Formule E

Formule E
Description de l'image Formula E Logo.png.
Généralités
Sport Compétition automobile
Création 2011
Championnat : 2014
Organisateur(s) FIA
Formula E Holdings
Éditions 7
Catégorie Monoplace électrique
Périodicité Annuelle
Site web officiel www.fiaformulae.com

Palmarès
Plus titré(s)

Drapeau : France Jean-Éric Vergne (2)

Drapeau : France Renault-e.dams (3)
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Pour la compétition en cours voir :
Championnat de Formule E FIA 2019-2020

La Formule E, également connue sous son acronyme FE, est une catégorie de compétition automobile de type monoplace électrique réglementée par la Fédération internationale de l'automobile (FIA). La FE est la seule catégorie de monoplace actuellement en compétition équipée d'un moteur électrique.

Les monoplaces de Formule E ne sont utilisées que pour un seul championnat, le championnat du monde de Formule E FIA. La compétition est fondée sur des ePrix, des courses disputées sur circuits urbains et temporaires, en ville. Initialement née sous la forme d'une catégorie monotype n'acceptant qu'un seul modèle (comparable avec la Formule 2), la FE permet depuis 2015 aux constructeurs de fabriquer leur propre moteur, ainsi que divers éléments (boîte de vitesses, train arrière, boitier de gestion électronique).

La première saison, qui voit dix équipes s'affronter sur dix circuits urbains, se tient en 2014 et 2015. En dehors des écuries spécifiques à cette discipline, le championnat attire de grands constructeurs comme Audi, Nissan, BMW, Porsche, Jaguar, et Mercedes-Benz, tous présents à partir de la saison 2019-2020.

Depuis la septième saison, la FIA confère le titre de championnat du monde à la Formule E.

HistoireModifier

Développement du projet (2011-2013)Modifier

La proposition d'une discipline de courses 100 % électriques sur des circuits en ville a été conçue par Jean Todt, président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), et de Alejandro Agag, homme d'affaires espagnol lors d'un dîner dans un restaurant à Paris, le .

Dans la même année, la FIA lance une étude pour créer un championnat de course automobile électrique à l'horizon de 2014.

 
La voiture de sécurité de la FE.

Après plusieurs hypothèses concernant le type de voitures engagées (des sport-prototypes ont été envisagées), le championnat doit finalement être disputé avec des monoplaces.

La Formula E Holdings (FEH) a été fondée en 2012, peu de temps après, en novembre de la même année, la FEH signe un accord Spark Racing Technologies qui construiront les exemplaires des monoplaces pour la Formule E. En 2014, il est annoncé que c’est la BMW i8 qui sera la voiture de sécurité de la Formule E.

Les premières années (2014-2019)Modifier

 
Daniel Abt à Berlin en 2015.

Pour la première saison, le modèle Spark SRT 01E de Renault est le seul homologué pour le nouveau championnat. La première course de la Formule E débute le à Pékin et a été remportée par Lucas di Grassi, après une collision entre Nick Heidfeld et Nicolas Prost dans le dernier virage et se termine le a Londres. Nelsinho Piquet est devenu le premier champion de Formule E, avec un seul point d'avance sur Sébastien Buemi tandis que e.dams-Renault est sacré champion de constructeur.

Pour cette seconde saison, les équipes peuvent développer leurs propres groupes propulseurs. Elle débute le à Pékin et se termine le a Londres. Sébastien Buemi a remporté le championnat avec seulement 2 points de plus que Lucas di Grassi en remportant le meilleur tour lors de la dernière course à Londres tandis que Renault-e.dams est de nouveau sacré champion de constructeur.

 
Sébastien Buemi à Paris en 2017.

La troisième saison marque une évolution de la Spark SRT 01E, avec notamment un nouvel aileron avant. Elle débute le à Hong Kong et se termine le a Montréal. Lucas di Grassi devient champion avec 24 points d’avance sur Sébastien Buemi tandis que Renault-e.dams devient pour la troisième fois consécutive champion de constructeur.

La quatrième saison débute le à Hong Kong et se termine le a New York. Jean-Éric Vergne devient champion à l’avant-dernière course tandis que Audi Sport ABT Schaeffler devient champion de constructeur avec seulement 2 points d’avance sur Techeetah après un début de saison difficile.

 
António Félix da Costa à Marrakech en 2019.

