Darvault

commune française du département de Seine-et-Marne

Darvault
Darvault
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Intercommunalité Communauté de communes Pays de Nemours
Maire
Mandat
Fabrice Jeulin
2022-2026
Code postal 77140
Code commune 77156
Démographie
Gentilé Darvaultois
Population
municipale
896 hab. (2019 en augmentation de 7,18 % par rapport à 2013)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 18″ nord, 2° 43′ 56″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 137 m
Superficie 7,83 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Nemours
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nemours
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Darvault
Liens
Site web mairie-darvault.fr

Darvault est une commune française située près de Nemours, dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Représentations cartographiques de la commune
 
Localisation dans le département de Seine-et-Marne.
 
Avec les communes environnantes
1 : localisation dans le département de Seine-et-Marne. ; 2 : avec les communes environnantes.

Darvault est situé dans le sud de la Seine-et-Marne à environ 3,2 km par la route[1],[Note 1] à l'est de Nemours et à 6,40 km au sud de Montcourt-Fromonville, commune dont elle s'est séparée en 1913[2].

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

L'altitude de la commune varie de 57 mètres à 137 mètres pour le point le plus haut, le centre du bourg se situant à environ 89 mètres d'altitude (mairie)[3]. Elle est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[4].

HydrographieModifier

 
Carte des réseaux hydrographique et routier de Darvault.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de deux cours d'eau référencés :

La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 0,53 km[7].

ClimatModifier

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 11,3 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5°C : 2,9 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C : 4,6 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,1 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 717 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 0,6 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : -9,1 j

La commune bénéficie d’un « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type affecte l’ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, dont la totalité des communes de Seine-et-Marne[8].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[9]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[8]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[10]. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Melun - Villaroche , qui se trouve à 37 km à vol d'oiseau[11], où la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour 1981-2010[12] à 11,6 °C pour 1991-2020[13].

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Espaces protégésModifier

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[14],[15].

La réserve de biosphère « Fontainebleau et Gâtinais », créée en 1998 et d'une superficie totale de 150 544 ha, est un espace protégé présent sur la commune. Cette réserve de biosphère, d'une grande biodiversité, comprend trois grands ensembles : une grande moitié ouest à dominante agricole, l’emblématique forêt de Fontainebleau au centre, et le Val de Seine à l’est. La structure de coordination est l'Association de la Réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais, qui comprend un conseil scientifique et un Conseil Education, unique parmi les Réserves de biosphère françaises[16],[17],[18].

Réseau Natura 2000Modifier

 
Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[19].

Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la « directive Habitats »[20],[Carte 1] :

  • les « Rivières du Loing et du Lunain », d'une superficie de 400 ha, deux vallées de qualité remarquable pour la région Île-de-France accueillant des populations piscicoles diversifiées dont le Chabot, la Lamproie de Planer, la Loche de Rivière et la Bouvière[21],[22] ;
  • la « Carrière de Darvault », d'une superficie de 27,05 ha, une ancienne carrière de grès et de sable accueillant quatre espèces de chauves-souris inscrites à l’annexe II et 4 espèces inscrites à l’annexe IV de la directive "Habitats, Faune, Flore"[23],[24] ;

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristiqueModifier

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Darvault comprend une ZNIEFF de type 1[Note 3],[25],[Carte 2], les « Bois de Darvault et forêt de Nanteau » (1 456,27 ha), couvrant 4 communes du département[26] , et un ZNIEFF de type 2[Note 4],[25], la « vallée du Loing entre Moret et Saint-Pierre-Lès-Nemours » (1 749,77 ha), couvrant 13 communes du département[27].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Darvault est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[28],[29],[30]. Elle appartient à l'unité urbaine de Nemours, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[31] et 21 105 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[32],[33].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire regroupe 1 929 communes[34],[35].

Lieux-dits et écartsModifier

La commune compte 57 lieux-dits administratifs[Note 7] répertoriés consultables ici[36] (source : le fichier Fantoir) dont les Caillaux, la Barauderie.

Occupation des solsModifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (74,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,3% ), forêts (21,1% ), zones urbanisées (5,9% ), prairies (3,9% ), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,6% ), eaux continentales[Note 8] (0,2 %)[37].

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[38],[39],[Carte 3]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 4].

PlanificationModifier

La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de 20 ans et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Nemours Gâtinais, approuvé le et porté par le syndicat mixte d’études et de programmation (SMEP) Nemours-Gâtinais[40].

La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme approuvé[41]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[Carte 5].

LogementModifier

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 461 dont 96 % de maisons et 1,7 % d'appartements[Note 9].

Parmi ces logements, 77,6 % étaient des résidences principales, 10,3 % des résidences secondaires et 12,2 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait t à 87,6 % contre 9,2 % de locataires[42] dont, 0,8 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 10] et, 3,2 % logés gratuitement.

