BlackRock

société américaine de gestion d'actifs

BlackRock
logo de BlackRock
illustration de BlackRock
Siège à Midtown (Manhattan), New York

Création 1988
Fondateurs Robert S. Kapito (en) et Laurence D. FinkVoir et modifier les données sur Wikidata
Personnages clés Larry Fink
Forme juridique Société anonyme avec appel public à l'épargneVoir et modifier les données sur Wikidata
Action New York Stock Exchange (BLK)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social New York
Drapeau des États-Unis États-Unis
Direction Laurence D. Fink (depuis )[2],[3]Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Société d'investissement
Produits Gestion d'actifsVoir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 14 900 (2018)
Site web blackrock.com

Capitalisation 83,32 milliards $ (janvier 2020)[4]
Chiffre d'affaires 14,2 milliards $ (2018) en augmentation[5]
Actifs sous gestion 9 000 milliards USD (2021)[6]
Résultat net 4,3 milliards M$ (2018) en diminution

BlackRock est une société multinationale américaine spécialisée dans la gestion d'actifs, dont le siège social est situé à New York. Fondée en 1988, elle est devenue le plus important gestionnaire d'actifs au monde, avec près de 7 800 milliards de dollars d'encours en octobre 2020[7]. BlackRock fournit des solutions d’investissement, de conseil et de gestion de risques de financement.

En France, où la société est présente depuis 2006[8], BlackRock a une part de marché de moins de 1% avec 26 milliards d'euros pour le compte de clients institutionnels : des compagnies d'assurance, des caisses de retraite, des institutions officielles, des entreprises, des banques traditionnelles et digitales ainsi que des fonds de dotation[9][10].

La société emploie 16 000 collaborateurs présents dans 89 bureaux à travers 38 pays pour une clientèle répartie dans plus d'une centaine de pays[11].

HistoireModifier

CréationModifier

BlackRock démarre en 1988 sous l'impulsion de huit associés, dont quatre occupent encore des fonctions au sein du groupe[12]. Les fondateurs se composent d’anciens salariés de First Boston et de Lehman Brothers, autour respectivement de Larry Fink et de Ralph Schlosstein[13]. Le nom de la société est, à ses débuts, Blackstone Financial Management et appartient alors au groupe Blackstone[14]. La société se concentre sur les titres obligataires et développe notamment le Blackstone Term Trust, un fonds qui a permis de lever un milliard de dollars[15].

En 1992, la société est renommée BlackRock[16],[17]. La même année, BlackRock cumule 17 milliards de dollars d'actifs sous gestion, puis 53 milliards en 1994. En parallèle, BlackRock développe un outil de gestion global d'actifs, Aladdin (acronyme de Asset Liability, Debt and Derivatives Investment Network), une plateforme de gestion de risques qui s’est imposée comme étant l’un des outils technologiques les plus connus du secteur financier[18]. Réservé au départ à des usages internes, le système Aladdin s’ouvre à des utilisations extérieures à partir du milieu des années 1990 jusqu’à permettre la réalisation de 250 000 transactions, ainsi que des milliards de calculs financiers, par jour[19].

Séparation entre BlackRock et BlackstoneModifier

En 1994, Blackstone et BlackRock décident de se séparer. Stephen Schwarzman, président-directeur général de Blackstone, dira de cette décision qu’elle a été sa plus grande erreur professionnelle[20].

En 1995, PNC Financial rachète BlackRock à hauteur de 240 millions de dollars[21].

Introduction en bourseModifier

En 1999, la société est introduite en bourse, au prix de 14 dollars l’action. Au terme de cette année, la société comptabilise 165 milliards de dollars d’actifs sous gestion.

En 2000, BlackRock fonde BlackRock Solutions, sa filiale de conseil organisée autour de l’exploitation de la plateforme Aladdin[22].

En 2004, elle rachète la société State Street Research - Management pour 375 millions de dollars[23], puis reprend, en 2006, la filiale de gestion d'actifs de la banque Merrill Lynch[24]. En 2007, le co-fondateur, vice-président et directeur des investissements Keith Anderson annonce son départ du groupe pour l'année suivante. Il est remplacé par Scott Amero[25].

Crise bancaire et financière de 2008Modifier

Lors de la crise bancaire et financière de 2008, la société résiste aux turbulences du marché et renforce son rayonnement[26]. BlackRock est chargée par la Réserve fédérale de New York d’assurer la gestion de 30 milliards d’actifs de la banque Bear Stearns, afin d’en faciliter le sauvetage par JPMorgan Chase[27]. Outre JPMorgan Chase, d’autres sociétés de Wall Street sollicitent les conseils de BlackRock, tels que Morgan Stanley ou AIG[26].

En 2009, alors que le marché boursier est au plus bas en raison de la crise de 2008, BlackRock double sa taille en s'offrant, pour 13,5 milliards de dollars, la société Barclays Global Investors[28], la filiale de gestion d’actifs de Barclays. L’opération permet à BlackRock de multiplier par deux le montant des actifs placés sous sa gestion[29] et de devenir le leader mondial du marché[30]. Cette acquisition est la deuxième fusion la plus importante de l’histoire de l’industrie de la gestion d’actifs[31].

En 2010, l’entreprise annonce la création de sa propre bourse interne[32] qui vise à offrir de meilleurs prix en abaissant les coûts de négociation[33]. L’étendue des participations de BlackRock est soulignée par The Economist, qui mentionne plus de 4 000 milliards de dollars d’actifs directement contrôlés par la société, ainsi que 11 000 milliards de dollars supplémentaires supervisés par le truchement d’Aladdin[34].

En 2012, BlackRock lance iShares Core afin de permettre aux investisseurs de réaliser des placements boursiers et obligataires peu coûteux grâce aux fonds indiciels cotés en bourse[35].

BlackRock est maintenant la première société de gestion d'investissement au monde avec environ 4000 milliards de dollars d'actifs sous gestion[36]. Blackrock et son patron Larry Fink exercent alors une influence importante à Wall Street[37] et à Washington D.C.[38]. Cette tendance monopolistique inquiète certains économistes et médias spécialisés : En 25 ans, BlackRock est devenu le plus gros investisseur au monde. Est-ce un problème de dominance ? s'inquiétait The Economist fin 2013 [39]

En 2015, le régulateur allemand des marchés inflige à la société une amende de 3,25 millions d'euros pour des déclarations erronées ou tardives des droits de vote réellement détenus[40]. Le gendarme allemand met en avant des circonstances atténuantes pour expliquer le montant modeste de l’amende : « les déclarations incorrectes ou tardives s'expliquent par une mauvaise interprétation des règles allemandes » a-t-il précisé, avant d’ajouter que BlackRock « a contribué à clarifier la situation et a corrigé ou mis à jour ses déclarations »[41]. En novembre 2015, la banque américaine Bank of America transfère à BlackRock la gestion de 87 milliards de fonds monétaires[42].

En 2017, BlackRock publie pour la première fois ses priorités pour les deux années à venir en matière « d’intendance des investissements ». L’accent est mis sur la diversification des conseils d’administration, notamment leur féminisation, et sur la prise en compte du risque climatique à long terme[43]

En octobre 2017, BlackRock et BlackStone annoncent leur intention d'ouvrir des bureaux en Arabie saoudite pour contribuer à la diversification économique et financière du pays[44].

En 2018, la société ouvre son premier laboratoire dédié à l’intelligence artificielle à Palo Alto[45]. En , le cumul d'actifs sous gestion de BlackRock dépasse les 5 980 milliards de dollars[46].

En , BlackRock rachète l'éditeur français d'outils de gestion financière eFront pour 1,3 milliard de dollars[47].

En mai 2020, PNC annonce la vente de sa participation de 22,4 % dans BlackRock, valorisé 17 milliards de dollars, qu'elle avait acquis en 1995 pour 240 millions de dollars. Cette valorisation représente pour la banque, actionnaire du gestionnaire d’actifs depuis vingt-cinq ans, un retour sur investissement de plus de 7 000 %[48]. La société indique mi-mai que les fonds ouverts durables ont collecté 40,5 milliards de dollars lors du premier trimestre, ce qui représente une augmentation de 41 % par rapport à 2019. Des études de Morningstar et de MSCI, soulignent également que leurs indices durables ont mieux performé depuis le début de l’année que leurs équivalents traditionnels. Alors que la valeur de ses actifs a diminué en raison de la pandémie, BlackRock entend s’inscrire dans cette tendance en doublant son offre mondiale de fonds indiciels répondant aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG)[49].