La cinquième saison marque une évolution important des monoplaces avec l’arrivée de la Spark SRT 05E, la seconde génération, aussi appelée Gen2, avec une puissance et une autonomie considérablement améliorées, aucun changement de voiture est nécessaire.

BMW, Nissan et DS Automobiles rejoignent la Formule E en tant que constructeurs officiels pour la saison 2018-2019. Le format des courses est également passé d'un nombre fixe de tours à 45 minutes plus un tour.

Elle débute le à Riyad et se termine le a New York. Jean-Éric Vergne devient pour la deuxième fois consécutive champion tandis que DS Techeetah est sacré champion de constructeur.

La FIA a annoncé en décembre 2019 que la Formule E obtiendrait le statut d’un championnat du monde à partir de la saison 2020-2021, ce qui en ferait la première série de courses monoplaces en dehors de la Formule 1 à obtenir le statut de championnat du monde[1].

La Formule E face à la crise sanitaire (depuis 2020)Modifier

La sixième saison débute le à Riyad et se termine le a Berlin. Deux autres constructeurs ont rejoint la série, Mercedes-Benz et Porsche. Cependant, la saison est massivement perturbée par la pandémie qui sévit dans le monde entier. Après le report de plusieurs courses, la Formule E annonce le la suspension de la saison pour deux mois[2], qui sera par la suite prolongée[3]. Après plusieurs mois à l’arrêt et plusieurs annulations, la Formule E décide de reprendre et de terminer la saison avec l’organisation de six courses à Berlin, avec des mesures sanitaires strictes[4].

ConceptModifier

Développement durableModifier

La Formule E à un concept unique dans le sport automobile, elle a pour but d’unifier le sport automobile et le développement durable. Elles utilisent pour la production d’énergie des générateurs de carburant alimenté avec de la glycérine, un carburant révolutionnaire 100 % renouvelable.

En ce qui concerne le pneu, la Formule E utilise uniquement un jeu de pneumatiques hybride par course, spécialement conçus par Michelin et ensuite par Hankook pour être adaptés à toutes les conditions météorologiques. Les courses se déroulent principalement sur des pistes temporaires au cœur des villes, éliminant ainsi la nécessité de construire de nouvelles infrastructures pour chaque course.

L’organisation des courses dans les centres-villes ont pour but d’inciter l’utilisation des transports en commun. Aucun espace de stationnement est fourni pour renforcer cette démarche, et finalement, les courses seront organisées région par région afin de mieux organiser les transports.

L’un des objectifs principaux et l’amélioration de la qualité de l'air et de réduire les émissions de gaz à effet de serre en soutenant la recherche, le développement et la promotion des véhicules électriques en tant que solution à la pollution de l'air dans les centres-villes.

La Formule E est partenaire du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), dont l’intérêt commun est d’améliorer la qualité de l'air afin de protéger l'environnement et la santé humaine. Le but est de sensibiliser pour un avenir plus propre[5].

Certificats d’environnementsModifier

La Formule E est le premier championnat du sport automobile à avoir reçu le certificat ISO 20121. ISO 20121 est le standard international de durabilité pour les événements. Cette certification prestigieuse propose des orientations globales et des paramètres de meilleures pratiques pour gérer les événements de manière durable, en promouvant l'inclusion sociale, la prospérité économique et la protection de l'environnement.

Le championnat électrique est également récompensé par le certificat environnemental de la FIA. Et finalement, la Formule E effectue des efforts pour atteindre les objectifs de développement durable des Nations Unies[6].

Impacts environnementauxModifier

D’après une analyse de la saison 4 de la Formule E, le championnat à un impact environnemental bien moindre que d’autres championnats d’une taille comparable, cependant, le transport de fret et matériaux font à eux seuls les trois quarts de l’impact environnementale[7] :

  • 75 % pour le transport de fret et matériaux (véhicules, équipements).
  • 12 % pour le transport du personnel (pilotes, mécaniciens).
  • 6 % pour le voyage des spectateurs.
  • 4 % pour la nourriture.
  • 3 % pour l’événement.

En juillet 2020, la Formule E crée un groupe pour mieux organiser la logistique dans le transport de fret et matériaux dont le but est de réduire l’impact environnemental.

VéhiculesModifier

Spark-Renault SRT 01E (Gen1)Modifier

 
La Spark-Renault SRT 01E lors de l’exposition de Tokyo en 2013.

