Leonard Cohen

auteur-compositeur-interprète, musicien, poète, romancier et peintre canadien

Leonard Cohen /leɔnaʁ kɔˈɛn/[2] (en anglais : /ˈlɛnɚd ˈkoʊən/[3]) est un auteur-compositeur-interprète, musicien, poète, romancier et peintre canadien né le à Westmount Montréal (Québec) et mort le [1],[4],[Note 1] à Los Angeles, États-Unis.

Leonard Cohen
Image dans Infobox.
Leonard Cohen en 2008.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Leonard Norman Cohen
Nationalité
Domiciles
Formation
Activités
Période d'activité
Père
Nathan Bernard Cohen (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Marsha Klonitsky (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Suzanne Elrod (en)
Rebecca De MornayVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Adam Cohen
Lorca Cohen (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Noms en religion
אליעזר בן ניסן הכהן, Eliezer ben Nissan HacohenVoir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Tessiture
Baryton-basse (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Instrument
Label
Maître
Solomon Klonitzky-Kline (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genres artistiques
Influencé par
Site web
Distinctions
Prix du Gouverneur général : poésie ou théâtre de langue anglaise ()
Prix Princesse des Asturies de littérature ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Discographie
Discographie de Leonard Cohen (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Archives conservées par
Œuvres principales
signature de Leonard Cohen
signature
Leonard Cohen en 1988.

Son premier recueil de poésies paraît à Montréal en 1956 et son premier roman en 1963.

Les premières chansons de Leonard Cohen (principalement celles de Songs of Leonard Cohen, 1967) sont ancrées dans la musique folk, et chantées avec une voix grave. Dans les années 1970, ses influences se multiplient : musique pop, de cabaret et du monde. Depuis les années 1980, il chante accompagné de synthétiseurs et de choristes.

Dans tous ses travaux, Leonard Cohen reprend souvent les mêmes thèmes : l'amour-passion, la religion, la solitude, la sexualité et la complexité des relations interpersonnelles. Leonard Cohen assume sa dépression chronique[5] depuis longtemps et ne se l'est ni ne l'a jamais cachée, allant jusqu'à en parler aux journalistes rassemblés à l'occasion de la conférence de presse sur son album Old Ideas[6].

La poésie et les chansons de Leonard Cohen ont influencé de nombreux auteurs-compositeurs-interprètes et on compte plus de 1 500 reprises de ses chansons[7]. Cohen est introduit au Panthéon de la musique canadienne en 1991, au Panthéon des Auteurs et Compositeurs canadiens en 2006, au Rock and Roll Hall of Fame en 2008. Il est un compagnon de l'ordre du Canada (CC) depuis 2003 et grand officier de l'Ordre national du Québec (GOQ) depuis 2008, les plus hautes distinctions décernées respectivement par le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec.

Son œuvre poétique a été récompensée par le Prix Prince des Asturies des Lettres 2011[8].

BiographieModifier

EnfanceModifier

Leonard Norman Cohen (Eliezer ben Nisan ha'Cohen[9]) naît dans une famille juive aisée en 1934 à Westmount, municipalité huppée et majoritairement anglophone, de la banlieue majoritairement francophone de Montréal au Québec. Son père, Nathan Cohen (1891-1944), d'origine polonaise, est propriétaire d'un magasin montréalais de vêtements ; il meurt alors que Leonard a 9 ans. Son grand-père paternel, Lyon Cohen, fut le premier président du Congrès juif canadien et fonda le Canadian Jewish Times[TOR 1], premier journal juif de langue anglaise publié au Canada. Sa mère, Marsha ("Masha") Klonitsky (1905–1978)[10] est d'origine russe. Elle chantait très souvent de vieilles chansons sentimentales, plutôt en russe ou en yiddish qu'en anglais[11]. Son grand-père maternel, Solomon Klonitsky-Klein[TOR 1], était rabbin. Leonard grandit dans une ambiance messianique, où l’on répète à l’envi au jeune enfant qu’il descend du grand-prêtre Aaron[12]. Leonard a une sœur ainée, Esther (1930-2014).

