Beynac-et-Cazenac

commune française du département de la Dordogne
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Beynac-et-Cazenac
Beynac-et-Cazenac
Une rue du village et le château de Beynac sur son piton rocheux.
Blason de Beynac-et-Cazenac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Canton Sarlat-la-Canéda
Intercommunalité Communauté de communes Sarlat-Périgord noir
Maire
Mandat
Alain Passerieux
2014 – 2020
Code postal 24220
Code commune 24040
Démographie
Gentilé Beynacois-et-Cazenacois
Population
municipale
547 hab. (2017 en diminution de 0,91 % par rapport à 2012)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 50′ 28″ nord, 1° 08′ 41″ est
Altitude Min. 53 m
Max. 288 m
Superficie 12,74 km2
Localisation
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Beynac-et-Cazenac
Liens
Site web http://www.beynac-et-cazenac.fr/

Beynac-et-Cazenac est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Beynac est le siège de l'une des quatre anciennes baronnies du Périgord. La commune fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de France.

GéographieModifier

GénéralitésModifier

 
La Dordogne à Beynac.
 
La route départementale 703 dans sa traversée de Beynac.

Comprise dans l'aire urbaine de Sarlat-la-Canéda, la commune de Beynac-et-Cazenac est implantée en bordure de la Dordogne, à 10 kilomètres au sud-ouest de Sarlat-la-Canéda.

Le bourg est desservi par la route départementale 703, objet d'un projet de déviation contesté.

Communes limitrophesModifier

Beynac-et-Cazenac est limitrophe de cinq autres communes.

Voies de communication et transportsModifier

Le conflit d'aménagement de la route départementale 703Modifier

Une déviation devait permettre de désengorger la route départementale 703 dans sa traversée de Beynac, qui figure parmi Les Plus Beaux Villages de France, où en été circulent quotidiennement plus de 10 000 véhicules entre falaise et Dordogne[1]. Avec la réalisation d'un passage sous la voie ferrée et de deux ponts sur la Dordogne, son coût estimé à trente-deux millions d'euros est particulièrement élevé[1]. Les travaux de ce tronçon, d'une longueur de 3,2 km, auraient dû s'effectuer de 2017 à 2020[1]. Le projet a suscité une forte opposition de différents acteurs de la vallée[2]. Le , la préfète de la Dordogne autorise les travaux[3] mais le Conseil d'État décide le de suspendre le chantier en cours, alors que cinq piles de pont ont déjà été coulées et que quinze millions d'euros ont déjà été payés[4]. Le tribunal administratif de Bordeaux, dans une décision rendue le , ne suit pas les conclusions de son rapporteur public et déclare que la déviation « ne répond pas à une raison impérative d'intérêt public présentant un caractère majeur ». Il demande au département de la Dordogne la destruction des piles de pont déjà mises en chantier et une restauration du site à son état d'origine[5]. Néanmoins, le président du Conseil départemental persiste à poursuivre le chantier et fait appel du jugement[6]. Le , la cour administrative d'appel de Bordeaux confirme le jugement du tribunal administratif en annulant le projet et ordonnant la démolition des travaux engagés et la remise en état des lieux[7] sous délai d'un an, ce qui à terme devrait représenter quarante-cinq millions d'euros de dépenses[8].

UrbanismeModifier

Prévention des risquesModifier

À l'intérieur du département de la Dordogne, un plan de prévention du risque inondation (PPRI) a été approuvé en 2011 pour la Dordogne amont et ses rives, qui concerne donc les zones basses du territoire de Beynac-et-Cazenac[9],[10].

Un plan de prévention des risques (PPR) de mouvements de terrain a été approuvé en 2010 concernant une part importante du territoire communal, et notamment le bourg de Beynac[11],[12].

ToponymieModifier

Localité transcrite Beinacum en 1147[13]. En occitan, la commune porte le nom de Bainac e Casenac[14].

HistoireModifier

La première mention historique de Beynac date de 1115, époque où Maynard de Beynac, fait un don aux religieuses de Fontevrault. Toute l'histoire du village et plus généralement celle du Périgord noir se rattache à l'histoire de l'ancienne famille de Beynac.

Simon de Montfort s'emparera du château à la fin du XIIe siècle, mais les Beynac récupèreront leur château grâce à l'intervention de Philippe Auguste en 1217. Le château restera en possession de la famille de Beynac jusqu'en 1761.

La famille de Beynac s'éteignit en 1753 avec Pierre dernier marquis de Beynac[15] qui épousa en 1727 Anne-Marie Boucher, dont il eut deux filles: Julie qui épousa le marquis de Castelnau et Claude-Marie qui épousa en 1761 Christophe Marie de Beaumont du Repaire[16].

La famille de Beaumont du Repaire ajouta Beynac à son nom et porte depuis le titre de courtoisie de marquis de Beaumont-Beynac[17]. L'un de ses descendants vendra le château en 1961. C'est l'un des plus beaux fleurons de l'architecture médiévale en Périgord.

En 1827, les communes de Beynac et de Cazenac ont fusionné sous le nom de Beynac-et-Cazenac.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

 
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1945 1965 Pierre-André Labrune    
1965 1984 Philippe Rossillon    
1984 1995 Max Albospeyre[18]   Général
1995 2001 Philippe Berubé   Ingénieur
décembre 2001[19] (réélu en avril 2014) En cours Alain Passerieux SE[20] Professeur d'histoire-géographie

JumelagesModifier

Politique environnementaleModifier

Dans son palmarès 2019, le Conseil national des villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune[21].

DémographieModifier

Les habitants de Beynac-et-Cazenac se nomment les Beynacois-et-Cazenacois[22].

Jusqu'en 1827, les communes de Beynac et de Cazenac étaient indépendantes.

Démographie de CazenacModifier

Évolution démographique de Cazenac
1793 1800 1806 1821
212164159181
(Source : Ldh/EHESS/Cassini[23])

Démographie de Beynac, puis de Beynac-et-CazenacModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].

En 2017, la commune comptait 547 habitants[Note 2], en diminution de 0,91 % par rapport à 2012 (Dordogne : -0,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
555518506560739750800810865
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
712755800740691679640635615
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
568565550450484438413397352
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
355410411460498506511511552
2017 - - - - - - - -
547--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

EmploiModifier

En 2015[28], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 219 personnes, soit 39,7 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (trente-cinq) a augmenté par rapport à 2010 (trente-trois) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 16,1 %.

ÉtablissementsModifier

Au , la commune compte 88 établissements[29], dont 62 au niveau des commerces, transports ou services, neuf dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, six relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, six dans l'industrie, et cinq dans la construction[30].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine civilModifier

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Patrimoine religieuxModifier

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Personnalités liées à la communeModifier

  • Adhémar de Beynac, ou Adémar de Bénac (vers 1120-1194), seigneur de Beynac, mort peut-être en son château de Beynac.
  • Mercadier est un guerrier aquitain du XIIe siècle, chef de routiers, au service de Richard Cœur de Lion qui lui a donné les terres de Beynac.
  • Geoffroy Paul Louis Armand de Beaumont-Beynac (1857-1940) dit marquis de Beaumont-Beynac (titre de courtoisie)[17],[36], marquis de la Marthonie, comte du Repaire, comte de Laroque, propriétaire du château pendant près de 60 ans ; ce fut lui qui le restaura entièrement et qui lui redonna vie.
  • Jean Trémoulet (1909-1944) est un coureur automobile français, mécanicien sur la commune.

HéraldiqueModifier

Les armes de Beynac-et-Cazenac se blasonnent ainsi : « D'or à cinq burèles de gueules. »

Galerie de photosModifier

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Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Anne Bécheau, Beynac-et-Cazenac. Histoire et chroniques, Éd. Association Plaisir de créer, 2012.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Cette union fut scellée par un acte solennel de jumelage entre les deux communes en 1985. [1]
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. a b et c Hervé Chassain, « Plus de recours possible à Beynac », Sud Ouest édition Dordogne, 6 avril 2016, p. 15.
  2. « Dordogne : trois minutes pour comprendre le conflit autour du contournement de Beynac », (article avec lien vers le site des opposants), sur francebleu.fr, (consulté le 17 août 2018)
  3. Franck Delage, « La bagarre n'est pas terminée », Sud Ouest édition Dordogne, 30 décembre 2018, p. 10.
  4. Franck Delage, « Les travaux à l'arrêt », Sud Ouest édition Dordogne, 29 décembre 2018, p. 13.
  5. « Dordogne : le chantier de déviation du village médiéval de Beynac annulé », sur Le Point, (consulté le 9 avril 2019)
  6. « Beynac, Caussade : le tribunal administratif de Bordeaux stoppe des chantiers « sans intérêt public majeur » », (voir aussi liens intra-article), sur rue89bordeaux.com, (consulté le 10 avril 2019)
  7. Le Monde avec AFP, « La justice confirme l’annulation du contournement routier de Beynac », lemonde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 11 décembre 2019)
  8. Dominique Richard, « La justice sonne le glas de la déviation », Sud Ouest, 11 décembre 2019, p. 8-9.
  9. PPR inondation - 24DDT20090002 - Dordogne Amont, DREAL Aquitaine, consulté le 14 février 2019.
  10. [PDF] Beynac-et-Cazenac - Plan de prévention du risque inondation p. 4, DREAL Aquitaine, consulté le 14 février 2019.
  11. PPR mouvement de terrain - 24DDT20100008 - Beynac-et-Cazenac, DREAL Aquitaine, consulté le 19 mars 2019.
  12. [PDF] Beynac-et-Cazenac - Plan de prévention du risque mouvements de terrain, DREAL Aquitaine, consulté le 19 mars 2019.
  13. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France.
  14. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 7 février 2014.
  15. Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, Volumes 43 à 44, 1916, page 239.
  16. Grand Armorial de France tome 2, page 116.
  17. a et b Charondas A quel titre, Les Cahiers nobles, 1970.
  18. [2].
  19. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 14 août 2014.
  20. « Voici vos 557 maires », supplément à Sud Ouest édition Dordogne du 3 avril 2008, p. 24.
  21. Site des villes et villages fleuris, consulté le 28 novembre 2019.
  22. Nom des habitants des communes françaises sur le site habitants.fr, consulté le 4 décembre 2016.
  23. « Notice communale de Cazenac », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 14 janvier 2013).
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  28. Dossier complet - Commune de Beynac-et-Cazenac (24040) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 11 août 2018.
  29. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 11 août 2018).
  30. Dossier complet - Commune de Beynac-et-Cazenac (24040) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 11 août 2018.
  31. « Château de Beynac », notice no PA00082380, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 24 juillet 2011.
  32. « Église de Beynac », notice no PA00082383, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 24 juillet 2011.
  33. « Église de Cazenac », notice no PA00082384, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 24 juillet 2011.
  34. « Restes de l'ancien couvent de Beynac », notice no PA00082382, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 24 juillet 2011.
  35. « Ruines et sol de l'ancien couvent d'Abrillac », notice no PA00082381, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 24 juillet 2011.
  36. Guy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, éditions Fanlac, 1999 (ISBN 2-86577-214-4), p. 88.