Tarascon-sur-Ariège

commune française du département de l'Ariège

Tarascon-sur-Ariège
Tarascon-sur-Ariège
Tarascon-sur-Ariège en mars 2016.
Blason de Tarascon-sur-Ariège
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Foix
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Tarascon
(siège)
Maire
Mandat
Alain Sutra
2020-2026
Code postal 09400
Code commune 09306
Démographie
Gentilé Tarasconnais
Population
municipale
3 024 hab. (2019 en diminution de 9,46 % par rapport à 2013)
Densité 350 hab./km2
Population
agglomération
5 266 hab. (2018)
Géographie
Coordonnées 42° 50′ 54″ nord, 1° 36′ 24″ est
Altitude Min. 463 m
Max. 1 187 m
Superficie 8,65 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Tarascon-sur-Ariège
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton du Sabarthès
Législatives Première circonscription
Localisation
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Tarascon-sur-Ariège
Liens
Site web mairie-tarascon.com/

Tarascon-sur-Ariège (occitan : Tarascon d'Arièja) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

C'est un centre industriel situé à un important carrefour de routes. Elle est formée par la réunion de la ville basse – au confluent de l'Ariège et du Vicdessos – et d'une ville haute, autrefois fortifiée, qui s'adosse à une butte surmontée d'une tour ronde.

Ses habitants sont appelés les Tarasconnais.

Le patrimoine architectural de la commune comprend cinq immeubles protégés au titre des monuments historiques : la chapelle Notre-Dame de Sabart, classée en 1846, le château de Lacombe, classé en 1983 et inscrite en 1992, l'église Notre-Dame-de-la-Daurade, inscrite en 1990, la maison de Jehan-Séré, inscrite en 1950, et la tour Saint-Michel, classée en 1950.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune de Tarascon-sur-Ariège se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 13 km à vol d'oiseau de Foix[1], préfecture du département [2], bureau centralisateur du canton du Sabarthès dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1] La commune est par ailleurs ville-centre du bassin de vie de Tarascon-sur-Ariège[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Quié (1,0 km), Bompas (2,1 km), Ussat (2,2 km), Arignac (2,6 km), Surba (2,9 km), Arnave (3,4 km), Ornolac-Ussat-les-Bains (3,8 km), Alliat (3,8 km).

Sur le plan historique et culturel, Tarascon-sur-Ariège fait partie du pays du Sabarthès, structuré par la haute vallée de l'Ariège en amont du pays de Foix avec Tarascon-sur-Ariège comme ville principale[4].

Tarascon-sur-Ariège est limitrophe de dix autres communes.

Communes limitrophes de Tarascon-sur-Ariège[5]
Surba Arignac Bompas
Rabat-les-Trois-Seigneurs   Arnave
Génat,
Quié,
Alliat
Niaux Ussat

Commune située dans les Pyrénées sur l'Ariège, au confluent avec le Vicdessos dans le Pays de Foix Haute-Ariège. Elle est le centre de l'unité urbaine de Tarascon-sur-Ariège.

GéologieModifier

La superficie de la commune est de 865 hectares ; son altitude varie de 463 à 1 187 mètres[6].

HydrographieModifier

 
Réseaux hydrographique et routier de Tarascon-sur-Ariège.

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[7]. Elle est drainée par l'Ariège, le Vicdessos, le ruisseau de la Courbière et un bras de l'Ariège, constituant un réseau hydrographique de 6 km de longueur totale[8],[9].

L'Ariège, d'une longueur totale de 162,91 km, prend sa source dans la commune de Porta et s'écoule du sud vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans la Garonne à Portet-sur-Garonne, après avoir traversé 56 communes[10].

Le Vicdessos, d'une longueur totale de 36,8 km, prend sa source dans la commune d'Auzat et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Ariègesur le territoire communal, après avoir traversé 8 communes[11].

Le ruisseau de la Courbière, d'une longueur totale de 15,7 km, prend sa source dans la commune de Rabat-les-Trois-Seigneurs et s'écoule d'ouest en est. Il traverse la commune et se jette dans l'Ariège à Surba, après avoir traversé 4 communes[12].

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[13]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[14]. À l'est du département, l’influence méditerranéenne accentue les contrastes saisonniers, le climat y est plus sec[15].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[13].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 12 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 15,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 075 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[17] complétée par des études régionales[18],[19] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1959 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records TARASCON SUR AR (09) - alt : 475m, lat : 42°51'00"N, lon : 01°35'54"E
Records établis sur la période du 01-01-1959 au 31-12-2015
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,3 −0,7 1,8 4,1 8,1 11,7 13,7 13,5 10,2 6,6 2 −0,7 5,8
Température moyenne (°C) 4,5 5,5 8,3 10,4 14,1 17,5 20 19,8 16,6 12,9 7,9 4,9 11,9
Température maximale moyenne (°C) 10,3 11,6 14,8 16,7 20,1 23,4 26,3 26,1 23,1 19,1 13,7 10,5 18
Record de froid (°C)
date du record
−17
16.01.1985
−15
08.02.12
−12,5
01.03.05
−7,5
01.04.1977
−2,5
01.05.1960
0
08.06.1984
5,8
11.07.1993
4,5
30.08.1986
1
29.09.1974
−3,5
24.10.1991
−11,5
30.11.1978
−16,2
27.12.1962
−17
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
21,5
29.01.02
29
29.02.1960
30
11.03.1981
30
09.04.11
34
13.05.15
35,9
28.06.1968
39
10.07.1982
38,5
20.08.11
37
14.09.1987
32
07.10.09
29
09.11.1985
23,5
15.12.1989
39
1982
Ensoleillement (h) 66,4 87,3 140,5 176,2 207 216,6 221,3 224,6 179,2 121,1 70,6 56,6 1 767,3
Précipitations (mm) 72,8 52,4 62,5 78,6 80,3 60,5 46,4 61,8 57,9 59,5 67,9 68,7 769,3
Source : « Fiche 9306001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/06/2021 dans l'état de la base


Milieux naturels et biodiversitéModifier

Réseau Natura 2000Modifier

 
Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : « Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste »[21], d'une superficie de 9 581 ha, un réseau hydrographique pour les poissons migrateurs, avec des zones de frayères actives et potentielles importantes pour le Saumon en particulier qui fait l'objet d'alevinages réguliers et dont des adultes atteignent déjà Foix sur l'Ariège[22].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristiqueModifier

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de type 1[Note 5] sont recensées sur la commune[23] :

  • le « cours de l'Ariège » (1 341 ha), couvrant 112 communes dont 86 dans l'Ariège et 26 dans la Haute-Garonne[24] ;
  • les « parois calcaires et quiès du bassin de Tarascon » (8 161 ha), couvrant 58 communes du département[25],
  • le « ruisseau de Vicdessos en aval d'Auzat » (152 ha), couvrant 8 communes du département[26] ;

et deux ZNIEFF de type 2[Note 6],[23] :

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Tarascon-sur-Ariège est une commune rurale[Note 7],[29]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 2],[30]. Elle appartient à l'unité urbaine de Tarascon-sur-Ariège, une agglomération intra-départementale regroupant 9 communes[I 3] et 6 120 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[I 4],[I 5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tarascon-sur-Ariège, dont elle est la commune-centre[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 6 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 6],[I 7].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (57,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (60,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,7 %), zones urbanisées (18,5 %), zones agricoles hétérogènes (17,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (11 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,5 %), prairies (0,7 %)[31].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transportsModifier

Accès avec la route nationale 20 et par le train en gare de Tarascon-sur-Ariège sur la ligne de Portet-Saint-Simon à Puigcerda (frontière).

ToponymieModifier

HistoireModifier

Tarascon-sur-Ariège était au Moyen Âge un centre commercial important, d'où la construction d'une enceinte qui protège la ville. Gérée par des consuls, c'est une des quatre villes du comté de Foix. Au XIIe siècle, une seconde enceinte est construite, ainsi qu'un pont qui permet de traverser l'Ariège, mais au XIVe siècle l’extension de la ville est telle qu'elle sort des enceintes avec par exemple l'apparition du faubourg Sainte-Quitterie « du bout du pont » et le quartier Saint-Jacques « hors la porte ».

