Saint-Gelven

ancienne commune française du département des Côtes-d'Armor

Saint-Gelven [sɛ̃ʒɛlvɛ̃] est une ancienne commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Saint-Gelven
Saint-Gelven
L'abbaye Notre-Dame de Bon-Repos.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Communauté de communes du Kreiz-Breizh
Statut Commune déléguée
Maire délégué
Mandat
Michel André
2017-2020
Code postal 22570
Code commune 22290
Démographie
Gentilé Saintgelvenois
Population 321 hab. (2014 en augmentation de 3.88 % par rapport à 2009)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 38″ nord, 3° 05′ 46″ ouest
Altitude 189 m
Min. 120 m
Max. 281 m
Superficie 17,48 km2
Élections
Départementales Rostrenen
Historique
Fusion
Commune(s) d'intégration Bon Repos sur Blavet
Localisation
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Ses habitants sont les Saintgelvenois et les Saintgelvenoises.

Saint-Gelven est maintenant englobée dans la commune nouvelle de Bon Repos sur Blavet.

Géographie

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Situation

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L'ancienne commune de Saint-Gelven est située au nord du lac de Guerlédan et de la partie amont, canalisée, du Blavet, au cœur de la Bretagne intérieure (Kreiz Breizh). Les gorges du Daoulas sont aussi situées dans cette ancienne commune.

Relief et hydrographie

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Le relief de cette ancienne commune présente des dénivelés importants, l'altitude atteint 281 mètres (à la limite sud-est de la commune avec Caurel, au sud du hameau de Kerbiquet) pour le point le plus élevé ; cette ligne de crête se prolonge dans la partie sud du finage communal vers l'ouest le long de la route, ancienne voie romaine, menant à la chapelle Notre-Dame-des-Champs, étant encore à 261 mètres au nord du hameau de Kervégan, avant de s'abaiser progressivement, n'atteignant plus que 196 mètres d'altitude dans le bourg de Saint-Gelven. Cette ligne de hauteur domine par un escarpement prononcé regardant vers le sud un replat situé vers 170 à 150 mètres d'altitude allant du hameau de Kermadec à celui de Cuilleret, qui s'élève en direction du sud, à 217 mètres à Lan Vojo ; ce replat domine par un deuxième escarpement très prononcé formant des falaises d'environ 80 mètres d'altitude regardant vers le sud et qui correspondent au versant de rive gauche du Blavet, désormais ennoyé sous les eaux du lac de Guerlédan, dont la surface des eaux est à 126 mètres d'altitude.

La moitié nord du territoire de cette ancienne commune correspond à un plateau situé vers 200 mètres d'altitude, légèrement incliné vers le nord jusqu'au ruisseau de Kermabbihan, affluent de rive gauche du Daoulas ; plus au nord encore, à la limite nord de la commune avec Saint-Mayeux et Laniscat, un nouvel escarpement atteint 251 mètres au nord du hameau de Kerzélaven et même 260 mètres pour une colline située à l'ouest du hameau de Saint-Delon.

La limite ouest de Saint-Gelven avec l'ancienne commune de Laniscat suivait la vallée du Daoulas, dont la partie aval forme des gorges spectaculaires, juste avant sa confluence avec le Blavet au niveau de Bon-Repos.

Géologie

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Les schistes noirs ardoisiers (« schistes à Calymènes (en) » des auteurs anciens) datant de l'ordovicien moyen (-470 et -453 millions d’années) ont été exploités en particulier à Saint-Gelven, Caurel et Mûr-de-Bretagne[1].

Des graptolites ont été trouvés dans des schistes noirs micacés ou ardoisiers datant du gothlandien au sud du château de Liscuis en Laniscat et dans la vallée du Daoulas en Saint-Gelven[2].

De la limonite, disséminée en rognons dans des terrains datant du silurien a été exploitée par le passé dans une bande de 200 mètres d'épaisseur passant de l'ouest vers l'est par Kerauter, Kerdaniel (en Plélauff), Rosquelfen (en Laniscat), Saint-Gelven, Bézénan et Bois-des-Houx [Bodenhours] (en Caurel pour les deux derniers lieux-dits cités)[3].

Transports

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La commune était desservie par la RN164bis, ancienne route nationale, désormais devenue la RN 164 et aménagée à 2x2 voies (voie express) qui passait par le hameau de Bon-Repos.

