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Pau Football Club

club français de football
(Redirigé depuis FC Pau)
Pau FC
Logo du Pau FC
Généralités
Nom complet Pau Football Club
Surnoms Les Capbourruts
Les Béarnais
Les Pionniers
Noms précédents Bleuets Notre-Dame de Pau (1920-1959)
FC Pau (1959-1995)
Fondation (Pau FC)
Statut professionnel Jamais
Couleurs Jaune et bleu
Stade Stade de Pau
(1 500 places)
Siège Boulevard de l'Aviation
64000 Pau Drapeau : France
Championnat actuel National
Propriétaire Drapeau : France Bernard Laporte-Fray
Président Drapeau : France Bernard Laporte-Fray
Entraîneur Drapeau : France Bruno Irles
Joueur le plus capé Drapeau : France Jacques Leglib (260)
Meilleur buteur Drapeau : France Denis Baylac (59)
Site web paufc.fr
Palmarès principal
National[1] National 2 (2)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Championnat de France de football National 2019-2020
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Localisation du Nouste Camp et du centre d'entrainement Pissard- Santarelli par rapport à la ville de Pau.

Le Pau Football Club (souvent abrégé en Pau FC) est un club de football français fondé en 1920 et basé à Pau, préfecture du département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le Pau FC tire ses origines du patronage catholique des Bleuets de Notre-Dame de Pau, qui hissa le football béarnais et du Sud-Ouest au plus haut niveau amateur, avant de donner naissance au FC Pau en 1959.

La devise du club est « Vaincre ou sourire », héritée du patronage des Bleuets de Pau.

Le club évolue de nouveau en championnat de France de football National depuis la saison 2016-2017, après avoir passé huit saisons en National 2 entre 2008 et 2016.

Le club, présidé par Bernard Laporte-Fray et entraîné par Bruno Irles[2], a inauguré le Stade de Pau — surnommé Nouste Camp par les supporters[3] — au début de la saison de championnat de France de football National 2018-2019. Ce stade d'une capacité de 1500 places est situé à proximité immédiate de son stade historique du stade du Hameau, que le Pau FC a partagé pendant 20 ans avec la Section paloise, lorsque le mythique stade de la Croix du Prince est devenu trop vétuste.

Le Pau FC est régulièrement l'un des clubs français dont les distances de déplacement sont les plus longues.

Sommaire

HistoireModifier

Genèse du clubModifier

Football à Pau et dans la régionModifier

 
Vue préservée des Pyrénées depuis Pau.

Le football a toujours eu le statut de troisième sport à Pau, derrière le basket-ball et surtout le rugby. La popularité de la Section paloise et de l’Élan béarnais est encore supérieure à celle du Pau FC. À titre d'exemple, le stade du Hameau a une capacité de 18 324 places et le palais des sports de Pau peut accueillir 7 707 personnes. Le tout nouveau Stade de Pau, inauguré par le club en 2018 ne compte que seulement 1 200 places assises et n'a toujours pas de nom officiel[4].

Historiquement et culturellement, le rugby était sans doute plus proche des valeurs de la région, remplaçant les épreuves de force basque et les jeux béarnais — voire de la soule et de la barrette — dans le cœur des Béarnais et des Gascons[5].

De plus, l'antagonisme entre les patronages laïcs, largement représentés dans le Sud-Ouest et les patronages catholiques a certainement contribué à favoriser la pratique du rugby, sport que l'Église catholique voyait d'un mauvais œil, du fait notamment des fréquents contacts entre les joueurs, lui préférant ainsi le football ou le basket-ball. Les catholiques, par l’action de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF), font du football leur sport phare, le rugby étant jugé trop élitiste.

Après 1905, en opposition, les républicains et anticléricaux se rangent derrière le ballon ovale. Le rugby représentait donc peut-être une certaine forme de résistance face à l'Église et à « l'esprit français » dans une terre longtemps indépendante, farouchement égalitariste de par son histoire, attachée à son identité et à la tradition républicaine fortement implantée.

Ainsi, en dépit de la très forte présence historique anglaise et britannique à Pau, notamment à la Belle Époque puisque les troupes du général Wellington restent postées à Pau après sa défaite lors de la Bataille d'Orthez (1814), le football s'implante tardivement en Béarn.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, les riches Anglais affluent en effet à Pau pour profiter des vertus curatives du climat palois et des eaux pyrénéennes, attirés par le docteur Alexander Taylor et son traité de médecine, « On the Curative Influence of the Climate of Pau, and the Mineral Waters of the Pyrenees On Diseases », qui connait un énorme succès en Angleterre[6]. Le Football est alors en pleine essor en Angleterre, la Fédération anglaise de football (Football Association) étant créée en 1863.

Ces expatriés, dont faisait partie le père d'Henry Russell lancent la mode du Pyrénéisme et importent des sports venus de Grande-Bretagne. Les courses d’obstacles sont très prisées, et c’est ainsi que voit le jour l’hippodrome du Pont-Long en 1842 : le meeting de Pau, organisé chaque année en février, attire nombre d’écuries et de parieurs venus d’outre-Manche, et constitue le point culminant de la saison hivernale. Ces expatriés fréquentent aussi assidûment le parcours de golf de Billère. Ainsi, en novembre 1856, le major Pontifex, les colonels Anstruther et Hutchinson, l’Archidiacre Sapte et Lord Hamilton fondent officiellement à Pau le premier golf de France et d’Europe, en dehors de ceux des îles britanniques, le Pau Golf Club, inspiré de celui de St Andrews, en Écosse. Patrice O'Quin, d'origine irlandaise devient maire de Pau en 1860.

La réputation de Pau est alors bien établie dans le monde anglo-saxon, et la cité mérite alors pleinement ses galons de « Reine des sports », décernés par l’International Herald Tribune.

 
Batmale (2e joueur debout) en équipe de France lors des JO 1920.

En dépit de cette anglophilie et de la promotion de sports d'origines britannique, aucun club de football ne voit le jour sous l'impulsion des citoyens de la couronne de Sa Majesté, comme ce fut le cas à Paris et dans le Nord de la France. Des joueurs béarnais comme Jean Batmale, milieu défensif de l'équipe de France aux Jeux olympiques en 1920 et 1924 doivent d'exiler en région parisienne ou en Bretagne pour pouvoir pratiquer ce sport, quasi-inexistant à l'époque dans le Sud-Ouest[7].

 
Tom Potter à Pau.

En revanche, l'implantation du rugby à Pau est bien plus précoce, portée par des expatriés britanniques tels que les gallois Crockwell dès 1907 et Tom Potter à partir de 1912 à la Section Paloise. Dans le grand Sud-Ouest, les britanniques contribuent à l'implantation du rugby puisque l'Écossais J. J. Shearer œuvre pour le développement du rugby à Bordeaux et le Gallois Owen Roe à celui de l'Aviron bayonnais et du rugby à Bayonne[8][9].

Le développement du football en Béarn sera donc l'œuvre de l'Église et de patronages catholiques, ce qui explique que la grande majorité des clubs de football du Sud-Ouest et du Béarn sont à l'origine des patronages catholique.

Il faut donc attendre le début du XXe siècle pour que le Football s'implante dans la région, et que des équipes voient le jour en Béarn et Pays basque français sous l'égide des patronages issus des paroisses de quartiers des villes et villages. C'est ainsi qu'un premier championnat est organisé par l'Union Pyrénéenne, organe local de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF). Dix patronages participent à cette édition originale: sept situés aux alentours de Bayonne et trois patronages de la région de Pau : Alerte de Ségure (patronage du lycée qui sera rebaptisé Louis-Barthou Pau), FA Bourbaki de Pau et l'Avenir salisien.

 
Pont du XIV-Juillet

Officiellement, le football est donc pratiqué à Pau depuis 1902, date de la première saison de football à la JAB de Pau. Ce club, issu du patronage Saint Martin, a formé de nombreux joueurs professionnels comme Jean-Michel Larqué, Jean-François Larios ou Dominique Vésir.

En 1904 a lieu la première saison du Football-Association Bourbaki, dont les couleurs sont le gris et le violet. Ce patronage est fondé en 1888 par l'abbé Lafourcade, de la paroisse Saint-Jacques de Pau[10]. Le patronage prend le nom de Charles-Denis Bourbaki, général français né à Pau en 1816 et connu pour avoir commandé l'armée de l'Est lors de la guerre de 1870.

Toutefois, lors de le première édition de la Coupe de France en 1917-1918, aucun club béarnais n'est engagé. La présence régionale étant assurée par les voisins de l'Étoile Sportive Montoise, finaliste du Championnat de France de football des patronages en 1916-1917, puis vainqueur en 1917-1918.

 
 
Le club est basé à Pau.

La Ligue du Sud-Ouest est finalement créée le 25 août 1919 à Bordeaux. Toutefois, de nombreux clubs béarnais, basques et landais ne participent pas à ce championnat, en raison des longues distances de déplacements, préférant plutôt disputer des matches amicaux ou des compétitions de patronages. Le premier club de la région paloise à s'y affilier est la Vaillante de Gelos le 14 septembre 1921[11].

Au début de la saison 1923-24, un district Landes / Pyrénées voit le jour, afin de réduire les distances kilométriques de manière à encourager les clubs à s’affilier au district. Cela a pour effet d'encourager les clubs palois à y participer. Le premier club situé sur le territoire de la ville de Pau à adhérer au district est le Football-Association Bourbaki le 27 février 1924, statut qui permettra à ce club d'être la puissance majeure du football palois jusque dans les années 1950[11]. La JAB de Pau rejoint également le District le 15 octobre 1926[11].

La pratique du football en Béarn se confirme avec l'Élan béarnais, qui atteint la finale de la Coupe de France des patronnages, perdue 4 à 0 face au Creusot au Stade Élisabeth à Paris.

Toujours dans cette optique de réduction des distances, ce district donne naissance à deux nouveaux districts Landes et Basses-Pyrénées en décembre 1935[12].

Bleuets de Notre-Dame de Pau (1920-1959)Modifier

 
Écusson du patronage des Bleuets en 1914.

Le patronage catholique des Bleuets de Notre-Dame de Pau est officiellement fondé en 1920 - les premières mentions du patronage remontent toutefois à 1904 - par le curé Jean-Paul Ramonguilhem, avec Gaston Santé, un entrepreneur de transports et un facteur Louis Delnaz[13],[14]. Les Bleuets Notre Dame de Pau, fondés après la Première Guerre Mondiale, sont ainsi nommés car les bleuets sont les premières fleurs à repousser après un bombardement sur les champs de bataille. Un symbole de renaissance et de reconstruction.Ce patronage est celui de la paroisse Notre-Dame de Pau, fréquenté par toute la jeunesse du quartier Mayolis, qui était alors un quartier populaire de la ville de Pau. Ce quartier est appelé de nos jours le Triangle, réputé pour ses nuits festives.[13] À cette époque, le patronage permettait la pratique de nombreuses activités sportives comme le football, mais également de la musique, du théâtre, de la gymnastique, de l'athlétisme, ou du patin à roulettes.

La pratique du football date de 1923, même si la première vraie saison d'une équipe de football des Bleuets n'aura cependant lieu qu'en 1935-1936, à la création du District des Pyrénées en 1936[14][15].

Le Pau Football Club est issu de la scission avec le club des Bleuets de Notre Dame de Pau en 1959.

Montée en puissance (1950-1956)Modifier

Albert Lille (1899 - 1979), surnommé « Le sorcier » est pompier et secrétaire général adjoint de la ville de Pau. En 2002, une plaque en son honneur a été apposée au Stade des Bleuets[16]. Il devient le vice-président de la section football des Bleuets de Notre Dame de Pau en 1945 et le restera jusqu'en 1958[17]. Il avait auparavant quitté en 1932 le Football-Association Bourbaki pour rejoindre le patronage du stade de la route de Buros. Le patronage des Bleuets avait acquis en 1941 ce terrain de 12 000 m2, situé chemin de Buros, afin d'y construire son Stade des Bleuets, équipés de deux tribunes latérales. C'était à l'origine un pré à vaches doté d’une ferme, la ferme Bernès, où les joueurs allaient se laver après les matches[18].

Albert Lille a joué un rôle capital pour le club palois et le football en Béarn. Sous sa direction, le patro se structure et progresse. Ainsi, il est notamment responsable de la constitution d'une équipe de Minimes avec des joueurs du quartier qui permet aux Bleuets de connaitre neuf montées en dix ans et d'atteindre la plus haute division amateur, à une époque où les ligues étaient fermées[17].

« Si vous n'avez pas tout donné, vous n'avez rien donné. »

— Albert Lille

Albert Lille occupait des fonctions étendues au sein du club, de l'administratif au sportif, et se consacra plus spécialement aux équipes de jeunes[19]. Ainsi, il conduit son groupe, aux titres de champions de l'Union Pyrénéenne dans plusieurs catégories d'âge. Cette équipe confirmera en devenant champions de la Ligue cadets et champions de France F.S.C.F. juniors en avril 1950 face à la « Vigilante de Saint-Étienne » à Montpellier sur le score de 4 à 1, sur le terrain du SOM. Les Bleuets succèdent donc aux voisins du FA Bourbaki au palmarès[20].

Les Bleuets connaissent ainsi neuf montées en dix saisons[21]! Partis du District des Pyrénées en 1950-51, les Bleuets, sept ans après en 1958, atteignaient donc la Division Nationale, avec une équipe composée de joueurs issus en grande partie du quartier Mayolis. C'est à cette époque que les Bleuets prennent l’ascendant sur les autres clubs historiques du football palois: JAB de Pau, FA Bourbaki et l'Union Jurançonnaise.

Le groupe était constitué du capitaine Pierre Lille - dont le père était président.

Le 31 mai 1951, les Bleuets battent le Gallia-Club de Bordeaux sur le score de 3-1 en finale de la Ligue du Sud-Ouest 4e série, accédant ainsi à la 3e série la saison suivante[22].

À l'issue de la saison 1954-1955, les Bleuets de Notre-Dame de Pau obtiennent une cinquième promotion consécutive avec l’accession en Promotion Honneur, validant leur ticket grâce à une victoire sur Hagetmau par 2 buts à 1 le [23].

Au début de la saison 1955 - 1956, Edouard Lassus, membre du club de longue date est promu entraîneur.

Les Bleuets de Notre-Dame de Pau accèdent pour la première fois en Division d'Honneur du Sud-Ouest en 1956. À la suite de cette promotion de 1956, les Bleuets se maintiennent deux saisons à ce niveau.

Effectif de l’épopée des Bleuets.
Poste En italique, le nom des huit joueurs du quartier Mayolis.
Gardiens de but André Braneyre Yvon Machetou
Défenseurs Jean-Jacques Rollin, Jacques Berth, Marcel Isabel, Pierre Lanusse, Pierre Lille, Joseph Nougué, Daniel Marrouat, André Lamarque.
Inters et demis ailes Jean Saubat, Henri Escartin, Gérard Delmas, Elie Ruiz, Henri Lapique
Attaquants René Lanusse, Angel Uriarte, Jean Schleider, Jean-Louis Jamboué, Antoine Cazaubon, René Biarge, René Tardan[24].

L’entraîneur Bela Herczeg, ancien joueur du MTK Hungaria FC et de clubs « pro » en France comme Montpellier, Sochaux, Grenoble, arrive en provenance de Hyères afin de succéder à Edouard Lassus au début de la saison 1957 - 1958[25].

Lors de la saison 1957-1958, le patronage du vice-président Lille et de l’entraîneur Herczecg obtient le titre de Champion de Division Honneur du Sud-Ouest en 1958[26] au goal-average face au Stade Montois[27], grâce à une victoire sur le 3 à 2 remportée face au Stade macaudais[28].

Les Bleuets Notre-Dame de Pau proposent alors un football « à l'anglaise », physique et engagé, correspondant au caractère d'une ville où le rugby règne en maître[29].

Classement Final - Championnat de Division Honneur du Sud-Ouest en 1958
1 Bleuets de Notre-Dame de Pau 26 9 8 1 50 23
2 Stade Montois 26 11 4 3 28 16
3 FC Libourne 21 8 5 5 32 28
4 Macau 19 8 3 7 29 30
5 Camblanes 18 7 4 7 37 21
6 Élan béarnais Orthez (football) 18 6 6 6 37 32
7 FA Bourbaki 17 6 5 7 26 37
8 Cubzac 17 6 5 7 12 28
9 Jurançon 11 2 7 9 24 40
10 Arin Luzien 8 2 4 12 16 35

Âge d'or des Bleuets en Division nationale (1956-1958)Modifier

Les Bleuets sont donc promus en Division Nationale, obtenant une honorable 6e place dans le groupe Sud-Ouest pour leur première saison à ce niveau, cimentant ainsi leur statut de « Pionniers »[17] du football dans le Sud-Ouest.

La saison 1958-59 de la Division nationale est la 11e édition disputée sous forme de championnat annuel, qui constitue alors le premier niveau de la hiérarchie du football français amateur. La compétition est remportée cette saison-là par l'AS Saint-Étienne.

L'engouement populaire est fort, et le match des Bleuets face à Brive en ouverture de la saison le 30 août 1958 attire même davantage de spectateurs que la Section paloise pour son derby face à l'Aviron bayonnais. Les derbys palois en Coupe du Sud-Ouest face au FA Bourbaki et à l'Union jurançonnaise suscitent également beaucoup d'engouement au niveau local[30].

Le 14 décembre 1958, les Bleuets disputent un 64e de finale de Coupe de France 1958-1959 face aux Girondins de Bordeaux, qui évoluent à l'époque en deuxième division professionnelle, terminant à la 4e place et accédant à la Division 1.

Ce match, perdu 4-1 après prolongation devant 6 000 spectateurs au Stade Des Bleuets, aménagé en un temps record pour cette grande occasion, restera l'un des plus grands moments de gloire du club[31][14],[32][33]. Le gardien Braneyre s'illustre particulièrement lors de ce match[34],[35].

Les Bleuets, proposent un football « à l'anglaise », physique et engagé avec huit joueurs issus du quartier Mayolis[29]. De nombreux joueurs sont alors employés de l'usine Beverly, comme Fabrice Escartin ou Gérard Delmas, dirigé par José Bidegain.

64e de finale de Coupe de France 1958-1959
Bleuets de Pau
Gardien de but André Braneyre
Défenseurs Marcel Isabel, Pierre Lanusse et Jacky Bert
Milieux Jean Saubat, Henri Escartin
Attaquants Jean-Louis Jamboué, Angel Iriarte, René Lanusse, Gérard Delmas Roland Schleider.
Girondins de Bordeaux
Gardien de but Jacques Cazebonne
Défenseurs Gilbert Moevi, Xercès Louis, Michel Cartau
Milieux Jean-Claude Casties, Guy Calléja
Attaquants Georges Gardes, Gabriel Abossolo, Gunnar Andersson, Lucien Bonnet, Alphonse Le Gall

Les Girondins de Bordeaux battent les Bleuets de Pau sur le score de 4-1 après prolongations. Les buts girondins sont inscrits par Gabriel Abossolo 44e et 119e, Xercès Louis 109e, Lucien Bonnet 112e. Pour les Bleuets : Pierre Lanusse, 40e.

Le football est désormais implanté à Pau, et dépasse le cadre des patronages.

Vers la création d'un club de footballModifier

À l'issue de la saison prometteuse en Championnat de France amateur de football 1958-1959 et de ce match face aux Girondins, le patro béarnais 100% amateur[21] est tiraillé entre la nécessité de se structurer davantage pour atteindre le haut niveau et l'orientation sociale du patronage catholique originel.

Le 19 mai 1959, l’Évêché laisse les joueurs libres de leurs choix: quitter le patronage ou renoncer à leurs indemnités.

C'est la raison pour laquelle le FC Pau sera constitué par scission au début de la saison 1959-1960 autour de l'équipe fanion, les équipes de jeunes restant dans le giron des Bleuets de Notre Dame de Pau. Les Bleuets n'ont plus connu de division nationale depuis cette date.

Au début des années 1970, afin de concurrencer le FC Pau, club nouvellement créé et désormais ennemi juré, les Bleuets tentent une fusion éphémère de 1969 à 1972 avec le Football-Association Bourbaki dans l'espoir de mutualiser les ressources et de reprendre l'ascendant sur la nouvelle entité dominante du football palois et béarnais.

Cette fusion fera long feu, et les deux clubs reprendront leurs existences propres dans les ligues régionales du Sud-Ouest.

Les Bleuets de Notre Dame de Pau remportent toutefois le Championnat de France de football des patronages en 1976-1977.

De nos jours, les Bleuets Notre-Dame de Pau continuent à exister au niveau régional et sont toujours résolument tournés vers la formation de jeunes joueurs. Le patronage a été le trait d'union entre un quartier populaire d'artisans au Sud du boulevard Alsace-Lorraine et un secteur d'habitats denses au Nord de l'axe.

À la suite de la naissance du FC Pau, Les Bleuets de Notre Dame de Pau conservent néanmoins les bénévoles et les équipes de jeunes[14].

Les Bleuets de Notre-Dame de Pau fêteront leur 100 ans en 2020.

Football Club de Pau (1959-1995)Modifier

Fondation & ère José Bidegain (1959-1965)Modifier

Conséquence immédiate de l'épopée des Bleuets en 1958 et de ce match mémorable face aux Girondins, la demande pour un football de haut-niveau à Pau, en Béarn et dans le Sud-Ouest se fait ressentir.

Ainsi, l’évêché, responsable du patronage des Bleuets de Notre Dame de Pau souhaite passer la main à un nouveau groupe de dirigeants capables de gérer une équipe senior à même de représenter la ville de Pau au niveau national. En effet, la cité paloise est en pleine expansion économique au début des années 1960 grâce à l’exploitation du gisement de gaz de Lacq depuis 1956.

 
Boulevard des Pyrénées

Le Football-Club de Pau voit donc le jour le 16 mai 1959, annoncée lors d'une conférence de presse tenue au Café Majestic, lieu emblématique de la ville situé sur la Place Royale[21]. Son slogan devient "Vaincre ou Sourire", alors que son Numéro d'Affiliation à la Fédération française de football du club est le 501681 et qu'il est décidé de conserver les couleurs Bleu et Blanc du patro des Bleuets.[36][37],[38] Le club a dès ses débuts le souci de limiter au maximum le nombre de rencontres se chevauchant avec la Section paloise.

Le siège est établi à l'Hôtel Beauséjour, situé sur le Boulevard des Pyrénées, et le club dispute ses matches à domicile au Stade des Bleuets ou au Stade du Hameau à partir du 13 février 1960[39].

Le Football-Club de Pau devient donc un club de football représentatif d'une ville, et non plus une simple association sportive de quartier et devient de fait le seul club du Sud-Ouest, à l'exception de Toulouse et Bordeaux, à évoluer dans les divisions nationales.

La presse locale évoque souvent le club sous le nom de FC palois[40].

« Le Football Club de Pau veut offrir un cadre digne au football et à ses supporters. »

— José Bidegain[39]

Industriel de gauche emblématique, José Bidegain est à cette époque conseiller municipal du maire Louis Sallenave et est le PDG de Bidegain SA, société créée en 1936 et connue pour les Babybottes, puis de Saint-Gobain[41]. Il incarne l'aile moderniste du Conseil national du Patronat français dont il est vice-président, et milite pour un meilleur dialogue avec les syndicats et crée l'association « Entreprise en progrès ». Figure du christianisme social, proche de Jacques Delors, il deviendra par la suite notamment président d'Action contre la faim[42] de 1991 à sa mort et intégrera le ministère de l'Industrie, sous le second gouvernement Rocard, afin d'inventer de nouveaux modèles d'insertion et de création d'entreprises. À sa mort en 1999 des suites d'un accident de voiture, Serge July lui consacrera dans Libération une nécro émouvante[43]. Spéléologue émérite, Bidegain fut l'un des sauveteurs lors du drame du 14 août 1952 du Gouffre de La Pierre Saint-MartinMarcel Loubens décède au cours d'une expédition de grande ampleur à laquelle participe Haroun Tazieff. Il est également le père du scénariste Thomas Bidegain[44]. Bidegain était déjà président de la section rugby de l'ASOP, après y avoir joué au poste de deuxième ligne (l’Amitié sportive ouvrière paloise) depuis 1956 et le restera jusqu’en 1963.

Le Football Club de Pau se positionne d'emblée comme la résultante du travail de formation des Bleuets et des autres patronages de l'agglomération qui permet à la ville de Pau de se mesurer avec des équipes de réputation nationales. Le recrutement de l'équipe est axé sur les bases de l'équipe des Bleuets ayant obtenu l'accession en Division Nationale, autour du capitaine Gégé Delmas, de Pierre Lanusse, de Bidegarray et du gardien André Braneyre, tandis que l’entraîneur en chef reste Bela Herczeg.

 
Football Club de Pau - photo effectif saison inaugurale 1959-1960 au Stade des Bleuets, debout à droite en survêtement, l'entraineur Bela Herczeg


Effectif première saison du FC Pau
Arrivées Rabstejnek

Poey-Domange et Bottin (Elan béarnais Orthez),

Berenguel (FC Oran)

Renaud (JA Biarritz)

Ortiz (Stade Montois)

Fortané (Arudy)

Départs Jean-Louis Jamboué (Girondins de Bordeaux)

Le club est ambitieux, disputant des matches amicaux face à la Real Sociedad et au Club de Fútbol Jacetano en 1959 afin de se rendre plus compétitifs avant le début de saison[45],[46]. Les Palois s'inclinent face aux "pros" de la Real Sociedad de Andoni Elizondo sur le score de 6-2[47].

Pour sa première saison, le FC Pau termine 7e de son groupe de Championnat de France amateur de football Groupe Sud-Ouest. Le début de saison du nouveau club est en effet difficile, mais les Palois finissent par se ressaisir lors de la seconde partir de la saison[48]. Ils entament la saison par une défaite inaugurale[49] au Stade des Bleuets face au champion sortant Brive le 26 août 1959, puis se ressaisissent face à Limoges la semaine suivante, s'imposant sur le score de 2 à 1.

La saison suivante, les anciens joueurs emblématiques de l'épopée des Bleuets Notre-Dame de Pau sont toujours présents au club. L’entraîneur est toujours Bela Herczeg, le capitaine est « Gégé » Delmas, et Pierre Lanusse a raccroché les crampons pour occuper une fonction de secrétaire du club.

Le club se consolide et attire des joueurs confirmés, comme le milieu de terrain Joseph Brotons qui évoluera par la suite en Division 1 à l'OM. Par ailleurs, le jeune André Altuzarra se construit une solide réputation[50] et devient international junior en 1960[51] avant de partir tenter l'aventure professionnelle aux Girondins de Bordeaux.

Ainsi, le club termine à la troisième place de son groupe en 1960-1961[52], à une époque où les ligues étaient fermées, sans promotion / relégation.

Les Palois quittent alors le Stade des Bleuetss'établissent au stade du Hameau le [51], dans ce qui est alors un stade utilisé principalement par l'armée, remportant le match inaugural face au Sport athlétique rochefortais sur le score de 5 à 1[53], grâce à un schéma tactique en 2-3-5 et à la confirmation de la forme d'Altuzarra[51]. Toutefois, les problèmes des infrastructures et du stade, qui allait marquer l'histoire de ce jeune club de football apparaissent dès 1963[54]. En effet, le club se voit obliger de migrer vers différents stades: le stade de Bourbaki, le Stade des Bleuets et le stade du Hameau, en attendant la construction du Stade de l'Ousse des Bois, annoncée pour 1968.

