LVMH - Moët Hennessy Louis Vuitton

entreprise française de luxe
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LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton
logo de LVMH - Moët Hennessy Louis Vuitton
Logotype de LVMH
illustration de LVMH - Moët Hennessy Louis Vuitton

Création
Fondateurs Alain Chevalier et Henry Racamier
Forme juridique Société européenne à conseil d'administration[1]
Action Euronext : MC
Slogan « Le futur de la tradition »
Siège social 22, avenue Montaigne, Paris
Drapeau de France France
Direction Bernard Arnault, Antonio Belloni
Directeurs Bernard ArnaultVoir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires Groupe Arnault, via Holding Christian Dior : 47,2 %
Qatar Investment Authority : 1%
Institutionnels étrangers : 35,8 %
Institutionnels français : 11,6 %
Personnes physiques : 5 %
Autocontrôle : 0,4 %
Activité Luxe, culturel, média
Produits vins, spiritueux, mode, maroquinerie, parfums, cosmétiques, montres, joaillerie, distribution sélective, médias
Société mère Christian Dior (Groupe Arnault)
Filiales Zenith, Givenchy, DKNY, TAG Heuer, Veuve Clicquot Ponsardin, Sephora , Parfums Christian Dior , Fendi et Tiffany and Co
Effectif en augmentation156 088 (31 décembre 2018)
SIREN 775670417Voir et modifier les données sur Wikidata
TVA européenne FR81775670417Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web lvmh.fr

Capitalisation 212,61 milliards € (02 Janvier 2019)
Chiffre d'affaires en augmentation53,67 milliards € (2019)
Résultat net en augmentation7,17 milliards € (2019)[2]

LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton est un groupe français d'entreprises fondé par Alain Chevalier et Henry Racamier, aujourd'hui chef de file mondial de l'industrie du luxe en termes de chiffre d'affaires. Issu du rapprochement, en 1987, des entreprises Moët Hennessy, elle-même née de la fusion entre le producteur de champagne Moët et Chandon et le fabricant de cognac Hennessy, et Louis Vuitton, il a pour actionnaire majoritaire le groupe Arnault, via la holding Christian Dior. Il est actuellement dirigé par l'homme d'affaires Bernard Arnault.

La firme est numéro un mondial du luxe avec un portefeuille de plus de soixante-dix marques de prestige dans le domaine des vins et spiritueux avec notamment Château d'Yquem, Moët & Chandon, Veuve Cliquot, Krug, Hennessy et Glenmorangie, ainsi que dans le domaine de la mode et joaillerie avec Louis Vuitton, Dior, Givenchy, Céline, Kenzo, Fendi, Guerlain, Marc Jacobs, Chaumet, Thomas Pink, Tiffany & Co. et Bulgari. Il est également présent dans le domaine des médias, avec notamment Les Échos, Le Parisien et Radio Classique, dans la distribution avec Sephora et Le Bon Marché, et dans l’hôtellerie de luxe avec notamment le palace Cheval Blanc Courchevel et le rachat du groupe d'hôtellerie Belmond.

HistoriqueModifier

Le à l'hôtel Plaza-Athénée, Alain Chevalier et Henry Racamier, alors respectivement patrons de Moët Hennessy et de Louis Vuitton annoncent la création de LVMH, union de leurs groupes[3]. Pourtant les deux hommes ne s'entendent pas, les tensions personnelles sont nombreuses et récurrentes : l'avenir de cette union est terne selon les analystes[4]. Mais cette nouvelle entité est composée, entre autres, des Parfums Christian Dior, ce qui attise la convoitise de Bernard Arnault qui espère regrouper les parfums avec la couture qu'il possède depuis le rachat suivi du démantèlement de Boussac[5]. De plus, propriétaire de Céline et Christian Lacroix depuis peu[6], un tel groupe serait une parfaite structure pour ses acquisitions récentes. Jouant sur les divergences des deux fondateurs, Bernard Arnault présente une offre à Alain Chevalier qui refuse tout net[4].