À 15 ans (1950), il découvre la poésie de Federico García Lorca, et écrit ses premiers poèmes. La même année, il achète une guitare, apprend quelques accords de base et découvre qu'elle peut être un moyen d'attirer l'attention des filles[11]. Il formera plus tard un groupe d’inspiration country folk, les Buckskin Boys.

JeunesseModifier

Leonard Cohen effectue sa scolarité primaire à la Roslyn School de Westmount, et secondaire, à partir de 1948, à Westmount High College[13],[TOR 2]. En 1951, il entre à l'Université McGill de Montréal.

À l'université, Leonard Cohen rencontre Irving Layton et Louis Dudek, qui l'aident à publier ses premiers poèmes dans une revue d'étudiants, CIV, abréviation de « civilisation » inventée par Ezra Pound[TOR 3],[14].

Son premier recueil de poésies, Let Us Compare Mythologies, paraît en 1956, édité par McGill Poetry Series[15], alors qu'il n'est encore qu'un étudiant de premier cycle.

En 1957, un album de poèmes lus[16] parait, comportant 8 poèmes de Leonard, lus par lui-même. Sur le même album, on trouve notamment Irving Layton et Abraham Moses Klein. En 1959, Leonard Cohen obtient une bourse d'études et part pour Londres. Sur place, il achète une machine à écrire Olivetti et un imperméable bleu chez Burberry (c'est celui qui apparaît sur la photo de l'album Songs from a Room ; il lui sera volé en 1968)[TOR 4].

Il s'installe en Grèce, en , sur l'île d'Hydra, une île sans voitures qui accueillait une colonie d'artistes anglo-saxons, où il n'y avait ni eau courante ni électricité. Il y achète une maison qu'il gardera quarante ans et y écrit son livre The Spice-Box Of Earth, qui sort aux éditions McClelland & Stewart, et le rend célèbre dans les cercles de poètes, notamment canadiens. Cohen publie Flowers for Hitler en 1964, et les romans The Favorite Game (1963) et Beautiful Losers (1966).

The Favorite Game est un roman d'apprentissage autobiographique sur un jeune homme trouvant son identité dans l'écriture. En revanche, Beautiful Losers, s'il peut également être considéré comme un roman d’apprentissage, ne conduit pas au succès du personnage principal (« AntiBildungsroman »), selon une mode postmoderne contemporaine, Leonard Cohen détruit l'identité des personnages principaux en mêlant sacré et profane, religion et sexualité dans une langue riche et lyrique, mais aussi très crue[17].

Leonard Cohen parolierModifier

 
Leonard Cohen (1988).

Leonard Cohen s’installe aux États-Unis et commence à chanter dans des festivals folk. En 1966, Judy Collins fait de sa chanson Suzanne un hit. Cette chanson se réfère à Suzanne Verdal, l'ancienne épouse d'un ami personnel, le sculpteur québécois Armand Vaillancourt[18]. Leonard Cohen ne touche pas d'argent pour la chanson Suzanne : il s'est lié à un arrangeur qui doit retravailler la chanson, mais les deux hommes ne s'entendent pas, et l'arrangeur, après avoir travaillé sur la partition, lui apprend qu'il a signé les documents pour en posséder les droits. La bataille judiciaire dure jusqu'en 1984, et l'arrangeur propose à Leonard de lui revendre les droits au cours d'une rencontre dans un hôtel à New York. À la question de savoir combien il comptait les lui racheter, Leonard répondit : « un dollar ». Un accord est signé en 1987[TOR 5].

Grâce à Judy Collins, Leonard Cohen fait sa première apparition scénique à New York le [19],[20].

InterprèteModifier

John H. Hammond fait signer Leonard Cohen chez Columbia Records. Son premier album, Songs of Leonard Cohen, sort en 1967 et contient une version de Suzanne. L'album, empreint de noirceur, sera bien reçu par la critique. En 1969 sort l'album Songs from a Room. Il est considéré comme l'album classique de Leonard Cohen, avec les tubes Bird on the Wire, Story of Isaac et The Partisan, le premier titre que Leonard Cohen chante en français.

Le , Leonard Cohen chante lors du Festival de l'île de Wight 1970 : il se produit au pied levé, à h du matin, juste après la prestation de Jimi Hendrix[TOR 6].

En 1977, l'album Death of a Ladies' Man est produit par Phil Spector, loin du minimalisme habituel de l'artiste. L'album est enregistré dans une atmosphère déplaisante. Cohen reniera le disque et n'interprètera que très rarement des chansons de Death of a Ladies' Man sur scène. Son disque suivant, Recent Songs, plus classique, sort en 1979.

En 1982, il rencontre Dominique Issermann, qui réalise plusieurs portraits de lui et qui devient sa compagne. La même année, il écrit une comédie musicale, Night Magic, qui fera l'objet d'un film présenté au festival de Cannes de 1985.

En 1984 sort Various Positions, un album très spirituel, voire mystique, qui contient deux des chansons les plus célèbres de Cohen, Dance me to the end of love et Hallelujah. L'album remporte un bon succès en Europe, mais Columbia refuse de sortir l'album aux États-Unis, où Cohen a toujours eu un succès bien moindre qu'en Europe ou au Canada. La parution de Various Positions est suivi d'une tournée de plus de 80 concerts qui conduiront notamment Cohen en Pologne pour la première fois de sa carrière.

En 1986, il apparaît dans un épisode de Deux flics à Miami. Cette même année, la chanteuse Jennifer Warnes enregistre un album de chansons de Cohen qui contient deux compositions inédites (First we take Manhattan et Ain't no cure for love) et des reprises de classiques dont Joan of Arc, que Warnes et Cohen interprètent en duo. L'album, intitulé Famous Blue Raincoat, est un succès. Il sera disque d'or au Canada et atteindra la huitième position aux États-Unis. Il écrit une chanson pour Diana Ross, Summertime, qui sort en 1987.

En 1988, Cohen propose un nouvel album de chansons originales, I'm Your Man. Dédié à son amie Dominique Isserman, l'album est enregistré à Montréal, Paris et Los Angeles, mais n'en est pas moins très homogène. Il marque un changement dans l'écriture, la composition et l'orchestration. Les synthétiseurs sont très présents, et l'écriture est plus engagée et teintée d'humour noir. Cohen chante ses propres versions de First we take Manhattan et Ain't no cure for love. L'album contient également une adaptation d'un poème de Federico García Lorca (Take This Waltz) et une composition coécrite par Cohen et Sharon Robinson, Everybody Knows.

En 1991, le magazine français Les Inrockuptibles produit un album hommage intitulé I'm your fan sur lequel des chanteurs et des groupes alternatifs, comme R.E.M., Peter Astor ou Geoffrey Oryema, interprètent des chansons de Cohen. Pour la circonstance, Cohen accorde un long entretien au magazine dans lequel il fait le point sur sa carrière.

L'année suivante, Cohen sort l'album The Future. On y retrouve une nouvelle chanson écrite avec Sharon Robinson, (Waiting for the Miracle) et deux reprises, dont celle de Always, composée par Irving Berlin. L'album comprend plusieurs chansons relevant du commentaire politique, (The Future, Anthem, Democracy) et se termine sur une pièce instrumentale, Tacoma Trailer. Cette fois-ci, le succès est au rendez-vous tant en Europe et au Canada qu'aux États-Unis.

Retrait et retour sur scèneModifier

 
Leonard Cohen en concert, portant son célèbre fédora (2008).

