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Vénissieux

commune française de la métropole de Lyon

Vénissieux
Vénissieux
L'église Saint-Germain et l'ancienne mairie sur la place Léon Sublet, au coeur de Vénissieux-village.
Blason de Vénissieux
Blason
Vénissieux
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Métropole Métropole de Lyon
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Michèle Picard (PCF)
2014-2020
Code postal 69200
Code commune 69259
Démographie
Gentilé Vénissians, Vénissianes
Population
municipale
65 405 hab. (2016 en augmentation de 8,72 % par rapport à 2011)
Densité 4 266 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 52″ nord, 4° 53′ 12″ est
Altitude Min. 171 m
Max. 259 m
Superficie 15,33 km2
Localisation

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Vénissieux
Liens
Site web ville-venissieux.fr

Vénissieux (en francoprovençal, Vènissiœx) est une commune française située dans la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes. C'est la septième ville de Rhône-Alpes par le nombre d'habitants. Ses habitants sont appelés les Vénissians.

Vénissieux est la troisième ville la plus peuplée au niveau départemental après Lyon et Villeurbanne. Bénéficiant d'une situation géographique privilégiée entre Lyon, le sillon rhodanien et les plaines du pays du Velin, Vénissieux concentre de nombreuses activités économiques sur son territoire et est traversé par de grandes voies de communication.

Autrefois, paisible village agricole, considéré comme un des greniers à seigle de Lyon; Vénissieux s'est developpée grâce notamment à ses industries automobiles, dont elle est fut l'un des berceaux. La construction des grands ensembles à partir des années 1960 a profondément bouleversé sa physionomie. Elle est enfin connue pour son rôle dans l'histoire des banlieues françaises, des premières émeutes urbaines à la Marche pour l'égalité et contre le racisme en 1983.

GéographieModifier

 
Vénissieux se situe dans le « Pays du Velin » une région naturelle située à l'est de Lyon.
 
Le bloc erratique de Saint-Fons est situé sur le contrefort ouest du plateau des Minguettes. Il est un témoin des anciennes glaciations du Würm.

LocalisationModifier

Vénissieux est située en banlieue sud de Lyon. Elle est considérée comme la «Porte sud de l'agglomération lyonnaise».

La ville située sur la rive gauche du Rhône a un relief marqué par une plaine dominée par la petite colline du Centre (ancien mas de la Roche) et celle de Parilly dans sa partie nord. Quant à la partie sud de la commune, celle-ci a un relief plus marqué, avec le plateau des Minguettes qui culmine à 259 mètres dans le quartier de Monmousseau. Les pentes sont parfois abruptes en descendant à Saint-Fons et à Vénissieux-village par le plateau des Minguettes.

GéologieModifier

Géographiquement, Vénissieux appartient au Bas-Dauphiné et plus exactement au pays du Velin (signifiant "pré à veaux"). C'est un petit territoire d'une vingtaine de kilomètres carrés, délimité au nord et à l'ouest par le coude du Rhône. Des petits reliefs encerclent cette plaine alluviale caillouteuse d'origine morainique, au sud par les balmes viennoises et à l'est par les contreforts du plateau des Terres froides. D'est en ouest, la plaine dans laquelle se situe Vénissieux, présente un plan légèrement incliné d'une centaine de mètres entre environ 270 et 170 mètres d'altitude. Les villages de cette région sont souvent situés sur des petites moraines issues de la glaciation du Würm, où les glaciers des Alpes arrivaient jusqu'à Lyon, il y a entre 125 000 et 11 000 ans avant notre ère. On retrouve des traces de cette glaciation avec les blocs erratiques connus de la Croix-Rousse "Le Gros Caillou" et plus proche de Vénissieux, le bloc erratique de Saint-Fons, situé sur le contrefort ouest du plateau des Minguettes.

HéritageModifier

Si ce territoire est aujourd'hui très urbanisé, c'est que grâce à son absence de relief accidenté, seul le pays du Velin offrait des possibilités d'extension d'une grande agglomération. Le nom du pays de Velin a subsisté qu'à trois endroits dans la région lyonnaise : la ville de Vaulx-en-Velin, la rue de Béchevelin, dans le 7e arrondissement de Lyon et le quartier du Chêne-Velin à Vénissieux même.

Sur le plan historique, là aussi, la ville a été plus tournée vers l'est qu'à Lyon, en étant rattachée à la province du Dauphiné jusqu'à ce que l'Isère cède, par décret du 2 mars 1852, la ville au département du Rhône[1].

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Vénissieux
Lyon Lyon Bron
Saint-Fons   Saint-Priest
Feyzin Corbas
Feyzin
Corbas

HistoireModifier

Antiquité et Moyen ÂgeModifier

La plus ancienne apparition de Vénissieux se situe dans le testament, probablement apocryphe, attribué à Ennemond, évêque de Lyon, dont le décès remonte à 656. Ce document mentionne la « Villa Véniciès », une grosse ferme gallo-romaine qui jadis aurait appartenu à un légionnaire romain nommé Vinicius[2]. Ce soldat fut héritier de cette terre donnée par l'armée romaine suite à la conquête des Gaules. Située dans le décor du prieuré, de l'abbaye royale de Saint-Pierre-de-Lyon, cette ferme subsiste jusqu'au Xe siècle. On n'a jamais retrouvé de traces de cette ferme gallo-romaine. Puis, jusqu'au XIIe siècle, on n'en sait rien de Vénissieux, un territoire à l'ombre de Lyon, qui devait se montrer particulièrement inhospitalier et peu fertile, pour encourager une sédentarité.

C'est au début du XIIe siècle, dans l'actuel centre-ville que s'élève et s'implante le château de Chandieu, aux mains des comtes de Savoie, qui étendent ses prérogatives sur la prévôté de Vénissieux. On rend la justice au château de Saint-Symphorien d'Ozon, cité principale du pays du Velin à l'époque. Le Rhône sert de limite naturelle aux seigneurs de Chandieu jusqu'en 1310 quand Jean de Chandieu, ruiné, se défait de ses droits sur la paroisse de Béchevelin qui enchâsse Vénissieux, Villeurbanne et Vaulx-en-Velin. Amédée V de Savoie réunit alors ce territoire à Saint-Symphorien jusqu'en 1349.

Vénissieux, en 1355, se trouve dauphinoise grâce à un remaniement territorial savoyard où le Viennois est échangé contre le Faucigny.

Les premières listes des habitants de Vénissieux remontent au XVe siècle, elles sont aujourd'hui conservées aux archives départementales de l'Isère. Au lendemain de la guerre de Cent-Ans, le roi de France Louis XI, lança en 1498, une grande enquête à travers la province du Dauphiné, à laquelle appartenait Vénissieux. Les enquêteurs étaient chargés d'examiner les familles les plus fortunées afin d'alimenter le trésor du prince, en piteux état au lendemain de la guerre de Cent-Ans. C'est ainsi que nous est parvenue la liste recensant les premiers noms connus des Vénissians : Jacques Blanc, Tholon Chatard, André & Jehan Charréard. Ces derniers ont donné leur nom à un quartier de la ville. Enfin, parmi les noms connus, les Broyssat, Sandier, Barioz, Chaponnay et Sublet, sont retrouvés dans tous les documents jusqu'au XIXè siècle. Ancrés dans leurs fermes ou dans leurs ateliers blottis au sein des remparts du village, ces longues dynasties forment le substrat de la population vénissiane. La place principale de Vénissieux s'appelle par ailleurs place Léon Sublet, un des derniers héritiers de cette grande famille locale[3].


Temps modernes et Révolution françaiseModifier

L'alternat, au bénéfice ou au détriment du Dauphiné, est la règle des XVIe siècle et XVIIe siècle pour Vénissieux. Le Dauphiné perd Vénissieux en 1545, la recouvre en 1605 et, enfin, la cède à G. Dugue, trésorier de France au Bureau de Lyon en 1649.

Tout le long du XVIIe siècle, le territoire du Moulin à Vent, devient une zone franche due à une décision de Louis XIV d'intégrer le faubourg de la Guillotière à la province du Lyonnais. La frontière avec la province du Dauphiné, se retrouve ainsi déplacée au Moulin à Vent. En quelques années de nombreux paysans, artisans, mais aussi des cabarets à la réputation parfois sulfureuse, s'installent dans le quartier pour profiter d'une justice et d'une règlementation plus souples qu'à Lyon[4].

Vénissieux devient chef-lieu de canton en se détachant de Bron. Vénissieux, en 1790, se trouve iséroise et compte à peine 2 100 habitants.

Le château des Chandieu, implanté sur les lieux de l'actuelle place Léon-Sublet, est détruit à la fin du XVIIe siècle, cinq siècles après sa construction.


XIXe siècleModifier

L'Isère cède, par décret du , Vénissieux, Bron, Vaulx-en-Velin et Villeurbanne au département du Rhône. Aujourd'hui, le canton vénissian est mono-cellulaire.

En février 1874, le Conseil municipal de Lyon annonce son intention d'annexer une bonne partie de la commune de Vénissieux : les secteurs de Parilly, Moulin à Vent et le quartier de Saint-Fons (qui n'était pas encore détaché de Vénissieux) sont visés. Villeurbanne et Caluire sont aussi dans le viseur du maire de Lyon de l'époque, Victor Augagneur. Le principal commanditaire pour l'agrandissement de Lyon a du faire face à lui, aux nombreuses réunions publiques, au député socialiste de la circonscription, Francis de Pressensé, ainsi qu'au conseil municipal de Vénissieux qui rejettent unanimement ce projet. Pourtant en 1905, la chambre des députés vota en faveur d'une annexion, mais Victor Augagneur devient gouverneur de l'Afrique équatoriale française et se désintéressa de la banlieue lyonnaise[5].

À la fin du XIXe siècle, le hameau de Saint-Fons atteint le même niveau de population que le bourg de Vénissieux. À partir de 1885, le hameau industriel de 2 197 habitants et le centre agricole et commerçant de 2 283 habitants, n'avaient plus, ni les mêmes besoins ni les mêmes ambitions de développement. Des débats houleux opposent partisans de la séparation et partisans du maintien de l'unité communale. C'est le 21 mars 1888, que le Sénat vota un projet de loi déposé à la Chambre des députés en juin 1887, érigeant Saint-Fons en commune indépendante.

Les derniers vestiges du plus ancien bâtiment de la ville, le château, ne voient pas se terminer le XIXe siècle. La dernière muraille est en effet détruite pour construire un lotissement de maisons, puis la nouvelle mairie. La rue du Château a repris l'ancien tracé de la muraille, ce qui explique sa forme circulaire autour de l'église Saint-Germain. Elle est de ce fait, la plus ancienne rue de Vénissieux.

Inaugurée en janvier 1882 par Napoléon Sublet, dans un délai record, la nouvelle mairie s'impose avec ses 23 mètres de long, ses 4 niveaux et pas moins de 20 fenêtres sur sa façade principale. Ce fut la plus grande mairie de tout le canton de Vénissieux, voire de toute la banlieue lyonnaise. Elle comportait l'école des filles avec ses deux salles pouvant accueillir une centaine d'élèves, les locaux de la mairie et une bibliothèque[6].

XXe siècleModifier

En pleine guerre, en 1915, Marius Berliet qui travaille, en qualité de mécanicien, à Monplaisir depuis 1897, étend une cité de 400 hectares qui porte son nom. Soixante ans après, sa firme compte vingt-et-un-mille emplois directs. Une vingtaine de pôles industriels complète le chantier Berliet.

Le 15 octobre 1918, toujours durant la Première Guerre mondiale, un incendie débute vers 18h30 dans un bâtiment à munitions situé dans le quartier de l'Arsenal (actuels rues Gabriel Péri et de la République). Rapidement, l'incendie se propage aux bâtiments de stockage qui explosèrent. On raconte que les habitants des environs aperçurent une immense boule de feu dans le ciel. Sur place, les dégâts matériels sont très importants : la quasi totalité des bâtiments de la ville perdent leurs toits et sur le plan patrimonial, les vitraux médiévaux de l’église Saint-Germain sont perdus à jamais. Cette explosion qui se fit entendre jusqu'à Roanne et au Valais suisse, provoqua la mort de deux personnes et blessa dix-sept pompiers. Quant aux milliers d'ouvriers, ils eurent la vie sauve grâce à l'heure à laquelle, l'incendie se déclencha, après la journée de travail[7].

