Loi du 28 mars 1928 relative à la constitution des cadres et effectifs de l'armée

La Loi du 28 mars 1928 relative à la constitution des cadres et effectifs de l'armée, réorganise l'armée française. Elle fixe le nombre des divisions d'infanterie à 20 et celui des divisions de cavalerie à 5. Ces unités dites de Forces du Territoire, qui selon la loi du 13 juillet 1927 sur l'organisation générale de l'armée doivent chacune mettre sur pied en cas de mobilisation une division de réserve de série A et une autre de série B. Elles sont renforcées par les Forces mobiles : deux divisions d'infanterie nord-africaine, une division coloniale blanche et deux divisions mixtes sénégalaises[1].

À Metz en 1929, tirailleurs algériens du 23e régiment de la 2e division d'infanterie nord-africaine, une des divisions des Forces mobiles.

Le faible nombre de divisions disponibles est lié à l'apparition de l'idée de la construction d'une ligne fortifiée pour protéger les frontières françaises, la future ligne Maginot[1], ainsi qu'au sentiment de la faiblesse militaire allemande d'alors[2].

RéférencesModifier

  1. a et b Roger Michalon, « L’armée française et la crise du 7 mars 1936 », dans La France et l'Allemagne (1932-1936), C.N.R.S. Editions, (ISBN 978-2-222-02428-6, DOI 10.3917/cnrs.inter.1980.01.0289, lire en ligne), p. 289
  2. Philippe Garraud, « La construction de la ligne Maginot alpine et son emploi en 1940 : un système défensif novateur et efficace », Guerres mondiales et conflits contemporains, vol. 259, no 3,‎ , p. 93 (ISSN 0984-2292 et 2101-0137, DOI 10.3917/gmcc.259.0093, lire en ligne, consulté le )

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