En s'associant avec le brasseur Guinness, Bernard Arnault créé une nouvelle société avec l'aval d'Henry Racamier[5], coquille vide destinée à racheter des actions LVMH : c'est chose faite en quelques mois, où après le krach d'octobre 1987, la nouvelle entreprise possède plus de 40 % des actions du groupe de luxe, achetées pour un prix modique[7]. Il ne reste plus à Bernard Arnault qu'à se séparer de Guinness puis des deux fondateurs Chevalier et Racamier[5] : après maintes péripéties juridiques, Bernard Arnault devient officiellement patron de LVMH en [7]. En 1994, il achète la maison Guerlain et en 1999, l'horloger suisse TAG Heuer[8].

Le , LVMH règle son litige avec PPR (devenu Kering le ) cédant les 20 % de sa participation dans le Gucci Group. En 2002, LVMH revend Pommery au groupe Vranken Monopole. En novembre 2004, LVMH lance, avec succès, une OPA sur Glenmorangie. En 2008, il acquiert Hublot un autre horloger suisse[9]. Le LVMH détient 14 % du capital d'Hermès, participation qui est vendue en 2013.

En 2011, l'horloger italien Bulgari et le maroquinier français Berluti entrent dans le giron de LVMH. En , l'italien Loro Piana (it) spécialisé dans le vêtement en cachemire rejoint LVMH[10]. Le , LVMH détient 23,2 % du capital d'Hermès. En septembre, LVMH et Hermès règlent leur litige. Le premier sort du capital du second en distribuant ses actions Hermès à ses actionnaires.

À l'exception notable de Christian Lacroix, propriété personnelle de Bernard Arnault lors de sa création, le but de ce groupe est clairement d'acheter des marques plutôt que d'en fonder, puis de multiplier les synergies entre elles[11]. En 2014 ouvre la Fondation d'entreprise Louis Vuitton. La même année, LVMH lance l’Institut des Métiers d’Excellence, un programme de formation professionnelle débouchant sur différents métiers du secteur du luxe (artisanat, vente, …)[12].

En , LVMH acquiert, à travers L Capital Asia, un fonds d'investissement contrôlé par LVMH, M1 Fashion et Pepe Jeans[13], puis en , il rachète, en propre, 5 % de la société des bains de mer de Monaco[14]. En , LVMH acquiert Le Parisien pour environ 50 millions d'euros, renforçant ainsi son pôle presse qui possède déjà Les Échos[15]. En , LVMH vend les marques Donna Karan et DKNY (« Donna Karan New York ») pour 650 millions de dollars à G-III Apparel[16].

En , LVMH annonce l'acquisition pour 640 millions de dollars de 80 % Rimowa, une entreprise allemande spécialisée dans les bagages[17],[18].

En , LVMH acquiert une participation majoritaire dans la Maison Francis Kurkdjian, entreprise de parfumerie haut-de-gamme créée en 2009, pour un montant inconnu[19]. Le même mois De Beers annonce le rachat, à LVMH, de leur coentreprise De Beers Diamond Jewellers, comprenant 32 boutiques, pour un montant non-dévoilé[20].

En , LVMH annonce l'acquisition de la maison de couture Christian Dior, détenue par Christian Dior S.A., la holding de tête, pour 6,5 milliards d'euros. Dans le même temps, Bernard Arnault, via le Groupe Familial Arnault, va passer sa participation dans Christian Dior S.A. de 74,1 % à 100 %, Christian Dior S.A. détenant elle même une participation de 41 % dans LVMH. Ceci permet de regrouper les marques Christian Dior (couture) avec Parfums Christian Dior au sein du groupe LVMH. Enfin toujours en parallèle, le Groupe Familial Arnault annonce vendre sa participation de 8 % dans Hermès[21].

