Ouvrir le menu principal
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir 3e division.

3e division d'infanterie
3e division d'infanterie motorisée
Image illustrative de l’article 3e division d'infanterie (France)
Image illustrative de l’article 3e division d'infanterie (France)
Insigne de la 3e division d’infanterie
insigne de la 3e division d’infanterie motorisée

Dissolution 11/02/1924
21/07/1936 -
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Division d'Infanterie
Rôle Infanterie
Devise En flèche
Guerres Première Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille des Ardennes
1914 - Bataille de la Marne
(Bataille de Vitry)
1915 - 1re bataille de Champagne
1915 - 2e bataille de Champagne
1916 - bataille de la Somme
1917 - Chemin des Dames

La 3e division d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale.

Devenue 3e division d'infanterie motorisée (abréviée en 3e DIM), elle participe à la Seconde Guerre mondiale.

Sommaire

CommandantsModifier

Les Cent-JoursModifier

Guerre de 1870Modifier

La Première Guerre mondialeModifier

CompositionModifier

Infanterie

51e régiment d'infanterie d'août 1914 à l'armistice
72e régiment d'infanterie d'août 1914 à juin 1915
87e régiment d'infanterie d'août 1914 à l'armistice
128e régiment d'infanterie d'août 1914 à novembre 1917
272e régiment d'infanterie de juin 1915 à l'armistice
38e régiment d'infanterie territoriale d'août 1918 à l'armistice

Artillerie

17e régiment d'artillerie de campagne de la mobilisation à l'armistice
102e régiment d'artillerie légère
Ve groupe d'artillerie du 1er mars 1918 à l'armistice

Artillerie de tranchée

29e régiment d'artillerie de campagne
121e batterie du 5 février 1917 à l'armistice
171e batterie du 5 février 1917 à l'armistice

Cavalerie

19e régiment de chasseurs
5e escadron de la mobilisation à l'armistice

Génie

3e régiment du génie
Compagnie 2/1

HistoriqueModifier

Mobilisée dans la 2e région.

1914Modifier

26 août : arrêt dans la région de Stenay.
27 août : combat vers Cesse (bataille de la Meuse)
29 août : continuation du repli, par Ville-sur-Tourbe et Saint-Mard-sur-le-Mont, jusque vers Heiltz-le-Hutier.
6 – 12 septembre : bataille de Vitry, combats vers Haussignémont, Étrepy et Pargny-sur-Saulx.
12 septembre : poursuite, par Possesse, Élise-Daucourt et Saint-Thomas-en-Argonne, jusque dans la région de Servon.
  • 15 septembre 1914 – 13 janvier 1915 : violents combats vers Servon, puis stabilisation du front et occupation d'un secteur vers le bois d'Hauzy et Bagatelle, réduit à gauche, le 4 octobre, jusqu'à l'Aisne : Guerre des mines.
7 - 11 novembre : attaques allemandes et contre-attaques françaises.
25 novembre : front réduit, à gauche, jusqu'à l'ouest de la route de Vienne-le-Château à Binarville.
30, 31 décembre 1914 et 5 janvier 1915 : nouvelles attaques allemandes et contre-attaques françaises.

1915Modifier

  • 15 janvier – 8 février : retrait du front ; repos et instruction vers Laheycourt.
  • 8 – 19 février : mouvement et transport par camions dans la région de Dommartin-sur-Yévre ; repos.
  • 19 février – 12 mars : mouvement vers le front ; engagée, à partir du 21 février, dans la 1re bataille de Champagne : violents combats au nord du Mesnil-lès-Hurlus, vers la cote 196] et les Mamelles. Puis occupation, dans cette région, d'un secteur étendu à gauche, le 1er mars, jusqu'au nord-ouest

du Mesnil-lès-Hurlus.

1er avril : mouvement, par Triaucourt et Haudainville, vers Manheulles.
6, 12 et 13 avril : attaques françaises sur Marchéville.
  • 19 – 25 avril : retrait du front et repos à Verdun.
  • 25 avril – 26 juillet : occupation d'un secteur vers Trésauvaux et la tranchée de Calonne, par alternance entre les deux brigades : Guerre des mines. Du 26 au 30 avril et du 20 au 30 juin, combats répétés vers la tranchée de Calonne.
17 juillet : violente attaque allemande.
18 et 19 juillet : contre-attaques françaises.
5 au 12 mai, du 21 au 31 mai, du 10 au 19 juin, repos à l'est de Verdun. Front réduit à gauche, le 5 juin, jusqu'au niveau de Champlon, et, le 26 juin, jusqu'au village des Éparges.
  • 26 juillet – 1er août : retrait du front et repos au sud de Verdun.
  • 1er août – 27 septembre : occupation d'un secteur vers la tranchée de Calonne et Seuzey.
  • 27 – 30 septembre : retrait du front et transport par camions vers Somme-Tourbe ; puis mouvement vers Perthes-lès-Hurlus.
  • 30 septembre – 26 octobre : engagée dans la 2e bataille de Champagne vers la butte de Tahure, et l'ouest de Tahure :
6 octobre : participation à l'enlèvement de Tahure ; puis occupation et organisation du terrain conquis.
  • 26 octobre – 1er décembre : retrait du front et transport par camions de la région de Marson vers celle de Souilly ; repos, travaux et instruction.

1916Modifier

  • 1er décembre 1915 – 25 juin 1916 : mouvement vers le front et occupation d'un secteur entre le plateau des Eparges (exclu), et le sud de Vaux-lès-Palameix, réduit à gauche, le 15 juin, jusqu'au sud du village des Eparges.
  • 25 juin – 23 juillet : retrait du front et regroupement vers Ligny-en-Barrois.
27 juin : transport par V.F. au sud d'Amiens ; repos et instruction.
17 juillet : mouvement vers la région de Proyart ; instruction ; puis mouvement vers le front.
16 août : prise de la tranchée de Souville.
  • 18 – 27 août : retrait du front ; transport par camions dans la région de Maignelay ; repos. Puis transport par camions vers Proyart et mouvement vers le front.
  • 27 août – 28 septembre : engagée, pour la seconde fois, dans la bataille de la Somme, entre le sud de Belloy-en-Santerre, et l'est d'Estrées-Deniécourt.
4, 5 et 6 septembre : attaque des tranchées du Poivre.
10 et 15 septembre : attaques allemandes.
17 septembre : attaque française sur la tranchée de Calonne.
  • 28 septembre – 26 octobre : retrait du front ; repos vers Nivillers.
15 octobre : mouvement vers la région de Beauvais.
  • 26 octobre – 23 décembre : transport par camions vers Proyart, puis occupation d'un secteur à l'est de Berny-en-Santerre.
  • 23 décembre 1916 – 27 janvier 1917 : retrait du front, et, à partir du 27 décembre, transport par V.F. dans la région de Toul. Repos, puis instruction au camp de Bois l'Evêque.

1917Modifier

27 février : instruction au camp de Bois l'Evêque, puis, à partir du 12 mars, à Blénod-lès-Toul.
27 mars : transport par V.F. dans la région d'Épernay ; repos et instruction.
  • 8 – 17 avril : mouvement vers Concevreux ; préparatifs d'offensive.
15 avril : Bataille du Chemin des Dames, tenue prête, sur les deux rives de l'Aisne, à intervenir ; non engagée.
  • 17 avril – 3 juin : mouvement vers Faverolles-et-Coëmy, puis occupation d'un secteur, d'abord vers Loivre et le nord de Godat, puis, à partir du 24 avril, vers le Godat et le mont Sapin.
4, 7 et 9 mai : engagements violents au mont Sapin.
28 mai : front réduit, à droite, jusqu'à la Neuville.
7 juin : mouvement, par Vitry-le-François, vers la région de Revigny ; repos et instruction.
  • 2 – 18 juillet : transport par camions vers le front. Éléments aux travaux et éléments en secteur à la cote 304.
  • 18 juillet – 2 août : retrait du front, et à partir du 22 juillet, repos vers Saint-Lumier-la-Populeuse.
  • 2 – 18 août : transport par camions dans la région Ligny-en-Barrois, Void (éléments en secteur devant Saint-Mihiel, éléments au repos).
  • 18 août 1917 – 29 janvier 1918 : mouvement vers la région de Verdun. Des éléments en secteur à la cote 304 participent, le 24 août, à la 2e bataille de Verdun : Prise de la cote 304 et progression jusqu'au ruisseau de Forges.
31 août : occupation d'un secteur vers Béthincourt et Haucourt.

1918Modifier

  • 24 janvier – 15 février : retrait du front ; puis transport par V.F. dans la région de Tannois ; repos.
  • 15 février – 3 avril : occupation d'un secteur vers Haucourt et Avocourt.
17 mars : action locale vers le bois de Malancourt.
  • 3 – 28 avril : retrait du front ; puis mouvement vers Tannois.
15 avril : transport par V.F. dans la région ouest de Beauvais, et, le 22 avril, dans celle de Conty. Repos vers Troissereux, puis vers Flers-sur-Noye.
  • 28 avril – 12 août : occupation d'un secteur vers Thory et Ainval.
1er juin : front étendu, à droite, jusque vers Grivesnes.
23 juillet : coopération à une attaque franco-britannique (prise de Sauvillers-Mongival).
4 août : poursuite des troupes allemandes en repli sur la rive est de l'Avre ; prise de Braches ; franchissement de l'Avre, prise et occupation de positions allemandes au-delà de la rivière (3e bataille de Picardie).
29 août : transport par V.F. dans la région de Vanault-les-Dames; repos. Puis mouvement, par Herpont, vers le nord-ouest de Châlons-sur-Marne ; préparatifs d'offensive.

RattachementsModifier

Affectation organique : 2e corps d'armée d'août 1914 à novembre 1918

23 avril – 9 août 1915
22 avril – 28 août 1918
27 septembre – 27 octobre 1915
26 février – 27 juin 1916
30 juin 1917 – 14 avril 1918
29 août – 4 septembre 1918
8 janvier – 7 février 1915
8 août 1914 – 7 janvier 1915
8 février – 3 avril 1915
11 – 29 juin 1917
5 septembre – 19 octobre 1918
2 – 7 août 1914
19 avril – 10 juin 1917
15 – 21 avril 1918
28 juin – 4 août 1916
2 janvier – 26 mars 1916
20 octobre – 11 novembre 1918
5 août – 26 décembre 1916
27 mars – 18 avril 1917
4 – 22 avril 1915
27 décembre 1916 – 1er janvier 1917
10 août – 26 septembre 1915
28 octobre 1915 – 25 février 1916

L'entre-deux-guerresModifier

La loi du 13 juillet 1927, sur l’organisation générale de l’armée et la loi des cadres et effectifs du 28 mars 1928, fixe le nombre des divisions d’infanterie métropolitaines à vingt.
Ces dernières sont considérées comme des forces de territoire affectées à la défense du sol métropolitain.
Ces grandes unités d’infanterie sont de trois types, dix divisions d’infanterie de type « nord-est », sept divisions d’infanterie motorisées et trois divisions d’infanterie alpine.
La 3e division dinfanterie motorisée est stationnée à Amiens.
Sa composition est la suivante:

La Seconde Guerre mondialeModifier

Drôle de guerreModifier

Article connexe : drôle de guerre.

La 3e division d'infanterie motorisée est une division d'active placée en réserve de la 2e armée[1] qui doit en premier lieu protéger la ligne Maginot d'une manœuvre de contournement.

Bataille de FranceModifier

Articles connexes : bataille de France et bataille de Stonne.

Formation exceptionnelle au moral excellent - Potentiel à matériel moderne (canons de 25 et 47), dotations réglementaire La division participe à la bataille de Stonne et du Mont-Dieu.

OrganigrammeModifier

Au 10 mai 1940 :

Cavalerie

Infanterie

Artillerie

Génie

  • compagnie de sapeurs mineurs 3/1
  • compagnie de sapeurs mineurs 3/2

Transmissions

  • compagnie télégraphique 3/81
  • compagnie radio 3/82

Train

  • compagnie automobile du quartier général 203/2
  • compagnie automobile de transport 303/2

Intendance

  • groupe d'exploitation divisionnaire 3/2

Santé

  • 3e groupe sanitaire divisionnaire

L'après Seconde Guerre mondialeModifier

Notes et référencesModifier

  1. Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers : Par delà la Meuse 10 - 15 mai 1940, t. I, Bayeux, Heimdal, , 462 p. (ISBN 2-84048-270-3), p. 443.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • (fr) Ministère des Armées, État-Major de l'Armée de Terre, Service Historique, Inventaire sommaire des archives de la Guerre 1914-1918, Imprimerie « LA RENAISSANCE » — TROYES - Dépôt légal : 4e trimestre 1969 — N° 19.982
  • AFGG, vol. 2, t. 10 : Ordres de bataille des grandes unités : divisions d'infanterie, divisions de cavalerie, , 1092 p. (lire en ligne).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

La 3e DI dans la bataille de l'Aisne (1917)