Au début du XXème siècle, Vénissieux se fait connaître grace à ses rosiéristes implantés dans les quartiers de Parilly et du Moulin à Vent. Parmi les noms connus : Joseph Pernet-Ducher, Joseph Schwartz ou Jean-Baptiste Croibier[8]. Ils ont contribué à faire naître une rose née à Vénissieux : la Vénissiane.

Un camp d'internement « Bac Ky », situé au 25-27, avenue de la République, est créé le  : 545 personnes internées seront transférées au camp de Drancy le et feront partie du convoi n° 27.

Les 23, 25 et 29 mars 1944, les bombardements anglo-américains visent les usines Sigma qui fabrique des moteurs d’avions, faisant cinq morts. Le 2 mai 1944, c'est le tour des usines Berliet d’être endommagées par les bombardements, avec vingt-huit morts et soixante-six blessés. Les 25 et 26 mai, vingt-trois morts avec entre autres, outre les bâtiments d'habitation, les destructions de la gare et du dépôt SNCF et des usines Descours et Cabaud[9]. Le 2 septembre 1944, Vénissieux est libéré des nazis et fête sa libération.

En 1948, Vénissieux ville martyre, reçoit par Max Lejeune, secrétaire d’Etat aux forces armées, la croix de guerre à l’étoile d’argent avec pour mention : « Une commune courageuse qui a apporté son aide efficace à la Résistance »[10].


L'explosion démographique de Vénissieux se poursuit entre 1963 et 1974, avec la construction des Minguettes, entraînant le bouleversement physionomique de l'ancien village. La ville intègre la communauté urbaine de Lyon le .

En septembre 1981, des incidents, notamment dans le quartier des Minguettes, sont parmi les premiers signes français des limites et dérives des quartiers de banlieue.

Toujours aux Minguettes, durant l'été 1983, de rudes affrontements opposent policiers et jeunes. Pendant les affrontements, Toumi Djaïda, le jeune président de l'association SOS Avenir Minguettes, est blessé par un policier et transporté d'urgence à l'hôpital. Rodéos, incendies de voitures, dégradations urbaines, courses poursuite avec la police, sont à nouveau filmés, largement repris dans la presse[11],[12],[13],[14].

Des habitants du quartier, dont le curé Christian Delorme et le pasteur Jean Costil, ont alors l'idée d'une longue marche, inspirée par Martin Luther King et Gandhi. Deux revendications principales : une carte de séjour de dix ans et le droit de vote pour les étrangers[15]. Toutefois, selon un chercheur, « Mogniss Abdallah à Nanterre ou Djida Tazdaït et les militants lyonnais de Zaâma d'banlieue n'étaient guère favorables à une initiative dominée par les animateurs de la Cimade (le père Christian Delorme et le pasteur Costil) qui n'étaient pas « issus de l'immigration ». »[16],[17] Ces évènements sont à l'origine de la Marche pour l'égalité et contre le racisme.

Au cours des années 90, Vénissieux se fait connaître grâce à son équipe masculine de handball, toujours active, qui devient championne de France de 1re division, remporte la Coupe de France et de nombreux succès sur la scène européenne.

Toujours dans les années 1990, après des débats houleux, la ligne de métro     parvient jusqu'à Vénissieux avec deux stations sur son territoire. Initialement la ligne devait arriver jusqu'au plateau des Minguettes. Mais face au contexte difficile du quartier à l'époque, TCL recule.

Le 11 février 1994, Simone Veil, en tant que ministre d'État, des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, sous la présidence de François Mitterand, visite la commune, dans le cadre de son plan d'urgence. Elle s'attarde notamment dans le quartier Démocratie où une dizaine de tours vides d'habitants sont promues à la destruction[18].

Le 11 octobre 1994, soit quelques mois après la visite de Simone Veil, les dix tours du quartier Démocratie sont détruites par explosif[19].

Vénissieux est une ville qui revendique une assise populaire de son exécutif municipal, emmené par André Gerin, député-maire PCF, réélu lors des échéances de 2001 et 2002, puis aux élections législatives de juin 2007 et aux municipales de mars 2008. Il quitte ses fonctions de maire en 2009 pour Michèle Picard.


XXIe siècleModifier

Les années 2000 sont marquées par une véritable politique de la ville et par l'arrivée du tramway    , qui relie de manière efficace le plateau des Minguettes au reste de la ville et de l'agglomération lyonnaise.

Le Grand Lyon disparait le , et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon.

Histoire des symbolesModifier

ToponymieModifier

L'origine étymologique de Vénissieux est ancienne, issue de la période gallo-romaine. Un légionnaire romain nommé Vinicius aurait possédé une grande ferme nommée Viniciacum : « la villa de Vinicius ». Suivent ensuite les variantes postérieures de « Venicus », au XVIe siècle, puis de « Venici ». Puis le nom de la commune évolue de Venissieu puis en Vénissieux. Dans la région, Villeurbanne possède une origine toponymique similaire à Vénissieux : son nom étant issu d'une ancienne ferme jadis nommée « villa urbana ».

Le « x » présent à la fin du nom de la ville est caractéristique de la toponymie de l'aire linguistique francoprovençale. Il ne se prononce pas à l'instar du « x » de Vaulx-en-Velin, Rillieux-la-Pape, Manissieux (quartier de Saint-Priest), Chamonix, Meximieux, Vassieux-en-Vercors, Chamonix, etc. D'autres villes de la région n'ont pas conservé leur « x » final, comme Crémieu ou encore Ambérieu-en-Bugey.

Enfin, une autre origine étymologique de Vénissieux, plus imagée, proviendrait de son vignoble qui passait jadis pour un cru fameux : vinum, vineae, vinus, Vénissieux. Des vignobles de consommation locale, étaient présents sur les pentes du plateau des Minguettes, avant son urbanisation.

HéraldiqueModifier

« De gueules à la clef en pal accostée à dextre d'une enclume et à sénestre d'une roue d'engrenage, le tout d'argent ; au chef d'or chargé d'un dauphin d'azur, allumé, oreillé, barbé, loré et peautré de gueules ».

Les armoiries de Vénissieux furent adoptées par le Conseil Municipal dans la séance du 18 mai 1951.

Dans ce blason, le chef comporte un dauphin bleu et rouge sur fond or, représentant la province du Dauphiné dont faisait partie autrefois Vénissieux; l'autre partie de l'écu comporte au centre une clef d'argent sur fond rouge qui évoque le blason des Dames de Saint-Pierre de Lyon qui possédèrent la juridiction de Vénissieux du Moyen Âge à 1789. En outre, cette clef est accompagnée, à sa droite d'une enclume et à sa gauche d'une roue d'engrenage, ces attributs argentés symbolisant l'industrie métallurgique de la commune et reliant le passé au présent.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monuments civilsModifier

  • La place Léon-Sublet a changé plusieurs fois de nom : place de Vénissieux jusqu'à l'avènement de la mairie, où elle se renomma place de la mairie (ou de l'Hôtel de ville); pour aujourd'hui porter le nom de Léon Sublet, dernier héritier de l'une des plus grandes familles vénissianes. La partie ouest de la place a quant à elle été dédiée à Henri Barbusse.
  • L’ancienne mairie est le principal monument civil de Vénissieux. Elle a été construite sur les fondations de la Maison commune (XVIIIe siècle), et est aujourd'hui devenue le musée communal de la Résistance et de la Déportation.
  • Les fortifications de Vénissieux, englobées dans l'enceinte de sûreté qui s'étendait de Villeurbanne-Cusset à Saint-Fons, ont été construites après la défaite de la France contre la Prusse en 1870. Quelques vestiges de la batterie de Parilly, ainsi que sur le versant nord du plateau des Minguettes[20].
  • Le groupe scolaire Louis-Pasteur dans le quartier du Charréard, construit par Emile Auguste Chollat, disciple de Tony Garnier, est classé aux monuments historiques en tant que « bâtiment remarquable de l'après-guerre ». Il ressemble à un palais laïc avec une façade imposante[21].
  • Le groupe scolaire de Parilly comporte une façade étonnante avec son buste de Marianne et l'inscription d'une ancienne devise républicaine : « Travail, Paix, Humanité ».
  • Le groupe scolaire du Centre situé dans Vénissieux-village est la première école publique de Vénissieux, édifiée en 1911[22].
  • La Maison du Peuple est un « Centre de résistance, revendications et d'actions ouvrières. Lieu de réflexion, de création et de fraternité devant la dureté des combats » avait dit André Gerin, ancien maire de Vénissieux. Construite à l'après-guerre et témoin des revendications sociales elle est également classée aux monuments historiques. Elle héberge aujourd'hui le centre des syndicats, le théâtre municipal et une salle d'exposition d'art plastique.
  • L'ancienne maison bourgeoise des Sandier (famille notable vénissiane du XIXe siècle) appelée aussi "le château" par les Vénissians a été détruit. Le vestige qui subsiste est l'ensemble arboré de l'actuel parc Louis Dupic, avec au centre une cuvette asséchée autrefois occupée par l'étang de la demeure et le petit pont en bois.
  • Le Monument aux morts, sculpté par Louis Muller, créateur des timbres Marianne des années 50-60. Autrefois installé au centre de la place Léon Sublet, il fut déplacé au parc Louis-Dupic.
  • Avec la présence sur son territoire des usines Renault Trucks (anciennes usines Berliet), la ville est l'un des berceaux de l'automobile française. Musée Berliet présentant des véhicules anciens et modernes.
  • Le Camp de Vénissieux, au 25-27 avenue de la République, ancien camp d'internements de juifs apatrides, puis de prisonniers allemands durant la Seconde Guerre mondiale.


Lieux et monuments religieuxModifier

  • L’église Saint-Germain dont son origine remonte au Moyen-Âge, se trouvait dans l'enceinte du château. Il s'agit du plus ancien édifice de la commune par sa chapelle de la Vierge et son clocher du XVe siècle. Le sommet de la tour-clocher abrite une charpente de vieux chênes supportant trois cloches, dont une remarquable en bronze de 1550[23]. Cette cloche est considérée comme l'une des plus anciennes de la métropole de Lyon et du département du Rhône. L’église abrite également un crucifix en bois sculpté du XVIIIe siècle et un tableau de Saint-Germain-l'Auxerrois, patron de cette église. Cette peinture du XVIIIe siècle et son cadre doré du XVIIe siècle, font de ce tableau inscrit à l'inventaire des monuments historiques, le bijou de la commune[24].
  • L'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Parilly, construite par les immigrés espagnols et italiens de l'usine Berliet en 1933, est remarquable pour ses vitraux classés aux monuments historiques. Théodore Hanssen qui y a laissé sa trace, a surtout conçu les vitraux de la basilique du Sacré-Coeur de Paris[25].
  • L'église de l'Immaculée Conception (ou église du Moulin à Vent), a été érigée en 1907. Elle comporte un autel et des objets liturgiques inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[26].
  • Les deux cimetières de Vénissieux sont aussi une curiosité. Notamment l'ancien cimetière situé sur la colline de Vénissieux-village chargé d'histoire locale, avec les tombes célèbres des rosiéristes.[27] Le nouveau cimetière est quant à lui, situé au sud de la cité.
  • La mosquée Eyüb Sultan, inaugurée en 2013, comporte un intérieur remarquable, inspiré de la basilique Sainte-Sophie d'Istanbul.


DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[28],[Note 1].

En 2016, la commune comptait 65 405 habitants[Note 2], en augmentation de 8,72 % par rapport à 2011 (Rhône : +5,26 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1181 9671 9582 3702 7143 0213 0783 1763 338
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 6813 8204 4114 7505 2245 3555 8843 5023 394
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 8674 4174 9398 05011 50616 15716 33715 28320 374
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
29 04047 61374 34764 80460 44456 06157 17960 15965 405
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Petit village avec une population essentiellement agricole, Vénissieux atteint difficilement les 6 000 habitants avant la révolution industrielle. La population redescend à 3502 habitants au recensement de 1891 dû à la séparation du hameau de Saint-Fons en 1888.

Au XXe siècle, la commune se spécialise dans l'industrie et la construction automobile, ce qui cause l'afflux d'immigrants italiens, espagnols et portugais pour combler la main d’œuvre nécessaire. La population augmente de façon régulière malgré les deux guerres mondiales.

La seconde moitié du XXe siècle est marquée par une croissance de la population très soutenue avec la construction des Minguettes jusqu'à atteindre un pic de population en 1975 avec 74 347 habitants. Par la suite, le contexte de crise sociale des grands ensembles, la périurbanisation et les opérations de destruction de barres et de tours ont considérablement fait baisser la population durant les années 1980 et 1990. Les années 2000 sont marquées par un renouveau démographique.

ImmigrationModifier

En 2008, la population immigrée était de 13 846 personnes soit 24 % de la population (4,6 % nés en Europe et 19,4 % nés hors d'Europe, essentiellement originaires du Maghreb)[31].

Urbanisme et cadre de vieModifier

 
Vénissieux était jusqu'aux premières révolutions industrielles, un territoire agricole.
 
Les grands ensembles ont profondément bouleversé l'identité de Vénissieux.

Jusqu'aux premières révolutions industrielles, Vénissieux fut un village agricole, constituant un des greniers à seigle de Lyon. Cette céréale s'adapta très bien au sol plutôt très sec et caillouteux de Vénissieux. Ainsi jusqu'au début du XXème siècle, des champs à perte de vue recouvraient le territoire communal : l'on y cultivait principalement des céréales et des vignes étaient principalement présentes sur les pentes du plateau. Quelques riches bourgeois lyonnais exploitaient des terres, comme un certain Gallien Minguet qui occupa le plateau qui prit plus tard son nom : les Minguettes.

La ville connut un accroissement très rapide de sa population : d'un peu plus de 20 000 habitants dans les années 1950, elle atteignit plus de 75 000 habitants dans les années 1970, grâce à la construction de grands ensembles. Ce quartier est symbolique d'une forme d'urbanisation encouragée dans les années 1960 qui a donné, une vingtaine d'années plus tard, des quartiers défavorisés qui avaient perdu leur attrait d'origine. Dès les années 1980, d'importants programmes de rénovation urbaine ont transformé les Minguettes, réduisant la densité de population trop forte au profit d'un meilleur cadre de vie. Cette rénovation explique la forte baisse du nombre d'habitants depuis lors.

Vénissieux est ternie par sa mauvaise image de « ville chaude de banlieue », dus à son histoire récente et par ses faits divers régulièrement publiés dans la presse locale. Néanmoins, la ville connaît depuis les années 2000, une certaine attractivité, illustrée par un regain démographique notable.

Une médiathèque moderne a été construite au début des années 2000 par Dominique Perrault[32], architecte et urbaniste français connu pour avoir réalisé, entre autres, la bibliothèque nationale de France à Paris.

En 2009, le premier tronçon de la nouvelle ligne de tramway, la ligne T4, relie le jet d'eau de la place Mendès France (Lyon 8e) aux Minguettes en 25 minutes. En septembre 2013, elle est prolongée jusqu'à La Doua. Les 10 kilomètres de voies et les 18 stations permettront à 33 000 habitants d'être desservis et créeront 6 200 emplois[33]. Ligne verte, le T4 a eu un effet sur l'embellissement de la ville et une circulation des piétons et des cyclistes plus aisée.

La ville abrite une population d'origine immigrée importante, résultat de plusieurs vagues d'immigrations successives. On compte notamment une grande communauté d'origine maghrébine, africaine, italienne, portugaise, espagnole ou encore asiatique.

Avec ses quatre fleurs au Concours des Villes et des Villages fleuris de France, 60 % du parc de Parilly sur son territoire et une superficie de 617 hectares d'espaces verts, soit 40 % de la superficie totale de la commune.

Espaces verts et fleurissementModifier

 
Vénissieux, ville fleurie 4 fleurs depuis 2015.

En 2015, grâce à ses boulevards arborés et fleuris, à la voie verte tracée par le tramway T4 et par son engagement contre l'utilisation de pesticides dans ses espaces verts, la commune de Vénissieux bénéficie du label « ville fleurie » avec 4 fleurs, le plus haut niveau possible au concours des villes et villages fleuris[34]. Vénissieux est de ce fait, l'une des communes de banlieues parmi les plus fleuries de France. Parmi les nombreux parcs, on retrouve :

  • Le parc Louis Dupic : situé derrière l'hôtel de ville, ce terrain est la relique d'un parc qui entourait l'ancienne grande maison bourgeoise appartenant aux Sandier (aujourd'hui détruite). Comportant 194 arbres de 53 essences différentes dont certains sont presque centenaires et largement méconnu du grand public, il mérite une visite pour sa richesse botanique[35]. Chaque été, il est le théâtre du festival Fêtes Escales.
  • Le parc de Parilly est le deuxième en termes de superficie de l'agglomération lyonnaise avec près de 178 hectares. Il comprend près de 18 000 arbres dont les plus âgés ont été plantés il y a une soixantaine d'années. Le parc comporte également une plaine des sports avec de nombreux équipements sportifs. En 1937, le conseil départemental souhaitait en faire "le plus beau parc de France", un concours est lancé et est remporté par Pierre Bellemain, un an avant la Seconde Guerre mondiale. Ce projet prévoyait notamment un lac et un canal, mais il fut définitivement stoppé par l'arrivée de la guerre.
  • Le parc des Minguettes se situe sur le contrefort ouest des Minguettes, près de 15 hectares abrite 15 espèces d'arbres différentes.
  • Le plateau agricole des Grandes Terres est situé à l'extrême-sud de la ville, il offre notamment une boucle de 10.5 km pour la pratique du VTT[36].

Quartiers de la villeModifier

  • Le centre-ville, "vieux-bourg" ou encore "Vénissieux-village" : noyau historique de la ville autour de la place Léon-Sublet, la colline du mas de la Roche et le parc Louis-Dupic. Il est considéré par le plan local d'urbanisme de la métropole de Lyon comme étant "l'un des sites les plus emblématiques du patrimoine dauphinois lyonnais".
  • Les Minguettes ou "le plateau" : quartier le plus haut et le plus densément peuplé, situé au sud-ouest de la ville. En pleine phase de rénovation et de réhabilitations suite à l'arrivée du tramway.
  • Les pentes ou quartier du Cluzel : ce petit quartier se situe sur les pentes du plateau, c'est une zone résidentielle.
  • Le Moulin à Vent : le nom fait référence à un ancien moulin à vent aujourd'hui disparu, ce territoire est situé au nord de la ville, limitrophe de Lyon et au-delà du périphérique lyonnais.
  • Grand-Parilly : "Parilly" est aussi l'autre quartier de Vénissieux d'origine gallo-romaine, il proviendrait du nom d'un fermier nommé Parillius ou Parius[37]. Aujourd'hui, ce quartier occupe une bonne partie nord-est de la ville car il englobe en partie le Parc de Parilly (l'autre partie étant sur les communes de Bron et Saint-Priest) et les usines Renault Trucks. Le « noyau urbain » se trouve aux alentours de l’église Sainte Jeanne-d'Arc et de la place Grand-Clément. Un nouveau pôle de commerces, de logements et de services se développe sur l'ancien lieu dit du "Puisoz".
  • Le Charréard-Max-Barel : tout le quartier qui occupe la partie sud-est de la ville.
  • Chêne-Velin : le quartier industriel et commercial de la ville. Il est essentiellement composé de voies de communications, d'entrepôts et d'entreprises, il est limitrophe de Saint-Fons.
  • Les Grandes Terres : plateau agricole occupant toute la partie sud de la ville.


Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

  • 13 conseils de quartier, organisés en 6 territoires[38].
  • 2 mairies de quartiers : Moulin-à-Vent et Vénissy.
  • Maison de Justice et du Droit.
  • La ville est très tournée à gauche, c'est un des fiefs du Parti communiste français. André Gerin, le député-maire emblématique, a dirigé la commune durant près d'un quart de siècle[39].
  • Michèle Picard, qui lui a succédé, est la première femme maire de Vénissieux.

Ci dessous, les groupes de la majorité et de l'opposition au conseil municipal à la suite des dernières élections municipales partielles de 2014.

Groupe Président Effectif Statut
« Avec Michèle Picard, rassembler les vénissians pour tenir le cap à gauche » (PCF-FG-EÉLV-MRC-) Michèle Picard 35 majorité
« Avec Christophe Girard, je vote le bon sens » (DVD--MoDem) Christophe Girard 8 opposition
« Ensemble pour Vénissieux » (PS) Lotfi Ben Khelifa 3 opposition
« Vénissieux Bleu Marine » (FN) Damien Monchau 3 opposition

Conseil municipal de Vénissieux (2015-2020)[40]


Liste des maires[42]Modifier

Période Identité Étiquette Qualité
1944 1962 Louis Dupic PCF Sénateur du Rhône (1946 - 1959)
1962 1985 Marcel Houël PCF Conseiller général (Canton de Bron - 1964 → 1970)
Conseiller général (Canton de Vénissieux - 1970 → 1982)
Député du Rhône (1962 → 1981)
1985 juin 2009 André Gerin PCF Conseiller général (1985 → 1993)
Député du Rhône (6e puis 11e circ. - 1993 → 2012)
juin 2009 En cours
(au 15 avril 2015)
Michèle Picard[43] PCF Réélue pour le mandat 2015-2020[44]

L'élection municipale de mars 2014 est annulée par le Conseil d’État le 4 février 2015[45],[46], à cause de graves irrégularités, dans une liste d'extrême-droite et dans l'accès aux bureaux de vote, sur référé introduit par le préfet[47]. Un nouveau scrutin a eu lieu les 22 et 29 mars 2015 et s'est conclu par la réélection de la maire sortante Michèle Picard[48],[49].

TransportsModifier

La ville est bien située entre des axes routiers fréquentés, du sud de la ville on peut rejoindre le Boulevard Urbain Sud (BUS) et du nord on peut rejoindre le périphérique lyonnais par trois portes qui donnent sur la commune : les portes de Parilly, des États-Unis et du Moulin à Vent. La ligne de tramway     dessert le plateau des Minguettes, le centre-ville, la gare et le nord de la ville depuis 2009. Elle amène les habitants aux quartiers des États-Unis, de la Manufacture, de la Part-Dieu à Lyon et à Charpennes/Tonkin/La Doua à Villeurbanne

La ville est aussi très bien desservie par les différents moyens de transports en commun du réseau TCL, avec de nombreuses lignes de bus régulières (notamment les lignes    ,     et  ).

Les deux dernières stations de la ligne     sont situées sur son territoire :

Trois parcs relais   sont à disposition des voyageurs empruntant le réseau TCL:

  • -   Gare de Vénissieux proposant 745 places de stationnements de 4h30 à 1h du lundi au samedi / fermé les dimanches et jours fériés
  • -   Gare de Vénissieux proposant 745 places de stationnements de 4h30 à 1h du lundi au samedi / fermé les dimanches et jours fériés
  • -   Gare de Vénissieux proposant 745 places de stationnements de 4h30 à 1h du lundi au samedi / fermé les dimanches et jours fériés


Listes des lignes de transport à VénissieuxModifier

Ligne Destinations
D Gare de Vénissieux - Gare de Vaise Par Bellecour
T4 Hôpital Feyzin Vénissieux - La Doua Gaston Berger Par Gare Part-Dieu Villette et Gare de Vénissieux
C12 Hôpital Feyzin Vénissieux - Bellecour le Viste Par Saint-Fons / Jean Macé
C16 Surville Route de Vienne - Charpennes Charles Hernu Par Grange Blanche
C22 Perrache - Grange Blanche Par Debourg
C25 Gare Part Dieu Vivier Merle - St Priest Plaine de Saythe / Sogaris promotans Par Parilly
26 Lycée Lumière - Manissieux Par Mermoz Pinel
35 Vénissieux le Charréard - Bellecour Charité Par Jean Macé
39 Parc de Parilly - Solaize Mairie Par La Bégude / Gare de Vénissieux
54 Gare de Vénissieux - Corbas les Taillis Par Corbas Mairie
60 Perrache - Feyzin les Razes Par Maurice Thorez et Stade de Gerland
62 Gare de Vénissieux - Mions Jules Vallès Par Saint Priest - Jules Ferry
79 La Borelle - Décines Grand Large Par Sept Chemins
87 Gare de Vénissieux - Mions Bourdelle Par Corbas Gabriel Péri
93 Hôpital Feyzin Vénissieux - Porte des Alpes / Parc Technologique Par Saint Fons Albert Thomas et Gare de Vénissieux
111 Parilly - Corbas Mairie (limite TCL) - Vienne
112 Parilly - Corbas musée de l'aviation (limite TCL) - Valencin
113 Parilly - Givors Gare (n'est pas incluse dans le réseau TCL) Par Ternay
2960 Gare Part Dieu Villette - Saint Pierre de Chandieu Rajat (limite TCL) - Saint Jean de Bournay Par Heyrieux
ZI1 Gare de Vénissieux - St Priest Gare Par Corbas Gabriel Péri
PL4 Hôtel de ville Louis Pradel - Saint Priest Salengro Par Parilly

Il faut cependant savoir que les lignes C22, PL4j et 26 ne font qu'un arrêt dans la ville (petite guille pour C22 et parilly pour PL4 et 26) et que la ligne PL4ne circule que de nuit.

EconomieModifier

Entreprises et commercesModifier

  • 2500 entités commerciales dont 10 de plus de 300 salariés, avec sur son territoire la présence de grands groupes industriels (Iveco Bus, Renault Trucks, Bosch, Aldes, Descours & Cabaud…).
  • Zones d'activités : Parcs République, Arsenal, Boudarias, Carnot, Francis-de-Pressensé, Génie.
  • Associations de commerçants et d'entreprises.
  • Dépôt SNCF de plusieurs dizaines d'hectares, pour remisage et entretien du matériel, avec tous les sous-traitants (plusieurs milliers d'emplois)

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 227 € ce qui plaçait Vénissieux au 27 650e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[50].

En 2012, la part des ménages fiscaux imposable est de 52,4 %[51].

Emploi et pauvretéModifier

Malgré la présence d'un bassin d'emplois important, le taux de chômage est fort élevé. En 2013, le taux s'élève à 22,8 %[51], un chiffre nettement supérieur à la moyenne départementale (12,5 %)[52] et nationale (10,4 %)[53].

En 2012, le taux de pauvreté de la ville s’élève à 29 %[51], chiffre très supérieur à la moyenne du département du Rhône (13,2 %)[52].

Culture et éducationModifier

 
L'Institut Bioforce est le seul établissement d'enseignement supérieur situé à Vénissieux.

La ville comprend pour son projet socio-éducatif, près de 60 établissements. Elle propose un enseignement scolaire favorable avec une forte densité d'établissements scolaires à travers l'ensemble de la ville. La culture vénissiane s'exprime à travers l'action de ses 5 grands équipements culturels, des événements et des projets qui s'adressent à tous les publics et tous les quartiers autour des objectifs suivants : diffusion de la culture, formation éducative, animation culturelle et festive, soutien de la ville aux associations socio-culturelles (près de 500).

Enfin, la direction des sports a pour mission de prendre en compte l'ensemble de la diversité sportive et de favoriser l'accès au plus grand nombre en travaillant en relation avec les secteurs associatif, scolaires, périscolaires et de loisirs.

Enseignement primaireModifier

  • Écoles publiques : Max-Barel, Centre, Charréard, Clos-Verger, Anatole-France, Henri-Wallon, Jules-Guesde, Joliot-Curie, Léo-Lagrange, Paul-Langevin, Georges-Lévy, Jean-Moulin, Moulin à Vent, Parilly, Pasteur, Louis-Pergaud, Gabriel-Péri, Charles-Perrault, Ernest-Renan , Saint-Exupéry et Flora Tristan
  • Écoles privées : Jeanne-d'Arc et La Xavière.

Enseignement secondaireModifier

  • Collèges : Elsa-Triolet, Honoré-de-Balzac, Paul-Eluard, Jules-Michelet et Louis-Aragon (publics); La Xavière (privé).
  • Lycées : Hélène-Boucher (professionnel), Lycée Jacques Brel et Marcel-Sembat/Marc Seguin (enseignement général, technologique et professionnel).

Enseignement supérieurModifier

  • Institut Bioforce, école des métiers de l'humanitaire.

Équipements culturelsModifier

 
La médiathèque de Vénissieux, dessinée par Dominique Perrault.
  • Médiathèque Lucie-Aubrac
  • Musée communal de la Résistance et de la Déportation
  • Cinéma Gérard-Philipe (3 salles)
  • École de musique Jean-Wiener
  • Théâtre de Vénissieux (Maison du Peuple)
  • Bibliothèques de quartier : Robert-Desnos, Anatole-France, La Pyramide.
  • Espaces Arts Plastiques : Henri-Matisse, mais aussi l'ensemble des ateliers d'écoles.
  • Bizarre! Un lieu dédié aux cultures urbaines, où se croisent et échangent publics, artistes et amateurs, lors de concerts, d’ateliers, de résidences, de stages. Il est composé d’une salle de concerts de 390 places debout, d’un plateau de création pour la danse, de trois studios de répétition, d’une cabine d’enregistrement et d'une salle multimédia[54].

Équipements sportifs et de loisirsModifier

  • Gymnases : Jacques-Anquetil, Jean-Guimier, Jules-Guesde, Gabriel-Péri, Jacques-Brel, Charréard, Max-Barel, Micheline-Ostermeyer, Alain-Colas, Colette-Besson, Elsa-Triolet, Tola-Vologe.
  • Stades: Matmut Stadium (Stade du LOU), Laurent-Gérin, Auguste-Delaune, Pierre-Albalate.
  • Piscines: Auguste-Delaune, Centre Nautique Intercommunal.
  • MJC le Cadran, Maisons du Département, Maisons de l'Enfance.
  • Centres de vacances gérées par l'APASEV: Daniel-Féry (Champagneux, Savoie), Elsa-Triolet (Noyer, Hautes-Alpes), Mas-Soleil (Bollène, Vaucluse) et le camping familial de Portiragnes dans l'Hérault.

Vie communaleModifier

PresseModifier

  • Un journal local : Expressions, les nouvelles de Vénissieux, paraît un mercredi sur deux, tiré à 32 000 exemplaires.
  • Le Progrès édition locale Villeurbanne/Plaine du Rhône.
  • Un magazine « Singulier/ Pluriel » qui paraît deux fois par an.
  • 13 journaux de quartiers : parution communale 2 à 3 fois par an.

Marchés forainsModifier

  • Marché de Vénissieux-village : place Léon-Sublet, à l'atmosphère villageoise, avec de nombreux producteurs locaux et bio, mercredi et dimanche matins.
  • Grand marché des Minguettes : rue Édouard-Herriot, le plus connu pour sa mixité sociale et ethnique, ainsi que par la diversité des produits vendus. Jeudi et samedi matins.
  • Marché de Parilly : place Grandclément, samedi matin.
  • Marché du Charréard : avenue Jacques-Duclos, vendredi matin.
  • Marché du Moulin-à-Vent : place Ennemond-Romand, jeudi matin.

ÉvénementsModifier

  • Les Fêtes Escales avec ses concerts gratuits, ses animations, son feu d'artifice et son pique-nique républicain du 14 Juillet.
  • Fête de la solidarité sur les places Léon-Sublet et Henri-Barbusse dans le centre-ville, prélude de la fête des Lumières de Lyon, avec de nombreuses animations, les pères-Noel du Secours populaire et les défilés de lampions, le soir du 7 décembre.
  • Nuits métisses en septembre.
  • Journées du Patrimoine.
  • J'images, au cinéma Gérard Philipe.
  • La Foulée vénissiane, événement sportif.

Personnalités liées à la communeModifier

 
Marius Berliet
 
Luis Fernandez

De nombreux footballeurs ont grandi à Vénissieux, où ils ont fréquenté le club de l'AS Minguettes :

Anecdotes vénissianesModifier

  • Il y a régulièrement confusion sur le gentilé des habitants de Vénissieux (Vénissians, Vénissianes) avec ceux de la ville de Venise (Vénitiens, Vénitiennes).
  • À la fête des mères, le maire, l'équipe municipale et les jardiniers ont la tradition de remettre aux enfants des écoles de la ville, la veille du jour de cette fête, une plante florale pour leur mère.
  • Le nom de la commune, un peu long à prononcer, est souvent réduit à « Vé » dans le langage courant des habitants : « Gare de Vé », « En bas de Vé ».
  • À Vénissieux, on dit souvent lorsqu'on est dans le bas de la ville, le mot « en haut » pour désigner le plateau des Minguettes.
  • Les communes de l'agglomération lyonnaise, à l'instar de Vénissieux ou Givors, ont développé tout une série de jargons qui leur sont propres, comme le mot pélo qui est utilisé intensivement par les jeunes de cette aire géographique, pour désigner un homme. À ce sujet voir également : Parler lyonnais.

JumelagesModifier

 
Novy Jicin est une commune Tchèque jumelée à Vénissieux
  •   Oschatz (Allemagne), 16 292 habitants. L'avenue qui relie Vénissieux-village et le plateau des Minguettes porte son nom.
  •   Nový Jičín (République tchèque), 23 571 habitants. Un boulevard de Vénissieux porte son nom dans le quartier du Charréard.
  •   Joal (Sénégal), 39 078 habitants.
  •   Jodino (Biélorussie), 63 560 habitants. Un boulevard porte son nom dans le sud de la ville.
  •   Manises (Espagne), 31 057. Les jolies plaques de rues de la place Léon-Sublet ont été offertes par cette ville espagnole réputée pour le travail de la céramique.

Liens externesModifier

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BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Décret relatif à la commune de Lyon du 24 mars 1852 disponible sur Gallica : la Guillotière, la Croix-Rousse et Vaise sont réunies à la commune de Lyon, et les communes de Villeurbane, Vaux, Bron et Venissieux sont distraites du département de l'Isère et réunies au département du Rhône.
  2. « Revivez l'histoire de Vénissieux », sur www.viniciacum.fr (consulté le 14 septembre 2019)
  3. « Vénissians du Moyen Âge », sur Expressions, (consulté le 30 mai 2019)
  4. Alain Belmont, « Aux origines du Moulin-à-Vent », sur Expressions, (consulté le 2 octobre 2019)
  5. Alain Belmont, « Quand Lyon faillit avaler Vénissieux », sur Expressions, (consulté le 13 novembre 2019)
  6. Alain Belmont, « Un palais pour la République », sur Expressions, (consulté le 30 mai 2019)
  7. « Rhône. Il y a 100 ans, Vénissieux a failli être rayée de la carte », sur www.leprogres.fr (consulté le 23 octobre 2019)
  8. « Les rosiéristes vénissians », sur www.viniciacum.fr (consulté le 5 octobre 2019)
  9. Printemps 1944 : Vénissieux sous les bombes
  10. « Vénissieux. Le 2 septembre 1944, la commune vivait sa Libération », sur www.leprogres.fr (consulté le 2 octobre 2019)
  11. « Journal télévisé de 20h », Antenne 2, 20 juin 1983
  12. « Minguettes radioscopie d'un quartier », Midi 2, Antenne 2, 27 juin 1983
  13. « Visite du Président Mitterrand au "Mont-Chauve" (Montchovet) à Saint-Étienne et aux Minguettes », Journal télévisé de 20h, Antenne 2, 10 août 1983
  14. « Interview du Père Christian Delorme », Midi 2, Antenne 2, 24 juin 1983
  15. Bernard Philippe, « La longue marche des beurs », Le Monde,‎ .
  16. Philippe Juhem, SOS Racisme. Histoire d’une mobilisation « apolitique », Contribution à une analyse des transformations des représentations politiques après 1981, Thèse de doctorat en science politique, Université de Nanterre, décembre 1998, p. 8-12
  17. Fatiha Dazi-Heni et Catherine Polac, « Chroniques de la vraie base », Politix, no 12, décembre 1990, p. 56-57
  18. Institut National de l’Audiovisuel- Ina.fr, « SIMONE VEIL/VENISSIEUX », sur Ina.fr (consulté le 13 novembre 2019)
  19. Institut National de l’Audiovisuel- Ina.fr, « Minguettes / Destruction », sur Ina.fr (consulté le 13 novembre 2019)
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  23. Alain Belmont, « Son de cloches, art des saintiers », sur Expressions, (consulté le 23 octobre 2019)
  24. « église St Germain », sur www.viniciacum.fr (consulté le 5 octobre 2019)
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  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  31. Population immigrée de Vénissieux, Insee 2008
  32. « Dominique Perrault Architecture - Médiathèque Lucie-Aubrac », sur www.perraultarchitecture.com (consulté le 6 septembre 2019)
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  43. « Les élus », sur Mairie de Vénissieux (consulté le 4 juin 2019)
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  45. « Arrêt du Conseil d’État n°385555 », Légifrance, (consulté le 15 avril 2015).
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  50. « Revenus fiscaux localisés des ménages- Année 2010 », sur site de l'Insee, (consulté le 15 septembre 2016)
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  55. https://www.timbres-de-france.com/collection/graveurs/script/detail_timbre.php?col=france%20&%20ligne=1093
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