En , LVMH annonce acquérir le groupe hôtelier de luxe Belmond, pour 3,2 milliards de dollars[22]. L'opération est officiellement terminée en [23].

En , le groupe annonce la création de la maison de luxe Fenty, développée par la chanteuse Rihanna[24].

En , LVMH noue un partenariat avec la créatrice britannique Stella Mc Cartney, fille de Paul McCartney[25] et anciennement faisant partie du groupe concurrent Kering. Elle devient « conseillère spéciale de Bernard Arnault et des membres du comité exécutif sur le développement durable »[26]. La fille de l'ex-Beatles conserve son statut de directrice et reste majoritaire au sein du capital de son entreprise créée en 2001[27].

En , LVMH annonce le rachat du joaillier américain Tiffany and Co pour un montant de 16,2 milliards de dollars, soit la plus grosse acquisition de l'histoire du groupe[28].

Fin mars 2020, en pleine épidémie de Covid-19, LVMH annonce une baisse des ventes de 10 à 20 % au premier trimestre[29],[30]. Si la crise sanitaire mondiale devait durer moins de trois mois, Bernard Arnault estime que "ce ne serait pas terrible" pour le bilan de son groupe. Il se montre en revanche beaucoup plus pessimiste si elle devait s'étirer sur un plus long terme, tout en refusant de commenter les possibles conséquences sur les entreprises du groupe[31]. En avril 2020, le groupe annonce proposer une réduction de 30% du dividende au titre de l'année 2019 lors de l'assemblée générale des actionnaires qui doit avoir lieu en juin[32].

Secteurs d'activitésModifier

Le groupe est organisé autour de six pôles d'activités[33] :

Vins et spiritueuxModifier

Ce pôle regroupe des marques d'alcools comme

Il est très présent dans le vin de Champagne avec

Il a vendu en revanche la Maison Pommery en 2002 et la Maison Montaudon (mais pas les vignobles qui servaient à sa production).

La production viticole couvre aussi d'autres vignobles avec

Mode et maroquinerieModifier

Dans le secteur de la mode, le groupe LVMH possède les marques :

Louis Vuitton, avec sept milliards d'euros pour 2012, représente les trois-quarts du chiffre d'affaires de la division « Mode et maroquinerie »[36] et la moitié des profits du groupe LVMH[37].

En 2009 le groupe prend possession de la marque Edun[38]. Le , le groupe rachète 80 % de la maison italienne, spécialisée dans le cachemire, Loro Piana pour 2 milliards d'euros, le solde de l'actionnariat restant dans les mains de la famille fondatrice. Le le Groupe annonce son entrée au capital de la marque italienne Marco de Vincenzo à hauteur de 45 %[39]. En , LVMH rachète Dior pour la somme de 6,5 milliards d'euros[40].

Parfums et cosmétiquesModifier

LVMH possède les marques suivantes :

En 2010, LVMH souhaite vendre La Brosse et Dupont[41].

Les marques Bliss, Hard Candy, Urban Decay, acquises au début des années 2000, ont été revendues depuis.

Recherche et développementModifier

LVMH Recherche est la division recherche et développement du groupe LVMH pour les parfums et les cosmétiques. Elle est spécialisée en biologie et histochimie, matériaux et technologies, galénique et vectorisation[42],[43],[44]. La division oriente ses recherches sur les cellules souches, un axe prioritaire pour retarder les effets du vieillissement de la peau. Une coopération avec l'Institute for Stem Cell Biology and Regenerative Medicine (en) de l'université Stanford (États-Unis)[45] et de la faculté de biotechnologie de l'Université de Modène et de Reggio d'Émilie (Italie)[46], a été entreprise depuis près de 10 ans pour isoler et développer un dérivé phosphaté de la vitamine E, qui agit sur la protection des cellules souches de la peau[47].