ActivitésModifier

BlackRock est une société de gestion d’actifs cotée en bourse, avec des activités diversifiées. Au 31 décembre 2019, la valeur des actifs gérés par la société s’élève à 7 429 milliards de dollars[50]. BlackRock n'est pas un fonds de pension, ni un fonds spéculatif. Elle collecte de l’argent auprès d’investisseurs institutionnels pour l’investir sur les marchés financiers, en leur nom[51]. La société sert un large éventail de clients institutionnels, tels que  des compagnies d’assurance, des banques ou encore des entreprises.

En 2019, les actifs de BlackRock détenus par des particuliers représentent 10% de la valeur des actifs à long terme gérés par BlackRock, contre 57 % pour les clients institutionnels et 33 % pour les fonds indiciels cotés en bourse iShares. Ces fonds, étant négociés en bourse, sont comptabilisés de façon distincte car il n’est pas toujours possible de définir si le client final est un particulier ou un acteur institutionnel[52].

En termes de produits, 52% des actifs gérés par BlackRock sont liés aux marchés actions, 31% aux marchés obligations, 8% aux fonds mixtes, 2% aux produits de gestion alternative et 7%  aux fonds monétaires en 2019[53].

Enfin, s’agissant du style d’investissement, 27% relèvent d’une gestion active, 66% de gestion indicielle (dite « passive ») et 7% de gestion de  fonds monétaires en 2019[53].

Entre juin 2019 et Juin 2020 , BlackRock a exercé ses droits de vote au sein de 17 000 assemblées générales d’actionnaires dont 4 190  aux États-Unis et 2 434 en Europe[54]. L'entreprise possède aussi au moins 5% du capital de quatre sociétés américaines cotées en bourse sur dix, comme JP Morgan, Chevron ou Walmart[55].

Après la crise financière de 2007, l'activité de la multinationale s'oriente vers les fonds négociés en bourse (FNB ou, en anglais, ETF pour Exchange Traded Fund)[56][57]. L’Europe n’est pas en reste, avec une progression sur la même période de 150 à 900 milliards de dollars

En Europe, BlackRock a investi dans la société Atos dont elle possède plus de 5% du capital[58]. En 2016, BlackRock était actionnaire au sein de 18 sociétés du CAC 40 (Atos, BNP Paribas, Vinci, Saint-Gobain, Société Générale, Sanofi, Michelin, Safran, Teleperformance, Total…)[59]. Fin 2017, selon une étude d'Euronext, BlackRock possède 1,9 % du CAC, avec des participations autour de 5 % dans une vingtaine de multinationales françaises[60]. Il est, en 2020, l'un des principaux actionnaires du CAC 40, derrière les familles Arnault, Bettencourt et l’État Français[60]. BlackRock détient aussi 5 % du groupe bancaire espagnol Santander[61]. BlackRock est un des investisseurs les plus importants dans huit des plus grandes firmes pétrolières mondiales, et détient plus de 87 milliards de dollars de parts dans des entreprises d'énergies fossiles[62].

Les data center de BlackRock se situent (comme ceux de Microsoft, Yahoo…) dans la ville de Wenatchee où l'électricité est bon marché, grâce notamment au barrage de Rocky Reach[63]. Ses serveurs informatiques sont situés dans des grands hangars sécurisés, au milieu des vergers de pommes de la ville.

BlackRock a dépensé en 2018 près d'1 million et demi d'euros en lobbying auprès du Parlement européen[62] et organise des dizaines de rendez-vous avec les responsables de la Commission[réf. nécessaire]. BlackRock entend en particulier influer sur les questions de taxation et de régulation financières[64]. En avril 2020, BlackRock remporte un appel d'offres organisé par la Commission européenne pour rédiger un rapport sur la manière dont la supervision bancaire de l'UE pourrait prendre en compte le climat[62]. Cette annonce suscite des craintes au sujet de possibles conflits d'intérêts compte tenu des investissements de BlackRock dans le secteur des énergies fossiles[62]. Le groupe des Verts/Alliance libre européenne réclame une enquête à la médiatrice de l’Union européenne, Emily O'Reilly[65]. Plusieurs eurodéputés, dont Damien Carême, député européen EELV, et Pascal Durand, député européen Renew Europe, mettent en cause le montant « anormalement bas » de l'offre de BlackRock qui lui aurait assuré de remporter l’appel d’offres[65],[66]. La Commission européenne affirme que le contrat a été conclu en tenant compte, notamment, d’éventuels conflits d’intérêts, et que la contribution de BlackRock ne sera que l’une des nombreuses contributions qu’elle a sollicitées[65].

La société s'appuie sur une plateforme digitale de gestion des risques baptisée Aladdin (Asset, Debt and Derivative Investment Network). Cet outil est utilisé par BlackRock ainsi que nombreux clients dont BNP Paribas. Jean-François Cirelli, président de BlackRock France, Belgique et Luxembourg précise qu’il ne s’agit pas d’une intelligence artificielle prenant des décisions d’investissement seule, mais d’un outil technologique mis au service de la gestion des risques des portefeuilles des clients[67]. Aladdin supervise 18 000 milliards de dollars chaque jour[63].

À compter de 2010, BlackRock mène une stratégie de consolidation informatique afin de faire évoluer son nombre de data center de 32 à 12 sites. Parmi ces sites se trouve celui de Wenatchee, dans l’État de Washington. Le recours à de l’hydroélectricité, renouvelable, ainsi que la fraîcheur du climat, refroidissant de manière naturelle les serveurs, permettent de réduire la consommation énergétique du data center[68].

Inscrit sur le registre de transparence de la Commission européenne, BlackRock déclare avoir dépensé entre 1,3 et 1,5 million d’euros pour des activités de représentation d’intérêts en 2019[69], et a suivi les débats communautaires relatifs aux fonds d’investissement, à la protection des investissements, à la structure des marchés financiers, à la gouvernance d’entreprise, à l’Union des marchés de capitaux, à la finance durable et à la fiscalité[69].

ActionnairesModifier

En 2010, BlackRock compte notamment parmi ses actionnaires la famille Rothschild, Élisabeth II du Royaume-Uni, Al Gore, Maurice Strong, Warren Buffett, George Soros et le mexicain Carlos Slim[70],[71]. Parmi les banques et groupes de la finance figurent (au 3 octobre 2020)[5] :

The Vanguard Group 5,67 %
Capital Research & Management 5,27 %
Mizuho Financial Group 3,97 %
SSgA Funds Management 3,34 %
Wellington Management 2,95 %
China Investment Corporation 1,99 %
BlackRock Fund Advisors 1,84 %
Norges Bank Investment Management 1,80 %
Merrill Lynch, Pierce, Fenner & Smith 1,51 %

Présence dans le mondeModifier

La région Amérique représente 66 % des actifs gérés par BlackRock en 2019, contre 27 % pour la région Europe, Proche-Orient et Afrique et 7 % pour la région Asie-Pacifique[72] Selon BlackRock, l'entreprise dispose de 89 bureaux répartis sur 38 pays[73].

La société est présente à Paris depuis 2016, où la filiale France compte 180 collaborateurs et gère 26 milliards d’euros d’actifs en février 2020. La clientèle française se compose de compagnies d’assurance, de caisses de retraite, d’institutions officielles, d’entreprises, de banques traditionnelles et digitales ainsi que de fonds de dotation[74].

En août 2020, BlackRock crée en Chine une coentreprise (joint venture) avec le fonds souverain singapourien Temasek Holdings, ainsi que la banque chinoise China Construction Bank Corp (CCB)[75].