Bien qu'étant une catégorie ouverte à tous les constructeurs, le seul modèle homologué de Formule E, lors de la première saison (2014-2015), était la Spark-Renault SRT 01E[8]. La partie électronique est assemblée par Renault[9] et la partie carrosserie/châssis, conçue par Dallara, est assemblée par Spark Racing Technology.

  • 0 à 100 km/h : 3,0 secondes.
  • Vitesse maximum : 225 km/h (limitée par la FIA).

Pour la seconde saison (2015-2016), les écuries peuvent désormais faire appel à d'autres fabricants pour le moteur électrique, le boîtier de gestion électronique, la boîte de vitesses et le train arrière (suspensions)[10].

 
La Gen1 EVO.

Les véhicules sont autorisés à un niveau de bruit d’environ 10 décibel supérieur aux véhicules de tourisme, mais restent bien plus silencieux que les engins de course à moteur thermique ou hybride.

Pour la troisième saison, une mise à jour de la Gen1 sera présentée, la Gen1 EVO, avec un aileron avant plus solide est ainsi plus résistant, elles seront utilisées pour la troisième et quatrième saison.

Spark-Renault SRT 01E[11],[12]
Châssis
Type Structure alvéolaire en fibre de carbone et aluminium
Carrosserie
Matériau Fibre de carbone et Kevlar
Éléments aérodynamiques Ailerons avant et arrière, déflecteurs, diffuseur
Motorisation
Moteur Position centrale arrière, développée par McLaren Electronic Technologies qui produit tous les moteurs de la 1re saison
Puissance maximale 200 kW, équivalent à 270 ch en qualification
180 kW, équivalent à 240 ch en course
Régénération 150 kW, équivalent à 200 ch
Alimentation Williams Advanced Engineering[13]
Batterie RESS lithium-ion
Transmission
Type Propulsion
Boîte de vitesses Séquentielle Hewland à cinq rapports la 1re année ; 4, 3, 2 ou même un seul rapport à partir de la 2e année
Commandes Palettes au volant
Trains roulants
Suspensions Double triangle en acier, ressorts hélicoïdaux ou barres de torsion
Freins
Étriers Sections circulaires en alliage d'aluminium
Disques/plaquettes Matériaux libres
Roues
Pneumatiques M Michelin 18" sculptés (rainurés, communs pour le sec et la pluie)
Jantes OZ Racing magnésium
Largeur max. : 260 mm avant / 305 mm arrière
Diamètre max. : 650 mm avant / 690 mm arrière
Dimensions et poids
Longueur 5 000 mm
Largeur 1 780 mm
Hauteur 1 050 mm
Empattement 3 100 mm
Largeur de voie 1 528 mm (avant)
1 492 mm (arrière)
Hauteur de caisse 75 mm
Poids avec pilote 880 kg (batteries seules : 320 kg)

Spark SRT 05E (Gen2)Modifier

 
La Spark SRT 05E lors d’une démonstration à Berlin en 2018.

À partir de la cinquième saison (2018-2019), la Spark-Renault SRT 01E a été remplacée par la Spark SRT 05E, dispose d'une puissance de 250 kW (335 ch) maximum.

  • 0 à 100 km/h : 2,8 secondes.
  • Vitesse maximum : 280 km/h (régulé par la FIA).

Chaque concurrent peut utiliser la puissance maximum de 250 kW en qualifications et 200 kW en course (plus 35 kW lors du « Mode-Attaque »[14] et 25 kW lors d'un FanBoost). Les véhicules sont équipés de batteries de 54 kWh permettant de disputer une épreuve sans changement de voiture[15].


Chaque voiture Gen2 doit peser 900 kg minimum pilote compris (dont 385 kg de batteries). La Gen2 peut accélérer de 0 à 100 km/h en 2,8 secondes, pour une vitesse maximale de 280 km/h.

Comme pour la Gen1, la Gen2 aura également une amélioration, surtout esthétique, appelé Gen2 EVO. Initialement prévu pour la septième saison, la mise en service a été repoussé d’un an en raison de la pandémie et sera uniquement utilisé pour la huitième saison[16].

