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Vincent Lindon

acteur français
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Vincent Lindon
Description de cette image, également commentée ci-après
Vincent Lindon au festival de Cannes 2015.
Naissance (59 ans)
Boulogne-Billancourt, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Acteur
Films notables voir filmographie.

Vincent Lindon, né le à Boulogne-Billancourt, est un acteur, réalisateur et scénariste français.

Il a notamment été récompensé par le Prix d'interprétation au Festival de Cannes 2015 et par le césar du meilleur acteur en 2016 pour son rôle dans le film La Loi du marché.

Sommaire

BiographieModifier

Famille et jeunesseModifier

Vincent Lindon est le fils de Laurent Lindon, dirigeant de la firme Audioline, et le petit-fils de Raymond Lindon, magistrat et maire d'Étretat entre 1929 et 1959 ainsi que le neveu de Jérôme Lindon, patron des éditions de Minuit. Il est par ailleurs l'arrière-petit-fils de Fernande Citroën, sœur ainée d'André Citroën et épouse d'Alfred Lindon (né Abner Lindenbaum) un joaillier et collectionneur d'art moderne originaire de Cracovie[1]. Sa mère, Alix Dufaure, journaliste de mode à Marie Claire[2],[3], descend de Jules Dufaure et du maréchal Exelmans[1].

Alors qu'il a cinq ans, sa mère divorce pour épouser le journaliste Pierre Bénichou[4]. Un séisme pour lui, à l'origine de ses tics[5].

Après des études au lycée Victor-Duruy[6], il obtient son baccalauréat C. Il s'inscrit alors en prépa Sup de Co. Comme il s'en lasse au bout de 22 jours, sa mère lui trouve en 1979 un stage d'aide costumier sur le tournage du film Mon oncle d'Amérique d'Alain Resnais où il s'occupe notamment de Gérard Depardieu[7]. Puis, il part pendant six mois à New York pour travailler comme assistant chargé de la promotion radio auprès de son oncle, Eric Dufaure, fondateur du label Cachalot Records (Ian North, Die Hausfrauen, Medium Medium, Malaria, Stars of the Streets, Comateens, Made in France, Personal Effects)[8]. De retour à Paris, son beau-père Pierre Bénichou lui trouve un autre petit job : branche-micro sur les tournées de l'humoriste Coluche en 1981[9]. Il est également coursier au journal Le Matin de Paris avant d'entrer au Cours Florent[10].

Carrière d'acteurModifier

Vincent Lindon débute au cinéma en 1983 dans Le Faucon de Paul Boujenah, et interprète des seconds rôles. Il tourne notamment dans Notre histoire de Bertrand Blier et 37°2 le matin de Jean-Jacques Beineix. En 1988, il tient le premier rôle masculin dans L'Étudiante de Claude Pinoteau. L'année suivante, sa prestation est récompensée par le prix Jean-Gabin. Il se fait connaître du public grâce à La Crise de Coline Serreau, sorti en 1992[9].

En 2005, il obtient le Swann d'or du meilleur acteur au Festival du film de Cabourg pour La Moustache de Emmanuel Carrère.

En 2013, il préside le jury du 39e Festival du cinéma américain de Deauville[11].

En 2015, dans le film La Loi du marché de Stéphane Brizé, il interprète le rôle d'un chômeur, ce qui lui vaut d'être récompensé du Prix d'interprétation masculine lors du 68e Festival de Cannes[12] puis le César du meilleur acteur lors de la 41e cérémonie en 2016. Il s'agit du premier César de sa carrière après cinq nominations infructueuses[13].

Famille et vie privéeModifier

Vincent Lindon a partagé pendant près de dix ans la vie de Claude Chirac, avant de vivre une histoire d'amour très médiatisée avec Caroline de Monaco[16]. Il est père de deux enfants, un garçon, Marcel né en 1996[3], et une fille, Suzanne, née en 2000 de son union[1] avec Sandrine Kiberlain, qu'il a rencontrée en 1998 sur le tournage du film Le Septième Ciel et dont il s'est séparé en 2003[12].

FilmographieModifier

ActeurModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

 
Vincent Lindon au festival de Cannes 2018.

ScénaristeModifier

RéalisateurModifier

ProducteurModifier

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a, b et c Jean-Louis Beaucarnot, Frédéric Dumoulin, Dictionnaire étonnant des célébrités, First Éditions, , p. 42.
  2. a, b et c Béatrice Gurrey, « Vincent Lindon, nature vive », Le Monde,
  3. a, b et c Ludovic Perrin, « Vincent Lindon, la conversion d’un rebelle », Le Journal du dimanche,
  4. Dominique de Saint Pern, « Vincent Lindon : "Tomber dans l'autosatisfaction me tuerait », sur Le Monde.fr, .
  5. Sophie Grassin, « Ne ratez pas : "Vincent Lindon, mouvement perpétuel" », sur L'Obs.com, .
  6. Bernard Genies, « CANNES. Vincent Lindon : "Je suis Rodin" », sur L'Obs.com, .
  7. Pascal Riche, « Sans tenue de gala », sur Libération.fr, .
  8. Alexandra Klinnik, « Au nom du "fantasme"… Pourquoi Vincent Lindon a refusé d’être filmé à la radio », sur Le Monde.fr, .
  9. a et b « Biographie de Vincent Lindon », Challenges
  10. « Biographie de Vincent Lindon », France Inter
  11. a et b Olivier Corriez, « Deauville 2013 : Vincent Lindon, président du jury », TF1,
  12. a et b « Vincent Lindon ou la fragilité de l'homme contemporain », AFP,
  13. « Vincent Lindon meilleur acteur : sa malédiction des Césars enfin rompue », Pure People,‎ (lire en ligne)
  14. « Biographie de Vincent Lindon », Première
  15. (en) « In 1940 Paris, there was little time to mourn the loss of art » [archive du ], Ottawa Citizen ,
  16. Rania Hoballah, « 5 choses que vous ne saviez pas sur Vincent Lindon », sur lci.fr, .
  17. Palmarès des Magritte 2016, site officiel.

Voir aussiModifier

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Liens externesModifier