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Jacques Monod (acteur)

acteur français
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Jacques Monod
Description de l'image Defaut.svg.
Naissance
Casablanca, Maroc
Nationalité Drapeau : France Française
Décès (à 67 ans)
Paris, France
Films notables Les Grandes Familles,
Les 400 coups
Séries notables Vidocq,
Les Cinq Dernières Minutes

Jacques Monod (né le à Casablanca, et mort le à Paris) est un acteur français. Il est enterré au cimetière parisien de Bagneux.

Sommaire

BiographieModifier

Après des études au collège Stanislas de Paris puis à Poitiers[1], il prépare l’École de Saint-Cyr, mais doit rapidement renoncer à son projet, la Seconde Guerre mondiale ayant éclaté[2].

Après sa démobilisation, il retourne vivre au Maroc où il fonde une troupe de comédiens amateurs appelée "Le Petit Chariot", après le débarquement américain, il est à nouveau mobilisé. En 1944, il est grièvement blessé lors de la bataille du Monte Cassino, en Italie[3].

En 1945, il s'installe en France où il obtient son premier rôle au théâtre de l'Athénée, dans La Folle de Chaillot de Jean Giraudoux, après avoir été auditionné par Louis Jouvet[4]. Celui-ci le fait débuter au cinéma à ses côtés, lui permettant d’obtenir un petit rôle, celui du premier tambour Albos, dans Knock de Guy Lefranc en 1950. Il continue à travailler au côté de Louis Jouvet qui lui prédit le succès seulement quand il aura atteint la quarantaine[5], jusqu'au décès de celui-ci en 1951.

De 1952 à 1957, il devient l’assistant de Jean Mercure et craignant de ne jamais percer, exerce plusieurs métiers en parallèle à celui de comédien : régisseur, administrateur et caissier[6].

Jacques Monod n’aborde toutefois véritablement le septième art que vers le milieu des années cinquante, notamment avec Je reviendrai à Kandara en 1956, auprès de Daniel Gélin et Bella Darvi, Les Grandes Familles en 1958, avec Jean Gabin et Pierre Brasseur, et Les 400 coups de François Truffaut, etc.

C'est grâce à la télévision, en 1960, pour son rôle dans le feuilleton Tony, fils du cirque que les producteurs le remarquent et le sollicitent pour de nombreux rôles[7] : dans les années soixante, on peut voir Jacques Monod dans un grand nombre de films, tenant des rôles plus ou moins importants, dont à la télévision un trio notarial avec Jean-Marc Tennberg et le jeune Philippe Ogouz dans La Belle et son fantôme.

Jouant des rôles de notables, il a imposé au public une silhouette devenue familière aux spectateurs des salles obscures, d'autant plus que ses apparitions à la télévision se multiplient : Vidocq, les Compagnons de Baal, Les Cinq Dernières Minutes, Les Brigades du Tigre, etc.

Au tournant des années soixante-dix, le cinéma néglige de plus en plus les seconds rôles. Jacques Monod sera victime de cette politique économique préjudiciable à la qualité de notre production. Mais il restait la télévision et le théâtre à cet acteur talentueux. Il fait une dernière apparition pour le grand écran, en 1982, dans le rôle d’un directeur de théâtre pour Sandy, aux côtés de Michel Galabru.

Dans les années 1980, il collabore avec un jeune chanteur, Alain Sapience, pour qui il écrit quelques titres, dont Notre dame de panâme et Lisette.

Jacques Monod meurt le d’une crise cardiaque, à Paris. Son corps repose au cimetière parisien de Bagneux[8].

FilmographieModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

ThéâtreModifier

BibliographieModifier

  • Yvan Foucart: Dictionnaire des comédiens français disparus, Mormoiron : Éditions cinéma, 2008, 1185 p. (ISBN 978-2-9531-1390-7)

Liens externesModifier

SourcesModifier

RéférencesModifier

  1. Télé 7 Jours no 104, semaine du 17 au 23 mars 1962, portrait de Jacques Monod par Patrick Lefort : « il a fait ses études à Paris d'abord puis à Poitiers, où l'on espérait que la sagesse provinciale viendrait à bout d'une vocation théâtrale qui se traduisait alors, chez lui par un goût très marqué pour les "chahuts" spectaculaires. »
  2. Télé 7 Jours no 104, semaine du 17 au 23 mars 1962, portrait de Jacques Monod par Patrick Lefort : « Jacques entra en "corniche", classe préparatoire à Saint-Cyr. Mais la guerre de 1940 éclate presque aussitôt et le voilà mobilisé en qualité de tirailleur marocain. »
  3. Télé 7 Jours no 104, semaine du 17 au 23 mars 1962 : « la bataille du mont Cassin où il venait de perdre un poumon et de gagner une colonne vertébrale brisée et la croix de guerre. »
  4. Télé 7 Jours no 104, semaine du 17 au 23 mars 1962, portrait de Jacques Monod par Patrick Lefort : « L'homme au regard perçant et à la parole saccadée auquel il avait écrit pour demander rendez-vous le regardait sans complaisance : "Ote tes lunettes... Bigre ! Quelle sale gueule !" Un silence, puis "Bonne voix tout de même, une belle voix de théâtre." Maigre et décharné, Jacques Monod, qui sortait de l'hôpital et ne pesait pas ses soixante kilos, faillit s'évanouir lorsque son examinateur - le grand Louis Jouvet - prononça finalement son verdict. »
  5. Télé 7 Jours no 104, semaine du 17 au 23 mars 1962, portrait de Jacques Monod par Patrick Lefort : « Tu ne démarreras pas avant la quarantaine. Si, après quarante ans, le téléphone ne sonne pas pour t'appeler, abandonne. »
  6. Télé 7 Jours no 104, semaine du 17 au 23 mars 1962, portrait de Jacques Monod par Patrick Lefort.
  7. Télé 7 Jours no 104, semaine du 17 au 23 mars 1962, article de Patrick Fort intitulé : Jacques Monod : "Sans la TV je ne serais plus comédien", « Et soudain, il y a deux ans, le succès s'empare brusquement de lui. Grâce à la TV. Les producteurs le remarquent dans "Tony, fils du cirque. Le petit écran lui ouvre les chemins du grand écran et il commence à tourner avec une exceptionnelle présence des rôles de commissaire dévoyé, de notaire véreux. »
  8. Bertrand Beyern, « 50 célébrités du cimetière parisien de Bagneux ».