Spark SRT 05E[11],[12]
Châssis
Type Structure alvéolaire en fibre de carbone et aluminium
Carrosserie
Matériau Fibre de carbone et Kevlar
Éléments aérodynamiques Ailerons avant, déflecteurs, diffuseur
Motorisation
Moteur Position centrale arrière
Puissance maximale 250 kW, équivalent à 335 ch en qualification
200 kW, équivalent à 270 ch en course
Régénération 250 kW, équivalent à 335 ch
Alimentation McLaren Applied Technologies
Batterie RESS lithium-ion
Transmission
Type Propulsion
Boîte de vitesses Séquentielle Hewland avec un à trois rapports
Commandes Palettes au volant
Trains roulants
Suspensions Double triangle en acier, ressorts hélicoïdaux ou barres de torsion
Freins
Étriers Sections circulaires en alliage d'aluminium
Disques/plaquettes Matériaux libres
Roues
Pneumatiques M Michelin 18" sculptés (rainurés, communs pour le sec et la pluie)
Jantes OZ Racing magnésium
Largeur max. : 260 mm avant / 305 mm arrière
Diamètre max. : 650 mm avant / 690 mm arrière
Dimensions et poids
Longueur 5 160 mm
Largeur 1 770 mm
Hauteur 1 050 mm
Empattement 3 100 mm
Largeur de voie 1 553 mm (avant)
1 505 mm (arrière)
Hauteur de caisse 75 mm
Poids avec pilote 900 kg (batteries seules : 385 kg)

ÉquipementsModifier

ChâssisModifier

En novembre 2012, la Formula E Holdings, organisateur de la Formule E, a déclaré que Spark Racing Technology était officiellement désigné pour concevoir et construire les monoplaces pour le nouveaux championnat complètement électrique.

La voiture, appelé Spark-Renault SRT 01E, a été développée en collaboration avec McLaren Electronic Technologies, Williams Advanced Engineering, Dallara et Renault. Lors de la saison inaugurale, toutes les équipes ont piloté cette voiture. À partir de la deuxième saison, les équipes ont été autorisées à développer leurs propres groupes motopropulseurs et logiciels. Spark Racing Technology a mis à jour le châssis pour la saison 2016-2017, en introduisant un aileron avant plus complexe et solide. La Spark-Renault SRT 01E était en compétition pendant les quatre premières saisons.

La FIA a désigné Spark Racing Technology pour la seconde génération qui entrera en 2018 en vigueur avec un châssis entièrement repensé qui comprenait le dispositif de sécurité halo. En 2020, Spark Racing Technology a été de nouveau désigné pour les voitures de la troisième génération.

BatteriesModifier

La Spark-Renault SRT 01E utilise des batteries de propulsion développées par Williams Advanced Engineering. Ces dernières contiennent une énergie de 28 kWh pour un poids de 320 kg.

La Spark SRT 05E utilise des batteries de propulsion développées par McLaren Applied Technologies. Ces dernières contiennent une énergie de 54 kWh pour un poids de 385 kg.

Pour la troisième génération, Williams Advanced Engineering développera de nouveaux les batteries[17].

Conformément à la réglementation, les voitures de Formule E ne pourront pas être rechargées pendant les qualifications et la course, ainsi que pendant le parc fermé et les vérifications techniques. Les équipes peuvent charger les voitures entre les sessions et pendant les entraînements.

PneusModifier

 
Pneus avant droite d’une Formule E.

Tous les pneus des véhicules de Formule E proviennent d'un seul fournisseur, de Michelin, qui les livrent depuis la première saison. Cependant, les pneus ne sont pas lisses, mais, conformément au concept de durabilité de la Formule E, des pneus tout temps profilés.

La Formule E utilise des pneus à profil, les roues ont un diamètre de 18 pouces. Chaque pilote dispose de deux jeux de pneus pour tout le week-end de course, avec lesquels il doit participer aux essais libres, aux qualifications et à la course.

Pour la saison 2016-2017, Michelin a développé un nouveau pneu qui, par rapport aux pneus des saisons précédentes, atteint la température de pneu requise plus rapidement et offre une meilleure adhérence. La résistance au roulement a été réduite de 16 % et l'ensemble des pneus a été allégé de 5 kilogrammes.

À partir de 2023, Michelin sera remplacé par Hankook[18].

HaloModifier

 
Le Halo de la Formule E.

Depuis l’arrivée de la Gen2 pour la cinquième saison, le Halo est devenu un équipement obligatoire pour protéger les pilotes d’éventuels débris.

En plus de cela, le Halo à également un aspect esthétique, des LED sont intégrés sur le Halo qui ont pour fonctions d'illuminer en bleu-violet quand le pilote active le « Mode-Attaque ».