LVMH Recherche a pour principal partenaire industriel en recherche et développement du pôle de compétitivité de la Cosmetic Valley basé à Chartres, où il s'appuie sur les compétences des laboratoires de l'université d'Orléans, et des 550 entreprises, à 80 % des PME-PMI, partenaires[48].

LVMH Recherche a été installé dans un nouveau centre, Hélios, un bâtiment de type HQE, réalisé par Arte Charpentier et construit par Eiffage pour abriter les laboratoires de recherche, et un incubateur sur le site de Saint-Jean-de-Braye[48],[49](qui est a Orléans).

Montres et joaillerieModifier

Le groupe est présent dans l'horlogerie et la joaillerie avec les marques

  • Bvlgari, créé en 1884, rachetée en pour quatre milliards d'euros[50].
  • Chaumet, créé en 1780
  • Fred, créé en 1936
  • Hublot, créé en 1980,
  • TAG Heuer, créé en 1860, marque la plus rentable du pôle « Montres et joaillerie »[51],
  • Tiffany & Co., créé en 1837, achetée en
  • Zenith, créé en 1865

La marque Omas a été revendue en 2007[52].

En 2015, le chiffre d'affaires du pôle montres et joaillerie s'est élevé à plus de 3,3 milliards d'euros, réalisé notamment dans les 395 magasins de ses différentes marques [53].

Fin , LVMH indique avoir pris une participation minoritaire dans le joaillier italien Repossi[54].

Fin , le groupe LVMH achète le géant américain de la joaillerie Tiffany & Co pour la somme de 16,2 milliards de dollars (14,7 milliards d'euros)[55].

Distribution sélectiveModifier

Principales enseignes de distribution sélective :

En 2015, le pôle distribution sélective a enregistré un chiffre d'affaires de plus de 11,2 milliards d'euros, réparti dans 1 679 magains dans le monde[53].

Hôtellerie et autres activitésModifier

En , le groupe créé la filiale LVMH Hotel Management destinée à gérer les hôtels de luxe de l'entreprise.
Le premier a ouvert bien avant à Courchevel sous le nom de Cheval Blanc. Cet établissement classé Palace est suivi d'un autre aux Maldives, un à St-Barth puis des projets Paris et Saint-Tropez. Ces hôtels sont tous uniques et jamais sur le même modèle. Cela fait partie de la volonté commerciale du groupe de créer des synergies avec les cosmétiques, les vins… ces lieux sont des vitrines pour les marques du groupe. Ainsi à Courchevel, l'hôtel dispose d'une boutique Vuitton, une boutique Dior, un espace pour Berluti et le spa est sous l'enseigne Guerlain[56]. LVMH achète fin 2018 le groupe Belmond (34 établissements de luxe et palaces dont l'hôtel Cipriani, 7 trains, 2 croisières fluviales) qui réalise 500 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel[57].

Le groupe est également présent dans les médias avec

Le groupe est actif dans le domaine des loisirs avec

Direction de l'entrepriseModifier

Conseil d'administrationModifier

En 2016, le conseil d'administration de LVMH est composé de[62]:

Comité exécutifModifier

En 2016, le Comité exécutif de LVMH est composé de[63]:

  • Bernard Arnault, président-directeur général (rémunération 2009 : 9 150 456 )
  • Antonio Belloni, directeur général délégué (rémunération 2009 : 7 122 948 )
  • Nicolas Bazire, Développement & Acquisitions
  • Michael Burke, Louis Vuitton
  • Chantal Gaemperle, Ressources Humaines et Synergies
  • Jean-Jacques Guiony, Finances
  • Chris de Lapuente, Sephora
  • Christophe Navarre, Vins & Spiritueux
  • Daniel Piette, Fonds d'investissement
  • Pierre-Yves Roussel, Mode
  • Philippe Schaus, DFS
  • Jean-Baptiste Voisin, stratégie

Principaux actionnairesModifier

Au [64]:

Christian Dior SE ( Arnault (famille) 97,4% [65]) 41,1%
Arnault (famille) 5,97%
BNP Paribas Asset Management France 2,27%
Capital Research & Management (World Investors) 1,56%
The Vanguard Group 1,44%
Norges Bank Investment Management 1,23%
Thornburg Investment Management 1,14%
Fidelity Management & Research 0,93%
Invesco Advisers 0,90%
Amundi Asset Management (Investment Management) 0,88%

Données financièresModifier

Données financières en millions d'euros[66]
Années 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014[67] 2015 2016[68] 2017[2]
Chiffre d'affaires 12 693 11 962 12 623 13 962 15 306 16 481 17 193 17 053 20 320 23 659 28 103 29 149 30 638 35 664 37 600 42 636
Résultat d'exploitation NC 2 182 2 420 2 894 NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC
Résultat net part du groupe 556 723 1 194 1 440 1 879 2 025 2 026 1 755 3 032 3 065 3 424 3 436 2 950 3 573 3 981 5 129
Capitaux propres part de groupe 7 070 7 034 7 782 9 459 10 603 11 590 13 793 14 785 18 204 23 512 25 666 NC 23 003 25 799 27 903 30 260
Dettes financières à long terme 5 800 4 207 4 188 3 747 3 235 2 477 3 738 4 077 2 730 4 702 4 363 3 145 4 805 4 235 3 265

En 2012, le groupe LVMH a payé un total de 1 820 millions d’euros d’impôts sur les sociétés[69]. Son PDG affirme que le groupe paye plus d’un milliard d’euros sur les sociétés en France[70].

Le groupe LVMH détient le plus de filiales dans les paradis fiscaux, devant BNP Paribas [71].

dividences[72],[73] - environ 490 millions d'actions jusqu'en 2010, puis environ 505 millions d'actions [74]
Années 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 total pour une action
dividende ( solde + acompte ) en euros 0,95 1,15 1,4 1,6 1,6 1,65 2,1 2,6 2,9 3,1 3,55 4 5 6 4,80 ? 42,4

CommunicationModifier

MécénatModifier

 
Fondation LVMH au bois de Boulogne.

Le groupe LVMH procède chaque année à des actions de mécénat.

En 2014, le groupe inaugure la Fondation d'entreprise Louis Vuitton un bâtiment ultra moderne construit à cet effet au bois de Boulogne pour promouvoir l'art et la culture et pérenniser les actions de mécénat du groupe.

En 2018, il a financé à 80 % environ l'acquisition par le musée du Louvre du Livre d'Heures de François Ier.

En 2019, le groupe est partenaire du Secours populaire français dans le cadre de l’opération « Une journée pour soi », destinée à des femmes en situation de précarité[75].

Activité de lobbying auprès des institutions de l'Union européenneModifier

LVMH Publica SA est inscrit depuis 2009 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Elle déclare en 2015 pour cette activité des dépenses d'un montant compris entre 1 500 000 et 1 750 000 euros[76].

Engagements sociétaux et environnementauxModifier

Lutte contre la pandémie de Covid-19Modifier

Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, le groupe a mobilisé quatre de ses usines françaises, habituellement consacrées à la fabrication de parfum, pour produire, avec des salariés volontaires, pour réaliser du gel hydroalcoolique livré aux hôpitaux de Paris[77].

Six usines françaises du groupe adaptent leur production pour produire des masques non chirurgicaux mais homologués avec un objectif de 100 000 unités par semaine. Ces masques sont destinés aux « Ehpad et aux travailleurs en première ligne, employés de supermarchés, livreurs... »[78].

PolémiquesModifier

En , une polémique éclate lorsqu’il apparaît que le groupe LVMH fait partie, grâce à son secteur cognac, des 24 principaux bénéficiaires français (ceux qui perçoivent une subvention de plus de cinq millions d'euros) de la Politique agricole commune (PAC)[79],[80].

En , LVMH entre, de manière dissimulée, au capital d’Hermès[81].

En 2016, alors que LVMH fait de l'origine française de ses produits un argument commercial, le documentaire satirique Merci Patron ! critique la gestion sociale de Bernard Arnault, révélant que de très nombreux produits sont en réalité confectionnés en Pologne, à Madagascar ou en Asie, pendant que les usines françaises ferment. Alors que la presse[82], les critiques[83] et les spectateurs[84] soulignent ce film, Bernard Arnault fait pression sur les médias dépendants de son groupe pour ne pas médiatiser l'affaire[85].

En 2016 également, LVMH est accusé de condamner l’entreprise Logo de Morez (172 personnes) à la fermeture en refusant de renouveler les licences des marques Fred et TAG Heuer[86],[87],[88].

Entre 2015 et 2016, LVMH a fait espionner François Ruffin et les journalistes de Fakir[89].

Notes et référencesModifier

  1. LVMH (aussi) va devenir une société européenne, la Tribune, 18 février 2014
  2. a et b « Documents financiers 2017 » [PDF], sur LVMH (consulté le 29 janvier 2018)
  3. Airy Routier, L'ange exterminateur : la vraie vie de Bernard Arnault, Albin Michel, , p. 134.
  4. a et b Marchand 2001, Le patron qui venait du Nord, p. 81.
  5. a b et c « Bernard Arnault, prédateur de grand luxe », sur liberation.fr, (consulté le 1er décembre 2014).
  6. Marchand 2001, Le patron qui venait du Nord, p. 80.
  7. a et b Marchand 2001, Le patron qui venait du Nord, p. 82.
  8. Le Point Montres, « Dix choses à savoir absolument sur TAG Heuer », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 12 février 2018).
  9. « LVMH s'offre les montres suisses Hublot », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le 12 février 2018).
  10. « LVMH s'offre les cachemires de Loro Piana », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 12 février 2018).
  11. Paquita Paquin et Cédric Saint-Andre Perrin, « OPA sur la mode et l'art », Culture, sur liberation.fr, .
  12. Aliette de Crozet, « Comment LVMH forme ses vendeurs d’excellence », sur Capital.fr, (consulté le 7 février 2020)
  13. « LVMH: Bruxelles autorise l'opération Pepe Jeans », sur abcbourse.com.
  14. « LVMH: prend 5 % du capital des Bains de Mer de Monaco sur abcbourse.com », sur abcbourse.com.
  15. Alexis Delcambre, « Le rachat du « Parisien » par LVMH est définitif », sur Le Monde,
  16. Nicole Vulser, « LVMH cède la marque de prêt-à-porter Donna Karan », sur Le Monde, .
  17. « LVMH acquiert le malletier allemand Rimowa », sur Le Monde, .
  18. Nicole Vulser, « Le fabricant de valises Rimowa se fait la malle chez LVMH] », sur Le Monde, .
  19. Dominique Vidalon et Pascale Denis, « LVMH buys Maison Francis Kurkdjian stake in luxury perfume push », sur Reuters, .
  20. « Diamond group De Beers buys out retail partner LVMH », sur Reuters, .
  21. Juliette Garnier, « LVMH compte racheter Christian Dior couture », sur Le Monde, .
  22. Dominique Vidalon et Inti Landauro, « LVMH splashes out on luxury hotels with $3.2 billion Belmond deal », sur Reuters, .
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  30. « Coronavirus: LVMH s'attend à une baisse des ventes de 10 à 20% au premier trimestre », sur Investir (consulté le 29 mars 2020)
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  50. « Bulgari racheté par LVMH », sur WAT.tv.
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  58. « Le Cheval Blanc du groupe LVMH ouvrira en 2018 à Paris », sur corporate-odyssey.
  59. « L’Hôtel Cheval Blanc devrait ouvrir fin 2018 », sur foodandsense.
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Voir aussiModifier

 
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : LVMH.

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BibliographieModifier

Liens externesModifier