FinancesModifier

En 2018, BlackRock était en termes de revenus la 237ᵉ société sur la liste Fortune 500 des plus grandes sociétés américaines[76]. En octobre 2018, ses actions boursières se sont échangées à plus de 414 $ l'action. Sa capitalisation boursière a été évaluée à plus de 61,7 milliards de dollars américains. Pour l'exercice 2017, BlackRock a déclaré un bénéfice de 4,970 milliards de dollars US, pour un chiffre d'affaires annuel de 12,491 milliards de dollars US (soit une augmentation de 12,0% par rapport à sa déclaration fiscale précédente)[77].

Année[78] Revenu
(million US$)
Revenu net
(million US$)
Total des actifs
(million US$)
Actifs sous gestion (AUM)[79]
(million US$)
Prix de l'action
(US$)
Employés
2005 1,191 234 1,848 62.85
2006 2,098 323 20,469 103.75
2007 4,845 993 22,561 128.69
2008 5,064 784 19,924 144.07
2009 4,700 875 178,124 136.79
2010 8,612 2,063 178,459 3,561,000 145.85
2011 9,081 2,337 179,896 3,513,000 148.27
2012 9,337 2,458 200,451 3,792,000 158.53
2013 10,180 2,932 219,873 4,325,000 238.52 11,400
2014 11,081 3,294 239,792 4,651,895 289.80 12,200
2015 11,401 3,345 225,261 4,645,412 322.68 13,000
2016 12,261 3,168 220,177 5,147,852 334.16 13,000
2017 13,600 4,952 220,217 6,288,195 414.60 13,900
2018 14,198 4,305 159,573 5,975,818 14,900
2019

Image dans le grand publicModifier

En dehors des milieux financiers, le nom de BlackRock demeure peu connu du grand public. Celui-ci est parfois confondu avec le fonds d’investissement Blackstone, auquel la société BlackRock a été rattachée de sa création jusqu’au milieu des années 1990. Les deux entreprises n’ont aujourd’hui plus de liens[80].

Les médias commencent à mettre en évidence les activités de BlackRock à la suite de la crise de 2008, les autorités américaines et européennes faisant appel aux conseils de la société afin de surmonter leurs difficultés économiques. La Réserve fédérale et le Trésor américain sollicitent BlackRock dans plusieurs dossiers sensibles, à l’instar de l’évaluation de leurs actifs « difficiles à estimer », du contrôle du bilan des établissements de crédit hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac, de l’aide au sauvetage de l’assureur AIG et de la vente de Bear Stearns à JPMorgan Chase. De même, les conseils de BlackRock sont recherchés par la Grèce et l’Irlande[81].

La taille et l’influence grandissante de BlackRock interpellent. Larry Fink acquiert la réputation de « dépanneur en chef » de Wall Street, tandis que la société est comparée à un État du fait de sa puissance[81].

Les opposants à la réforme des retraites de 2020 en France font de BlackRock le « Dark Vador » ou le « Grand Satan » de la finance[82]. Jean-Michel Bezat et Isabelle Chaperon, journalistes au Monde, y voient respectivement la résurgence d’une forme d’antiaméricanisme[82] et de symbole capitaliste décrié par l’opinion publique, jusqu’ici endossé par Goldman Sachs[83]. Pourtant, Larry Fink multiplie les prises de position en faveur d’un capitalisme réformé[83]. D’autres gestionnaires d’actifs français (Amundi, BNP Paribas, Axa ou Natixis) et internationaux (Vanguard), de taille équivalente à BlackRock) exercent des activités identiques mais sont épargnés par les critiques[82].

ControversesModifier

Pour la professeure de macroéconomie à l'Université de l'Ouest de l'Angleterre (UWE) à Bristol, Daniela Gabor, « la Banque centrale européenne, qui sollicite BlackRock pour auditer les banques, n’a aucun pouvoir sur cette société. L’argument de BlackRock est simple : nous ne faisons pas de leverage (?), nous n’agissons pas comme les banques, donc nous n’avons pas besoin d’être réglementé comme une institution systémique. De fait, BlackRock passe sous tous les radars[84]. »

Comme pour d'autres grandes entreprises, l'importance de certains salaires et bonus est parfois mise en avant. Le PDG de BlackRock aurait ainsi en 2011 bénéficié d’un revenu de 23,38 millions de dollars selon le magazine économique Forbes[85].

En 2012, BlackRock embauche Philipp Hildebrand (ancien associé du hedge fund américain « Moore Capital Management » et ex-président de la Banque nationale suisse ou BNS), après qu'il eut dû démissionner le 9 janvier 2012 de la présidence de la Banque nationale suisse (en raison de transactions sur des devises faites par son épouse, avant d'être blanchi par un audit montrant qu'il n'avait pas lui-même contrevenu à la réglementation suisse)[85]. Hildebrand sera chargé, dans la succursale londonienne de BlackRock, des gros clients d’Europe, du Proche-Orient, d’Afrique et d’Asie[85].

En , BlackRock embauche George Osborne (ancien ministre des Finances et membre du parti conservateur britannique) qui rejoint le think tank de la société, la BlackRock Investment Institute[86].

En , la police allemande perquisitionne les bureaux de BlackRock. Le fonds est soupçonné d’être impliqué dans la gigantesque fraude CumEx, système pratiqué par des fonds de placement et des banques consistant à se faire rembourser des impôts non payés sur les dividendes des actionnaires[64]. En 2018 toujours, dans sa lettre annuelle aux actionnaires, Laurence D.Fink, PDG de BlackRock, a déclaré que les autres PDG devraient être conscients de leur impact sur la société. Cette déclaration a suscité la colère d'organisations anti-guerre[87] car BlackRock est connu comme étant le plus grand investisseur aidant les fabricants d'armes, à travers ses iShares U.S. Aerospace and Defence ETF[88]. Au mois de mai (2018), des représentants de ces organisations anti-guerre ont organisé une manifestation à l'occasion de l'assemblée annuelle des actionnaires de BlackRock à Manhattan, New York[89].

Fin 2019-début 2020, BlackRock est au cœur d'une autre polémique quant à sa potentielle influence vis-à-vis du gouvernement français, au sujet de la réforme des retraites voulue par le gouvernement (dite « retraite universelle »)[90],[91]. Début , des dizaines de grévistes de la SNCF et de la RATP manifestent au sein du siège parisien de BlackRock[92],[93],[94]. Marianne relève plus largement son influence auprès de l'exécutif français depuis l'élection d'Emmanuel Macron, qui entretient des relations régulières et privilégiées avec Larry Fink et Jean-François Cirelli (qui a reçu une légion d'honneur critiquée[95]) ; en parallèle, ce dernier et BlackRock se montrent élogieux à l'égard de l'action du gouvernement, et l'encours de dette française détenue par BlackRock double pour atteindre 32 milliards de dollars en août 2018[60]. Le 7 janvier 2020, « un groupe de grévistes de la SNCF et de la RATP ont manifesté au siège parisien de BlackRock en vue de lui décerner « une médaille du déshonneur », tout en réclamant le retrait du projet gouvernemental de réforme des retraites »[96].

Le 10 février 2020 (après une première intrusion au début de l'année), pour dénoncer le soutien financier de BlackRock au secteur des énergies fossiles, une centaine de membres du mouvement écologiste Youth for Climate Paris-Île-de-France, accompagnés d'autres collectifs, pénètrent dans le siège parisien de la société et inscrivent des messages comme « l’avenir en feu », ou « je veux vivre », sur les murs des bureaux[96], afin de dénoncer ses investissements écocides, ainsi que pour le rôle qu'ils lui attribuent dans la réforme des retraites[97]. À propos de cette intrusion, David Belliard, candidat d'Europe Écologie Les Verts à la mairie de Paris appelle à « comprendre les violences » des activistes écologiques[98].

Contribution au dérèglement climatiqueModifier

Dans les années 2010, bien que BlackRock affirme investir selon des critères responsable et de durablilité du développement, un rapport publié à l'occasion de la COP24[99] a montré qu'il était le plus grand investisseur mondial pour le soutien aux développeurs des centrales au charbon (détenant des actions d'une valeur de 11 milliards de dollars de 56 développeurs de centrales au charbon)[99].
Un autre rapport publié par l'ONGE Les amis de la Terre, a montré que BlackRock disposait de plus de réserves de pétrole, de gaz naturel géologique (gaz de schiste compris) et de charbon thermique que tout autre investisseur, avec des réserves totales s'élevant à 9,5 gigatonnes d'équivalent-CO2 en termes d'émissions de CO2- soit 30% des émissions totales liées à l'énergie à partir de 2017[100].

Préoccupés par le réchauffement climatique et la biodiversité, des organisations non gouvernementales environnementales, dont notamment le Sierra Club[99] et Amazon Watch[101], ont lancé une campagne intitulée « BlackRock's Big Problem » en septembre 2018[102]. Selon cette campagne, BlackRock est le « plus grand des moteurs de la destruction du climat sur la planète », en partie en raison de son refus de se départir des sociétés du secteur des combustibles fossiles[102].

Début 2020 (14 janvier), Laurence Fink (PDG de BlackRock) répond à ses détracteurs et déclare par écrit à ses actionnaires, clients et investisseurs que la durabilité environnementale serait désormais un objectif clé pour les décisions d'investissement. Sur la base des « travaux d'un large éventail d'organisations - y compris le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat de l'ONU, le BlackRock Investment Institute, et bien d'autres, y compris de nouvelles études de McKinsey sur les implications socioéconomiques du risque climatique physique », Il a annoncé[103], estimant que « le changement climatique est presque toujours le principal problème que les clients du monde entier soulèvent avec BlackRock », que BlackRock a maintenant la conviction « que les portefeuilles d'investissement intégrés au développement durable et au climat peuvent offrir de meilleurs rendements ajustés au risque pour les investisseurs. Et avec l'impact de la durabilité sur les rendements des investissements qui augmente, nous pensons que l'investissement durable est la base la plus solide pour les portefeuilles clients à l'avenir » ; il annonce, sur son site internet, que BlackRock va vendre pour 500 millions de dollars d'actifs liés au charbon et créer des fonds évitant les stocks de combustibles fossiles ; deux mesures qui changeraient radicalement la politique d'investissement de la société[104]. Il s'engage aussi à plus de « transparence dans les activités de gérance des investissements » de l'entreprise.

Bill McKibben, journaliste et auteur environnementaliste (spécialisé dans le sujet de la question climatique) a qualifié ce revirement de « victoire énorme, sinon finale, pour les militants »[104].

En juin 2021, Black Rock achète le Modèle de scénario de changement climatique de la société Baringa afin de l'intégrer dans sa gestion des risques ce qui crédibilise sa stratégie de conseil en ce qui concerne la publication de l'exposition aux risques climatiques des entreprises[105].

Notes et référencesModifier

  1. Polygon.io, (entreprise), consulté le  
  2. « http://www.blackrock.com/corporate/en-fr/about-us/leadership »
  3. « https://www.reuters.com/finance/stocks/officer-profile/BLK/138342 »
  4. « BLK (NYSE) », sur boursorama.com (consulté le ).
  5. a et b Zone Bourse, « Blackrock : Actionnaires + Dirigeants », sur zonebourse.com (consulté le ).
  6. (en) BlackRock Financials, (lire en ligne).
  7. « BlackRock dépasse les 7.800 milliards de dollars d'encours », sur Les Echos, (consulté le )
  8. Marie Bordet, « Etat-major : BlackRock France », sur Le Point, (consulté le )
  9. Autorité des marchés financiers (AMF), « Chiffres clés 2018 de la gestion d'actifs : les encours des sociétés de gestion », AMF,‎ , p. 11 (lire en ligne)
  10. BlackRock, « BlackRock en France », sur blackrock.com (consulté le )
  11. « BlackRock ready to spread its web across Europe », sur Financial Times (consulté le ).
  12. BlackRock, « BlackRock en France », sur blackrock.com
  13. « 50 things that matter | Chief Investment Officer », sur www.ai-cio.com (consulté le )
  14. « BlackRock veut imposer son nom face à celui de Merrill Lynch », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
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  16. « Le pouvoir de BlackRock », sur letemps.ch.
  17. (en) « BlackStone Financial Management changes name to BlackRock Financial Management », sur Thefreelibrary.com, .
  18. (en) « Our history », sur Blackrock.com.
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Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

FilmographieModifier

Lien externeModifier