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Militante trans à une manifestation contre la transphobie à Paris en France, .

La transphobie, mot formé à partir du préfixe trans (transidentité) et du suffixe phobie (peur), est une hostilité envers les personnes transgenres qui peut se manifester sous forme de violences physiques (agressions, crime de haine, viols, ou meurtres) ou verbales, ou de comportements discriminatoires (discrimination à l'embauche, au logement, ou encore à l'accès aux traitements médicaux).

Karine Espineira et Arnaud Alessandrin ont distingué les figures « relationnelles » et « institutionnelles » de la transphobie[1],[2],[3]. La transphobie « relationnelle » peut être directe (rejet, évitement) ou indirecte (découlant des a priori cis-genrés, ou cisnormativité). La transphobie « institutionnelle » est le résultat de systèmes médicaux-légaux qui rendent les personnes trans particulièrement vulnérables.

Sommaire

ÉtymologieModifier

Le terme « transphobie » s'est formé à partir du mot « trans » et du suffixe « phobie », qui dérive de phobos — du grec ancien φόβος / phóbos, « frayeur »[4] ou « crainte »[5]. En français, le terme « phobie » qui relève du champ psychique peut signifier, d'après le Trésor de la langue française informatisé :

  • dans son sens le plus fort (médical) : « symptôme prévalent des névroses obsessionnelles, caractérisé par une réaction d'angoisse ou une répulsion ressentie devant le même objet, la même personne ou une situation bien déterminée » ;
  • de manière atténuée sur le plan du comportement psychique et émotionnel : « aversion très vive, irraisonnée ou peur instinctive ».

Le terme exact pour énoncer la haine ou la détestation des personnes trans devrait théoriquement comporter le préfixe mis-, miso- (haine, haïr-)[6]. Ainsi ont été forgés sur cette racine les termes misogyne (qui hait les femmes), misanthrope (qui hait le genre humain), misogame (qui hait le mariage), misandrie (qui hait le sexe masculin), misonéiste (qui n'aime pas l'innovation), misologie (aversion pour le raisonnement). Néanmoins les termes « mistrans » ou « misotrans » n'existent pas.

Transphobie relationnelleModifier

EnquêtesModifier

Les résultats publiés en 2011 d’une enquête de l'organisation américaine National Center for Transgender Equality (en) auprès de 6 450 personnes trans illustrent les conditions de vie dramatiques des personnes trans aux États-Unis, dont certains aspects seraient des conséquences de la transphobie dont elles font l'objet. La même association consacre des rapports aux personnes transgenres afro-américaines, latinos, asio-américaines ou océano-américaines, montrant que ces populations sont particulièrement touchées par les discriminations. 15 % des personnes sondées vivent dans une extrême pauvreté, avec un revenu inférieur à 10 000 $ par an (comparé à 4 % de la population totale des États-Unis). 41 % des personnes interrogées ont tenté de se suicider (contre 1,6 % de la population générale). 80 % des personnes qui exprimaient leur transidentité à l’école y ont été harcelées, 35 % y ont subi des violences physiques. Le taux de chômage des trans est deux fois supérieur à celui dans la population générale (quatre fois en ce qui concerne les personnes trans non blanches). 74 % des répondants ont été discriminés dans leur travail[7], 19 % dans le cadre de l’accès au logement, 53 % dans un commerce, 19 % dans un cadre médical[8]. 57 % ont été rejetés par leur familles. Pour les personnes interrogées qui avaient transitionné, 41 % n’avaient toujours pas de documents d’identité en accord avec leur identité de genre. L’infection par le VIH était quatre fois plus fréquente que dans la population générale[9].

En 2013, l'agence des droits fondamentaux de l'Union européenne a réalisé une enquête auprès de 97 000 personnes de l'Union européenne et de la Croatie[10],[11],[12] ; parmi les 6 700 personnes trans qui ont répondu, 3 sur 10 ont déclaré avoir été victimes de violence ou de menaces de violence à plus de trois reprises au cours de l'année écoulée.

Une étude intitulée « Être une personne transgenre en Belgique » dont les résultats sont publiés en 2018 montre que les discriminations sont tout aussi prégnantes que lors de la première étude menée 10 ans auparavant[13]. L'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes note début 2019 la hausse continue des discriminations basées sur le genre en Belgique[14].

D'après les résultats d’un enquête réalisée en France en 2014, l'immense majorité des personnes trans ont été victimes de transphobie, mais « plus de 96 % des personnes ayant subi des comportements transphobes n'ont pas porté plainte »[1],[3].

Violences physiquesModifier

 
Manifestation contre la transphobie à Paris en France, .

Le Transgender Murder Monitoring Project surveille, collecte et analyse les annonces d'homicides de personnes trans ou de genres non-conformes, dans le monde entier[15],[16].

Une méta analyse des données disponibles dans la littérature scientifique, publiée par l'OMS en 2017, montre que les personnes LGBT, et tout particulièrement les personnes trans, sont plus fréquemment victimes de violences physiques et sexuelles, les agressions étant motivées par de la perception qu'a l'agresseur de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre[17].

En 2000, la Commission contre les crimes de haine pour homophobie recensait à peu près quinze assassinats de personnes trans par mois au Mexique[18]. Des personnes trans sont arrêtées arbitrairement au Venezuela en 2002, alors que par ailleurs d'autres personnes trans sont assassinés[19]. Amnesty International dénonce en 2005 les violences policières exercées sur des personnes trans aux États-Unis[20]. Au Portugal, en 2006, une femme trans brésilienne est torturée et violée, puis abandonnée dans un puits, où elle est morte[21]. La non-incrimination de meurtre provoque plusieurs réactions de la part des organisations homosexuelles, relayées par les médias[22]. Au Danemark, en 2012, une femme trans d'origine guatémaltèque venue pour trouver l'asile est placée dans un centre de rétention réservé aux hommes, et y a été violée. Les autorités danoises n’admettent pas le droit d'asile en raison de l'identité de genre et elle est maintenant en danger d'expulsion[23].

En France, Mylène est assassinée à Limoges en 2013[24] et la responsable Île-de-France de l'Association nationale transgenre est agressée en 2017[25]. À Paris, au printemps 2018, une « brigade anti-trav » agresse des personnes trans[26],[27],[28],[29]. Vanessa Campos, 36 ans, une femme trans originaire du Pérou, est abattue au bois de Boulogne à Paris dans la nuit du 16 au 17 août, avec une arme volée à un policier[30],[31],[32],[33],[34],[35],[36]. Le principal suspect est interpellé en Allemagne et extradé vers la France[37]. D'autres prostituées trans sont agressées en février 2019[38]. En avril 2019, la vidéo d'une femme trans, prénommée Julia, agressée par une foule à Paris en marge d'une manifestation organisée contre le président algérien Bouteflika, est largement diffusée sur les réseaux sociaux et déclenche une vague de soutiens[39],[40], une libération de la parole des victimes[41],[42],[43],[44], et une plainte de trois associations[45]; un homme de 23 ans est interpelé[46], et condamné le 22 mai 2019 pour « violences commises à raison de l’identité de genre » à dix mois de prison, dont quatre avec sursis[47],[48], à l'issue d'un procès pendant lequel le juge mégenre plusieurs fois la victime[49].

Les violences sont souvent liées aux discriminations dont sont victimes les personnes trans : sans emploi ou en situation précaire, invisibles, travailleurs du sexe contre leur volonté, leur vulnérabilité en fait des cibles faciles pour les actes de violence. Cela est particulièrement vrai dans les prisons[50],[51],[52], y compris en France[53],[54],[55],[56] où la loi indique que « Les hommes et les femmes [selon leur état civil] sont incarcérés dans des établissements distincts »[57].

Maltraitance médiatiqueModifier

Karine Espineira a étudié la représentation des trans dans les médias français[3],[58], qu'on peut illustrer par le traitement du meurtre de Mylène à Limoges en 2013[24] : publication dans les rubriques « faits divers », utilisation d'une terminologie systématiquement pathologisante et ignorante (« travesti ») et mention presque systématique d'une identité masculine (mégenrage[59],[60]). Et dans le cas du traitement des questions juridiques : importance donnée à la parole des médecins et ignorance des textes sur les droits humains (ONU, Conseil de l'Europe).

L'hebdomadaire français Paris Match est condamné en 2018 pour avoir publié la photo du cadavre nu de Vanessa Campos[61],[62].

L'association Trans Media Watch s'assure que les personnes trans et intersexes « sont traitées avec exactitude, dignité et respect par les médias au Royaume-Uni ». En France, l'Association des journalistes LGBT a le même objectif. Des associations francophones (TRANS INTER action en France et Genres pluriels en Belgique) ont rédigé des “chartes de respect” à destination des journalistes[63],[64].

DiscriminationsModifier

 
Dr Camille Cabral, une militante trans participant à une manifestation contre la transphobie à Paris en France, .

Les personnes trans sont particulièrement discriminées[9],[13],[14],[65],[66],[67]. Il peut leur être difficile de trouver un emploi lorsque leur état civil (mention du sexe sur leurs papiers d'identité ou numéro d'inscription au répertoire des personnes physiques sur leur carte de sécurité sociale) ne correspond pas à leur apparence[68]. Les différences entre les informations présentes sur le CV et celles présentes dans le numéro de sécurité sociale ou le relevé d'identité bancaire peuvent aussi compliquer l'embauche[69].

Plus largement, les personnes en cours de transition peuvent susciter le rejet lors de toutes sortes de démarches. Si des lois contre la discrimination sont passées dans la Communauté européenne[70], dans plusieurs pays, de tels dispositifs législatifs n'existent pas encore.

Les discriminations sont liées aux préjugés sur les personnes trans, qui subissent notamment l'homophobie par confusion entre transidentité et homosexualité (voir : dénigrement trans). Elles peuvent aussi consister en un refus de prendre en compte l'identité de genre de ces personnes, même au sein des minorités sexuelles ou dans les milieux militants. Des féministes non-mixtes / non inclusives ont ainsi exclu des femmes parce qu'elles avaient été assignées homme à la naissance[71],[72],[73]. De même, des personnes trans ont pu subir un rejet de la part d'homosexuels qui ne les considéraient pas comme des hommes ou des femmes à part entière (qu'ils soient MtF ou FtM)[74],[75].

CisgenrismeModifier

Les mots anglais « transperson », « transphobia » et « cisgender » ne sont entrés dans le dictionnaire de référence de la langue anglaise (l’OED) qu’en 2013 et 2015[76],[77], et les mots « trans » et « transphobie » dans le dictionnaire francophone Le Robert en 2019[78] et 2020[79],[80]. Pour Gaëlle Krikorian, dans l’entrée « transphobie » du « Dictionnaire de l’homophobie »[81], ce retard illustre de quelle façon le vocabulaire officiel hétérosexiste contribue à invisibiliser les personnes trans et les violences qu’elles subissent.

Certains auteurs, inspirés des critiques qui ont été faites à la notion d'homophobie et son remplacement par d'autres notions, comme celle d'hétéronormativité ou d'hétérosexisme, ont critiqué la notion de transphobie pour son caractère individualiste et pathologisant, ancré dans la phobie individuelle plutôt que la dimension structurelle de l'oppression des personnes trans[82]. Des termes comme cisnormativité et cisgenrisme servent ainsi à remplacer la notion de transphobie. Alexandre Baril[83] écrit : « Le cisgenrisme est un système d’oppression qui touche les personnes trans, parfois nommé transphobie. Il se manifeste sur le plan juridique, politique, économique, social, médical et normatif. Dans ce dernier cas, il s’agit de cisgenrenormativité. Je préfère la notion de cisgenrisme à celle de transphobie, car elle s’éloigne des origines pathologiques et individuelles de la « phobie » »[84].

Transphobie institutionnelleModifier

Gaëlle Krikorian note dans l’entrée « transphobie » du « dictionnaire de l’homophobie » que la soumission des trans au pouvoir médical et au pouvoir juridique illustre une forme d’institutionnalisation de la transphobie[81]. Giovanna Rincon, porte-parole de la Fédération trans et intersexes, explique aussi que la transphobie institutionnelle cautionne la transphobie du quotidien»[39]. Les personnes trans y sont exposées dans de nombreuses situations (école, famille, etc.) ou à l’occasion d’actes simples ou administratifs : faire renouveler une carte d’identité ou un titre de séjour, aller chercher un colis à la poste[85], obtenir des soins[86],[87]. L'association professionnelle mondiale pour la santé des personnes transgenres (WPATH) a publié en 2017 un communiqué affirmant que chaque frein à la reconnaissance du genre d'une personnes trans (cela vaut aussi si elle est mineure ou incarcérée) met en danger sa santé physique et mentale[88].

JuridiqueModifier

Le fait que le changement d’état civil est conditionné à la stérilisation (en France jusqu’en 2016 et encore dans de nombreux autres pays) montre que la personnes trans est considérée comme une « menace »[81]. Françoise Sironi estime que c’est « probablement pour que l’hétérosexualité reste le seul régime acceptable, dans lequel une grossesse puisse avoir lieu »[89]. Pau Credo Walters, dans l’entrée « Stérilisation forcée » de la « Transyclopédie », considère que ces systèmes médicaux-légaux ont pour fonction de « marquer et punir les transgressions de genre »[90]. Le Conseil de l'Europe a adopté le une résolution garantissant le droit des personnes transgenres à obtenir « des documents officiels reflétant l'identité de genre choisie, sans obligation préalable de subir une stérilisation ou d'autres procédures médicales »[91]. Le Conseil de l'Europe s'indigne une nouvelle fois des stérilisations forcées des personnes trans (entre autres groupes de personnes particulièrement ciblés) en 2013[92] et en 2015[93]. L'Organisation des Nations Unies s'est prononcée en 2015 contre la stérilisation forcée des personnes trans[94].

En France, un rapport de la Haute Autorité de santé de 2010[95] relève que la situation des personnes trans est « confuse », « inégalitaire », comprenant des « risques d’arbitraire », et « manquant d’un cadre juridique minimum »[96]. Le , l'identité sexuelle a été reconnue comme critère de discrimination par la législation française[97]. La Commission nationale consultative des droits de l'homme a publié le un avis proposant notamment la déjudiciarisation partielle de la procédure de changement d'état-civil, la déconnexion entre la procédure médicale et judiciaire ainsi que le remplacement de l'expression « identité sexuelle » par « identité de genre »[98]. La loi de modernisation de la justice du XXIe siècle du 18 novembre 2016 a modifié la procédure de changement d'état civil (mais sans la déjudiciariser) et a fait apparaître l'« identité de genre » dans les critères de discrimination[70].

PsychiatriqueModifier

Le médecin psychiatre Harry Benjamin introduit le terme « transsexuel » en 1953[99]. En 1980, le troisième Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) décrit le trouble appelé « transsexualisme », devenu « trouble de l'identité de genre » (« gender identity disorder ») dans le DSM IV et « dysphorie de genre » dans le DSM V[100]. Certains psychiatres vont jusqu'à considérer la transidentité comme une psychose[101].

Depuis les années 1950, des personnes trans demandent à la médecine de les aider à changer d’apparence (voir l'histoire de Christine Jorgensen). L'apparence, la prise d'autonomie[102] et dans certains pays le changement d'état civil de la personne trans sont suspendus aux décisions prises par (ou dans le meilleur des cas, avec) les médecins. Cependant, Amnesty International considère que l’évaluation de la transidentité par les équipes médicales françaises implique des protocoles « longs et humiliants »[103], et la psychologue clinicienne Françoise Sironi a décrit la « maltraitance théorique » induite par certaines démarches thérapeutiques inadéquates[89],[104]; elle évoque en prenant l’exemple de Colette Chiland l’hostilité de certains de ses confrères à l’égard des personnes trans qui les consultent, hostilité « liée à un rejet moral de même nature que le racisme, [appelé] transphobie », qui relève de « contre-transferts haineux ou effrayés (…) face au vécu insolite de leurs patients[89]. » Le psychiatre reste la pierre angulaire de la prise en charge médicale des personnes trans[105], alors qu'il est devenu banalement admis (y compris par l'Association américaine de psychiatrie[106]) que les transidentités ne sont pas des troubles mentaux: l'APA insiste sur le fait que c'est la transphobie et non pas la transidentité en tant que telle, qui peut être source de mal-être[107].

Le champ lexical de la souffrance est omniprésent dans le discours médical : « tous souffrent » selon la psychiatre Colette Chiland[108]. À cette idée que la souffrance est caractéristique de la transidentité, Judith Butler oppose que « s’entendre dire que votre vie genrée vous condamne à une vie de souffrance est en soi inexorablement blessant. C’est une parole qui pathologise et la pathologisation fait souffrir »[109].

Les Principes de Yogyakarta refusent la classification psychiatrique de la transidentité[110] et ses « Annotations de jurisprudence sur les Principes de Jogjakarta » dénoncent le fait que le diagnostic comme maladie mentale de l'identité sexuelle différente de son sexe biologique ait causé les maltraitances médicales. Le rapport annuel sur les droits fondamentaux dans l'Union européenne adopté en 2018 encourage les états membres à dépathologiser entièrement le parcours de changement d'état civil des personnes trans et à « empêcher que la variance de genre dans l’enfance ne devienne une nouvelle pathologie dans la classification internationale des maladies »[111]. En France, le Programme d’actions gouvernemental contre les violences et les discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre publié en 2012 par le ministère des Droits des femmes affirmait que « la France soutiendr[ait] les efforts visant à obtenir une déclassification du “transsexualisme” de la liste des maladies mentales établie par l’organisation mondiale de la santé (OMS)[112] » (la classification internationale des maladies, CIM).

Journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobieModifier

 
Des militantes trans à la Marche des fiertés de Paris en France, juin 2005.

En 2009, le comité IDAHO qui coordonne la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie a lancé une campagne qui avait pour mot d'ordre : « Refusons la transphobie, Respectons l'identité de genre ». Le texte a été signé par plusieurs prix Nobel[113], et par 300 associations issues de 75 pays à travers le monde[114].

La même année, la « Journée mondiale de lutte contre l'homophobie » du 17 mai devient « Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie » (IDAHOT, International Day Against Homophobia and Transphobia). Cependant, Karine Espineira estime que l'inscription de la transphobie à la suite de l'homophobie dans le nom de cette journée mondiale de lutte est ambivalente : elle fait courir un risque d'invisibilisation à la journée du souvenir trans[115].

TDORModifier

Le TDOR (transgender day or remembrance), ou Journée du souvenir trans, commémore chaque 20 novembre la mémoire des personnes trans assassinées.

RéférencesModifier

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Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Clarisse Fabre, « “Psychologie(s) des transsexuels et des transgenres”, de Françoise Sironi : identités “trans” », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier