Oliver Rowland
Photographie d'un homme brun, de face, à la peau blanche.
Oliver Rowland en 2012.
Biographie
Date de naissance (27 ans)
Lieu de naissance Sheffield, Angleterre
Nationalité Drapeau : Royaume-Uni Britannique
Site web oliver-rowland.com/
Carrière
Années d'activité Depuis 2010
Qualité Pilote automobile
Parcours
AnnéesÉcurie0C.0(V.)
WEC
Drapeau : République populaire de Chine CEFC TRSM Racing (2018-)
Formule E
Drapeau : Inde Mahindra Racing (2015)
Drapeau : Japon Nissan e-dams (2018-)
Statistiques
Numéro permanent 22

Oliver Rowland, né le à Sheffield, au Royaume-Uni, est un pilote automobile britannique. Il participe en 2019 au championnat de Formule E avec l'écurie Nissan e-dams.

Il est champion de Formule Renault 3.5 en 2015.

BiographieModifier

Débuts en monoplace en Grande-Bretagne (2010-2011)Modifier

Après avoir couru en karting entre 2002 et 2010, Oliver Rowland fait ses débuts en monoplace en novembre de cette même année en disputant les six courses du championnat de Formule Renault 2.0 UK Winter Cup chez CRS Racing. Il remporte la dernière course et termine 7e de ce mini-championnat.

En 2011, il rejoint Fortec Motorsport et prend part à la saison de Formule Renault 2.0 UK. Il remporte quatre des vingt courses du championnat et termine vice-champion derrière Alex Lynn et à égalité de points avec Tio Ellinas. Il dispute aussi les Formula Renault UK Finals Series et est sacré, grâce à ses quatre victoires et ses deux 2es places.

La Formule Renault 2.0 (2012-2013)Modifier

Oliver Rowland reste chez Fortec et passe en Eurocup Formula Renault 2.0 en 2012. Il obtient deux 3es place sur le Moscow Raceway et remporte la toute dernière course de la saison à Barcelone, ce qui lui permet de finir 3e du championnat.

En 2013, il poursuit dans la discipline mais change d'écurie et rejoint Manor MP Motorsport. Il s'impose à trois reprises mais ne peut rien contre Pierre Gasly et doit se contenter d'être vice-champion. On le retrouve également en Formula Renault 2.0 NEC, où il prend part à huit courses. Il se montre très rapide et monte à chaque fois sur le podium, dont quatre fois sur la plus haute marche. En disputant deux fois moins de courses que ses rivaux, il termine tout de même 4e du championnat, 81 points derrière le champion Matt Parry.

Domination en Formule Renault 3.5 (2014-2015)Modifier

 
Oliver Rowland sur le Nürburgring en 2014.

En 2014, il passe en Formule Renault 3.5, en retournant chez Fortec Motorsport[1]. Il remporte deux courses, la première à Alcañiz et la deuxième à Jerez, et se classe 4e du championnat, deux points derrière Roberto Merhi.

Il rempile pour une nouvelle saison de Formule Renault 3.5 en 2015, tout en restant chez Fortec. Il voit le drapeau à damiers lors des dix-sept courses de la saison et domine sans difficulté ses adversaires, battant presque tous les records : il remporte huit courses, obtient treize podiums, sept pole positions et quatre meilleurs tours en course. Oliver Rowland s'adjuge logiquement le titre après les courses du Mans[2].

En parallèle, il effectue quelques piges en GP2 Series avec MP Motorsport[3] puis avec Status Grand Prix, obtenant au total trois points. En décembre, il remplace Nick Heidfeld, blessé, chez Mahindra Racing lors de la manche de Formule E à Punta del Este[4]. Qualifié 16e, il se classe 13e de la course.

Le GP2 Series puis la Formule 2 (2016-2017)Modifier

Après avoir disputé sept courses de GP2 Series en 2015, il s'y engage en 2016 à temps complet en retrouvant MP Motorsport[5]. Il intègre également la Renault Sport Academy, la filière des jeunes pilotes de Renault F1 Team[6]. En GP2, il réalise une très bonne première partie de saison en étant régulier et monte quatre fois sur le podium, avec notamment une 2e place sur le Red Bull Ring. Il occupe même la tête du championnat après les manches de Silverstone[7]. Sa deuxième moitié de saison est moins bonne et il chute au classement, pour finalement terminer 9e avec 107 points.

 
Oliver Rowland à Monza en 2017.

En 2017, le GP2 Series devient la Formule 2 et Rowland passe chez DAMS[8]. En avril, il est nommé pilote de développement de Renault F1 Team[9]. Il obtient son premier podium en Formule 2 lors de la course sprint de Bahreïn, avec une 3e place, puis signe deux autres podiums à Barcelone. Il obtient sa première victoire dans la discipline lors de la course principale de Monaco, ce qui lui permet de revenir à trois points du leader Charles Leclerc[10]. L'écart avec le monégasque se creuse ensuite rapidement mais un très bon week-end hongrois (victoire et 2e place) lui permet de combler légèrement son retard[11]. Disqualifié à Spa-Francorchamps alors qu'il avait terminé 2e, son avance au championnat sur Artem Markelov se réduit considérablement. Il s'impose à Abou Dabi mais est de nouveau disqualifié, ce qui offre la victoire à Markelov[12]. Oliver Rowland perd donc sa 2e place et termine 3e du championnat.

L'endurance (depuis 2018)Modifier

En 2018, il quitte le giron Renault et devient le "jeune pilote officiel" de Williams F1 Team[13]. Oliver Rowland s'engage également dans le championnat du monde d'endurance avec CEFC TRSM Racing[14]. L'écurie est forfaite pour la première manche de la saison à Spa-Francorchamps. Il participe pour la première fois de sa carrière aux 24 Heures du Mans, avec Alex Brundle et Oliver Turvey, mais l'équipage est contraint à l'abandon après 137 tours à cause d'un problème électrique.

La Formule E (depuis 2018)Modifier

 
Oliver Rowland lors du ePrix de Hong Kong 2018.

En fin d'année, Oliver Rowland fait ses débuts en tant que titulaire en Formule E. Au sein de l'équipe Nissan e.Dams, il remplace au dernier moment Alexander Albon, parti en Formule 1 chez Toro Rosso[15]. Il termine 7e de la manche d'ouverture à Riyad. Rowland obtient sa première pole position lors du ePrix de Sanya, et son premier podium le même week-end en finissant 2e[16]. Il obtient sa deuxième pole position de l'année à Paris, à la suite de la disqualification des pilotes Mahindra[17], mais piégé par la pluie, termine hors des points en course. À Monaco, il termine 2e. Il conclut la saison au 10e rang, tandis que son équipier Sébastien Buemi termine vice-champion.

CarrièreModifier

Résultats en monoplaceModifier

Saison Championnat Écurie Courses Victoires Pole positions Meilleurs tours Podiums Points Classement
2010 Formule Renault 2.0 UK Winter Cup   CRS Racing 6 1 0 0 1 95 7e
2011 Formule Renault 2.0 UK   Fortec Motorsport 20 4 3 4 13 475 2e
Formule Renault 2.0 UK Finals 6 4 0 3 6 190 Champion
2012 Eurocup Formule Renault 2.0   Fortec Motorsport 14 1 0 0 3 109 3e
2013 Eurocup Formule Renault 2.0   Manor MP Motorsport 14 3 2 2 8 179 2e
Formule Renault 2.0 NEC 8 4 4 4 8 208 4e
2014 Formule Renault 3.5   Fortec Motorsport 17 2 3 1 7 181 4e
2015 Formule Renault 3.5 17 8 7 4 13 307 Champion
GP2 Series   MP Motorsport 4 0 0 0 0 3 21e
  Status Grand Prix 3 0 0 0 0
2015-2016 Formule E   Mahindra Racing 1 0 0 0 0 0 21e
2016 GP2 Series   MP Motorsport 22 0 0 0 4 107 9e
2017 Formule 2   DAMS 22 2 1 2 10 191 3e
2018-2019 Formule E   Nissan e-dams 13 0 2 0 2 71 10e
2019-2020 Formule E 2 0 0 0 0 22 4e

Résultat aux 24 Heures du MansModifier

Tableau synthétique des résultats d'Oliver Rowland aux 24 Heures du Mans
Année Équipe no  Châssis Moteur Pneus Catégorie Équipiers Tours Résultat
2018   CEFC TRSM Racing 6 Ginetta G60-LT-P1 Mecachrome F154CB 3,4 l Turbo V6 Michelin LMP1   Alex Brundle
  Oliver Turvey
137 Abandon

Notes et référencesModifier

  1. Juliette Follin, « FR3.5 – Oliver Rowland rejoint Fortec en 2014 », sur chequeredflags.fr, (consulté le 25 avril 2017)
  2. Basile Davoine, « Sacré champion, Oliver Rowland succède à Carlos Sainz! », sur motorsport.com, (consulté le 25 avril 2017)
  3. Benjamin Vinel, « Rowland chez MP Motorsport pour Silverstone », sur motorsport.com, (consulté le 25 avril 2017)
  4. Yannick Armangau Hoening, « Olivier Rowland remplacera Heidfeld à Punta Del Este », sur spirit-fe.com, (consulté le 25 avril 2017)
  5. « GP2 - Oliver Rowland retrouve MP Motorsport », sur autohebdo.fr, (consulté le 25 avril 2017)
  6. « Renault Sport choisit quatre jeunes pilotes pour son Académie », sur eurosport.fr, (consulté le 30 décembre 2016)
  7. « Jordan King gagne la course n°2 à Silverstone, Pierre Gasly 7e », sur lequipe.fr, (consulté le 25 avril 2017)
  8. Benjamin Vinel, « DAMS recrute Oliver Rowland pour 2017 », sur motorsport.com, (consulté le 25 avril 2017)
  9. « Oliver Rowland nommé pilote de développement Renault Sport Formula One Team », sur renaultsport.com, (consulté le 25 avril 2017)
  10. Emmanuel Touzot, « Formule 2 - Monaco, Course 1 : Rowland gagne, Leclerc abandonne », sur nextgen-auto.com, (consulté le 26 mai 2017)
  11. Jonathan Ouaknine, « F2 2017 à Budapest : Rowland fait son maximum », sur leblogauto.com, (consulté le 12 août 2017)
  12. Pierre Tassel, « F2 - Rowland et Fuoco disqualifiés, Markelov déclaré vainqueur », sur autohebdo.fr, (consulté le 27 novembre 2017)
  13. Mickaël Guilmeau, « Oliver Rowland, « jeune pilote officiel » de Williams », sur franceracing.fr, (consulté le 24 février 2018)
  14. Benjamin Vinel, « Rowland signe chez Manor en LMP1 », sur motorsport.com, (consulté le 12 mai 2018)
  15. Alex Kalinauckas, « Officiel : Nissan remplace Albon par Rowland », sur motorsport.com, (consulté le 17 décembre 2018)
  16. Alex Muszynski, « E-Prix de Sanya : Oliver Rowland prend sa première pole position », sur franceracing.fr, (consulté le 3 avril 2019)
  17. Pierre Tassel, « Les deux Mahindra perdent leurs chronos en qualifs, Rowland en pole », sur autohebdo.fr, (consulté le 27 avril 2019)

Liens externesModifier