Organisation des coursesModifier

CircuitsModifier

 
L’ePrix de Mexico, le seul circuit de la Formule E étant permanent.

Le championnat se déroule en grande majorité sur des circuits urbains temporaires. La première saison se déroule sur dix circuits dans dix villes, sur trois continents différents. Pour les prochaines saisons, le nombre de circuit à continuellement augmenté.

L’ePrix de Berlin 2015 est la première course qui ne se déroule pas sur un circuit dans le centre-ville mais sur un aéroport désaffecté (Berlin-Tempelhof). L’ePrix de Mexico 2016 est la première course à se dérouler sur un circuit permanent.

ÉcuriesModifier

Chaque écurie comprend deux pilotes titulaires et deux voitures. Les écuries ont aussi la possibilité d'embaucher deux pilotes d'essais maximum. Initialement limitée à 10 écuries, elle a été augmentée à 12 depuis la cinquième saison

Pour la saison 2019-2020, on compte DS Techeetah, Audi Sport, Virgin Racing, Nissan e.dams, BMW i Andretti Motorsports, Mahindra Racing, Panasonic Jaguar Racing, GEOX Dragon, NIO 333 Racing, ROKiT Venturi Racing, Porsche, et Mercedes.

Format des coursesModifier

À l'issue de deux simulations de course, à Pékin, début août 2014, les organisateurs de la Formule E établissent le programme-type d'une manche de Formule E[19].

Pour la première saison, il y a deux séances d'essais libres, la première se déroule sur 45 minutes, et la seconde sur 30 minutes. Les qualifications suivent et sont découpées en quatre groupes, constitué chacun de cinq pilotes. Chaque pilote a dix minutes pour réaliser le meilleur temps possible. La course se dispute plus tard et prend environ une heure. Durant cette course, les pilotes doivent rentrer aux stands au moins une fois, pour changer de voiture. Ce changement de voiture s'explique alors par le manque d'autonomie des monoplaces, dont les batteries ne permettaient pas d'assurer toute la durée de la course[20].

Au cours des années, ces données ont continuellement évolué.

Pour la deuxième saison, le format des qualifications a été modifié, le temps de passage de chaque groupe composé de cinq pilotes a été réduit de 10 minutes à 6 minutes, les cinq meilleurs pilotes se qualifie pour la Superpole pour déterminer ensuite les cinq premières positions. De plus, la règle où tous les résultats excepté le moins bon sont pris en compte pour le classement des pilotes est abolie. Finalement, le FCY (Full Course Yellow) a été introduit pour éviter la sortir de la voiture de sécurité pour des incidents mineurs.

À partir de la troisième saison, le point bonus pour le meilleur temps a été réduit de 2 à 1 point. Qui sera seulement décerné pour le pilote qui se serait classé dans les points à partir de la quatrième saison.

 
La zone du « Mode-Attaque » se situe entre les barres rouges et bleus.

À partir de la saison 5, une nouvelle voiture est introduite, la « Gen2 ». Cette dernière permet aux pilotes de parcourir toute la distance de course sans changer de voiture. En outre, le nouveau mode sera introduit, le « Mode-Attaque », le pilote doit traverser une zone indiquer sur le circuit qui se situe généralement en dehors de la ligne idéale pour pouvoir l’activer, la durée et le nombre d’utilisation varie entre chaque course, mais est généralement de deux fois 4 minutes. Pendant ce temps, le pilote reçoit 25 kW de puissance supplémentaire, valeur qui sera augmentée à 35 kW pour la sixième saison[21].

Également à partir de la saison 5, du fait de l’augmentation du nombre maximal d’écuries de 10 à 12, le nombre de pilotes par groupe et pour la Superpole passent de cinq à six.

Programme-type depuis la saison 5 (2018-2019) :

  • 08h00 - 08h45 : Première séance d'essais libres (45 minutes).
  • 10h30 - 11h00 : Deuxième séance d'essais libres (30 minutes).
  • 12h00 - 12h40 : Qualification (Groupe 1 à 4).
  • 12h45 - 13h00 : Qualification (Superpole).
  • 16h00 - 16h50 : Course (45 minutes + 1 tour).

FanBoostModifier

Le FanBoost est un outil unique de la Formule E et donne aux téléspectateurs la possibilité d'influencer activement la course.