Aucun de ces deux stades ne donne pleinement satisfaction pour la pratique du sport de haut niveau.

En 1961, l'ancien capitaine René Lanusse conduit une liste dissidente et est élu secrétaire général du club[55].

Au début de la saison 1963, l’entraîneur Bela Herczeg quitte le club pour tenter l'aventure professionnelle avec l'AS aixoise qu'il conduira jusqu'en Division 1, lors de la saison 1967-1968.

Herczeg est donc remplacé par Jo Lopez, ancien joueur professionnel de Nice, Perpignan et Amiens, qui fut déporté à Buchenwald pendant la guerre. Celui-ci occupait précédemment le poste de sélectionneur du Maroc avant de prendre les rênes du club[56]. José Bidegain lui confia la responsabilité de l'équipe première.

Dès décembre 1963, le maire Louis Sallenave avait annoncé aux dirigeants du club que le stade du Hameau serait mis à leur disposition durant 27 dimanches pour la saison 64-65, en attendant l'aménagement de terrains municipaux dédiés à la pratique du football. Au début des années 60, le stade du Hameau, inauguré le 9 octobre 1949 est en grand besoin de rénovation, à la suite du déménagement de l'Ecole Nationale d’Entraînement Physique Militaire (ENEPM) [57].

José Bidegain, quitte ses fonctions de Président du club, ses occupations professionnelles ne lui permettant plus d'assurer la gestion du club au quotidien.

Les heures sombres (1964-1975)Modifier

James Chambaud est élu à la présidence du club le , José Bidegain conservant une fonction de président d'honneur[58]. Lors de l'assemblée générale de fin de saison 1964, la sonnette d'alarme est tirée car le club, sans infrastructures et avec des moyens limités, le club lutte — déjà — pour sa survie[59].

Le maire Louis Sallenave évoque la mise à disposition des terrains situés chemin Micoulau (renommé depuis Avenue du Président Pierre Angot), sans que cela n'aboutisse. Le FC Pau rentre donc dans le rang, miné par les problèmes financiers et structurels en étant relégué dans les divisions régionales de la Ligue du Sud-Ouest en 1965, puis de nouveau 1969. Le problème du manque de stade destiné au FC Pau et à la pratique du football devient réellement préoccupant[60]. Les recettes sont par conséquent faibles et le club peine à pérenniser sa position. En 1965, les recettes ne sont que de 600 000 anciens francs, alors que les dépenses se montent à 5 millions[61].

En 1965, le FC Pau redescend en Division Honneur Aquitaine, remontera pour une saison, en 1968-69, avant une nouvelle chute qui entraînera le club en promotion honneur de la ligue d'Aquitaine.

André Altuzarra revient au club de ses débuts, et assiste l’entraîneur Jo Lopez dans sa mission de formation des jeunes[62].

Le Dr James Chambaud est réélu à la présidence du club en 1966[63] et le club, faute d’infrastructures adéquates reste « un club nomade »[64].

Dès 1966, le jeune Paul Escudé se fait remarquer dans les équipes de jeunes et lance sa carrière au club[65]. Escudé confirme les espoirs placés en lui au poste de demi-aile et parvient à intégrer l'équipe de France Juniors[66].

En 1968, le FC Pau remporte le titre de Champion de la Ligue du Sud-Ouest 1967-1968[67], titre qui lui permet de remonter en Championnat de France Amateur la saison suivante.

Le FC Pau accède ainsi au Championnat de France amateur de football 1968-1969, saison qui voit le départ de l'enfant prodigue Paul Escudé, qui poursuit sa carrière en rejoignant les Girondins de Bordeaux de 1969 à 1971. Malheureusement, lors d'une tournée internationale en Afrique du Nord, il se blesse gravement au genou. Cette blessure marque un tournant dans sa carrière et freinera considérablement sa progression, et le joueur ne sera finalement pas conservé par les Girondins[68].

Le FC Pau inaugure finalement en grandes pompes le Stade de l'Ousse des Bois qui devait durablement résoudre ses problèmes d'infrastructures, le face au Real Saragosse, finaliste de la Coupe des villes de foires en 1964 et 1966. Ce match, disputé face à l'une des équipes les plus en forme d'Europe à l'époque, fut perdu sur le score de 11 à 2.

Il était écrit que le bail du FC Pau au Stade de l'Ousse des Bois serait décevant[69].

Le club, relégué en Promotion Honneur, est mal en point financièrement et le nouveau Stade de l'Ousse des Bois déjà dépassé.

Construction & ambition sous la direction de Pierre Clède (1975-1981)Modifier

Pierre Clède, expert-comptable comme Claude Bez, reprend le club en septembre 1975[70] dans une situation sportive et comptable peu enviable. Le club évolue alors en Promotion de la Ligue du Sud Ouest pour deux saisons en 1975-1976 et 1976-1977. Il est transféré de l'Union Jurançonnaise, où il occupe le poste d'arrière central pour occuper la fonction de Joueur / Président.

Clède restera 16 saisons en tout et pour tout à la tête du club béarnais.

Symbole du lent déclin du club, l'affluence moyenne se situe entre 150 et 200 personnes par match et ne compte plus qu'une dizaine de dirigeants[71] L'élimination du Stade montois, alors leader de Division Honneur est alors considérée par la presse locale comme un exploit[72].

Le club reste toutefois ambitieux, puisque le nouveau président Clède déclare viser l'accession en deuxième division en moins de cinq saisons[73]. Arguant du fait que par le passé le public palois s'est mobilisé pour de belles rencontres et la nécessité de créer une locomotive pour le football dans une terre de rugby, Clède informe les présidents Fernand Sastre de la FFF et Leclerc de la Ligue du Sud-Ouest de ses intentions[74].

Pour ce faire, il compte sur le soutien financier de la municipalité et nomme Jean-Pierre Altuzarra, frère du regretté André Altuzarra, au club depuis vingt-deux ans au poste d’entraîneur.

Tout le monde à Pau veut renouer avec le lustre d'autan, cette époque par exemple où le FC Pau glanait les succès et les spectateurs applaudissaient aux exploits des Delmas, Fornané, des frères René et Pierre Lanusse, Escartin, Braneyre, Jamboué ou Angel et du capitaine Lille.

Le Pau FC retrouve finalement la Nationale IV au début de la saison 1978–1979, terminant à la neuvième place du groupe sous les ordres d' « Altu », Jean-Pierre Altuzarra.

La saison suivante, en 1980-1981 la légende montoise Jacques Foix[75] est nommée au poste d’entraîneur, et le club termine néanmoins dans le ventre mou en championnat. C'est à cette époque que Foix lance dans le grand bain Bernard Laporte-Fray, Joel Lopez, Richard Allenda, produits de l'école locale qui portent haut les couleurs de la vile de Pau[76]. Joël Lopez deviendra professionnel sous les couleurs de Bordeaux, Mulhouse et Thonon les-Bains.

L'affluence moyenne au Stade l'Ousse des Bois cette saison-là est de 2 401 spectateurs payants[77].

Paul Escudé, joueur formé au club et ancien international espoir parti tenter l'aventure professionnelle aux Girondins de Bordeaux, en provenance du Vélo Sport chartrain (football)[78] revient à la maison.

Escudé commence dès cette époque-là à s'occuper de la formation des équipes de jeunes et marquera de son empreinte le club[68]. Paul Escudé, a eu deux fils Julien, né le 17 août 1979 à Chartres, qui deviendra international par la suite et le premier joueur français a évoluer à l'Ajax Amsterdam, afin d'honorer la mémoire de son père[79]. Il est le frère cadet du tennisman Nicolas Escudé qui apportera le point décisif lors de la victoire en Coupe Davis en 2001.

« Joueur remarquable, d'une correction exemplaire, gentleman sur et en dehors du terrain, Paul Escudé honore le sport. »

— A. Bouscarel, La République des Pyrénées[68]

Lors de la saison 1981-1982, le Football club de Pau confie à Paul Escudé la responsabilité de l'équipe première[80] et lui-ci impose sa patte dès la reprise, avec « sérieux, discipline, rigueur »[81]

Mais les problèmes financiers s'amoncellent, entraînant avec eux une baisse des résultats et de la fréquentation du stade de l'Ousse-des-Bois.

Ère Paul Escudé & lutte pour l'accession en Deuxième division (1981-1991)Modifier

Les Capbourruts de Paul Escudé, jeune entraîneur trentenaire terminent à la deuxième place dans leur Groupe de 4e division en 1983 et accèdent au championnat de France de Division 3 au début de la saison 1983-1984. Bernard Laporte-Fray et Joel Lopez brillent dans cette équipe sous les ordres de de celui qui allait devenir l’entraîneur emblématique du club. Jacques Lavoignat revient au club en provenance de RC Fontainebleau.

Paul Escudé, dont les valeurs sont « Sérieux, disponibilité et valeur » est à la tête du club depuis 4 saisons et rage contre le manque de moyens du club, lui qui doit se résigner à laisser Angoulême et Bourges se disputer la montée en deuxième division, après avoir fait la course en tête durant l'essentiel de la saison.

Plus de 8 000 personnes assistent au stade de la Croix du Prince à la défaite des amateurs palois 1-0[82] en match aller de 32e de finale aller de la Coupe de France 1983-1984, face aux pros du Racing Club franc-comtois de Besançon où est prêté un jeune Bernard Lama. En effet, le stade de l'Ousse des Bois, classé en catégorie B, ne pouvait accueillir ce match. Le club envisage un temps de délocaliser à Tarbes, au Stade Maurice-Trélut, avant les dirigeants de la Section Paloise ne donnent leur accord pour que le match se déroule à La Croix Du Prince[83].

Les Palois arrachent un résultat nul sur la pelouse des pros lors du match retour le 23 février 1984, mais sont néanmoins éliminés[84].

Pour l'anecdote, ce fut Annie Cordy qui tira au sort la rencontre entre le FC Pau et Besançon[85].

« Avec les moyens des autres, on ne peut pas lutter de bout en bout. Nos performances à ce niveau relèvent quasiment de l'exploit. »

— Paul Escudé

Lors de la saison de Division 3 1984-1985, le Pau FC manque de peu la montée, cédant sa position de leader sur la fin de saison au Chamois niortais Football Club, malgré le retour au bercail de Dominique Vésir[86]. Le FC Pau avait cependant effectué la course en tête de son groupe pendant l'essentiel de la saison.

Lors de la saison 1984-1985, le club atteint de nouveau les 16e de finale de la Coupe de France. La rencontre face à l'AS Nancy d'Olivier Rouyer, Bruno Germain et Rubén Umpiérrez, alors entraîné par un jeune Arsène Wenger, attire plus de 10 000 personnes au stade de la Croix du Prince pour une rencontre perdue 1-0[87],[88].

« C'est vrai qu'un match nul n'aurait pas été volé pour les Palois. Ils se sont créés les occasions les plus nettes. »

— Arsène Wenger

Paul Escudé, ce bâtisseur, réfractaire au marquage individuel, remodèle le club à son image et pousse pour la création d'un nouveau stade et d'un centre de formation, lui qui est passé à côté d'une grande carrière par la faute d'une blessure[89].