Le hameau de Bon-Repos a été desservi par le passé par la ligne ferroviaire de Carhaix à Loudéac à voie métrique du Réseau breton, ouverte en partie en 1898 (mais la section entre Rostrenen et Loudéac ne fut mise en exploitation que le [4]) et fermée en 1967 (désormais reconvertie en voie verte).

Le canal de Nantes à Brest (Blavet canalisé et désormais lac de Guerlédan) est à la limite sud de cette ancienne commune ; les écluses de Bellevue[5] et de Bon-Repos[6] sont accessibles à la navigation touristique, les autres ont été ennoyées sous les eaux du lac de Guerlédan[7], par exemple l'écluse et la maison éclusière de Kermadec[8] et celles de Trégnanton.

Toponymie

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Le nom de la localité est attesté sous les formes treffve de Sainct Julfen en 1535, Saint-Gelven en 1729[9].

Saint-Gelven vient, semble-t-il, de Iunan (ancien saint breton)[9].

Sant-Jelven en breton[10].

Histoire

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Antiquité

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La voie romaine de Condate (Rennes) à Vorgium (Carhaix) passait par Mûr-de-Bretagne, Kergoff, la chapelle Saint-Golven en Caurel, Kervégan, la chapelle Notre-Dame-des-Champs, l'église de Saint-Gelven, la lande de Lan-Izelan [Lan-Uvelan] (où la voie a été retrouvée sur plus d'un kilomètre) et la colline de la Voie Blanche, puis par Stang-er-Mel (en Gouarec) et Kerlan (en Canihuel), où se dresse encore, au centre du village, une borne milliaire anépigraphe[Note 1], surmontée d'une petite croix[11].

Moyen-Âge

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Selon un aveu de 1471 la châtellenie de Corlay , un des trois membres de la vicomté de Rohan comprenait 12 paroisses ou trèves : « Corlé [Corlay] (résidence seigneuriale), Saint-Martin-des-Prés, Merléac, le Quilio, Saint-Mayeuc, Saint-Gilles-Vieux-Marché, Caurel, Laniscat , Saint-Guelven, Rosquelfen, Saint-Igeau, Plussulien »[12].

Temps modernes

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Carte de Cassini de Laniscat, Saint-Gelven et Saint-Igeaux.

L'inventaire de la succession de Jacques Paul, habitant de Saint-Gelven, dressé en 1662, contient, pour une valeur totale de 885 livres « 2 braisses (30 sols), 1 pezeau de fer (10 sols), 2 traux à dévider le fil (8 sols), 1 pillouer à chanvre, 2 auges de bois (10 sols), 1 braye (10 sols), 16 escheux [écheveaux][Note 2] de fil de chanvre et 3 escheux de fil d'étoupe, 5 livres 2 rolties [rouleaux ?] de chanvre (15 sols), 3 aulnes de toile de femelle (?), 3 métiers [à tisser] (19 livres), etc.. », ce qui illustre l'importance de l'activité textile à cette époque dans la région, ce qui est confirmé par d'autres inventaires de succession[13].

Le XIXe siècle

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La création de la commune

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En 1845 « les sections de Saint-Gelven et Saint-Igeaux, en Laniscat, demandent à en être séparées et érigées en communes (...) Ces sections, qui ont chacune une population d'environ 900 habitants (...) allèguent les mêmes motifs pour cette séparation. Ce sont les difficultés de communication avec le chef-lieu, l'abandon dans lequel on laisse leurs ponts, leurs chemins et l'emploi exclusif de la prestation[Note 3] sur ceux qui sont utiles au bourg de Laniscat ou à ses environs (...). Laniscat, qui a actuellement 3 200 habitants, et qui par ces demandes serait menacée d'être réduite à 1 300, résiste de toutes ses forces et repousse le reproche de partialité (...) »[14]. Le conseil général des Côtes-du-Nord émit un avis défavorable, mais Saint-Gelven et Saint-Igeaux obtinrent satisfaction en 1850, devenant alors des communes indépendantes[15].

Saint-Gelven dans la seconde moitié du XIXe siècle

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L'abbaye de Bon-Repos est mise en vente en 1857[16].