Entre 1625 et 1630, l'évêque de Pamiers Henri de Sponde, filleul de Henri IV, tente d'implanter un couvent de Minimes à Tarascon mais échoue faute de moyens.

Le , le capitaine Teulade de Foix avise les consuls que par ordonnance du roi Louis XIII et du cardinal Richelieu, le château comtal de Tarascon doit être démoli « rez-terre » aux frais de la ville. La tour de Mount-Négré et le château Lamotte subirent le même sort.

En 1775, la tour du Castella, qui surplombe Tarascon, est construite. Elle fait suite à la démolition, par ordre de l'ingénieur de province, de la porte de Foix. Les matériaux issus de la destruction sont en partie réutilisés lors de la construction de la tour ronde du Castella, l'autre partie sera utilisée pour la restauration de la porte d'Espagne. La tour du Castella est située sur l'ancien emplacement du château féodal.

La Société métallurgique de l'Ariège, cliente des mines de fer de Rancié, a investi dès 1869 dans un haut fourneau installé dans la commune, sonnant ainsi le glas des forges à la catalane. Elle l'utilisera aussi pour l'excellent minerai qu'elle exploite pour son propre compte à la mine de Pimorent dans la commune de Porté-Puymorens en Cerdagne.

Un tramway a fonctionné de 1911 à 1932 desservant la vallée de Vicdessos et constituant la ligne de Tarascon-sur-Ariège à Auzat.

Le , la commune de Banat est rattachée à celle de Tarascon-sur-Ariège sous le régime de la fusion-association.

Politique et administrationModifier

Découpage territorialModifier

La commune de Tarascon-sur-Ariège est membre de la communauté de communes du Pays de Tarascon[I 8], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Tarascon-sur-Ariège. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[32].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Foix, à la circonscription administrative de l'État de l'Ariège et à la région Occitanie[I 8].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Sabarthès pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 8], et de la première circonscription de l'Ariège pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[33].

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 2 500 habitants et 3 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de vingt trois[34],[35].

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    François André Vergé    
1852 1866 Gaspard Lucien Victor Philippe de Saint André    
1866 1871 Frédéric Germain Elisabeth Esquirol    
1878 1890 Frédéric Germain Elisabeth Esquirol    
1919 1938 Louis Philippe Rad.  
1944 1978 Paul Joucla PS  
1978 1981 Gérard Esquirol    
1981 1987 Jules Joseph Rousse PS  
1987 1989 Charles Montaud    
1989 2001 Robert Naudi PS  
mars 2001 En cours Alain Sutra PRG-MRSL Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementaleModifier

La commune était initialement probablement riche en termes d'écopotentialité, mais son industrialisation y a laissé des séquelles importantes [non neutre]. En particulier, l'usine Pechiney installée au bord du Vicdessos, a laissé plusieurs décharges internes qui relarguent [réf. nécessaire] plusieurs polluants préoccupants, dont certains non dégradables (fluorures, aluminium, cuivre, nickel, arsenic, baryum, chrome hexavalent, plomb, mercure et hydrocarbures). Ces polluants menacent la nappe phréatique, la rivière et les écosystèmes périphériques[36].

JumelagesModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[39]. En 2019, la commune comptait 3 024 habitants[Note 9], en diminution de 9,46 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4001 1811 3781 4661 5511 6751 5601 5301 637
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5571 5021 5131 5341 6071 6111 7391 4851 432
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4451 6841 6061 7461 8342 5592 2363 1703 184
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
3 6803 8784 1973 9163 5333 4463 4893 4933 386
2017 2019 - - - - - - -
3 0443 024-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[42] 1975[42] 1982[42] 1990[42] 1999[42] 2006[43] 2009[44] 2013[45]
Rang de la commune dans le département 5 5 5 6 6 6 7 7
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

EnseignementModifier

Tarascon-sur-Ariège fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune de Tarascon-sur-Ariège depuis la crèche jusqu'au collège du Sabarthès. Les collèges de Tarascon et Vicdessos ont fusionné à la rentrée 2016 en une seule entité administrative.

Culture et festivitésModifier

Comité des fêtes, maison des jeunes et de la culture, centre culturel François-Mitterrand avec bibliothèque, cinéma, auditorium[46]...

Activités sportivesModifier

Écologie et recyclageModifier

La déchèterie la plus proche se trouve dans la commune voisine d'Arignac, au lieudit Las Bernièros, sur la RD 8.

ÉconomieModifier

RevenusModifier

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 1 352 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 2 740 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 17 920 [I 9] (19 820  dans le département[I 10]). 35 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 11] ( % dans le département).

EmploiModifier

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 11] 9,2 % 12,5 % 15,0 %
Département[I 12] 8,9 % 11,1 % 11,2 %
France entière[I 13] 8,3 % 10,0 % 10,0 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 674 personnes, parmi lesquelles on compte 67,3 % d'actifs (52,3 % ayant un emploi et 15,0 % de chômeurs) et 32,7 % d'inactifs[Note 12],[I 11]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune est la commune-centre de l'aire d'attraction de Tarascon-sur-Ariège[Carte 2],[I 14]. Elle compte 1 526 emplois en 2018, contre 1 604 en 2013 et 1 673 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 893, soit un indicateur de concentration d'emploi de 170,9 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 44,1 %[I 15].

Sur ces 893 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 435 travaillent dans la commune, soit 49 % des habitants[I 16]. Pour se rendre au travail, 79,1 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,8 % les transports en commun, 13,8 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 4,4 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 17].

ActivitésModifier

Située dans la commune de Quié très imbriquée avec Tarascon se trouve l'usine de Sabart fondée en 1925. Cette aluminerie, devenue Sabart AeroTech, après plusieurs changement d'actionnaires et moins de quarante salariés en , bénéficie encore des commandes du pôle mondial de construction aéronautique de la région toulousaine, mais la présence d'investisseurs chinois semble inquiéter les clients dans ce secteur hautement stratégique[49].

CMA Industry[50], équipementier pour l'aviation, compte 65 employés en 2019.

L'entreprise Séguélas propose de l'Hypocras, un apéritif médiéval à base de vin, d'épices et de pétales de rose.

On y trouve également, 8 quai de l'Ariège, le magasin Gribouille import, spécialisé dans les vêtements pour femme ainsi que chaussures et accessoires à jour des dernières tendances.

Culture locale et patrimoineModifier

 
L'église Sainte-Quitterie.
 
La tour Saint-Michel et la place Félix-Garrigou.

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
D'azur (De gueules) au château de trois tours d'argent (d'or) ouvert du champ, maçonné de sable environné de deux branches de laurier d'argent passées en double sautoir en chef en pointe. Devise : « s'y pasos y demoros »
Commentaires : Créé le 11 mars 1701 par les commissaires généraux. Adopté le 19 septembre 1817. Enregistré le 16 octobre 1817[54].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • J. Brunet, B. Callede et G. Orial, Tarascon-sur-Ariège (Ariège), Grotte de Niaux : mise en évidence de charbon de bois dans les tracés préhistoriques du Salon noir in Studies in Conservation (Londres), 1982, vol. 27, no 4, p. 173-179
  • Jean Clottes et Robert Simonnet, Le Paléolithique final dans le bassin de Tarascon-sur-Ariège, d'après les gisements des Églises (Ussat) et de Rhodes II (Arignac) in La fin des temps glaciaires en Europe : chronostratigraphie et écologie des cultures du Paléolithique final, 1979, p. 647-659
  • L. Faure-Lacaussade, Tarascon-sur-Ariège : le pays des cavernes, Privat, Toulouse, 1955, 151 p.
  • Édouard-Alfred Martel, Cavernes de Tarascon-sur-Ariège in Spelunca, tome VII, no 54, , 48 p.
  • J. P. Morel, La chapelle de Sabar à Tarascon-sur-Ariège, C. Lacour, Nîmes, 1997 (ISBN 2-84149-901-4)
  • (es) S. Ripoll Lopez, « El parque de arte prehistorico de los pirineos : Un espacio cultural temático y lúdico diferente », Revista de arqueología, no 210,‎ , p. 6-13
  • Robert Simonnet, Le silex et la fin du Paléolithique supérieur dans le bassin de Tarascon-sur-Ariège in Bulletin de la Société préhistorique de l'Ariège, 1998, vol. 53, p. 181-222
  • G. Vidal, Les stations en plein air du Sédour (région de Tarascon-sur-Ariège) in Bulletin de la Société préhistorique de l’Ariège, no 27, 1930, p. 430-440
  • G. Vidal, L’art dans les cavernes de la région de Tarascon-sur-Ariège in Bulletin de la Société ariégeoise des sciences, no 18, 1931-1938, p. 55-77
  • Jean Anglade, L'Homme aux éclats, éd. Le Pas d'oiseau, 2012, (ISBN 978-2-917971-27-7).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Les normales servent à représenter le climat dans lequel nous vivons. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[16].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[20].
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  10. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  11. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  12. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le )
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

