Ouvrir le menu principal
Schéma des processus conduisant à une fusion partielle du manteau supérieur. Les graphes montrent le géotherme en rouge et le solidus en vert. La fusion partielle concerne les profondeurs (z) où la température du géotherme excède celle du solidus. De A à D on a représenté différents contextes de la tectonique des plaques :
A) géotherme et solidus normaux : pas de fusion partielle ;
B) remontée adiabatique sous une dorsale médio-océanique : le manteau est anormalement chaud à faible profondeur ;
C) remontée d'un diapir mantellique : le manteau est anormalement chaud à grande profondeur ;
D) libération de fluides (surtout H2O) dans une zone de subduction : la température du solidus est anormalement basse dans le coin de manteau qui la surplombe. Un magma chimiquement intermédiaire donne naissance à une andésite volcanique ou à sa racine profonde, la diorite.
Diorite.

La diorite est une roche magmatique plutonique grenue composée de plagioclase, d'amphibole verte (hornblende) et de mica (y compris parfois de la biotite même si elle est plus rare). Elle se distingue du gabbro par l'absence d'olivine, et du granite par son absence de quartz (diorite stricto sensu) ou en quantité moindre (diorite quartzique) en raison d'une richesse moins grande en silice. Cette roche provient de magmas chimiquement intermédiaires entre les magmas granitiques et les magmas basaltiques, et qui se mettent en place dans des zones de rifting ou de subduction, donnant par fusion partielle des roches appelées andésites quand elles sont volcaniques et diorites quand elles sont plutoniques[1].

Le nom diorite a été formé par le minéralogiste Alexandre Brongniart à partir du verbe grec ancien διορίζειν, di-orizein qui signifie distinguer.

Sommaire

GisementModifier

Répandue dans les massifs montagneux dits granitiques (« granitoïdes » serait plus juste), où cette roche se trouve sous forme de plutons, de sills ou encore de dykes. Quelques gisements en Europe: Forêt-Noire, Odenwald, Vosges, Harz, Alpes centrales, Autriche. La diorite est l'équivalent intrusif de l'andésite qui est extrusive. Souvent associée au gabbro ou à la granodiorite dans les plutons entre lesquels elle représente un intermédiaire en termes de richesse en silice (55 % – 65 %), ainsi qu'au granite dans les sills.

TypologieModifier

 
Composition minéralogique des roches magmatiques.

La diorite est généralement une roche claire, parsemée de zones plus sombres, à texture grenue. Elle est constituée de grands cristaux vert très foncés d’amphibole, d’autres blancs laiteux étant du feldspath et d’autres translucides étant du quartz. Cet assemblage minéralogique est lié à un refroidissement lent caractéristique d'un magma chimiquement intermédiaire entre un magma granitique et un magma basaltique[2].

Sa composition, d'après H. Schumann (1957) est[3] :

UtilisationModifier

  • Ornementation
  • Construction
  • Granulat

Notes et référencesModifier

  1. François Michel, Roches et paysages, Éditions Belin, (lire en ligne), p. 67.
  2. François Michel, Roches et paysages, Éditions Belin, (lire en ligne), p. 67.
  3. (en) Walter Schumann, Stones and Minerals, Lutterworth Press, , p. 84.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :