Dampierre-le-Château

commune française du département de la Marne

Dampierre-le-Château
Dampierre-le-Château
Vue de la mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Châlons-en-Champagne
Intercommunalité Communauté de communes de l'Argonne Champenoise
Maire
Mandat
Maxime Dausseur
2020-2026
Code postal 51330
Code commune 51206
Démographie
Population
municipale
113 hab. (2019 en augmentation de 15,31 % par rapport à 2013)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 37″ nord, 4° 47′ 47″ est
Altitude Min. 149 m
Max. 210 m
Superficie 11,13 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Sainte-Menehould
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Argonne Suippe et Vesle
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Dampierre-le-Château

Dampierre-le-Château est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

GéographieModifier

Communes limitrophes de Dampierre-le-Château
Rapsécourt Braux-Saint-Remy
Herpont   Sivry-Ante
Dommartin-Varimont Épense

La commune est située sur les bords de l'Yèvre.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Dampierre-le-Château est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sainte-Menehould, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (94,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (94,6 %), zones urbanisées (2,3 %), zones agricoles hétérogènes (1,5 %), forêts (1,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

ToponymieModifier

Durant la Révolution, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Dampierre-sur-Yèvre[8].

HistoireModifier

En 1162, le comte de Champagne Henri Ier de Champagne, reprend de l'empereur d'Allemagne Frédéric Barberousse, plusieurs de ses châteaux en fief, dont celui de Dampierre. Les seigneurs de l'Astenois étaient vassaux du comte de Champagne et les plus puissants d'entre eux étaient ceux de Dampierre, installés à l'origine au Vieil-Dampierre. Par la suite, ces seigneurs ont dû s'établir, dans un important château fortifié sur la butte actuelle de Dampierre, au sud de l'église Saint-Maurice. Le village prit alors le nom de Dampierre-en-Astenois pour rappeler la dédicace de la chapelle ; Saint-Pierre, du château. Dampierre-le-Château, devint alors le siège du comté de Dampierre dès le Moyen Âge. Renard II ; croisé, qui a été gardé prisonnier à Alep en Syrie pendant 29 ans est mort en 1234 après son retour à Dampierre[9]. La dernière représentante de la famille de Dampierre (qui existait au moins depuis le début du XIe siècle) ; Agnès, dame de Dampierre-en-Astenois, épousa au début du XIVe siècle, Eustache, seigneur de Conflans. Leur fils Jean, maréchal de Champagne, fut assassiné à Paris en 1358 par ordre d'Étienne Marcel, sous les yeux du dauphin Charles le futur roi Charles VI (alors régent du royaume de France, dont il était l'un des favoris). Sa fille Marie de Conflans, se maria avec le Lorrain Raoul IV, seigneur de Louppy, gouverneur du Dauphiné. À sa mort en 1389, Dampierre échut à Gautier IV, seigneur d'Arzillières, lointain cousin et plus proche héritier de Marie de Conflans. Dampierre, qui retrouva alors le titre de comté, suivit ensuite le destin des seigneurs d'Arzillières.

Politique et administrationModifier

Par décret du , l'arrondissement de Sainte-Menehould est supprimée et la commune est intégrée le à l'arrondissement de Châlons-en-Champagne[10].

IntercommunalitéModifier

La commune, antérieurement membre de la communauté de communes de la Région de Givry-en-Argonne, est membre, depuis le 1er janvier 2014, de la CC de l'Argonne Champenoise.

En effet, conformément au schéma départemental de coopération intercommunale de la Marne du 15 décembre 2011[11], cette communauté de communes de l'Argonne Champenoise est issue de la fusion, au 1er janvier 2014, de :

Les communes isolées de Cernay-en-Dormois, Les Charmontois, Herpont et Voilemont ont également rejoint l'Argonne Champenoise à sa création[12].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988 ? Jacques Boivin    
mars 2001 2014 Jean-Marie Viriot[13]    
2014[14] En cours
(au 4 juillet 2014)
Maxime Dausseur    

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2019, la commune comptait 113 habitants[Note 3], en augmentation de 15,31 % par rapport à 2013 (Marne : −0,55 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
252283284292269273256289304
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
286286265262267248252259240
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
212238218185196202163157169
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
16211911910396116107103102
2014 2019 - - - - - - -
99113-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monumentsModifier

 
Le monument aux morts et l'église.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

SourcesModifier

On trouvera quelques informations sur l’histoire du village dans l’article de Daniel Hochedez et Catherine Schuster : « A la découverte des sites médiévaux de l’Argonne du sud » dans la revue Horizons d’Argonne ; n° 90 ; juin 2013, éditée par le Centre d’études argonnais

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. http://clauderougier.free.fr/CDFamilialAvantSept1939/451-HistoireDampierre.html
  10. Décret no 2017-453 du 29 mars 2017 portant suppression de l'arrondissement de Sainte-Menehould (département de la Marne), publié au JORF du .
  11. « Schéma départemental de coopération intercommunale de la marne » [PDF], Tout savoir sur votre SDCI, Association nationale des Pôles d'équilibre territoriaux et ruraux et des Pays (ANPP), (consulté le ), p. 2.
  12. « Arrêté préfectoral du 3 mai 2013 portant création du nouvel Établissement public de coopération intercommunale issu de la fusion de la Communauté de communes du canton de Ville-sur-Tourbe, de la Communauté de communes de la région de Givry- en-Argonne et de la Communauté de communes de la région de Sainte-Ménehould en y incluant les communes isolées de Cernay-en-Dormois, Les Charmontois, Herpont et Voilemont », Bulletin d'information et recueil des actes administratifs de la préfecture de la Marne, no 5 bis,‎ , p. 16-24 (lire en ligne [PDF]).
  13. Liste des maires de la Marne au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  14. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le ).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.