RéférencesModifier

Site de l'InseeModifier

  1. a b et c « Métadonnées de la commune de Tarascon-sur-Ariège » (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition » (consulté le ).
  3. « Unité urbaine 2020 de Tarascon-sur-Ariège » (consulté le ).
  4. « Base des unités urbaines 2020 », (consulté le ).
  5. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  8. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Tarascon-sur-Ariège » (consulté le ).
  9. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Tarascon-sur-Ariège » (consulté le ).
  10. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans la Ariège » (consulté le ).
  11. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité à Tarascon-sur-Ariège » (consulté le ).
  12. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité dans l'Ariège » (consulté le ).
  13. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité dans la France entière » (consulté le ).
  14. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  15. « Emp T5 - Emploi et activité à Tarascon-sur-Ariège » (consulté le ).
  16. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune » (consulté le ).
  17. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).

Autres sourcesModifier

  1. Stephan Georg, « Distance entre Tarascon-sur-Ariège et Foix », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  2. Stephan Georg, « Distance entre Tarascon-sur-Ariège et Tarascon-sur-Ariège », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. « Communes les plus proches de Tarascon-sur-Ariège », sur www.villorama.com (consulté le ).
  4. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 365-366.
  5. Carte IGN sous Géoportail
  6. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  7. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
  8. « Fiche communale de Tarascon-sur-Ariège », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  9. « Carte hydrographique de Tarascon-sur-Ariège » sur Géoportail (consulté le 29 octobre 2021).
  10. Sandre, « l'Ariège »
  11. Sandre, « le »
  12. Sandre, « le Ruisseau de la Courbière »
  13. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  14. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  15. [PDF]« Plan Local d’Urbanisme d’Allières – Rapport de présentation », sur wxs-gpu.mongeoportail.ign.fr, (consulté le ), p. 125
  16. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  17. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  18. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  19. [PDF]« Le changement climatique dans les Pyrénées : impacts, vulnérabilités et adaptation. », sur opcc-ctp.org (consulté le ).
  20. Réseau européen Natura 2000, Ministère de la transition écologique et solidaire
  21. « Liste des zones Natura 2000 de la commune de Tarascon-sur-Ariège », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
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  29. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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  39. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  40. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  41. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  42. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le ).
  43. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
  44. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
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  47. « Association communale de chasse agreee de tarascon-sur-ariege association Animaux association braconnage cynégétique destruction Tarascon-sur-Ariège, », sur Gralon (consulté le ).
  48. http://mairie-tarascon.com/Associations-sportives
  49. « Les salariés de Jinjiang Sabart Aéro Tech inquiets », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)
  50. « La CMA recrute », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)
  51. Notice no PA00093926, base Mérimée, ministère français de la Culture
  52. « Horaires », sur Eglise info (consulté le )
  53. Robert Roger, « Le clocher de l'église Saint-Michel de Tarascon (Ariège) », dans Bulletin de la Société archéologique du Midi de la France, 1913, p. 59-65 (lire en ligne)
  54. Armorial de France