Julia Serano
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Julia Serano en 2016.

Julia Michelle Serano est une femme trans, écrivaine, militante trans-bi et biologiste américaine. Julia Serano vit actuellement à Oakland, en Californie.

Son travail est apparu dans des magazines queer, féministes, et de pop-culture, comme notamment Bitch, Clamor, Kitchen Sink, LiP, make/shift, et Transgender Tapestry. Des extraits de son travail sont apparus dans The Believer, The San Francisco Chronicle, et sur la NPR[1].

Sur la base de ses connaissances sur le genre, Serano a été invitée à parler de la transidentité et des problèmes des femmes trans dans de nombreuses universités, souvent dans des conférences à thèmes queer, féministe, psychologique et philosophique. Ses écrits ont également été utilisés dans des matériaux d'enseignement de cours d'études de genre aux États-Unis[2]

Elle a créé plusieurs termes qui sont maintenant utilisés dans les études de genre tels que appropriation cissexuelle, sexisme oppositionnel et effémimania.

BiographieModifier

Julia Serano a pris conscience pour la première fois d'avoir le désir d'être une femme à la fin des années 1970, quand elle avait 11 ans. Quelques années plus tard, elle a commencé à se travestir. Au début, elle se travestissait secrètement, mais finalement, elle a commencé à s'identifier ouvertement comme « masculin travesti ».

Serano a assisté à un premier groupe de parole pour travestis en 1994, quand elle vivait au Kansas[3],[4].

Peu après, Serano s'est déplacée vers la San Francisco Bay Area où elle a rencontré Dani, sa future épouse, en 1998. À cette époque, Serano a commencé à s'identifier non seulement comme trasvestie mais aussi comme transgenre et bigenre.

En 2001, elle a commencé médicalement la transition et à s'identifier tant que femme trans[4].

AuteureModifier

Elle est l'auteure en 2007 de Whipping Girl: A Transsexual Woman on Sexism and the Scapegoating of Femininity, qualifié par Les Inrocks de texte LGBT culte[5].

Son second livre, Excluded: Making Feminist and Queer Movements More Inclusive, a été publié en par Seal Press[6].

Autres activitésModifier

Serano est championne de poésie slam et a donné des spectacles dans des universités, ainsi que lors d'événements tels que la National Queer Arts Festival, la San Francisco Pride Dyke March, la Trans March, Ladyfest, outCRY!, Femme 2006 et dans Les Monologues du vagin[2].

Serano est aussi guitariste-chanteuse-parolière pour le Bitesize pop trio[7].

Serano[8] organise et accueille les GenderEnders, une série de performances qui présente le travail de personnes transgenres, intersexuées, et les artistes et les alliés genderqueer. Elle a produit 20 spectacles. Serano a reçu une subvention pour The Penis Issue: Trans and Intersex Women Speak Their Minds, un événement de spoken-word, dans le cadre du 2007 National Queer Arts Festival[2].

Serano est aussi biologiste travaillant comme chercheuse à l'université de Californie à Berkeley dans le domaine de la biologie de l'évolution et du développement. Elle a obtenu son doctorat en biochimie et biophysique moléculaire à l'université Columbia[2]. Une de ses découvertes est le K10 transport/localisation element (TLS) dans Drosophila melanogaster.

TravauxModifier

OuvragesModifier

AnthologiesModifier

RéférencesModifier

  1. (en) « Serano, Julia » [archive du ], Litquake (consulté le 21 février 2008).
  2. a b c et d (en) « about Julia »
  3. (en) Julia Serano, Whipping Girl : A Transsexual Woman on Sexism and the Scapegoating of Femininity, Seal Press, , 1re éd. (ISBN 1-58005-154-5, OCLC 81252738) 
  4. a et b (en) « welcome to switch hitter dot net! », Juliaserano.com (consulté le 2 novembre 2013).
  5. a et b « 15 textes cultes pour comprendre les luttes LGBTQ+ », sur Les Inrocks, (consulté le 30 juin 2019)
  6. (en) Julia Serano, Excluded: Making Feminist and Queer Movements More Inclusive, Seal Press, , 336 p. (ISBN 978-1-58005-504-8, OCLC 1131661564) 
  7. (en) Julia Serano, « Bitesize! -hammering the final nail into indie rock's coffin- » [archive du ], Bitesize! (consulté le 26 août 2012).
  8. (en) Julia Serano, « Bisexuality does not reinforce the gender binary », Curve,‎ (lire en ligne)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier