Famille d'Albon (Lyonnais)

Famille d'Albon (Lyonnais)
Image illustrative de l’article Famille d'Albon (Lyonnais)
Armes

Blasonnement De sable à une croix d'or
Devise A Cruce Victoria
Branches Saint-André
Saint-Forgeux
Saint-Romain-de-Popey
Période XIIIe siècle-XXIe siècle
Pays ou province d’origine Drapeau de Lyon Lyonnais
Demeures Château d'Avauges
Charges Maire de Lyon
Député
Pair de France
Fonctions militaires Gouverneur de Lyon
Gouverneurs de la Marche
Maréchal de France
Récompenses militaires Ordre de Saint-Michel
Tombe de Bertrand d'Albon à Toul
Détail du porche et des armes des d'Albon sur la "maison d'Albon" d'Albigny-sur-Saône

La famille d'Albon est une famille de la noblesse française originaire de Lyon et connue dès le Moyen Âge. Elle s'est éteinte en ligne masculine en 2015. Cette famille est distincte des dauphins du Viennois, comtes d'Albon, originaires du Dauphiné.

HistoireModifier

La famille d'Albon remonte sa filiation suivie à André d'Albon, simple citoyen en 1265 et qui prit part en 1269 à la lutte des bourgeois contre l'Église[1]. Il s'agrégea à la noblesse à la fin de sa vie par l'acquisition du fief de Curis, près de Lyon[2], en 1288.

André d'Albon laissa plusieurs fils, entre autres :

  • Guy d'Albon, chevalier, seigneur de Curis, de Saint-Forgeux, de Saint-Romain de Popey, marié en 1289 à Marguerite d'Oingt, qui continua la lignée[2],[3] ;
  • Guillaume d'Albon, marié en 1289 à Éléonore d'Oing, qui fut l'auteur de la branche des seigneurs de Bagnols, fondue en 1454 dans la famille de Balzac[2] ;
  • Henri d'Albon, seigneur de Pollionay par acquisition de 1293, qui posséda quelque temps une boutique ou atelier sur le pont de la Saône, à Lyon, et dont la descendance s'éteignit dans les premières années du XVe siècle[2].

La descendance de Guy d'Albon s'est divisée au XVe siècle en deux branches[3] :

  • celle de Saint-André, éteinte au XVIe siècle[3]
  • celle de Saint-Forgeux et Saint-Romain, qui s’est divisée par la suite en deux rameaux :
    • celui des marquis de Saint-Forgeux, éteints au début du XVIIIe siècle[3]
    • celui des seigneurs de Saint-Romain-de-Popey qui s'éteignit en 2015 en ligne masculine avec André, 6e marquis d’Albon (1923-2015)[4], marié en 1967 à Thérèse Guyon, d’où 2 filles : Marie (1969), épouse Convers, et Claude (1971). Cette branche acquit en 1555 le château d'Avauges à Saint-Romain-de-Popey qui est aujourd'hui la propriété de la descendance en ligne féminine du dernier marquis d'Albon mort en 2015[5].

PersonnalitésModifier

ArmesModifier

  • De sable à une croix d'or[6],[7]
  • Écartelé : aux 1 et 4, de sable à une croix d'or, qui est d'Albon ; aux 2 et 3, d'or au dauphin d'azur posé en pal, allumé, langué, crété, barbé, oreillé, peautré lorré de gueules, qui sont des dauphins du Viennois[1],[3].

L'auteur de l'Armorial du Dauphiné souligne toutefois qu'Admettant trop légèrement la version de Guillaume Paradin, plusieurs auteurs écartèlent les armes d'Albon de celles du Dauphiné, sans qu'il soit possible de justifier cette prétention[6].

  • Supports : deux lions couronnés à l'antique[1]
  • Cimier : Une tête de chien[1]
  • Devise : A Cruce Victoria[1],[3] (traduction La victoire vient de la croix)

Gustave de Rivoire de La Bâtie indique que la branche de Saint-André brisait d'un lambel de trois pendants de gueules et que celle des seigneurs de Chatillon et de Bagnols possédait une cotice raccourcie finissant au cœur de la croix[6].

TitresModifier

  • Baron de l'Empire en 1814 ;
  • Marquis d'Albon, lettres patentes du [8].

AlliancesModifier

Principales alliances de la famille[8] : de Talaru (1384), de la Palisse (1437), de Montmorin (1476), de Saint-Chamond (1500), de Chalus (1544), d'Apchon, de Rivoire, de Foudras (1607), de Sassenage, de la Guiche, de Vichy-Chamrond, de Damas-Thianges, d'Amanzé, de la Baume-Suze, de Digoine, d'Espinchal, de Castellane (1772), de Viennois (1803), Duval (1830), Imbert de Balorre (1833), de Nettancourt (1891), de Bourbon-Lignières (1919), Guyon (1967), Convers.

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e Chaix d'Est-Ange, 1903, p. 102 (présentation en ligne).
  2. a b c et d Chaix d'Est-Ange, 1903, p. 103 (présentation en ligne).
  3. a b c d e et f Grand Armorial de France, 1934, p. 142 no 416.
  4. Élise Colin, « Le marquis d’Albon s’est éteint à l’âge de 91 ans », Le Progrès.fr, édition du
  5. Deux journées au château, article du 13 septembre 2018 publié dans Le Pays
  6. a b et c Armorial de Dauphiné, 1867, p. 6.
  7. Henri James Gabriel de Milleville, Armorial historique de la noblesse de France, Bureau de l'armorial historique, (lire en ligne).
  8. a et b Chaix d'Est-Ange, 1903, p. 104 (présentation en ligne).

BibliographieModifier

  • Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, t. I. A-Att, Evreux, imprimerie Charles Herisseys, (lire en ligne), p. 102-104, « Albon (d') ».  .
  • Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France (vol.1), Société du Grand armorial de France, , 392 p. (lire en ligne [PDF]), p. 142 no 416, « D'Albon de Saint-Marcel et de Saint-Forgeux ».
  • Gustave de Rivoire de La Bâtie, Armorial de Dauphiné contenant les armoiries figurées de toutes les familles nobles et notables de cette province, accompagnées de notices généalogiques complétant les nobiliaires de Chorier et de Guy Allard, Lyon, Imprimerie Louis Perrin (réimpr. 1969 (Allier - Grenoble)) (1re éd. 1867), 821 p. (lire en ligne), p. 6