Joachim Gaultier du Mottay décrit ainsi Saint-Gelven en 1862 :

« Saint-Gelven, 761 habitants (...) Traversée par la route impériale n° 164bis et par les chemins d'intérêt commun n° 51 et 53. École mixte : 31 élèves. (...) Cette commune, qui était autrefois une paroisse tréviale dépendant de Laniscat, a été en 1850[Note 4] distraite de cette dernière, dont elle formait encore une section. Territoire très accidenté et montueux au sud, où il forme un des bords si escarpés de la rivière du Blavet ; au nord il est à longues indulations en pentes assez douce ; boisé dans ses parties productives, nu et découvert dans celles qui ne le sont pas. Terres sablonneuses et argilo-schisteuses fort médiocres ; 1/13e en bonnes prairies ; mais près de la moitié de la superficie est en landes , dont quelques parties seulement sont susceptibles d'être cultivées ou plantées. L'église est consacrée à saint Juvénal, dont la fête se déroule le jour de la Pentecôte. Les chapelles de Saint-Modez et de Saint-Pierre sont en ruines, ainsi que l'abbaye de Bon-Repos, située sur les bords du Blavet. Ce monastère de l'Ordre de Citeaux fut fondé en 1184, pour huit religieux, par Alain III, vicomte de Rohan, et par son épouse Constance de Bretagne, sœur du duc Conan IV. Michel Mazarin, , frère du célèbre cardinal, a été, en 1647, abbé commendataire de cette abbaye. On voit un dolmen sur la lande entre le bourg et le village des Granges. Dans la vallée agreste du Daoulas, non loin de l'habitation moderne du Longeau, se trouvent, sur les deux rives de ce ruisseau, les magnifiques carrières de schiste ardoisier du Liscuit, qui fournissent des dalles de dimension exceptionnelle. On exploite aussi, dans la commune, quelques autres carrières produisant environ 400 milliers d'ardoises. Points culminants : Kervegan, 282 mètres ; le Longeau 209 mètres. Géologie : grès au sud du bourg , et minerai de fer ; au midi, schiste ardoisier[17]. »

En 1890 Jean-Marie Rigaud écrit qu'à Saint-Gelven « les terres de nature schisto-argileuses, sont fort médiocres ; les landes recouvrent encore une grande étendue du territoire, et la plupart sont peu susceptibles d'être cultivées ; elles devraient être semées en pins ou sapins. Dans la vallée (...) du Daoulas se trouvent les magnifiques carrières de schiste ardoisier de Liscuit qui fournissent des dalles de grande dimension. On exploite dans la commune quelques autres carrières d'ardoises. (...) Deux écoles communales, une pour chaque sexe, existent à Saint-Gelven »[18].

Les ardoisières

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Des carrières d'ardoises furent exploitées depuis au moins le XVIIe siècle, principalement sur la ligne de crête. La carrière du Liscuis a fermé après la Première Guerre mondiale et a rouvert entre 1950 et 1990[19].

Trois ardoisières furent exploitées au lieu-dit Trégnanton : la principale fut celle de Trégnanton qui, en 1871, appartient à Jean-Louis Thomas[Note 5] et emploie 8 ouvriers ; en 1877 elle appartient à Alphonse Durand-Vaugaron[Note 6], lequel fait faillite en 1882[20].

À proximité, une autre ardoisière, en galerie souterraine, dénommée Caur-el-Voisinel, est ouverte en 1897. En 1903 cette ardoisière exploitée par Étienne Thomas[Note 7] a une galerie souterraine de 70 mètres de profondeur.

Une troisième, toujours à Trégnanton, nommée Toul-Raden, ouvre en 1899 ; ces deux ardoisières ont été ouvertes par Jeanne-Marie Grognon[Note 8], veuve de Jean-Marie Thomas[21].

En 1884, Alphonse Debauve écrit que les carrières de Saint-Gelven fournissent alors environ 5 millions d'ardoises par an et celles de Mûr-de-Bretagne et Caurel environ 3 millions[22].

Les galeries souterraines de ces anciennes ardoisières sont désormais ennoyées par les eaux du lac de Guerlédan.

Le XXe siècle

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La Belle Époque

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L'église paroissiale Saint-Juvénal est reconstruite entre 1901 et 1904[23]; l'entreprise Marzin, de Louargat, en fut l'adjudicataire[24]. Elle est bénie le .

En 1904, lors des élections municipales complémentaires consécutives au décès du maire Amédée de Trolong de Rumain, le fils du défunt, Joseph de Trolong de Rumain, est élu par 163 voix contre 1 à son concurrent, Raoul ; ce dernier contesta en vain l'élection sous prétexte qu'Henri de Trolong de Rumain n'habitait plus la commune ; celui-ci fut ensuite élu maire[25].

En mars 1906 l'inventaire des biens d'église échoua à Saint-Gelven en raison de l'opposition de la population[26].

La foire de Saint-Gelven, principalement une foire au chevaux, qui se tenait jusque-là le premier lundi d'avril est transférée à partir de 1913 au dernier lundi de mars[27].

La Première Guerre mondiale

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Le Bulletin religieux de l'archidiocèse de Rouen, qui reprend une information parue d'abord dans L'électeur des Côtes-du-Nord du [28]) du , écrit que Mme Mercier, de Saint-Gelven, a vu quinze de ses fils mobilisés en 1914 (deux dans les dragons, deux dans un régiment d'artillerie à Rennes, les onze autres à Saint-Brieuc où ils avaient aussi répondu à l'ordre de mobilisation)[29]. Il semble bien que cette affirmation soit très exagérée : les parents Le Mercier[Note 9] avaient trois filles et cinq garçons, effectivement tous en âge d'être mobilisés en 1914 et deux d'entre eux moururent pour la France pendant cette guerre : Vincent, disparu le à Tourteron (Ardennes) et Ignace, tué le à Souain-Perthes-lès-Hurlus (Marne).

La famille Le Breton, dont le père, Pierre Marie, était adjoint au maire de Saint-Gelven, fut particulièrement éprouvée : leur fils Joseph, caporal au 41e régiment d'infanterie , fut tué le lrs de la Première bataille de la Marne ; son frère Pierre fut fait prisonnier lors de cette même bataille (transféré en 1916 d'Allemagne en Suisse pour être interné au camp de Montana, il y mourut de maladie le ) et Maurice, le frère aîné, sergent au 271e régiment d'infanterie, fut blessé mortellement par un éclat d'obus le à Souain (Marne)[30].

Le monument aux morts de Saint-Gelven porte les noms de 44 soldats morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale : parmi eux, 3 (Jean Botherel et Mathurin Le Mercier dès 1914, Paul Calvez en 1915) sont morts en Belgique ; 2 (Onésime Burlot en 1917, Yves Feillet en 1918), membres de l'Armée française d'Orient, sont morts dans l'actuelle Macédoine du Nord ; Jean Chevance est décédé en captivité en Allemagne le  ; Joseph Feillet, blessé, est décédé à bord du navire-hôpital Canada le  ; tous les autres sont morts sur le sol français dont Julien Duault et Mathurin Le Nevez, tous deux décorés à la fois de la Médaille militaire et de la Croix de guerre[31].

L'Entre-deux-guerres

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La Seconde Guerre mondiale

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Le monument aux morts de Saint-Gelven porte les noms de 6 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[31].

Le mobilier de l'ancien château de Longeau[Note 10], désormais disparu, fut vendu en octobre 1941.

L'après Seconde Guerre mondiale

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La carrière de Bellevue, qui produit des granulats en extrayant principalement du grès armoricain a ouvert en 1969[32].

Politique et administration

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1851 1852 Vincent Menguy    
1852 1854 Gilbert Thomas[Note 11]   Cultivateur.
1854 1880 Amédée de Trolong du Rumain[Note 12]   Avocat. Habitait le château de Kongeau en Saint-Gelven.
1880 1882 Alphonse Durand-Vaugaron[Note 13]   Exploitant de carrière.
1882 septembre 1904 Amédée de Trolong du Rumain   Déjà maire entre 1854 et 1880.
1904 1904 Joseph de Trolong du Rumain[Note 14]   Avocat. Son élection fut en vain contestée car il n'habitait plus la commune au moment de l'élection[25]. Maire moins de 2 mois en raison de son décès.
1905 1920 Henri de Trolong de Rumain[Note 15]   Fils d'Amédée de Trolong de Rumain, maire antérieurement et frère deu maire précédent.
1920 après 1920 Pierre Marie Le Tellier[Note 16]   Aubergiste.
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1953 Alain Raoult SFIO  
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1959 1986
(démission)
Léon Launay[33] (1912-1988) PSU puis PS Aviculteur
Conseiller général du canton de Gouarec (1960 → 1988)
1986 mars 2001 Jean Guilloux    
mars 2001 2002[34]
(démission)
Pascale Lesoen    
juillet 2002[35] décembre 2016 Michel André PS Professeur du secondaire
Conseiller général du canton de Gouarec (2008 → 2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1851. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[37],[Note 17].

En 2014, la commune comptait 321 habitants, en augmentation de 3,88 % par rapport à 2009 (Côtes-d'Armor : 1,65 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
870761764844810840915901959
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
923923967974851801723676611
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013
525494456436332318295313319
2014 - - - - - - - -
321--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

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  • Abbaye Notre-Dame de Bon-Repos, cistercienne, inscrite au titre des monuments historiques[40] ;
  • Croix de Kerdrebuil, inscrite en 1984 au titre des monuments historiques[41] ;
  • Manoir de Correc, inscrit en 1980 au titre des monuments historiques[42]. Il date du XVIe siècle, mais a été remanié en 1662 et 1677. Construit en schiste, il comprend un corps de bâtiment rectangulaire, des communs, et un mur d'enclos percé d'un double porche et flanqué de deux tours circulaires ; le donjon a disparu[42]. Il est restauré depuis 2015 par ses nouveaux propriétaires qui l'ont acheté en 1991[43].
  • Église Saint-Juvénal : dédiée à saint Juvénal (il est probable que saint Juvénal ait été substitué par l'Église catholique à un saint breton inconnu, saint Gelven (peut-être saint Goulven à qui une chapelle est dédiée dans la commune voisine de Caurel)[44], sa reconstruction est achevée en 1904 ; elle abrite une statue de saint Maudez (datant du XVIIe siècle ou du XVIIIe siècle) provenant d'une ancienne chapelle Saint-Maudez, disparue.
  • Chapelle Notre-Dame-des-Champs, de plan rectangulaire, bénie le . Cette chapelle a été reconstruite à l'emplacement d'un ancien lieu de culte païen. Le vitrail sirué au-dessus du porche représente Notre-Dame des Champs gardant des moutons ; c'est une allusion à une légende locale disant qu'une femme qui gardait ses moutons à cet endroit près de la fontaine aurait vu une apparition de la Vierge. Le calvaire à double face qui se trouve à proximité a été placé là lors de la reconstruction de la chapelle en 1893 ; il se trouvait auparavant en bordure de la route de Kergrenel[45].

Personnalités liées à la commune

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  • Abbé Joseph-Marie Huard (né le à Saint-Gelven (alors en Laniscat), décédé le à Napoléonville), vicaire général de l'évêché de Saint-Brieuc et Tréguier[46].

Notes et références

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  1. C'est-à-dire sans inscription.
  2. Un écheveau est un assemblage de fils repliés en plusieurs tours, afin qu’ils ne se mêlent pas.
  3. La prestation était une obligation de travail d'entretien qui pesait alors sur les habitants des communes.
  4. La commune de Saint-Gelven est créée en deux étapes, par les lois des et .
  5. Jean-Louis Thomas, né le à Saint-Gelven, décédé le à Saint-Gelven.
  6. Alphonse Durand-Vaugaron, né le à Loudéac, décédé, exploitant de carrière et maire de Saint-Gelven entre 1880 et 1882.
  7. Étienne Thomas, né le à Caurel, décédé le à Caurel, fils de Jean-Marie Thomas et Jeanne-Marie Grognon.
  8. Jeanne-Marie Grognon, née le à Laniscat, décédée le à Caurel.
  9. Jean François Le Mercier (1835-1900) et son épouse Marie Rose Le Huidoux, née en 1853.
  10. Le château de Longeau, qui avait appartenu à la famille Le Noan, passa par le mariage en 1855 de Camille Le Noan avec Amédée de Trolong de Rumain aux mains de cette famille dont deux des memmbres furent maires de Saint-Gelven.
  11. Gilbert Thomas, né le à Laniscat, décédé le à Saint-Gelven.
  12. Amédée Aimé Joseph Marie de Trolong du Rumain, né le à Hengoat, décédé le à Saint-Gelven.
  13. Alphonse Durand-Vaugaron, né le à Loudéac.
  14. Joseph de Trolong de Rumain, né le à Saint-Gelven, décédé le au château de Longeau en Saint-Gelven.
  15. Henri de Trolong de Rumain, né le à Saint-Gelven, décédé le au château de Longeau en Saint-Gelven.
  16. Pierre Marie Le Tellier, né le à Saint-Gelven.
  17. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références

