Tramway de Lyon

réseau de transport public de la ville de Lyon

Tramway de Lyon
Image illustrative de l’article Tramway de Lyon
Logotype du tramway de Lyon.

Image illustrative de l’article Tramway de Lyon
La rame 814 sur le pont Raymond-Barre (ligne T1).

Situation Lyon, Auvergne-Rhône-Alpes
Drapeau de la France France
Type Tramway
Entrée en service 11 octobre 1879 (Ancien réseau)
2 janvier 2001 (Réseau actuel)
Longueur du réseau 83,7 km (avec Rhônexpress)
Longueur additionnée des lignes 101,1 km (avec Rhônexpress)
Lignes 8 (avec Rhônexpress)
Stations 104 (avec Rhônexpress)
Rames 73 Citadis 302
34 Citadis 402
6 Tango
Fréquentation 96,449 millions de voyages (2019), hors Rhônexpress
Écartement des rails 1 435 mm
Propriétaire SYTRAL
Exploitant Keolis Lyon
Site internet www.tcl.fr
Slogan Partout, pour tous, il y a TCL.
Vitesse maximale 70 km/h (TCL)
100 km/h (Rhônexpress)
Lignes du réseau Tramway de Lyon Ligne T1 Ligne T2 Ligne T3 Ligne T4 Ligne T5 Ligne T6 Ligne T7 Ligne Rhônexpress
Réseaux connexes • Réseau TCL :
Lyon tcl logo-metro-full.svg Métro
Lyon tcl logo-funi-full.svg Funiculaire
Lyon tcl logo-tram-full.svg Tramway
Lyon tcl logo-cbus-full.svg Lyon tcl logo-bus-full.svg Trolleybus et Bus
Lyon tcl logo-resa-full.svg Transport à la demande
Lyon tcl pleinelune.svg Lignes Pleine Lune
• Service Optibus
• Liaison Lyon tcl logo-rx.svg Rhônexpress
• Réseau Les cars du Rhône
• Réseau Libellule

Image illustrative de l’article Tramway de Lyon
Carte du réseau en l'état actuel.

Le tramway de Lyon est un réseau de tramway qui dessert la ville française de Lyon et une partie de son agglomération. Il est constitué de huit lignes dont sept urbaines qui sont propriété du Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise et sont exploitées par Keolis Lyon sous la marque commerciale TCL. La huitième assurant la liaison avec l'aéroport était propriété du Conseil général du Rhône jusqu'au 31 décembre 2014, elle est depuis le 1er janvier 2015 propriété du SYTRAL. Elle est exploitée par la société Rhônexpress SAS via Transdev Rail Rhône.

Le premier réseau de tramways, mis en service en 1880, a été fermé en 1956. Malgré la politique du « tout voiture » des années 1970, le métro de Lyon voit le jour en 1978. Dès 1989 apparaît l'idée de réimplanter le tramway à Lyon. Après de nombreuses levées de bouclier, un nouveau réseau prend forme, avec l'inauguration en décembre 2000 et la mise en service, le 2 janvier 2001, des nouvelles lignes T1 et T2, puis les lignes T3 en 2006, T4 en 2009, Rhônexpress en 2010, T5 en 2012, T6 en 2019 et T7 en 2021.

Il s'agit du deuxième réseau de France, derrière celui de la région parisienne, par la longueur cumulée des lignes exploitées, la longueur physique du réseau et la fréquentation.

Avec les 15 rames de tramways supplémentaires mises en service entre fin 2019 et juin 2020[1], le parc a dépassé la barre symbolique des 100 véhicules, dont 28 de 43 mètres de long.

HistoireModifier

Ancien réseau (1880–1957)Modifier

En 1879, est créée la compagnie des Omnibus et tramways de Lyon (OTL). Le premier tramway circule sur la ligne 5 entre Bellecour et Vaise le . Il s'agit d'un tramway à traction animale. Le réseau initial cumule alors plus de 43 kilomètres de lignes.

L'électrification du réseau commence en 1893. En 1906, elle recourt à la Houille blanche de la société La Volta lyonnaise, de Georges Coutagne, qui a une usine électrique à Pomblière Saint Marcel, près de Moûtiers en Tarentaise. Ce choix a permis de diminuer le coût de revient et la création de la première ligne à haute tension française, par le réseau de la Société Grenobloise de Force et Lumière, sur une distance de 180 km, encore jamais atteinte en Europe, sur deux fils en laiton d'un diamètre de six millimètres[réf. nécessaire].

Plusieurs autres compagnies sont créées et obtiennent la concession de lignes, mais sont peu à peu absorbées par l'OTL : ainsi la Société Anonyme du Tramway d'Écully en 1899 ou la Compagnie Fourvière Ouest Lyonnais en 1911.

À l'apogée du réseau en 1930, les tramways de Lyon transportent près de 160 millions de voyageurs par an. Après la Seconde Guerre mondiale et à l'instar de nombreuses autres villes françaises, le tramway est vivement concurrencé par le trolleybus et l'autobus. Le dernier tramway urbain circule le .

Retour du tramwayModifier

Le retour du tramway dans l’agglomération lyonnaise fut concrétisé par la mise en service des deux premières lignes le 2 janvier 2001. Ce retour marquait l’aboutissement de près de vingt années de l’histoire des transports en commun lyonnais durant lesquelles le tramway fut épisodiquement évoqué avant d’effectuer son retour.[2] Après la mise en service des trois lignes de métro entre 1978 et 1984. Ainsi en 1983-1984, le STCRL étudia les possibilités d'un construction d'un tramway moderne comparant le métro sur un axe est-ouest. Il fut rapidement abandonnée au profit de la réalisation d’une quatrième ligne de métro, la ligne D.[2]

Projet HippocampeModifier

Au cours de la campagne municipale de 1989, certains élus proposèrent le principe d’un réseau de surface en site propre, complétant le métro : à l’époque, les surcoûts du projet Maggaly alimentaient la chronique politique, enterrant de fait toute extension du métro. Ainsi fut lancé Hippocampe, est un projet de tramway sous Michel Noir[3]. Ce projet signifiait la résurrection du tramway à Lyon en complément de plusieurs prolongements de métro. Cette ligne devait relier Gerland à la station Foch de la ligne A, par un itinéraire de Saint-Fons, le plateau des Minguettes, la gare de Vénissieux, le boulevard des États-Unis, la gare de la Part-Dieu, le domaine universitaire de La Doua et le parc de la Tête d'or.[2]

Les promoteurs du projet n’ayant pas remporté l’élection, le projet retourna dans l’oubli.

Constitution du nouveau réseauModifier

Après 40 ans d'oubli, ponctués par une décadence puis une reprise des transports en commun, dont l'élément le plus notable est la création du métro, la décision de principe de créer un nouveau réseau de tramways intervient en 1996, en complément du métro. Ce projet est lancé à l'initiative du maire Raymond Barre, qui fait inscrire un nouveau réseau tram dans le Plan des Déplacements Urbains.

La solution tram, moins chère que le métro (construction et équipement), pourra assurer un débit suffisant sur certaines lignes. Pour cela, les lignes seront en site propre ou disposeront de priorités sur le reste de la circulation.

Deux lignes, T1 et T2, sont mises en service le .

Extensions successivesModifier

La ligne T2 a été prolongée à Saint-Priest le 27 octobre 2003, la ligne T1 a été prolongée à Montrochet le . La ligne T3, inaugurée le 27 novembre 2006 (projet LEA), a été mise en service le sur l'emprise du Chemin de Fer de l'Est Lyonnais (CFEL) entre Lyon et Meyzieu. La ligne T4, inaugurée le 20 avril 2009, relie le 8e arrondissement de Lyon à Feyzin, via Vénissieux et le plateau des Minguettes. La ligne T5 a été inaugurée le 17 novembre 2012, et dessert quotidiennement Eurexpo depuis le 5 octobre 2020. La ligne T6 est mise en service commercial le . C'est la première ligne rocade du réseau de Lyon.

Depuis , le Parc OL est desservi quotidiennement par la création d'une ligne T7, exploitée avec une fréquence de 15 minutes en heures de pointe. Les tramways, qui partent de La Soie pour rejoindre le Parc OL en s’arrêtant à chaque station intermédiaire, offrent, sur ce tronçon, 25 % de capacité supplémentaire aux voyageurs. Initialement prévue le 2 novembre 2020, la mise en service du T7 a été reportée à la suite de la crise sanitaire de la Covid-19, pour finalement être effective au . La ligne est la première (et la seule à ce jour) à ne pas du tout desservir la ville de Lyon.

La ligne T2 est prolongée à Hôtel de Région - Montrochet le , afin de mieux desservir le quartier de Confluence et de désaturer la ligne T1 entre Montrochet et Perrache.

Réseau actuelModifier

Aperçu généralModifier

Le réseau de tramway est exploité par Keolis Lyon sous le nom Transports en commun lyonnais, sauf pour Rhônexpress géré par CFTA Rhône et indépendant du réseau TCL. Il est composé de six lignes constituant un réseau de 61,8 km de lignes physiques pour 76,7 kilomètres de lignes commerciales. Les tramways bénéficient d'un système de priorité aux carrefours comportant des feux.

Le réseau, composé en février 2021 de huit lignes en incluant Rhônexpress, totalise pour l'instant 107 stations :

Ligne Caractéristiques

T1
 
   
Debourg La Doua - IUT Feyssine
Ouverture / Fermeture
/ —
Longueur
11,7 km
Durée
45 min
Nb. d’arrêts
27
Matériel
Citadis 302
Jours de fonctionnement
LMaMeJVSD
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
28 377 416 (2019)[4]
Unité de Transport
Tramway
Saint-Priest
Desserte :
Autre :
  • Stations non accessibles aux PMR : aucune.
  • Particularités : la ligne fonctionne du lundi au samedi de h 40 à h 35 et le dimanche de h 30 à h 35 et est à conduite manuelle (CM). L'inter-station moyenne est de 428,7 m. En mai 2017, la fréquentation journalière était de 101 226 voyageurs. Durant l'été 2019, les voies ont été renouvelées sur le Pont Gallieni et la station Perrache, ainsi qu'entre les stations Part-Dieu Servient et Thiers-Lafayette.
  • Date de dernière mise à jour : .

T2
 
   
Hôtel de région - Montrochet Saint-Priest - Bel-Air
Ouverture / Fermeture
/ —
Longueur
16,1 km
Durée
54 min
Nb. d’arrêts
32
Matériel
Citadis 302
Jours de fonctionnement
LMaMeJVSD
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
24 745 896 (2019)[5]
Unité de Transport
Tramway
Saint-Priest
Desserte :
Autre :
  • Stations non accessibles aux PMR : aucune.
  • Particularités : la ligne fonctionne du lundi au samedi de h 55 à h 35 et le dimanche de h 45 à h 35 et est à conduite manuelle (CM). L'inter-station moyenne est de 532 m. En mai 2017, la fréquentation journalière était de 81 550 voyageurs.
  • Date de dernière mise à jour : .

T3
 
   
Gare Part-Dieu - Villette Meyzieu - Les Panettes (Meyzieu Z.I. le week-end)
Ouverture / Fermeture
/ —
Longueur
14,6 km
Durée
25 min
Nb. d’arrêts
10 à 11
Matériel
Citadis 402
Jours de fonctionnement
LMaMeJVSD
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
13 896 944 (2019)[6]
Unité de Transport
Tramway LEA
Meyzieu
Desserte :
Autre :
  • Stations non accessibles aux PMR : aucune.
  • Particularités : la ligne fonctionne du lundi au samedi de h 32 à h 6 et le dimanche de h 50 à h 6 et est à conduite manuelle (CM). En semaine, la ligne effectue son terminus à la station Meyzieu - Les Panettes, le week-end, le terminus s'effectue à Meyzieu ZI. L'inter-station moyenne est de 1 620 m. En , la fréquentation journalière était de 43 192 voyageurs. Infrastructure partagée avec la ligne Rhônexpress, ces deux lignes reprennent le tracé de l'ancien CFEL.
  • Prolongements de la ligne : une branche de la ligne a été créée en 2015 afin de desservir le Parc Olympique lyonnais les jours d'évènements uniquement. Cette desserte est devenue quotidienne depuis sous l'indice T7 et est exploitée uniquement entre le Parc OL et Vaulx-La Soie.
  • Date de dernière mise à jour : .

T4
 
   
Hôpital Feyzin Vénissieux La Doua - Gaston Berger
Ouverture / Fermeture
/ —
Longueur
16 km
Durée
45 min
Nb. d’arrêts
29
Matériel
Citadis 302
Citadis 402
Jours de fonctionnement
LMaMeJVSD
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
26 622 577 (2019)[7]
Unité de Transport
Tramway LEA
Meyzieu
Desserte :
Autre :
  • Stations non accessibles aux PMR : aucune.
  • Particularités : la ligne fonctionne du lundi au samedi de h 39 à h 34 et le dimanche de h 26 à h 34 et est à conduite manuelle (CM). En mai 2017, la fréquentation journalière était de 85 286 voyageurs. Cette ligne est actuellement la plus longue ligne du réseau de tramway de Lyon.
  • Date de dernière mise à jour : .

T5
 
   
Grange Blanche Eurexpo
Ouverture / Fermeture
/ —
Longueur
7,1 km
Durée
18 min
Nb. d’arrêts
11
Matériel
Citadis 302
Jours de fonctionnement
LMaMeJVSD
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
2 226 981 (2019)[8]
Unité de Transport
Tramway
Saint-Priest
Desserte :
Autre :
  • Stations non accessibles aux PMR : aucune.
  • Particularités : la ligne fonctionne du lundi au samedi de h à h et le dimanche de h à h et est à conduite manuelle (CM). En cas d'événements à Eurexpo, la ligne était prolongée depuis la station Parc du Chêne, cette desserte était assurée durant toute la durée de ces événements de h à 22 h ou h en fonction des salons et des nocturnes. Depuis le 5 octobre 2020, Eurexpo est desservie quotidiennement de septembre à juin. En mai 2017, la fréquentation journalière était de 8 776 voyageurs.
  • Date de dernière mise à jour : .

T6
 
   
Debourg Hôpitaux Est - Pinel
Ouverture / Fermeture
/ —
Longueur
6,7 km
Durée
21 min
Nb. d’arrêts
14
Matériel
Citadis 302
Jours de fonctionnement
LMaMeJVSD
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
579 328 (2019)[9]
Unité de Transport
Tramway
Saint-Priest
Desserte :
Autre :
  • Stations non accessibles aux PMR : aucune.
  • Particularités : Mise en service commercial le 22 novembre 2019 à 14h30. La ligne fonctionne du lundi au samedi de h 0 à h 56 et le dimanche de h 15 à h 56 et est à conduite manuelle (CM). Il s'agit de la première ligne de tramway de Lyon à être en "rocade", c'est-à-dire à ne pas passer par le centre-ville. À l'occasion de sa mise en service, une nouvelle livrée pour les rames Citadis est dévoilée.
  • Date de dernière mise à jour : .
T7
 
   
Vaulx-en-Velin - La Soie Décines - OL Vallée
Ouverture / Fermeture
/ —
Longueur
5,7 km
Durée
10 min
Nb. d’arrêts
4
Matériel
Citadis 302
Jours de fonctionnement
LMaMeJVSD
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
Inconnu
Unité de Transport
Tramway LEA
Meyzieu
Desserte :
Autre :
  • Stations non accessibles aux PMR : aucune.
  • Particularités : Mise en service commercial le 1er février 2021 à 14h. La ligne fonctionne du lundi au vendredi de h 0 à 23 h 55, le samedi de h 0 à 23 h 55 et le dimanche de h 0 à 23 h 55 et est à conduite manuelle (CM). Il s'agit de la première ligne de tramway de Lyon à être créée sans la mise en place de nouvelles voies, et la première à ne pas desservir la ville de Lyon. L'infrastructure est majoritairement partagée avec les lignes T3 et Rhônexpress, ces trois lignes reprennent le tracé de l'ancien CFEL. Les jours d'évènement au Parc Olympique lyonnais, cette ligne est suspendue et l'ancien système de navettes est rétabli.
  • Mise en service : L’inauguration était initialement prévue le 2 novembre 2020 mais a été reportée à une date ultérieure suite à la crise sanitaire de la Covid-19. Sa mise en service a été effective au 1er février 2021.
  • Date de dernière mise à jour : .

RX
 
   
Gare Part-Dieu - Villette Aéroport Lyon Saint-Exupéry
Ouverture / Fermeture
/ —
Longueur
22 km
Durée
29 min
Nb. d’arrêts
4
Matériel
Tango
Jours de fonctionnement
LMaMeJVSD
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
1 160 000 (2015)[10]
Exploitant
Transdev/CFTA Rhône
Desserte :
Autre :
  • Stations non accessibles aux PMR : aucune.
  • Particularités : la ligne fonctionne tous les jours de h à h 40 et est à conduite manuelle (CM). L'inter-station moyenne est de 5 750 m. Le Rhônexpress est une ligne à tarification spéciale ne faisant pas partie du réseau TCL et reliant la Part-Dieu à l'aéroport international Saint-Exupéry et sa gare TGV via une liaison express reprenant le trajet de la ligne T3. En cas d'interruption de circulation des rames, un service de navettes par taxi est mis en place au départ des stations de la ligne.
  • Date de dernière mise à jour : .

RhônexpressModifier

 
Rhônexpress (à gauche).

La liaison Rhônexpress reliant Gare Part-Dieu - Villette à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry a été mise en service le 9 août 2010. Le Conseil général du Rhône a concédé le 8 janvier 2007 cette ligne pour 30 ans à Rhônexpress, un consortium qui inclut Vinci (28,2 %, mandataire), Veolia Transport (28,2 %), Vossloh Infrastructure Service (4,2 %), Cegelec Centre Est (2,8 %) et la Caisse des dépôts et consignations[11].

Ce tramway express utilise l'infrastructure de la ligne T3 réalisée par le Sytral sur la plate forme de l'ancien Chemin de fer de l'Est de Lyon (CFEL), et prolongée de Meyzieu à l'aéroport international Saint-Exupéry. Les 22 km de la liaison (dont 7 km de ligne express construite) sont parcourus en moins de 30 minutes[12] par le nouveau matériel roulant, intermédiaire entre tramway et tram-train, avec seulement deux arrêts intermédiaires entre ses deux terminus. Les six rames Tango[13] sont fournies par le constructeur suisse Stadler.

FréquentationModifier

La fréquentation du tramway de Lyon est en augmentation presque ininterrompue depuis sa mise en service. Les chiffres de fréquentation annuelle comptabilisés et présentés dans le tableau ci-dessous n'intègrent pas ceux de Rhônexpress.

Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2015 2016 2017
Nombre de
voyages annuel
(en millions)
18,757[14] 25,284[14] 31,118[14] 33,774[14] 33,705[14] 36,297[14] 43,882[14] 46,598[14] 48,831[14] 57,541[14] 85,583[15] 91,125[15] 95,033[15]

En 2010, le tramway a comptabilisé environ 244 000 voyages par jour[16], ce qui représentait plus de 15 % des voyages enregistrés par le réseau TCL[17]. En 2017, il a comptabilisé plus de 350 000 voyages par jour, ce qui représentait plus de 20 % des voyages sur le réseau TCL.

InfrastructureModifier

VoiesModifier

Les voies sont constituées de rails à écartement standard, soit 1435 mm. Il y a deux types de voies pour le tramway de Lyon : les voies sur béton, et les voies sur ballast. Concernant ces dernières, seules les lignes T3 et Rhônexpress en sont équipées[18].

Lignes aériennes de contact, alimentation électriqueModifier

Le tramway de Lyon fonctionne à l'électricité. L'alimentation des rames se fait au moyen d'une ligne aérienne de contact alimentée par des sous-stations. Celles-ci sont reliées au réseau Enedis et produisent, via des transformateurs et redresseurs, un courant continu sous tension de 750 volts. La captation du courant par les rames se fait au moyen d'un pantographe situé en toiture des tramways. Celle-ci est divisée en section indépendantes pouvant être alimentées séparément en cas de besoin (dysfonctionnement, incident, travaux...)[18].

La ligne Rhônexpress emploie également une ligne aérienne avec suspension par caténaire.

Conduite et signalisationModifier

Le tramway de Lyon circule sous le régime de la marche à vue. Les rames ne sont donc pas maintenues espacées par la signalisation, qui est celle relevant des tramways, ce qui peut provoquer un « rattrapage » en cas d'arrêt prolongé d'une rame.

Il existe deux types de signalisations qui s'entrecroisent : la signalisation ferroviaire qui régule uniquement le tramway, et la signalisation routière chargée de l'intégration de la circulation des rames au sein du trafic général. Ce dispositif de signalisation est géré et contrôlé à distance par le Poste de Commande des Tramways (PCT)[19].

Aménagement des stationsModifier

 
La station Centre Berthelot sur la ligne T2.

Les stations sont conçues par l'architecte lyonnais Bruno Dumetier en collaboration avec Jean-Michel Wilmotte, le concepteur du mobilier de la ville de Lyon[20]. Elles sont équipées d'aubettes dont l'extrémité se termine par un mat en acier arborant le logo du réseau de tramway. Sur le mobilier sont indiqués le nom de la station, les correspondances ainsi que les lieux d’intérêt à proximité.

Elles disposent un système d'information voyageurs indiquant les deux prochains passages de rames ainsi que des informations sur les incidents éventuels de circulation sur le réseau. Chaque station est équipée d'un distributeur automatique de titres de transport et propose un plan du réseau et du quartier. Les stations sont également munies d'un dispositif de vidéosurveillance et conçues pour être accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Les panneaux publicitaires sont gérés par la société Clear Channel.

DépôtsModifier

Les lignes T1, T2, T5 ainsi que T6 partagent le même dépôt de Porte des Alpes qui se situe à côté de la station du même nom sur la ligne T2, à Saint-Priest.

Le dépôt des lignes T3, T4 et T7 se situe à Meyzieu peu avant la station Meyzieu Z.I. sur les lignes T3 et Rhônexpress.

Le dépôt de la ligne Rhônexpress est également à Meyzieu, peu après la station Meyzieu Z.I. et à proximité immédiate de la station Meyzieu - Les Panettes de la ligne T3.

Matériel roulantModifier

Alstom CitadisModifier

 
L'intérieur des rames Citadis 302.

Le parc roulant des lignes T1 à T7 est composé de 73 rames Alstom Citadis 302 et de 34 rames Alstom Citadis 402, ces dernières mises progressivement en service de 2012 à fin 2013[21] puis en 2016 et en 2019-2020.

Dix des Citadis 402 ont remplacé sur la ligne T3 les rames Citadis 302, qui sont parties en renfort sur d'autres lignes. Les rames Citadis 402 n°874 à 892 sont en service sur les lignes T3 et T4.

La livraison de 15 nouvelles rames (n°893 à n°907) a commencé en décembre 2019 et s'est terminée en janvier 2021. Ces nouvelles rames sont des Citadis 402 possédant des cabines type Citadis 405. Elles répondent aux nouvelles normes urbaine du STRMTG et inaugurent un nouveau design extérieur.

Liste des véhicules
Constructeur Modèle Nombre Numérotation Années de
livraison
Longueur Largeur Affectation
Alstom Citadis 302 47 nos 801 à 847 2001 - 2003 32,41 mètres 2,40 mètres            
Alstom Citadis 302 10 nos 848 à 857 2006 32,41 mètres 2,40 mètres            
Alstom Citadis 302 13 nos 858 à 870 2009 32,41 mètres 2,40 mètres            
Alstom Citadis 302 3 nos 871 à 873 2010 32,41 mètres 2,40 mètres            
Alstom Citadis 402 12 nos 874 à 885 2012 - 2013 43 mètres 2,40 mètres      
Alstom Citadis 402 7 nos 886 à 892 2016 43 mètres 2,40 mètres      
Alstom Citadis 402 15 nos 893 à 907 2019-2020 43 mètres 2,40 mètres      
    (rarement)

En 2007, le Sytral commande trois nouvelles rames Citadis 302 afin de renforcer la capacité des différentes lignes alors en service. Cette commande permet à Alstom de franchir la barre symbolique du millier de tramways Citadis vendus dans le monde. À cette occasion, une rame de tramway (numéro 844) du réseau TCL revêt un pelliculage spécial aux couleurs de l'évènement[22].

Stadler TangoModifier

 
L'intérieur des rames Tango.

La ligne Rhônexpress est exploitée avec ses propres rames, des Stadler Tango.

Liste des véhicules
Constructeur Modèle Nombre Numérotation Années de
livraison
Longueur Largeur Affectation
Stadler Tango 6 nos 101 à 106 2010 27 mètres 2,55 mètres    

ExploitationModifier

Le tramway, ainsi que les bus, trolleybus, funiculaires et métros de Lyon sont exploités par Keolis Lyon, sous la marque TCL (Transports en commun lyonnais), pour le compte du Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (SYTRAL), sauf pour la ligne Rhônexpress gérée par Transdev Rail Rhône pour le compte du conseil général du Rhône.

Le tramway lyonnais roule à droite comme tous les tramways français, étant soumis à la réglementation édictée par le STRMTG[Note 1].

Le réseau tramway fonctionne de h 25 à h 35.

Tarification et financementModifier

La tarification est identique sur l'ensemble du réseau TCL, qui est accessible avec l'ensemble des tickets et abonnements existants. Un ticket unité permet un trajet simple quelle que soit la distance, avec une ou plusieurs correspondances possibles avec les autres lignes de bus, tramway, funiculaire et de métro pendant une durée maximale de 1 h entre la première et dernière validation. Un ticket validé dans un tramway permet d'emprunter l'ensemble du réseau, quel que soit le mode de transport. Le trajet retour est autorisé avec le même ticket depuis le 1er janvier 2013 dans la limite d'une heure après sa première validation.

L'idée est de rendre peu chers des trajets relativement longs afin de décourager l'usage de l'automobile.

Le financement du fonctionnement des lignes (entretien, matériel et charges de personnel) est assuré par l'exploitant Keolis Lyon. Cependant, les tarifs des billets et abonnements dont le montant est limité par décision politique ne couvrent pas les frais réels de transport. Le manque à gagner est compensé par l'autorité organisatrice, le SYTRAL. Il définit les conditions générales d'exploitation ainsi que la durée et la fréquence des services.

Rhônexpress dispose de sa propre tarification.

Projets de développementModifier

À l'étudeModifier

  • Prolongement de la ligne T3 jusqu'à Crémieu à l'étude en 2013, refusée en 2014 par les élus du syndicat mixte de la Boucle du Rhône en Dauphiné qui lui préfèrent la solution bus à haut niveau de service pour cette ligne[23], toujours soutenue par le collectif associatif Parfer Lyon-Crémieu[24].
  • Prolongement de la ligne T5 jusqu'à Chassieu René Cassin, dont l'étude a été lancée en 2010[25], mais dont la réalisation a été reportée sine die[26]. Une liaison T3/T5 (prolongeant la ligne T5 depuis Eurexpo jusqu'au niveau du Grand Stade à Décines, en passant par Chassieu), à étudier à l'horizon 2022, reste cependant inscrite dans le PDU[27] et est considérée comme stratégique par GL Events, propriétaire d'Eurexpo, dans la mesure où elle permettrait des trajets directs entre Eurexpo et la Part-Dieu ou l'aéroport[28].
  • Après l'élection de la nouvelle majorité municipale en 2020, trois nouvelles lignes de tramway sont à l'étude pour une mise en service d'ici 2026 :
    • tramway T8 (Bellecour – Part-Dieu – La Doua) ;
    • tramway T9 (Charpennes – La Doua – Vaulx-en-Velin Hôtel de Ville – Carré de Soie)[29] ;
    • tramway T10 (Gerland – ZAC Technosud – Saint-Fons – Gare de Vénissieux).

En cours de réalisationModifier

  • Prolongement de la ligne T6 jusqu'à La Doua, via le quartier des Gratte-Ciel à Villeurbanne, envisagé sur la prochaine mandature et mise en service 2024-2025[30]. La concertation préalable à l’enquête publique a eu lieu du 15 mars au 12 avril 2021[31].

Notes relatives aux données communiquéesModifier

Provenance des donnéesModifier

Les dates d'ouverture des lignes, le matériel roulant et les unités de transport sont issus du site Ferro-Lyon. La durée du parcours et le nombre d'arrêts sont calculés à partir des fiches horaires TCL, de même que les jours de fonctionnement, les moments de la journée (journée, nuit, fêtes) et les particularités. Enfin, l'accessibilité de la ligne et des stations desservies sont issues des plans de ligne TCL.

Notes et référencesModifier

  1. STRMTG : Service technique des remontées mécaniques et des transports guidés du ministère de la Transition écologique et solidaire. Les tramways en France ne sont pas soumis au code de la route.
  1. « Le SYTRAL renforce sa flotte de tramways », sur www.sytral.fr (consulté le )
  2. a b et c « Tramways de Lyon : le renouveau (1996-2008) - transporturbain - Le webmagazine des transports urbains », sur transporturbain.canalblog.com, (consulté le )
  3. Le Progrès, , p. 13.
  4. Rapport du délégataire Keolis-Lyon au Sytral, 17 décembre 2020.
  5. Rapport du délégataire Keolis-Lyon au Sytral, 17 décembre 2020.
  6. Rapport du délégataire Keolis-Lyon au Sytral, 17 décembre 2020.
  7. Rapport du délégataire Keolis-Lyon au Sytral, 17 décembre 2020.
  8. Rapport du délégataire Keolis-Lyon au Sytral, 17 décembre 2020.
  9. Rapport du délégataire Keolis-Lyon au Sytral, 17 décembre 2020.
  10. Rapport du délégataire Keolis-Lyon au Sytral, 24 novembre 2015.
  11. Revue Ville et transports - magazine du 17 janvier 2007.
  12. « Information Presse - Voyage de presse - jeudi 29 avril 2010 » [PDF], sur www.rhonexpress.fr (consulté le ).
  13. (en) « Tango 70% Low-Floor : Rhônexpress, Département Rhône, France » [PDF], sur Stadler Rail (consulté le ).
  14. a b c d e f g h i et j « L'évolution de la fréquentation du tramway sur 10 ans », sur www.sytral.fr (consulté le ).
  15. a b et c Rapport annuel 2017 de Keolis-Lyon au SYTRAL, 19 octobre 2018, p.7
  16. « Les chiffres clef des 4 lignes du tramway en 2010 », sur www.sytral.fr (consulté le ).
  17. 50 % pour le métro.
  18. a et b « Ferro-Lyon : les équipements fixes », sur ferro-lyon.net (consulté le ).
  19. « La signalisation du tramway », sur ferro-lyon.net (consulté le ).
  20. « Lyon : l'entrée discrète du tramway dans la ville », sur www.lesechos.fr (consulté le ).
  21. « Des rames plus longues pour le tram T3 », (consulté le ).
  22. « Alstom : Alstom transport fête le 1000ème Citadis à Lyon - Sicavonline », sur ww.wishizz.fr (consulté le )
  23. « Les élus du Nord-Isère ne veulent pas du prolongement du T3 », Lyon Capitale, 10 mars 2013 [lire en ligne].
  24. « Une pétition pour le prolongement du tram T3 jusqu’en Isère », sur lyonmag.com, (consulté le ).
  25. « Compte-rendu du conseil syndical du Sytral en date du 8 juillet 2010 » [PDF] (consulté le ).
  26. « Les projets de transport suspendus au sort de l'écotaxe », France Info,‎ (lire en ligne).
  27. « Plan de Déplacements Urbains – Agglomération Lyonnaise – 2017-2030 » [PDF].
  28. « La desserte d’Eurexpo freinée par le monopole de Rhônexpress ? », .
  29. Anthony Faure, « Futur tram T9 entre Villeurbanne et Vaulx-en-Velin : deux variantes du tracé soumises à concertation », sur Lyon Capitale, (consulté le )
  30. « Le projet - Sytral », sur www.sytral.fr (consulté le )
  31. « Actualités – Concertation publique sur le projet de tram T6 Nord » (consulté le ).

BibliographieModifier

  • Jean Arrivetz, Histoire des transports à Lyon, Lyon, Graphisme Édition Réalisation, , 154 p.
  • Histoire des tramways français, Jean Robert, Paris, 1966.
  • René Clavaud, « Le Tramway d'Écully », Chemins de fer Régionaux et Urbains, Paris, Fédération des Amis des Chemins de Fer Secondaires, no 121,‎ (ISSN 1141-7447).
  • René Clavaud, « Lyon - Vénissieux : la ligne des belles-mères (1) », Chemins de fer Régionaux et Urbains, Paris, Fédération des Amis des Chemins de Fer Secondaires, no 177,‎ (ISSN 1141-7447).
  • René Clavaud, « Lyon - Vénissieux (2) », Chemins de fer Régionaux et Urbains, Paris, Fédération des Amis des Chemins de Fer Secondaires, no 178,‎ (ISSN 1141-7447).
  • Jean Arrivetz, Lyon, du tram au tram, Chanac, Éditions La Régordane, , 112 p. (ISBN 2-906984-37-X).
  • Julien Brunel, Autour du nouveau tramway lyonnais, retour sur une politique locale de transports urbains, Institut d'études politiques de Lyon - Université Lumière Lyon 2, (lire en ligne).
    Mémoire de fin d'études réalisé sous la direction de Me André VIANES.
  • José Banaudo, Sur les rails du Lyonnais : les réseaux secondaires, tacots, ficelles et métro, vol. 2, t. 9, Breil-sur-Roya, Clermont-Ferrand, Les éditions du Cabri, De Borée, coll. « Images ferroviaires », , 159 p. (ISBN 2-84494-134-6 et 2-914603-05-3).
  • Jacques Perenon, René Clavaud et Robert Chappelet, Les tramways de l'est de Lyon : De la ligne 16 à T3 et Rhônexpress, Breil-sur-Roya, Les Éditions du Cabri, , 264 p. (ISBN 978-2-914603-46-1).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier