Le Chambon-Feugerolles

commune française du département de la Loire

Le Chambon-Feugerolles
Le Chambon-Feugerolles
Vue générale du Chambon-Feugerolles.
Blason de Le Chambon-Feugerolles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Saint-Étienne
Intercommunalité Saint-Etienne Métropole
Maire
Mandat
David Fara
2020-2026
Code postal 42500
Code commune 42044
Démographie
Gentilé Chambonnaires
Population
municipale
12 317 hab. (2017 en diminution de 0,24 % par rapport à 2012)
Densité 703 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 49″ nord, 4° 19′ 33″ est
Altitude 496 m
Min. 464 m
Max. 849 m
Superficie 17,51 km2
Élections
Départementales Canton de Saint-Étienne-2
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Le Chambon-Feugerolles
Géolocalisation sur la carte : Loire
Voir sur la carte topographique de la Loire
City locator 14.svg
Le Chambon-Feugerolles
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Chambon-Feugerolles
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Chambon-Feugerolles
Liens
Site web http://www.lechambon.fr

Le Chambon-Feugerolles est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune située à moins de 10 km de Saint-Étienne, se trouve sur l'axe de communication reliant l’Auvergne à la région Rhône-Alpes. La ville est située au cœur de la vallée de l’Ondaine[1].

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Le Chambon-Feugerolles
Roche-la-Molière Roche-la-Molière La Ricamarie
Firminy   La Ricamarie
Firminy Saint-Romain-les-Atheux
Saint-Just-Malmont
Firminy
Saint-Romain-les-Atheux

HydrographieModifier

Le Chambon-Feugerolles est traversé par la rivière Ondaine et de quelques-uns de ses affluents (le Cotatay, le Valchérie, le Malval, l'Echapre et le Borde-Matin).

GéologieModifier

Le territoire communal se trouve au-dessus du bassin houiller de la Loire.

Voies de communication et transportsModifier

 
Plan du réseau de transport (cliquer sur le lien pour le visualiser).

La commune est desservie par trois lignes de la STAS (Société de l'agglomération stéphanoise) pour le compte de Saint-Étienne Métropole, la gare TER (tarification STAS avec un pass Oùrà) et une ligne du réseau départemental TIL :

  • la ligne M1 (Bellevue / Église Le Corbusier) offre un bus toutes les 8 à 10 minutes vers Firminy (de 4 h 30 à 23 h) et vers Bellevue et La Ricamarie (de 4 h 20 à 22 h 45). La ligne fonctionne tous les jours (le dimanche, un bus toutes les 24 minutes) ;
  • la ligne 30 (Église Chambon - Place du Breuil, Firminy - Unieux Bourg - Le Pertuiset) permet de relier le centre du Chambon-Feugerolles et ses quartiers à Firminy et Unieux, du lundi au dimanche. Elle fonctionne de 5 h 30 à 20 h 16 avec un bus toutes les 20 à 30 minutes la semaine et toutes les heures le dimanche ;
  • la ligne 35 quant à elle rabat sur le centre-ville du Chambon les quartiers de la Michalière et des Eaux Vives. Elle offre un départ toutes les heures de 7 h à 19 h ;
  • la ligne de TER Firminy / Châteaucreux permet de rejoindre en 10 minutes le tram (ligne T1 et T3) à Bellevue ou en 4 minutes le centre de Firminy. L'accès au TER + réseau STAS est permis grâce aux pass Oùra. Circulant tous les jours, l'offre est importante (21 allers et 25 retours), tout comme l'amplitude (de 5 h 55 à 22 h 55 vers Bellevue, et de 7 h à 22 h 25 vers Firminy) ;

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

La cité de la Romière-Bouchet, excentrée et séparée du reste de la ville par la RN 88, est considérée comme le quartier avec le plus de difficultés sociales de la vallée de l'Ondaine. Il est classé en zone urbaine sensible (ZUS) et fait l'objet d'un programme Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU).

Projets d'aménagementModifier

ToponymieModifier

Chambon : Cambo en gaulois signifiant « courbe », méandre de la rivière, le toponyme peut désigner par extension une « étroite bande de terre ».

Feugerolles tire son nom de la famille d'Ogerolles (issu du latin Algirolis)[2].

HistoireModifier

Origines et âge d'orModifier

Au Moyen Âge, le bourg existait, dominé par le seigneur de Feugerolles qui avait le privilège de la justice et de l’administration. Il comptait, comme de nombreux villages, quelques forgerons et fabricants d’arbalètes.

La permutation de 1173 entre le comte de Forez et l'Église de Lyon indique que quiconque aura le château de Feugerolles devra hommage lige et fidélité au comte[3].

L'église Saint-Clément du Chambon apparaît en 1183 dans les possessions de l’abbaye de l’Île Barbe[4] et la cure de la paroisse était à la nomination de celle de Firminy dépendant du même monastère.

Au XVIe siècle, l’activité de la coutellerie se développe.

La métallurgie apparaît dans la seconde moitié du XIXe siècle avec l’installation des usines Crozet-Fourneyron, Claudinon, Chambert puis pendant la Première Guerre mondiale celle de Forges et Camargue qui produisait des aciers spéciaux[5]. Les fabrications étaient assez variées : limes, pièces forgées ou moulées, éléments pour l’armement, outils… En 1880, la ville recensait 480 métallurgistes (772 en 1912), environ 1 000 ouvriers de forge et 900 pour la taille des limes.

Au XIXe siècle, Le Chambon-Feugerolles était le chef-lieu du canton de la vallée de l’Ondaine et donc le siège des fonctionnaires (juges de paix, greffiers, notaires, percepteur…).

À cette époque, le cadre de vie était plutôt médiocre du fait d’une forte activité industrielle. Il s’améliora sous l’impulsion de la municipalité de Pétrus Faure, à qui les Chambonnaires renouvelèrent leur confiance de 1925 à 1971 (sauf pendant la guerre).

Le Chambon-Feugerolles est né de la fusion de deux communes en 1832.

En 1843, la commune cède une partie du territoire lors de la création de la commune voisine de La Ricamarie.

Histoire récenteModifier

Le [6], une importante crue de l'Ondaine et des petits rus qui descendent du plateau du Bessy au nord de l'Ondaine, provoquée par d'importants orages, a inondé une partie de la ville du Chambon-Feugerolles et provoqué de nombreux dégâts mais aucune victime[7]. Malgré le caractère rapide de la crue (environ une demi-heure), l'eau est montée jusqu'à 1,7 m dans certaines habitations. Les services météorologiques avaient pourtant émis une alerte aux orages pouvant être localement forts.

En 2008, un incendie ravage le gymnase Guy-et-Alain, l'un des principaux lieux sportifs de la commune.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

 
L'hôtel de ville, place Jean-Jaurès.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Antoine Thevenon    
1947 1971 Pétrus Faure SFIO puis PS  
Mars 1971 mars 1983 Jean Moulin PS  
Mars 1983 1988 André Cognet UDF  
Mai 1988 Mai 2020 Jean-François Barnier UDF puis SE
puis UDI
Vice-président du Conseil départemental de la Loire
Vice-président de Saint-Étienne Métropole
Président de l'Association des Maires de la Loire
2020 En cours David Fara   Secrétaire général de l'École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne

Tendances politiques et résultatsModifier

JumelagesModifier

DémographieModifier

Les habitants sont appelés les Chambonnaires.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[8],[Note 1].

En 2017, la commune comptait 12 317 habitants[Note 2], en diminution de 0,24 % par rapport à 2012 (Loire : +1,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1801 2451 2341 4261 6004 0134 0283 6743 868
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 3075 5146 9546 7728 3148 1608 5329 0169 915
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
11 52812 01112 71413 51614 78915 10614 80215 65317 695
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
20 32021 98720 09118 14916 07014 09012 77612 49612 486
2017 - - - - - - - -
12 317--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
L'église Saint-Clément.
 
La Forge, ancienne usine reconvertie en salle de spectacle.
  • L'église Saint-Clément du XIXe siècle (terminée en 1851)[11], d'un style néo-classique.
  • Le château de Feugerolles, monument d'architecture militaire et civile des XIVe et XVe siècles.
  • La Vierge du Chambon-Feugerolles dite « La Madone ».
  • Salle de spectacles La Forge.
  • Espace culturel Albert-Camus.
  • La vallée et Notre-Dame de Cotatay.
  • Le puits du Marais.

Espaces verts et fleurissementModifier

En 2014, la commune obtient le niveau « trois fleurs » au concours des villes et villages fleuris[12].

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Armoiries du Chambon-Feugerolles :
D’azur à l’engrenage d’or posé sous la bande aux attributs de mine, boulonnerie et limes posés au-dessus de la bande, à la bande de gueules brochant, chargée de trois abeilles d’argent, au chef de vair qu’est Lavieu¹, à la couronne murale de quatre tours.

¹ Le château de Feugerolles est vendu en 1260 à Hugues de Lavieu.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. « Les habitants de l’Ondaine fuient les grandes communes », sur www.leprogres.fr (consulté le 8 mai 2019)
  2. J.-M. de la Mure, Histoire des Ducs de Bourbon et des Comtes de Forez, Volume 2. p. 14. Lire en ligne
  3. "Mais quiconque aura le château de Saint-Priest, ou de Rochetaillée, ou le Château-Roche, ou de Fougerolles, ou de Grangent, doit hommage lige & fidélité au Comte". Bulle du Pape Alexandre III confirmant la permutation de 1173-1174 http://museedudiocesedelyon.com/MUSEEduDIOCESEdeLYONlettrepapepermutation1174.htm
  4. Masures de l'Ile-Barbe, Tome 1, p. 65. Lire en ligne
  5. « LA MÉTALLURGIE (1) », sur chambonhistorique.e-monsite.com (consulté le 8 mai 2019)
  6. « Re-directed to here », sur www.forez-info.com (consulté le 8 mai 2019)
  7. Dépêche AFP sur le site de France 3 « Copie archivée » (version du 7 novembre 2004 sur l'Internet Archive).(attention, une erreur dans la source France3 : l'Ondaine n'a aucun affluent qui porte le nom d'Ecotay mais un affluent du nom de Cotatay[réf. nécessaire])
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  11. « Le Chambon-Feugerolles : l’église Saint-Clément et la place Claudinon-Giraudet », sur www.leprogres.fr (consulté le 8 mai 2019)
  12. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  13. [PDF] « Amiral Edouard Scott de Martinville Chargé de mission auprès du ministère de la défense », sur archives.livreblancdefenseetsecurite.gouv.fr, Ministère de la Défense (France) (consulté le 29 décembre 2011)

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexeModifier

BibliographieModifier

  • La Société d'Histoire du Chambon-Feugerolles, Le Chambon-Feugerolles, collection « Mémoires en Images », éditions Alan Sutton (Grande-Bretagne), 2000.

Liens externesModifier