Pour chaque course, les fans peuvent voter pour leur pilote préféré via les médias sociaux et le site officiel de la Formule E pour donner de l’énergie supplémentaire. Le vote commence six jours avant l'événement et se termine après les 15 premières minutes de la course. Les cinq pilotes ayant reçu le Fanboost reçoivent une puissance supplémentaire qui peut être utilisée dans une fenêtre de 5 secondes pendant la seconde moitié de la course[22].

Mode-AttaqueModifier

Avec la cinquième saison, une fonctionnalité appelée Mode-Attaque a été introduite dans laquelle les pilotes reçoivent 25 kW supplémentaires de puissance en traversant une zone désignée du circuit hors de la ligne idéale. La durée du Mode-Attaque et le nombre d’utilisation ne sont décidés que peu de temps avant chaque course par la FIA. Tous les Mode-Attaque doivent être activés à la fin de la course, mais n'ont pas besoin d'être épuisés (c'est-à-dire que si un le dernier Mode-Attaque est activé dans l'avant-dernier tour, le pilote n'est pas pénalisé pour l'avoir activé à la fin de la course)[23].

À partir de la saison 6, la puissance supplémentaire a été augmentée à 35 kW. S'il y a un Full Course Yellow (FCY) ou que la voiture de sécurité est déployée, le Mode-Attaque n’est pas autorisé à être activé.

Attribution des pointsModifier

Les points sont attribués avec le système standard de la FIA aux dix meilleurs pilotes. Trois points sont également attribués au pilote assurant la pole position, tandis que le pilote réalisant le meilleur tour reçoit, s'il termine dans le dix première, un point supplémentaire (deux points lors des deux premières saisons), et finalement, un point sera attribué aux pilotes le plus rapide dans son groupe de qualification (quatre groupe de six pilotes)[24].

Attribution des points depuis la saison 6 (2019-2020)
Position  1er   2e   3e   4e   5e   6e   7e   8e   9e   10e   Pole   MT   MTGQ
Points 25 18 15 12 10 8 6 4 2 1 3 1 1
  • MTGQ : Meilleur tour du groupe de qualification.

Essais privésModifier

Les équipes et les pilotes ont la possibilité d'effectuer dix journées d'essais privés : six avant le début de la saison, deux pendant la saison et deux après la fin du championnat. Les journées d'essais comportent deux périodes de trois heures chacune (matin et après-midi). Les circuits adaptés a la Formule E doivent être sinueux et peu rapide pour se rapprocher des tracés urbains utilisés lors de la saison.

Les circuits utilisés pour les essais privés de Formule E :

Les essais privés ont lieu sur des circuits permanents mais modifier et raccourci pour se rapprocher des conditions des circuits urbains.

PalmarèsModifier

Saison Championnat des pilotes Championnat par équipe Nombre d’ePrix
Pilote Voiture Écurie Points Écurie Points
2014-2015   Nelsinho Piquet Spark-Renault SRT 01E McLaren   NEXTEV TCR 144   e.dams-Renault 232 11
2015-2016   Sébastien Buemi Spark-Renault SRT 01E Renault   Renault-e.dams 155   Renault-e.dams 270 10
2016-2017   Lucas di Grassi Spark-Renault SRT 01E EVO Abt Schaeffler   Audi Sport Abt Schaeffler 181   Renault-e.dams 268 12
2017-2018   Jean-Éric Vergne Spark-Renault SRT 01E EVO Renault   DS Techeetah 198   Audi Sport Abt Schaeffler 264 12
2018-2019   Jean-Éric Vergne Spark SRT 05E DS   DS Techeetah 136   DS Techeetah 219 13
2019-2020 Spark SRT 05E

PilotesModifier

Pos. Pilotes Nb. de victoires
1   Sébastien Buemi 13
2   Lucas di Grassi 10
3   Sam Bird 9
4   Jean-Éric Vergne 8
5   António Félix da Costa 5
6   Nicolas Prost 3
  Jérôme d'Ambrosio 3
  Felix Rosenqvist 3
9   Nelsinho Piquet 2
  Daniel Abt 2
  Mitch Evans 2
  Robin Frijns 2
13   Edoardo Mortara 1
  Alexander Sims 1
  Maximilian Günther 1
  • En vert, les pilotes ayant remporté au moins une fois le championnat.
  • En gras, les pilotes encore actifs dans la discipline.

Championnats associéesModifier

RoboraceModifier

Roborace a développé la première voiture de course autonome et électrique au monde. La société prévoit de développer le premier championnat mondial pour les voitures sans conducteur. Des démonstrations lors de certaines courses pendant la troisième et quatrième saison de Formule E ont été organisés[26].

Jaguar I-Pace eTrophyModifier

La Formule E et Jaguar ont proposé un championnat basé sur des SUV électriques avec des batteries de Jaguar I-Pace. La série s'est déroulée lors de la cinquième et sixième saisons de Formule E. Initialement prévue pour une saison, elle a été prolongée à trois saisons, mais la pandémie à obligé les organisateurs d’arrêter le championnat après la deuxième saison[27].

Extrême EModifier

L’Extrême E est un championnat basé sur le même principe que la Formule E avec des SUV électriques off-road conçu par Spark Racing Technology et des batteries par Williams Advanced Engineering. La première saison de l’Extrême E devra se dérouler en 2021 dans cinq endroits aussi différents qu’exotiques (Sahara, Amazonie, Arctique, Himalaya et Océan Indien). Le but est à part d’organiser des courses d’attirer l’attention sur les effets du réchauffement climatique[28].

Race at Home ChallengeModifier

En réponse à la pandémie causée par le coronavirus, qui avait provoqué l'arrêt des courses, la Formule E a organisé avec le partenaire UNICEF une compétition e-sport, le « Race at Home Challenge ». Il a été exécuté à l'aide d’un simulateur et comportait deux grilles distinctes, l'une composée de pilotes de la Formule E, et l'autre remplie par des joueurs d’e-sport[29].

GalerieModifier

DiffuseursModifier

Notes et référencesModifier

  1. « La Formule E va devenir un Championnat du monde FIA en 2020-21 », fr.motorsport.com,
  2. « La Formule E suspend son championnat pour deux mois », fr.motorsport.com,
  3. « La Formule E annule les E-Prix de New York et de Londres », fr.motorsport.com,
  4. « Six courses en neuf jours pour conclure la saison à Berlin ! », fr.motorsport.com,
  5. « Avenir renouvelable », Site officiel
  6. « Relever les normes », Site officiel
  7. « Mesurer et surveiller nos impacts », Site officiel
  8. « Quand la Formule 1 se met à l’électrique : voici la première Formule E », Abcmoteur.fr,
  9. « F1 - Renault s'implique en Formula E », Nextgen-Auto.com,
  10. « Formula E : de l’électricité dans l’ère (nouvelle) », F1i.fr,
  11. a et b « Voitures et technologies », Site officiel
  12. a et b « Insight:The Formula E car », Site officiel,
  13. « Williams s'implique en FE », ESPNF1,
  14. « Mode attaque », Site officiel
  15. « Automobile : l'autonomie doublée des nouvelles formules E », Le Monde,
  16. « La Formule E repousse d'un an sa nouvelle monoplace », fr.motorsport.com,
  17. « Williams fournira les batteries de la Formule E Gen3 », fr.motorsport.com,
  18. « Pneus : Hankook remplacera Michelin en Formule E », fr.motorsport.com,
  19. « La Formula E établit son programme », AUTOhebdo,
  20. « Formula E : les limites de l'électrique », Le Point,
  21. « Le mode attaque à 235 kW annonce "plus de dépassements" en Formule E », insideevs.fr,
  22. « Formule E : Votez pour votre pilote avec le Fan Boost », lemagsportauto.com,
  23. « FE - La Formule E explique son mode attaque », news.sportauto.fr,
  24. « Des qualifs "encore plus importantes" avec le nouveau barème », fr.motorsport.com,
  25. « Tests de pré-saison à Valence », Site officiel,
  26. « La Roborace annonce sa "Saison Alpha" », franceracing.fr,
  27. « La Jaguar i-Pace eTrophy s'arrête au bout de deux saisons », autohebdo.fr,
  28. « Extreme E (2021) : les détails sur le championnat de SUV électriques », auto-moto.com,
  29. « La Formule E lance son championnat de simracing », fr.motorsport.com,
  30. « Formula E », RTBF
  31. (en) « CCTV to broadcast Formula E across China », Sportspromedia.com,
  32. (en) « Formula E secures Fox Sports TV deal », Autosport,
  33. (en) « ITV4 secures Formula E live TV deal », Crash.net,
  34. (en) « TV Asahi acquires broadcasting rights for Formula E », Motorsport.com,

AnnexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier