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Journée du souvenir trans

Fausse plaque de rue affichée dans une rue de Lyon à l'occasion du Jour du souvenir trans 2016.

La Journée du souvenir trans, déclinaison française du Transgender Day of Remembrance (TDoR), a lieu le 20 novembre dans le monde entier, et célèbre le souvenir des personnes trans assassinées pour motif transphobe, c’est-à-dire la haine ou la peur des personnes trans, et elle veut attirer l’attention sur les violences endurées par la communauté trans.

Sommaire

HistoriqueModifier

C'est une journée qui a lieu le 20 novembre de chaque année[1] ., en honneur à Rita Hester, tuée le , lors d'un crime de haine transphobe. La journée du souvenir trans a plusieurs objectifs :

  • commémorer toutes les personnes ayant été victimes de crimes haineux et de préjugés,
  • sensibiliser sur les crimes haineux envers la communauté trans,
  • rendre hommage aux personnes décédées et à leurs proches[2].

La journée du souvenir trans a été instaurée en 1998 par Gwendolyn Ann Smith[3] — une graphiste, éditorialiste transgenre et militante trans — en mémoire du meurtre de Rita Hester à Allston, Massachusetts. C’était initialement un projet Web[4] qui a évolué progressivement en journée d’action internationale.

Cette journée a commencé à être célébré en France en 2004 à l'initiative du Groupe Activiste Trans (GAT) et du Support Transgenre Strasbourg (STS)[1].

Aujourd’huiModifier

Les commémorations prennent souvent la forme d’une lecture des noms des personnes assassinées dans l’année écoulée mais ne s’y limitent pas : veillées aux chandelles, performances artistiques, projections de films, marches. En 2010, le TDoR a été suivi dans plus de 20 pays[5],[6].

PolitiqueModifier

Si cette journée marque la solidarité de la communauté LGBT à l’égard des victimes et témoigne de son indignation, elle veut aussi rappeler que la transphobie n’est pas reconnue comme discrimination ou circonstance aggravante pour les crimes par l’État. Il en résulte qu’aucune statistique officielle n’est disponible. En 2011, 221 cas de personnes trans assassinées furent comptabilisés par les associations trans[7],[8]. Ce nombre ne représente pas la réalité puisque le comptage est effectué localement par un nombre réduit d’organisations et dans peu de pays. De plus, la plupart des crimes restent ignorés puisque le caractère transphobe n’est pas retenu par les autorités.

RéférencesModifier

  1. a et b La Transyclopedie : tout savoir sur les transidentités, des ailes sur un Tracteur, , 338 p. (ISBN 978-1-291-10322-9).
  2. (en) « About TDOR at Transgender Day of Remembrance » [archive du ], Transgenderdor.org, (consulté le 6 juillet 2011).
  3. (en) « Gwendolyn Ann Smith », page biographique.
  4. (en) « Remembering Our Dead »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), description du projet.
  5. (en) « Transgender DoR »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 28 mars 2014), liste des événements annoncés.
  6. « Yagg », liste d'événements annoncés.
  7. (en) « LGBT Supports »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 28 mars 2014), statistiques des décès en 2011.
  8. (en) « Trans Respect versus Transphobia Worldwide », autres statistiques des décès en 2011.

Voir aussiModifier