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figure 1: Schéma indiquant les principaux types de plis géologiques.

En géologie, on appelle anticlinal (opposé : synclinal) un pli convexe dont le centre est occupé par les couches géologiques les plus anciennes[1]. Cela signifie que le terme « anticlinal » prend en considération une notion stratigraphique, donc chronologique et pas géométrique. Un anticlinal peut donc dans de rares cas avoir une charnière de pli vers le bas (synforme).

FormationModifier

 
figure 2: Diagramme expliquant la formation d'un anticlinal.

Les anticlinaux se développent généralement au-dessus de décrochements de failles en domaine convergent ou compressif. Des compressions ou mouvements interne à la croûte peuvent avoir des effets importants sur la couche supérieureet engendrer la formation de plis et de reliefs. Plus le rejet de la faille sous-jacente est élevé, plus la déformation des couches superficielles sera élevée. Les contraintes générées pendant les épisodes d'orogénèse ou au cours d'autres processus tectoniques peuvent également déformer ou courber les strates sédimentaires.

La forme du plissement généré dépend des propriétés rhéologiques et de la cohésion des différents types de roche au sein de chaque couche.

Cas particuliersModifier

Anticlinal antiformeModifier

Dans les cas simples, un anticlinal est un antiforme au cœur duquel se trouvent les couches les plus anciennes. Cette situation est la plus courante.

Anticlinal synformeModifier

Dans le cas d'un pli déversé, les couches les plus jeunes peuvent apparaître au cœur d'un synforme : les strates les plus anciennes sont toujours au coeur de la structure mais la forme générale est celle d'un synclinal (voir « synforme » sur la figure 1).

AnticlinoriumModifier

 
figure 3: Anticlinorium.

L'anticlinorium est un terme de géologie servant à désigner une succession de plis de plusieurs kilomètres dont l'aspect général forme un anticlinal (figure 3)[2].

Géologie pétrolièreModifier

 
figure 4: Piège structural dans un anticlinal.

La majorité des pièges structuraux (zones d'accumulation d'hydrocarbures dans les systèmes pétroliers) sont situés dans des anticlinaux (figure 4). Environ 80% des découvertes d'hydrocarbures dans le monde sont issue du forage d'anticlinaux[3].

ExemplesModifier

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Encyclopédie Larousse en ligne », sur www.larousse.fr (consulté le 11 octobre 2015).
  2. Alain Foucault et Jean-François Raoult, Dictionnaire de géologie, Paris, Éditions Dunod, (réimpr. 1984, 1988, 1995, 2000 et 2005), 7e éd. (1re éd. 1980), 388 p. (ISBN 978-2-10-054778-4, notice BnF no FRBNF41609235, présentation en ligne), p. 21.
  3. Joseph P. Riva, « Accumulation in reservoir beds », Encyclopædia Britannica,‎ (lire en ligne)

Voir aussiModifier