En 1994, à la suite de la tournée de promotion de The Future, Leonard Cohen se retire dans un monastère bouddhiste, le Mount Baldy Zen Center près de Los Angeles. En 1996, il est ordonné moine bouddhiste Zen, comme Jikan, Dharma dont le nom signifie « Le Silencieux ». Il quitte finalement Mount Baldy au printemps 1999. Pendant cette période il ne produit aucune chanson, jusqu'à l'album Ten New Songs en 2001, album très influencé par Sharon Robinson, et en 2004 Dear Heather, fruit d'une collaboration avec sa compagne, la chanteuse de jazz Anjani Thomas.

En 2004, la fille de Leonard Cohen se rend compte que l'ancienne manager de son père, Kelley Lynch, a détourné 5 millions USD[21]. Il la poursuit en justice ; Lynch est condamnée à dix-huit mois de prison et 7,3 millions de dollars de restitution mais, insolvable, ne lui rendra rien[22].

En 2006, Leonard Cohen fait paraître un nouveau recueil de poésie, Book of Longing, et Anjani Thomas publie à son tour Blue Alert, coécrit avec Leonard[11]. Parallèlement, le documentaire Leonard Cohen: I'm Your Man sort en salle. Il s'agit d'un assemblage d'interviews récentes réalisées pour les besoins du film, et de prestations live d'artistes (Nick Cave, Rufus Wainwright, Jarvis Cocker) lors d'un concert hommage. Il fait sa première réapparition publique dans une librairie de Toronto le , chantant So Long, Marianne et Hey, That's No Way To Say Goodbye, accompagné par The Barenaked Ladies et Ron Sexsmith. En 2007, Philip Glass, le compositeur de musique contemporaine, met en musique son recueil Book of Longing et donne la première de l'œuvre, avec Leonard Cohen en récitant, le lors du Luminato Festival de Toronto. Leonard Cohen réside dans le quartier dit « portugais » du Plateau Mont-Royal à Montréal, sa ville natale.

C'est en 2008 que Leonard Cohen, âgé de 73 ans, fait un grand retour sur scène en effectuant une tournée mondiale. Les critiques et le public sont enthousiastes[23] malgré le prix élevé des places[Note 2].

Décès et hommageModifier

 
Objets déposés devant la résidence de Cohen, 12 novembre 2016, Montréal.

Leonard Cohen est décédé dans la nuit du 7 au à 82 ans, trois mois après Marianne Ihlen, sa muse. Alors qu'il souffre d'une leucémie aiguë myéloblastique, une chute à son domicile lui est fatale[24].

Il est inhumé le à Montréal, sa ville natale, dans le cimetière juif de la congrégation Shaar Hashomayim, où reposent de nombreux membres de sa famille[25],[26],[27]. Sa mort est annoncée à l’issue de la cérémonie[28].

Un an après son décès, diverses initiatives sont organisées à Montréal afin de rendre hommage au poète. Un concert réunissant 15 000 personnes s’est tenu au Centre Bell le [29].

 
Leonard Cohen au King’s Garden d'Odense (Danemark) en 2013.

Une grande murale a été peinte à son effigie sur une façade de 21 étages au centre-ville de Montréal[30]. Une autre, haute de neuf étages, a été peinte par l'artiste Kevin Ledo au 67-53 rue Napoléon à Montréal, tout près de sa dernière demeure, située au 28 de la rue Vallière[31].

De à , le Musée d’art contemporain de Montréal consacre une exposition à l’imaginaire et à l’héritage de l'œuvre de Cohen[32].

Vie privéeModifier

Ses compagnesModifier

En 1960, il rencontre sur l'île de Hydra la Norvégienne Marianne Ihlen qui sera sa muse et lui inspirera So Long, Marianne en 1968, ou Bird on the Wire en 1969. Après leur séparation, ils continueront à être très proches. En , apprenant que Marianne est mourante, Leonard Cohen lui écrira une dernière lettre, quelques jours avant qu'elle ne meure :

« Nous sommes arrivés au point où nous sommes si vieux, nos corps tombent en lambeaux, et je pense que je te rejoindrai bientôt. Sache que je suis si près derrière toi, que si tu tends la main tu peux atteindre la mienne. Et tu sais que j’ai toujours aimé ta beauté et ta sagesse et je n’ai pas besoin d’en dire plus parce que tu sais tout cela. Je veux seulement te souhaiter un très beau voyage. Au revoir ma vieille amie. Mon amour éternel. Rendez-vous au bout du chemin[33]. »

Pendant les années 1970, il vit avec Suzanne Elrod, dont il a deux enfants, Adam Cohen né en 1972, et Lorca Cohen, née en 1974[TOR 7].

Il a ensuite, de 1982 à 1987, une relation avec Dominique Issermann puis avec Rebecca De Mornay[34] jusqu'à l'été 1993[11].

En janvier 1999[11], il quitte après cinq ans sa retraite zen, et fait plusieurs voyages à Bombay pour rencontrer Ramesh Balsekar, guru indien qu'il connaissait par ses lectures. A son retour à Los Angeles, il termine une chanson qu'il écrivait pour un hommage au poète Francis Reginald Scott et réalise qu'il a besoin d'une voix féminine. Il fait appel à Anjani Thomas, son ancienne choriste[22]. Il entretiendront une relation suivie pendant plusieurs années, quoique ne vivant pas ensemble[35].

Leonard Cohen est grand-père : le , sa fille Lorca a eu une fille avec Rufus Wainwright[Note 3].

Un Juif pratiquantModifier

Dans un article de 2009 du New York Times consacré à son retour sur scène, il est mentionné[36] : « Monsieur Cohen est un Juif observant qui respecte le shabbat même lorsqu'il est en tournée et il chanta pour les troupes israéliennes durant la guerre israélo-arabe de 1973 »[37],[38],[39],[40].

« Allen Ginsberg me posa la même question, il y a de nombreuses années. Eh bien, pour commencer, dans la tradition du zen que j'ai pratiqué, il n'y a pas de service de prière et il n'y a pas d'affirmation de déité. Donc, théologiquement, il n'y a pas d'opposition aux croyances juives. »

Malgré son amour pour Israël, il a également exprimé sa tristesse quant au militarisme qu’il rencontrait[41].

Leonard Cohen peintreModifier

Leonard Cohen remplissait de nombreux carnets de croquis. Une exposition de ses œuvres lui est consacrée en à Montréal dans le cadre du festival de jazz[42],[43].

DiscographieModifier

Albums studioModifier

 
New Skin for the Old Ceremony sorti en 1974 comme 4e album studio.

Albums en publicModifier

CompilationsModifier

LivresModifier

  • Let Us Compare Mythologies (poésie), 1957
  • The Spice-Box of Earth (poésie), 1961 - Réédité en 1974 par Jonathan Cape (Londres) avec une couverture de Martin Vaughn-James
  • The Favourite Game (roman), 1963
  • Flowers for Hitler (poésie), 1964 - Réédité en 1973 par Jonathan Cape (Londres) avec une couverture de Martin Vaughn-James
  • Beautiful Losers (roman), 1966
  • Parasites of Heaven (poésie), 1966
  • Selected Poems 1956–1968 (poésie), 1968
  • The Energy of Slaves (poésie), 1972
  • Death of a Lady's Man (poésie et prose), 1978
  • Book of Mercy (poésie, prose et psaumes), 1984
  • Stranger Music (poèmes choisis et textes de chansons), 1993
  • Book of Longing (poésie, prose, dessins), 2006
  • The Flame (poèmes et extraits de carnets posthumes), 2018

Œuvres traduites en françaisModifier

  • Leonard Cohen (trad. de l'anglais par Michel Doury), Jeux de dames [« The Favourite Game »], Paris, Christian Bourgois éditeur, (1re éd. 1971), 287 p. (ISBN 2-267-01638-9)
  • Leonard Cohen (trad. de l'anglais par Anne Rives, Allan Kosko, Jacques Vassal et Jean-Dominique Brierre), Poèmes et Chansons [« Selected poems, 1958-1968 »], UGE, coll. « 10/18 no 683 », , 299 p.
  • Leonard Cohen (trad. de l'anglais par J.C. Icart), Poèmes et Chansons. 2 [« The Spice-Box of Earth + Flowers for Hitler »], Paris, UGE, coll. « 10/18 no 1195 », (1re éd. 1976), 315 p. (ISBN 2-264-00874-1)
  • Leonard Cohen (trad. de l'anglais par Michel Doury), Les Perdants magnifiques [« Beautiful Losers »], Paris, Christian Bourgois éditeur, (1re éd. 1973), 303 p. (ISBN 2-267-01639-7)
  • Leonard Cohen (trad. de l'anglais par Dashiell Hedayat), L'Énergie des esclaves [« The Energy of Slaves »], UGE, coll. « 10/18 no 835 », , 255 p.
  • Leonard Cohen (trad. de l'anglais par Serge Grünberg), Mort d'un séducteur [« Death of a Lady's Man »], Paris, Christian Bourgois éditeur, , 266 p. (ISBN 2-267-00240-X)
  • Leonard Cohen (trad. de l'anglais par Jacques Vassal), Le Livre de miséricorde [« Book of Mercy »], Paris, Carrère, , 159 p. (ISBN 2-86804-067-5, notice BnF no FRBNF34771183)
  • (en) Leonard Cohen (trad. de l'anglais par Jean Guiloineau), Musique d'ailleurs, tome 1 et 2 [« Stranger Music »], Paris, UGE, coll. « 10/18 no 2769 et no 2819 », (1re éd. 1994), 408 et 379 p. (ISBN 2-264-03478-5)
  • Leonard Cohen (trad. de l'anglais par Michel Garneau), Étrange Musique étrangère [« Stranger Music »], Typo, (1re éd. 2000), 289 p.
  • Leonard Cohen (trad. de l'anglais par Michel Garneau), Le Livre du constant désir [« Book of Longing »], L'Hexagone, , 236 p.
  • Leonard Cohen (trad. de l'anglais par Jean-Dominique Brierre et Jacques Vassal), Le Livre du désir [« Book of Longing »], Paris, Points, coll. « collector », (1re éd. 2008), 273 p. (ISBN 978-2-7578-6870-6)

FilmographieModifier

Titres utilisés au cinéma et à la télévisionModifier

Lauréat et nominationModifier

Brit AwardsModifier

Année Catégorie Pour Résultat
2017 Artiste solo masculin international Leonard Cohen nomination

Gala de l'ADISQModifier

Année Catégorie Pour Résultat
1993[45] artiste québécois s'étant le plus illustré dans une autre langue que le français Leonard Cohen nomination
1994[46] nomination
2012[47] album de l'année - anglophone Old ideas lauréat
artiste québécois de l'année s'étant plus illustré hors Québec Leonard Cohen nomination
2015[48] album de l'année - anglophone Popular problems nomination
2017[49] You want it darker lauréat
artiste québécois de l'année s'étant plus illustré hors Québec Leonard Cohen lauréat

Meteor Music AwardsModifier

Année Catégorie Pour Résultat
2010 Meilleure prestation international sur scène Leonard Cohen lauréat

Mojo AwardsModifier

Année Catégorie Pour Résultat
2009 Meilleur artiste sur scène Leonard Cohen nomination

Prix littéraires de la Canadian Author's AssociationModifier

Année Catégorie Pour Résultat
1985 Poésie Book of Mercy lauréat

Prix GénieModifier

Année Catégorie Pour Résultat
1986 Meilleure chanson originale Angel Eyes (avec Lewis Furey) lauréat

Prix du Gouverneur généralModifier

Année Catégorie Pour Résultat
1968[50] Prix littéraire du gouverneur général pour poésie - anglais Selected Poems 1956-68 lauréat (refusé)
1993[51] Prix du gouverneur général pour les arts du spectacle pour réalisation artistique Leonard Cohen lauréat

Prix Grammy[52]Modifier

Année Catégorie Pour Résultat
2008 Album de l'année River: The Joni Letters (avec Herbie Hancock) lauréat
2011 Grammy du couronnement d'une carrière Leonard Cohen lauréat
2018 Meilleure prestation rock You want it darker lauréat
Meilleure prestation roots américain Steer your way nomination
2021 Meilleur album folk Thanks for the dance nomination

Prix Juno[53]Modifier

Année Catégorie Pour Résultat
1989 Artiste canadien de l'année Leonard Cohen nomination
Interprète masculin de l'année nomination
1991 Compositeur de l'année nomination
Panthéon de la musique canadienne lauréat
1993 Interprète masculin de l'année lauréat
Producteur de l'année Closing time (avec Leanna Unger) nomination
Meilleur vidéoclip Closing time (avec Cutis Wehrfritz) lauréat
1994 Prix Juno/SOCAN pour compositeur de l'année Leonard Cohen lauréat
album de l'année The future nomination
Meilleur vidéoclip The future (avec Cutis Wehrfritz) nomination
2002 Meilleur artiste Leonard Cohen nomination
Meilleur compositeur In my secret life, You have loved enough et Boogie street (avec Sharon Robinson) nomination
Meilleur album pop Ten New Songs nomination
Meilleur vidéoclip In my secret life (avec Floria Sigismondi) nomination
2013 Artiste de l'année Leonard Cohen lauréat
Compositeur de l'année Amen, Going home et Show me the place (avec Patrick Leonard) lauréat
Prix Juno du choix du public Leonard Cohen nomination
2015 Artiste de l'année nomination
Prix Juno du choix du public nomination
Album de l'année Popular Problems lauréat
Album adulte alternatif de l'année nomination
2017 Artiste de l'année Leonard Cohen lauréat
Compositeur de l'année You want it darker, It seemed the better way et Travelling light nomination
Album de l'année You want it darker lauréat
Album adulte alternatif de l'année nomination
2020 Thanks for the dance nomination
2021 Album de l'année nomination

Prix PorinModifier

Année Catégorie Pour Résultat
2010 dvd/vidéo étranger Live in london lauréat

Prix Princesse des AsturiesModifier

Année Catégorie Pour Résultat
2011 Littérature Leonard Cohen lauréat

Autres prixModifier

DécorationsModifier

Année Décoration Pays
1991 Officier de l'Ordre du Canada Canada
2002 Jubilé d'or d'Élisabeth II Canada
2003 Compagnon de l'Ordre du Canada Canada
2008 Grand officier de l'Ordre national du Québec Québec (Canada)
2012 Jubilé de diamant d'Élisabeth II Canada
2015 Compagnon de l'Ordre des arts et des lettres du Québec Québec (Canada)

Diplômes honorifiquesModifier

Année Doctorat Université
1971 Droit Dalhousie
1992 Lettre McGill

Albums, reprises et évocationsModifier

 
Plaque en l'honneur de Leonard Cohen à l'Hotel Chelsea de New York.

Albums consacrés à Leonard CohenModifier



On compte au moins 33 albums de reprises dans le monde entier, non-anglophones pour la plupart[réf. nécessaire].

ReprisesModifier

Beaucoup de chansons de Cohen ont été interprétées (et parfois traduites dans d'autres langues) par d'autres artistes, et certaines ont rencontré plus de succès que les versions de Leonard Cohen. Les plus connues sont :

Pour les francophonesModifier

Pour ce qui est du public francophone, les adaptations de ses chansons par Graeme Allwright, à partir de 1968, ont beaucoup participé à leur célébrité (notamment Suzanne, L'Étranger, Les sœurs de la miséricorde, Vagabonde, De passage, Je voulais te quitter, Si c'est ta volonté et Danse-moi vers la fin de l'amour). Leonard Cohen expliquera que les adaptations de Graeme Allwright l'ont aidé à accepter ses propres chansons. Les deux chanteurs étaient amis, et au moment de leur sortie, Leonard Cohen proposait ses nouvelles chansons à Graeme Allwright, afin que celui-ci en fasse une adaptation en français (en général, Graeme Allwright adaptait deux chansons de Leonard Cohen par album).