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  1. Mélanges bretons et celtiques offerts à M. J. Loth, membre de l'Institut, professeur au Collège de France, Rennes, Plihon et Hommay, (lire en ligne).
  2. André Philipot, « Les graptolites du massif armoricain : étude stratigraphique et paléontologie », Mémoires de la Société gélogogique et minéralogique de Bretagne, vol. tome VIII,‎ , p. 25 (lire en ligne, consulté le ).
  3. P. de Brun, « Essai de minéralogie du département des Côtes-du-Nord », Bulletin de la Société scientifique et médicale de l'Ouest,‎ , p. 183 et 184 (lire en ligne, consulté le ).
  4. « Ouverture de lignes », Le Journal des transports : revue internationale des chemins de fer et de la navigation,‎ , p. 426 (lire en ligne, consulté le ).
  5. « Maison éclusière de Bellevue (Saint-Gelven fusionnée en Bon Repos sur Blavet en 2017)= », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
  6. « Site d'écluse de Saint-Gelven n°131 (Saint-Gelven fusionnée en Bon Repos sur Blavet en 2017) », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
  7. « Écluses noyées, n° 120 à 136 (Saint-Gelven fusionnée en Bon Repos sur Blavet en 2017) », sur patrimoine.bzh, (consulté le )
  8. « Ecluse Kermadec n°126 (Saint-Gelven fusionnée en Bon Repos sur Blavet en 2017) », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
  9. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Saint-Gelven »
  10. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  11. André Chastagnol, Actes du quatre-vingt-onzième Congrès national des sociétés savantes : Rennes, 1966, Section d'archéologie : Quelques travaux récents sur l'histoire de l'Armorique antique, Bibliothèque nationale, (lire en ligne), page 436.
  12. Théodore Derome, « De l'usement de Rohan ou du domaine congéable », Revue critique de législation et de jurisprudence,‎ , p. 257-258 (lire en ligne, consulté le ).
  13. Jean Le Tallec, La vie paysanne en Bretagne centrale sous l'Ancien Régime, Spézet, Coop Breizh, (lire en ligne).
  14. Côtes-d'Armor. Conseil général, « Circonscriptions communales. Saint-Gelven et Saint-Igeaux en Laniscat », Rapports et délibérations / Conseil général des Côtes-d'Armor,‎ , p. 24 à 26 (lire en ligne, consulté le ).
  15. Désiré Dalloz, Jurisprudence générale du royaume en matière civile, commerciale et criminelle : ou Journal des audiences de la Cour de cassation et des Cours royales : 10-19 janvier 1850. Loi relative à des changements de circonscriptions territoriales, Paris, (lire en ligne), page 7.
  16. « Propriété de Bon-Repos », Journal Le Constitutionnel,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. Joachim Gaultier du Mottay, Géographie départementale des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc, Guyon frères, (lire en ligne), pages 763 et 764.
  18. Jean-Marie Rigaud, Géographie historique des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc, (lire en ligne), pages 457 et 458.
  19. « Carrière d'ardoise du Liscuis (Saint-Gelven fusionnée en Bon Repos sur Blavet en 2017) », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
  20. « Saint-Gelven », Le journal de Pontivy et de son arrondissement,‎ .
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  23. « Étymologie et histoire de Saint-Gelven », sur infobretagne.com (consulté le ).
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  26. « L'agitation catholique. Dans les Côtes-du-Nord », Journal La Dépêche de Brest et de l'Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  34. Démissionnaire pour raisons de santé.
  35. « Saint-Gelven. Michel André élu maire », Le Télégramme,‎ (lire en ligne)
    « Vendredi soir, le conseil municipal au complet a élu Michel André, enseignant, au poste de premier magistrat de la commune. »
  36. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  37. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  38. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  39. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  40. Notice no PA00089615, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
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  43. « Le manoir de Correc revit grâce à un coup de foudre », Journal Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  44. Andrew Paul Sandford et Yves Pascal Castel, "Patrimoine sacré en Bretagne", éditions Coop Breizh, 2012, (ISBN 978-2-84346-576-5).
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  46. Abbé Le Graët, Oraison funèbre de Monsieur Joseph-Marie Huard, (lire en ligne).

Voir aussi

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Articles connexes

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