Voies de communications et transportsModifier

TransportsModifier

La commune est desservie par la ligne d’autocars :

Voies de communicationModifier

La D403 traverse le village et des chemins relie Darvault avec les communes voisines de Nonville et Montcourt-Fromonville. L'autoroute A6 passe également sur le territoire de la commune et la sortie no 16 se situe à environ deux kilomètres du centre du village. La construction de cette autoroute dans le milieu des années 1960 a réduit la superficie et le nombre d'habitants de la commune[44].

Le nom de la commune est utilisé pour la dénomination d’une aire de repos de l’autoroute A6 qui traverse son territoire, l’aire de Darvault en direction de Paris située au point kilométrique 74[45].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Darveia vers 1140[46] ; Darveis en 1156[47] ; Dalveia, 1164[48] ; Grangia de Dervoer vers 1173[49] ; Dervaux, 1340[50] ; La seigneurie d'Arveaux 1599[51] ; Ervaulx, 1599[52] ; Darvaux et Ervaux au XVIe siècle[53],[54].

Le nom de la commune pourrait venir soit du latin arvus qui signifie « labourable » et du préfixe ab qui transforme le mot en « inculte » soit du celte derva qui veut dire « chêne ». Il semble plus probable qu'il soit issu de l'étymon indo-européen *deru- (avec le sens polysémique de solide, ferme comme un arbre) qui se retrouve dans le sens de chêne, l'arbre par excellence, dans le gaulois dervos[55].

HistoireModifier

Dès 1140, le nom de Darveia apparaît dans les textes. À la fin du XVe siècle, le village a appartenu à l'abbaye de la Joye puis à Antoine Hutin qui était le grainetier de Nemours. À partir du XIXe siècle, l'exploitation des carrières a remplacé la viticulture dans l'économie locale. Darvault a été érigée en commune par la loi du 23 décembre 1913. Auparavant, Darvault était un hameau de Fromonville. À sa création, la nouvelle commune s'étendait sur 882 hectares et comptait 347 habitants.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
15 mars 1914 1919 Francisque Farisy    
décembre 1919 1925 Henri Beaugereau   Agriculteur
mai 1925 1935 Francisque Farisy    
mai 1935 1936 Henri Beaugereau   Agriculteur
septembre 1936 1945 Marcel Saussois    
mai 1945 1953 Albert Dubois    
mai 1953 1959 Roland Beaugereau    
mars 1959 1978 Maurice Tillou    
juin 1978 1998 Jean-Noël Vigouroux   Conseiller en Formation Continue
1998 2008 Serge Besnard   Retraité
mars 2008 avril 2014 Patrick Benso   Directeur de projet
avril 2014 En cours
(au 8 juillet 2020)
Didier Chassain   Juriste
Vice-président délégué de la CC Pays de Nemours (2020 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[56]

Politique de développement durableModifier

Équipements et servicesModifier

Eau et assainissementModifier

L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [57],[58].

Assainissement des eaux uséesModifier

En 2020, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Darvault est assurée par le SIAEP de Nemours, Saint-Pierre pour la collecte, le transport et la dépollution. Ce service est géré en délégation par une entreprise privée, dont le contrat arrive à échéance le [59],[60],[61].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[62]. Le SIAEP de Nemours, Saint-Pierre assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations. Cette prestation est déléguée à la SAUR, dont le contrat arrive à échéance le 31 décembre 2028[59],[63].

Eau potableModifier

En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par le SIAEP de Nemours, Saint-Pierre qui en a délégué la gestion à la SAUR, dont le contrat expire le [59],[64].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1921. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[65]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[66].

En 2019, la commune comptait 896 habitants[Note 11], en augmentation de 7,18 % par rapport à 2013 (Seine-et-Marne : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
279292305309341371509437613
1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018 2019 -
652742778783785836890896-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[67].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

Darvault est située dans l'académie de Créteil. La ville administre une école élémentaire[68]. Le collège de secteur est situé à Nemours (collège Honoré de Balzac). Les lycéens de la commune ont accès au lycée Étienne Bézout de Nemours, au lycée professionnel Uruguay France de Avon et au lycée polyvalent Georges Clemenceau de Champagne-sur-Seine.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

La fête du village se déroule le second week-end de mai.

SantéModifier

Il n'y a aucun médecin ou de pharmacien sur la commune. Cependant Nemours compte plusieurs médecins, des pharmaciens et un hôpital. Enfin, il existe une pharmacie à Moncourt Fromonville.

SportsModifier

La commune a un club de Karaté présidé par Jean-Luc Aubertin, le seul 7e dan de Seine-et-Marne[69].

MédiasModifier

Le quotidien régional Le Parisien, dans son édition locale Seine-et-Marne, l’hebdomadaire La République de Seine-et-Marne ainsi que L'Éclaireur du Gâtinais, relatent les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France et d'IDF1. L’information institutionnelle est assurée par plusieurs publications périodiques : Seine-et-Marne Magazine, mensuel diffusé par le conseil général de Seine-et-Marne[70] et le Journal du Conseil régional, bimensuel diffusé par le conseil régional d'Île-de-France[71].

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2018, le nombre de ménages fiscaux de la commune était de 364, représentant 896 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 23 390 euros[72].

EmploiModifier

En 2018, le nombre total d’emplois dans la zone était de 267, occupant 364 actifs résidants (dont 12,4 % dans la commune de résidence et 87,6 % dans une commune autre que la commune de résidence).

Le taux d'activité de la population (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 67,3 % contre un taux de chômage de 7,9 %. Les 24,8 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 9,6 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 9,6 % de retraités ou préretraités et 5,5 % pour les autres inactifs[73].

Secteurs d'activitéModifier

Entreprises et commercesModifier

Au , le nombre d’unités légales et d’établissements (activités marchandes hors agriculture) par secteur d'activité était de 53 dont 5 dans l’industrie manufacturière, industries extractives et autres, 10 dans la construction, 15 dans le commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration, 2 dans l’Information et communication, 1 dans les activités financières et d'assurance, 4 dans les activités immobilières, 4 dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien, 5 dans l’administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale et 7 étaient relatifs aux autres activités de services[74].

  • La commune s'est lancé, en 2005[75], dans la création d'une zone commerciale de 28 ha[76]: la ZAC de la Pierre Levée. Ce projet devait voir la création d'une zone commerciale[77] et la création de 600 emplois[78].

En 2020, 6 entreprises ont été créées sur le territoire de la commune, dont 3 individuelles.

Au , la commune ne possédait aucun hôtel mais un terrain de camping disposant de 140 emplacements[79].

AgricultureModifier

Darvault est dans la petite région agricole dénommée le « Pays de Bière et Forêt de Fontainebleau », couvrant le Pays de Bière et la forêt de Fontainebleau[Carte 6]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 12] de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[80].

Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[81]. Cette tendance se retrouve au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 9 en 1988 à 1 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 49 ha en 1988 à 221 ha en 2010[80]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Darvault, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l’agriculture à Darvault entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[80],[Note 13]
Nombre d’exploitations (u) 9 3 1
Travail (UTA) 10 3 1
Surface agricole utilisée (ha) 441 301 221
Cultures[82]
Terres labourables (ha) 434 295 s
Céréales (ha) 301 s s
dont blé tendre (ha) 121 76 s
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 58 s s
Tournesol (ha) 92 s s
Colza et navette (ha) s
Élevage[80]
Cheptel (UGBTA[Note 14]) 11 3 0

Culture locale et patrimoineModifier

Monuments et lieux remarquablesModifier

La commune ne compte pas de monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques (Base Mérimée)[83].

Autres lieux et monumentsModifier

  • L'église du Sacré-Cœur, XXe siècle construite en grès entre 1913 et 1938.
  • Le château, XIXe siècle qui a connu plusieurs propriétaires dont Francisque Farisy le premier maire de la commune.
  • Pierre des Moines : menhir.
  • La Grosse Roche[84].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Charles de Gaulle alors président de la République est passé par la commune le 17 juin 1965[85] lors d'un voyage en Seine-et-Marne[86].
  • Étienne Dailly, sénateur, qui a possédé une ferme sur la commune[87].
  • Raymond Pin, ermite qui a vécu sur la commune[88].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Le Patrimoine des Communes de la Seine-et-Marne. Flohic Editions, tome II, Paris 2001, p. 1136-1137, (ISBN 2-84234-100-7)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées par la voie routière à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
  8. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  9. En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.
  10. Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU).
  11. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  12. L'orientation technico-économique d'une exploitation est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  13. L'indicateur s signifie que la donnée n'est pas diffusée par respect du secret statistique.
  14. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d’espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
  • Cartes
  1. « Sites Natura2000 de Darvault » sur Géoportail (consulté le 14 janvier 2021)..
  2. « Zones ZNIEFF de Darvault » sur Géoportail (consulté le 14 janvier 2021)..
  3. « Darvault - Occupation simplifiée 2017 », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le ).
  4. IAU Île-de-France, « Évolution de l'occupation des sols de la commune vue par photo aérienne (1949-2018) », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le ).
  5. « Géoportail de l’urbanisme », sur https://www.geoportail-urbanisme.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Carte des petites régions agricoles en Seine-et-Marne », sur driaaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

RéférencesModifier

  1. fr.distance.to, consulté le 8 décembre 2021
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Darvault » sur Géoportail. Carte IGN classique.
  4. « Plan séisme consulté le 14 décembre 2021 ».
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Loing (F4--0200) » (consulté le ).
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le canal du Loing (F4--3692) » (consulté le ).
  7. Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 22 décembre 2018
  8. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le ).
  9. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le ).
  10. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
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