À l'inverse, il est parfois arrivé à Leonard Cohen de reprendre des chansons composées par d'autres en en proposant sa propre vision. La plus connue est certainement Leaving Greensleeves (album A new skin for the old ceremony), reprise du célèbre Greensleeves attribué au roi Henri VIII d'Angleterre. Remarquable également, The Partisan, ré-interprétation de la Complainte du partisan écrite par Emmanuel d'Astier de la Vigerie avec une musique d'Anna Marly (coautrice par ailleurs avec Maurice Druon et Joseph Kessel du célèbre Chant des partisans). Autre chanson francophone qu'il mit à son répertoire : Un Canadien errant.

La version revisitée par Leonard Cohen de la Complainte du Partisan fut à son tour reprise par Buffy Sainte-Marie en 1974 (sous le titre Song of The French Partisan), par Sixteen Horsepower & Bertrand Cantat, par Yules et par Electrelane.

Le , le site leonardcohenfiles.com recensait 1 507 reprises de Leonard Cohen.

Évocations artistiquesModifier

  • Le nom de Leonard Cohen est mentionné dans la chanson Pennyroyal Tea du groupe Nirvana (1993), alors que Kurt Cobain chante : « Give me a Leonard Cohen afterworld / So I can sigh eternally. »
  • L'auteur compositeur interprète Rufus Wainwright, dans sa chanson want, dit : « I don't want, no I really don't want to be John Lennon or Leonard Cohen. »
  • Le titre de l'album A Bird on a Poire de Jean-Louis Murat est une référence à la chanson Bird on the Wire.
  • Vincent Delerm dans son album Quinze chansons en 2008 a consacré la chanson From a room (no 12) à l'album de Leonard Cohen du même nom. Le petit texte récité par Alka Balbir fait référence à l'image derrière la pochette de l'album Songs from a Room.
  • Le groupe de rock gothique The Sisters of Mercy tire son nom de la chanson de Leonard Cohen du même nom.
  • Le groupe belge dEUS cite également le nom de Leonard Cohen dans la chanson Smokers Reflect sur leur album Vantage Point, sorti en 2008.
  • Le groupe américain de pop psychédélique Mercury Rev cite son nom dans la chanson A Drop In Time de l'album All Is Dream : « But I was caught like a fleeting thought, Stuck inside of Leonard Cohen's mind. »
  • La chanson Come Healing peut être entendue à la fin de l'épisode 1 de la sixième saison de la série Sons Of Anarchy.
  • La chanson Nevermind est la musique du générique de la saison 2 de True Detective.
  • La chanson Everybody Knows est diffusée dans le générique de début du film Pump Up the Volume. Elle est également utilisée dans le générique de fin du film The Program, dans le documentaire Demain et dans le film Exotica d'Atom Egoyan.
  • Le duo Birds on a Wire, formé de Dom La Nena et Rosemary Standley, tire son nom de la chanson de Leonard Cohen du même nom.
  • Le groupe canadien The Dreadnoughts a nommé une de ses chansons en son honneur.
  • Le groupe hollandais "Nits" évoque dans leur album "Giant normal dwarf" (1990) sur leur composition "The night owl" la chanson de Léonard Cohen "Suzanne"

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

DocumentaireModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Son décès, survenu le , n'a été annoncé que le 10 novembre.
  2. Tarifs de 95 à 161 euros pour le concert à l'Olympia de Paris.
  3. Tous les deux élèveront l'enfant et Rufus Wainwright a annoncé que Lorca Cohen n'est pas que la mère porteuse de l'enfant, et que Jorn Weisbrodt, l'homme avec qui Rufus partage sa vie depuis quelques années, agira comme « père adjoint » (cf. article « Rufus Wainwright et la fille de Leonard Cohen sont parents » du , sur le site canoe.ca, consulté le ).

Références TordjmanModifier

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Autres référencesModifier

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