine avec le canal d'Orléans, la jonction entre le bassin fluvial de la Loire et celui de la Seine ;
    • le canal 01 de Chaintreauville[13], 2,38 km[14], et ;
    • le canal 01 des Fontaines[13], 0,64 km[15], qui confluent avec le canal du Loing ;
  • le ru de Foljuif, 1,82 km[16], qui confluent avec l'aqueduc du Loing.

Par ailleurs, son territoire est également traversé par l'aqueduc du Loing[17].

La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 12,67 km[18].

Gestion des cours d'eauModifier

Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie[19].

La commune fait partie du SAGE « Nappe de Beauce et milieux aquatiques associés », approuvé le . Le territoire de ce SAGE couvre deux régions, six départements et compte 681 communes, pour une superficie de 9 722 km2[20]. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le Syndicat mixte du pays Beauce Gâtinais en Pithiverais, qualifié de « structure porteuse »[21].

ClimatModifier

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 11,2 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5°C : 2,9 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C : 4,6 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 15,5 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 686 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 0,5 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : -2,5 j

La commune bénéficie d’un « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type affecte l’ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, dont la totalité des communes de Seine-et-Marne[22].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[23]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[22]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[24]. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Melun - Villaroche , qui se trouve à 37 km à vol d'oiseau[25], où la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour 1981-2010[26] à 11,6 °C pour 1991-2020[27].

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Espaces protégésModifier

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[28],[29].

Les espaces protégés sont présent sur la commune :

  • les « Carrières dites de la Rue Jaune à Puiselet », objet d'un arrêté préfectoral de protection de biotope, d'une superficie de 16 ha[30].
  • la réserve de biosphère « Fontainebleau et Gâtinais », créée en 1998 et d'une superficie totale de 150 544 ha. Cette réserve de biosphère, d'une grande biodiversité, comprend trois grands ensembles : une grande moitié ouest à dominante agricole, l’emblématique forêt de Fontainebleau au centre, et le Val de Seine à l’est. La structure de coordination est l'Association de la Réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais, qui comprend un conseil scientifique et un Conseil Education, unique parmi les Réserves de biosphère françaises[31],[32],[33],[34].

Réseau Natura 2000Modifier

 
Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[35].

Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la « directive Habitats »[36],[Carte 2] :

  • le « Massif de Fontainebleau », d'une superficie de 28 063 ha. Cet espace constitue le plus ancien exemple français de protection de la nature. Les alignements de buttes gréseuses alternent avec les vallées sèches. Les conditions de sols, d'humidité et d'expositions sont très variées. La forêt de Fontainebleau est réputée pour sa remarquable biodiversité animale et végétale. Ainsi, elle abrite la faune d'arthropodes la plus riche d'Europe (3 300 espèces de coléoptères, 1 200 de lépidoptères) ainsi qu'une soixantaine d'espèces végétales protégées[37] ;
  • les « Rivières du Loing et du Lunain », d'une superficie de 400 ha, deux vallées de qualité remarquable pour la région Île-de-France accueillant des populations piscicoles diversifiées dont le Chabot, la Lamproie de Planer, la Loche de Rivière et la Bouvière[38],[39] ;

Un au titre de la « directive Oiseaux »[36],[Carte 2] :

  • le « Massif de Fontainebleau », d'une superficie de 28 092 ha[40].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristiqueModifier

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Saint-Pierre-lès-Nemours comprend deux ZNIEFF de type 1[Note 4],[41],[Carte 3], la « Roche du Paradis, Mont Sarrasin et Grand Bois » (112,58 ha)[42] et les « Sablières et Boisements de la vallée d'Ormesson » (56,18 ha), couvrant 3 communes du département[43]. et deux ZNIEFF de type 2[Note 5],[41] :

  • la « vallée du Loing entre Moret et Saint-Pierre-Lès-Nemours » (1 749,77 ha), couvrant 13 communes du département[44] ;
  • la « vallée du Loing entre Nemours et Dordives » (1 059,63 ha), couvrant 7 communes dont 1 dans le Loiret et 6 en Seine-et-Marne[45].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Saint-Pierre-lès-Nemours est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[46],[47],[48]. Elle appartient à l'unité urbaine de Nemours, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[49] et 21 105 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[50],[51].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire regroupe 1 929 communes[52],[53].

Occupation des solsModifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (44,24 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (42,74 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,88 %), terres arables (31,53 %), zones urbanisées (11,80 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,50 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,36 %), zones agricoles hétérogènes (2,33 %), eaux continentales[Note 8] (2,03 %), prairies (1,42 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,15 %)[54].

Occupation des sols en 1990 et 2018[54].
Type d’occupation 1990 2018 Bilan
Territoires artificialisés
(zones urbanisées, zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication, mines, décharges et chantiers, espaces verts artificialisés ou non agricoles)
393,97 ha 18,16 % 400,25 ha 18,45 % 6,28 ha  
Territoires agricoles
(terres arables, cultures permanentes, prairies, zones agricoles hétérogènes)
835,47 ha 38,51 % 765,52 ha 35,29 % −69,95 ha  
Forêts et milieux semi-naturels
(forêts, milieux à végétation arbustive et/ou herbacée, espaces ouverts sans ou avec peu de végétation)
927,24 ha 42,74 % 959,70 ha 44,24 % 32,47 ha  
Surfaces en eau
(eaux continentales, eaux maritimes)
12,80 ha 0.59 % 44,00 ha 2,03 % 31,20 ha  

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[55],[56],[Carte 4]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 5].

PlanificationModifier

La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de 20 ans et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Nemours Gâtinais, approuvé le et porté par le syndicat mixte d’études et de programmation (SMEP) Nemours-Gâtinais[57].

La commune, en 2019, avait engagé l'élaboration d'un plan local d'urbanisme[58].

Lieux-dits, écarts et quartiersModifier

 
Carte du cadastre de la commune de Saint-Pierre-lès-Nemours.

La commune compte 153 lieux-dits administratifs[Note 9] répertoriés[59] dont Chaintréauville, Puiselet, Montaviot et Foljuif.

LogementModifier

En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de 2 518 dont 85,8 % de maisons (maisons de ville, corps de ferme, pavillons, etc.) et 13,8 % d'appartements[Note 10].

Parmi ces logements, 91,7 % étaient des résidences principales, 2,6 % des résidences secondaires et 5,7 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 79 % contre 19,9 % de locataires[60] dont, 7 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 11] et, 1,1 % logés gratuitement.

Voies de communication et transportsModifier

Voies de communicationModifier

 
La gare de Nemours - Saint-Pierre.

La ligne de chemin de fer de Moret - Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache traverse du nord au sud la partie est du territoire de la commune.

Le territoire de la commune est traversé, dans son extrémité nord-est, par l'autoroute A6. Celle-ci est accessible par les diffuseurs no 15 (Fontainebleau) et no 16 (Nemours) situés respectivement au nord-est et à l'est de Saint-Pierre-lès-Nemours.

Plusieurs routes départementales relient Saint-Pierre-lès-Nemours aux communes voisines :

  • la D 16, à Larchant, à l'ouest ;
  • la D 40, à Faÿ-lès-Nemours, au sud ;
  • la D 98, à Chevrainvilliers, au sud-ouest ;
  • la D 240, à Darvault, au nord-est ;
  • la D 403, à Ormesson, au sud-ouest ; et à Nemours, à l'est ;
  • la D 607 (l'ancienne route nationale 7), à Grez-sur-Loing, au nord ; et Nemours, à l'est.

TransportsModifier

La gare de Nemours - Saint-Pierre, située sur le territoire la commune de Saint-Pierre-lès-Nemours, est desservie par les trains de la ligne R du réseau Transilien qui effectuent les liaisons Paris - Montargis.

Saint-Pierre-lès-Nemours est desservie par plusieurs lignes du réseau d'autocars Transdev Nemours[61],[62],[63] :

  • la ligne 1, qui relie Saint-Pierre-lès-Nemours à Bagneaux-sur-Loing ;
  • la ligne 2, qui relie Saint-Pierre-lès-Nemours à Nemours ;
  • la ligne 3, qui relie Montcourt-Fromonville à Saint-Pierre-lès-Nemours ;
  • la ligne 7A, qui relie Saint-Pierre-lès-Nemours à Fontainebleau ;
  • la ligne 7B, qui relie Nemours à Avon ;
  • la ligne 7C, qui relie Grez-sur-Loing à Nemours ;
  • la ligne 7D, qui relie Montigny-sur-Loing à Nemours ;
  • la ligne 8B, qui relie Saint-Pierre-lès-Nemours à Héricy ;
  • la ligne 9A, qui relie Villebéon à Saint-Pierre-lès-Nemours ;
  • la ligne 9B, qui relie Blennes à Saint-Pierre-lès-Nemours ;
  • la ligne 9C, qui relie Darvault à Saint-Pierre-lès-Nemours ;
  • la ligne 10, qui relie Bransles à Saint-Pierre-lès-Nemours ;
  • la ligne 13A, qui relie Aufferville à Saint-Pierre-lès-Nemours ;
  • la ligne 13B, qui relie Faÿ-lès-Nemours à Saint-Pierre-lès-Nemours ;
  • la ligne 13C, qui relie Beaumont-du-Gâtinais à Saint-Pierre-lès-Nemours ;
  • la ligne 17A, qui relie Nemours à Héricy ;
  • la ligne 18A, qui relie Saint-Pierre-lès-Nemours - Puiselet - Montereau-Fault-Yonne - Flora Tristan
  • la ligne 18B, qui relie Saint-Pierre-lès-Nemours à Montereau-Fault-Yonne ;
  • la ligne 18C, qui relie Saint-Pierre-lès-Nemours à Varennes-sur-Seine ;
  • la ligne 34, qui relie Château-Landon à Melun.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Saint Pere de Nemox en 1384[64] ; Saint Pierre de Nemours en 1489[65].

Du saint éponyme.

En français, la préposition lès signifie « près de » (Nemours). La commune fut formée en 1789 par démembrement de celle de Nemours dont elle était, antérieurement, un faubourg.

HistoireModifier

Depuis la nuit des temps (paléolithique supérieur, entre 30 000 et 10 000 av. J.-C.), le site de l’actuel Saint-Pierre-lès-Nemours a été habité. Il fut très tôt un lieu privilégié, en bordure de forêt (l’ancienne forêt de Bierre – aujourd’hui dite de Fontainebleau) et de rivière, le Loing, véritable voie de communication entre les vallées de la Seine et de la Loire. Le lieu, à l’abri des crues et à proximité d’un gué, permettait la chasse et la pêche ainsi que la cueillette[66]. Plus tard, ses prairies favorisèrent l’élevage, ses coteaux ensoleillés la culture de la vigne et les plateaux environnants, en bordure de la Beauce, le développement de l’agriculture. Un ensemble de facteurs propices à une implantation humaine et à son épanouissement, auquel s’ajoutait la présence de sources importantes (à Chaintréauville)[66].

Le développement se fit ensuite des deux côtés de la rivière, sa partie la plus importante restant celle des pentes de la rive gauche. Des sarcophages datant probablement de l’époque mérovingienne, mis au jour en 1895 et en 1956, montrent que le site de Saint-Pierre fut à l’origine de l’agglomération nemourienne. Il porta d’ailleurs, au cours des âges, diverses appellations, qui rappellent l’étymologie du nom : Nemausus, Nemus, Nemoracum. Puis, au commencement du XIIe siècle, il fut érigé en paroisse et une église y fut édifiée, Saint-Père de Nemox, consacrée plus tard officiellement à Saint-Pierre par le pape Alexandre III, et qui fut dite alors : Ecclesiam de Nemosio, ce qui la désignait comme l’église de la communauté tout entière[66]. Un établissement monastique, l’abbaye de la Joie-lès-Nemours, y avait été fondé, tandis que la cité prenait de l’importance et qu’un château y était érigé par les seigneurs locaux, en bordure de la rivière, près du gué[66].

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Rattachements administratifsModifier

La commune se trouve depuis 1988 dans l'arrondissement de Fontainebleau du département de Seine-et-Marne.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Nemours[67]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électorauxModifier

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Nemours

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de Seine-et-Marne.

IntercommunalitéModifier

Saint-Pierre-lès-Nemours est membre de la communauté de communes Pays de Nemours, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2009 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Tendances politiques et résultatsModifier

Lors du premier tour des élections municipales de 2014 en Seine-et-Marne, la liste menée par le maire sortant Bernard Rodier avait remporté la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 73,16 %, devançant largement celle menée par Jacques Nave, qui a obtenu 26,83 %, lors d'un scrutin marqué par 38,15 % d'abstention[68]

Lors du second tour des élections municipales de 2020 en Seine-et-Marne, la liste menée par Bruno Landais obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 946 voix (55,09 %, 23 conseillers municipaux élus dont 6 communautaires), devançant la liste menée par Dominique Herbline Derivault — qui avait le soutien du maire sortant Bernard Rodier — qui a obtenu 771 voix (44,90 %, 6 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires). L'abstention s'est élevé à 56,75 %[69].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1972 1992 Maurice Ruet RPR Conseiller général de Nemours (1979 → 1985)
1992 2001 Michel Verhaeghe DVD  
2001 juillet 2020[70] Bernard Rodier DVD-UMP Directeur technique
juillet 2020[71] En cours
(au 7 octobre 2020)
Bruno Landais DVD Collaborateur d'élus
Ancien directeur de cabinet de Valérie Lacroute
Directeur de l’Union des maires de Seine-et-Marne
Vice-président délégué de la CC Pays de Nemours (2020 → )

JumelagesModifier

 
Jumelages et partenariats de Saint-Pierre-lès-Nemours. 
Jumelages et partenariats de Saint-Pierre-lès-Nemours. 
VillePaysPériode
 Bad Hönningen[72] Allemagnedepuis

Équipements et servicesModifier

Eau et assainissementModifier

L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [73],[74].

Assainissement des eaux uséesModifier

En 2020, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Saint-Pierre-lès-Nemours est assurée par le SIAEP de Nemours, Saint-Pierre pour la collecte, le transport et la dépollution. Ce service est géré en délégation par une entreprise privée, dont le contrat arrive à échéance le [75],[76],[77].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[78]. Le SIAEP de Nemours, Saint-Pierre assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations. Cette prestation est déléguée à la SAUR, dont le contrat arrive à échéance le 31 décembre 2028[75],[79].

Eau potableModifier

En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par le SIAEP de Nemours, Saint-Pierre qui en a délégué la gestion à la SAUR, dont le contrat expire le [75],[80].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[81]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[82].

En 2018, la commune comptait 5 444 habitants[Note 12], en diminution de 2 % par rapport à 2013 (Seine-et-Marne : +3,47 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
473522513502668739701765728
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
704712816800813832891890897
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9059331 0281 1611 2961 4671 6191 8992 110
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 1243 2983 7134 7775 3745 8155 7535 5755 466
2018 - - - - - - - -
5 444--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[67] puis Insee à partir de 2006[83].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivitésModifier

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2017, le nombre de ménages fiscaux de la commune était de 2 242 (dont 62 % imposés), représentant 5 439 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 22 530 euros[84].

EmploiModifier

En 2017 , le nombre total d’emplois dans la zone était de 1 737, occupant 2 107 actifs résidants.

Le taux d'activité de la population (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 63,9 % contre un taux de chômage de 9,2 %.

Les 26,9 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 10,7 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 9,8 % de retraités ou préretraités et 6,4 % pour les autres inactifs[85].

Entreprises et commercesModifier

En 2017, le nombre d'établissements actifs était de 127 dont 3 dans l'agriculture-sylviculture-pêche, 16 dans l’industrie, 20 dans la construction, 72 dans le commerce-transports-services divers et 16 étaient relatifs au secteur administratif[86].

Ces établissements ont pourvu 1 418 postes salariés.

En 2019, 48 entreprises ont été créées sur le territoire de la commune, dont 37 individuelles.

Au 1er janvier 2020, la commune ne disposait pas d’hôtel et de terrain de camping[87].

  • Zone industrielle du Port, zone artisanale du Clos-Saint-Jean, environ 70 artisans et commerçants.
  • L'économie de la commune se base principalement sur les carrières, sablières, céréales et la coopérative agricole.
  • L'Écotron d'Île-de-France.

AgricultureModifier

Saint-Pierre-lès-Nemours est dans la petite région agricole dénommée le « Pays de Bière et Forêt de Fontainebleau », couvrant le Pays de Bière et la forêt de Fontainebleau[Carte 6]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 13] de l'agriculture sur la commune est diverses cultures (hors céréales et oléoprotéagineux, fleurs et fruits)[88].

Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[89]. Cette tendance se retrouve au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 10 en 1988 à 5 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 68 ha en 1988 à 71 ha en 2010[88]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Saint-Pierre-lès-Nemours, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l’agriculture à Saint-Pierre-lès-Nemours entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[88],[Note 14]
Nombre d’exploitations (u) 10 7 5
Travail (UTA) 15 11 7
Surface agricole utilisée (ha) 676 506 354
Cultures[90]
Terres labourables (ha) 661 506 329
Céréales (ha) 501 s 187
dont blé tendre (ha) 216 159 108
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 49
Tournesol (ha) 25 s
Colza et navette (ha) 30 44 s
Élevage[88]
Cheptel (UGBTA[Note 15]) 3 26 24

Culture locale et patrimoineModifier

 
L'église Saint-Pierre-Saint-Paul.

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

D'or à trois trangles ondées d'azur accompagnées de trois quintefeuilles de gueules ; au chef d'azur chargé de deux clés en sautoir celle en bandes d'or, celle en barre d'argent, accostées de deux fleurs de lis d'or. L'écu timbré de la couronne murale à trois tours crénelées d'or, ouverte et maçonnée de sable est soutenu par deux branches de chêne de sinople englantées et liées d'or, croisées en pointe en sautoir.

  • Le champ de l'écu concrétise les carrières de sable fin blanc utilisé pour la verrerie et la fonderie ;
  • Les ondes symbolisent, à la fois, le canal du Loing et les importantes sources d'eau potable qui alimentent la commune, Nemours et Paris ;
  • Les deux clés en sautoir symbolisent le saint-patron de la commune (la clé d'or est celle du pouvoir spirituel, celle d'argent du pouvoir temporel de la papauté) ;
  • Les deux fleurs de lis sont empruntées aux armes de la province d'Île-de-France ;
  • Les branches de chêne rappellent également la forêt, mais plus particulièrement l'essence d'arbre la plus fréquente dans cette forêt ;
  • La couronne murale crénelée est le symbole que portaient les déesses grecques tutélaires des cités et qui est devenue le symbole traditionnel des villes (sans pour autant qu'elles aient été fortifiées).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  9. Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations, un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois,...
  10. En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.
  11. Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU).
  12. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  13. L'orientation technico-économique d'une exploitation est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  14. L'indicateur s signifie que la donnée n'est pas diffusée par respect du secret statistique.
  15. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d’espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
  • Cartes
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RéférencesModifier

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