En tant qu’entraîneur, Paul Escudé était réputé pour son football offensif et exigeant tactiquement et physiquement[89].

Joël Lopez dispute 30 matchs et marque 23 buts en Championnat de France de football de Division 3 1985-1986, permettant au club de décrocher la troisième place de son groupe.

À cette époque, le président Pierre Clède milite pour la fusion des différents clubs de football palois, solution qui permettrait selon lui de répondre au manque de structure du FC Pau. Mais il avait sous-estimé la résistance des clubs locaux à ce projet, qu'il accuse de lui rendre la tâche difficile[90]. En effet, le club formant le plus de joueurs de football à fort potentiel est sans conteste toujours la JAB de Pau, club de Jean Larqué, père de Jean-Miche Larqué et fervent opposant à toute tentative de fusion. Des joueurs tels que Dominique Vésir, Jean-François Larios ou Joël Lopez furent formés à la JAB de Pau par Jean Larqué et profitèrent de ses réseaux dans le football français[91].

Clède déclare modeler le club après l'AJ Auxerre et le Stade Lavallois, clubs issus de villes modestes ayant atteint le statut professionnel[92].

Joël Lopez, après avoir quitté le club en 1984 pour les Girondins, revient au bercail en 1987.

Lors de la saison 1988, le FC Pau investit de nouveau le stade de la Croix du Prince le temps d'un match de Coupe de France, perdu face au Sporting Club bastiais[93].

Cette saison-là, le jeune milieu de terrain Xavier Gravelaine, prêté par le FC Nantes, est reconverti au poste d'attaquant par Paul Escudé et inscrira 20 buts lors de la saison de Championnat de France de football de Division 3 1988-1989.

Gravelaine dira que son prêt à Pau fut un tournant dans sa carrière, puisqu'il gagna en maturité et se prépara au monde professionnel[94].

« J'ai choisi Pau et le secteur Sud de la Troisième Division car j'ai ressenti le besoin de m’aguerrir au contact d'un football plus dur physiquement. »

— Xavier Gravelaine

En 1989, le FC Pau de Paul Escudé emmené par un jeune Xavier Gravelaine et Hemann Kingue, international camerounais vainqueur de la Coupe d'Afrique des Nations de football en 1984[95], atteint les 32e de finale de la Coupe de France[96], éliminé 4-0 par l'Olympique de Marseille de Papin, Huard, Sauzée et Allofs.

10 000 spectateurs assistent à ce match délocalisé à Biarritz, au Parc des sports d'Aguiléra[97] disputé sous des trombes d'eau[98].

32e de finale de la Coupe de France 1988 - 1989
Pau FC (4-4-2)
Gardien de but Carlos Martins
Défenseurs Hermann Kingue - Gilles Gruel - Hervé Commenay - Ahmed Zaidi
Milieux Georges Marques - Kader Zahi - Joël Lopez - Philippe Auge
Attaquants Xavier Gravelaine - Hervé Loustaunau
Olympique de Marseille (3-5-2)
Gardien de but Gaétan Huard
Défenseurs Philippe Thys - Karlheinz Forster - Yvon Le Roux
Milieux Patrice Eyraud - Franck Sauzée - Philippe Vercruysse - Pascal Gastien - Bruno Germain
Attaquants Jean-Pierre Papin - Klaus Allofs

Cette saison-là, les problèmes financiers du club se font à nouveau ressentir[99], et le maire André Labarrère doit de nouveau combler les déficits du club[100].

Paul Escudé, le légendaire entraîneur palois est lâché par ses joueurs et démis de ses fonctions à la fin de la saison 1989-1990 après 8 saisons aux commandes du club[101], qu'il aura contribué à structurer avec sa rigueur inégalable[102] malgré les problèmes financiers récurrents et le manque d’infrastructures adéquates. Sa rigueur et son professionnalisme étant parfois mal perçus par certains joueurs.

Il a laissé une trace indélébile, ses équipes produisant toujours un football porté sur l'offensive[103].

Il est remplacé par l'ancien capitaine Robert Péré-Escamps[104], au club de puis 1975 et son arrivée de la Vaillante de Gelos et par Marc Lévy dans un rôle d’entraîneur/joueur.

Enfin, ce sera au tour de Jean Gallice de reprendre les rênes de l'équipe première lors de la saison 1990-1991. Hervé Loustaunau, un des meilleurs buteurs de l'histoire du club, tire sa révérence en fin de saison[105].

Le Pau FC n'évitera toutefois la descente en fin de saison que grâce à un penalty de dernière minute.

L'affluence la plus basse est enregistrée à cette période (88 spectateurs payants), signe de l’extrême mauvaise réputation du déjà vétuste stade de l'Ousse-des-Bois[106].

Le club a grand besoin d'un nouveau souffle[107].

Âge d'or sous la présidence Pitoun (1991 - 1993)Modifier

Le , le promoteur Alain Pitoun reprend les rênes du FC Pau, succédant à Pierre Clède[108] et fait immédiatement revenir la légende du club Paul Escudé au poste d’entraîneur[109].

Le contexte économique est morose, Gilbert Pontacq, alors président de la Section paloise, fait part de son scepticisme quant à la capacité de la ville à supporter plus de deux clubs professionnels[110]. Pitoun, en homme d'affaires avisé, joue l’apaisement et tend la main à la Section[111].

Le président Pitoun, assisté d'un ex joueur du club Richard Allenda comme directeur sportif, offre un recrutement quatre étoiles en recrutant des anciens joueurs professionnels comme Claude Lowitz, Patrick Cubaynes, Slavko Radovanovic, Jean-Jacques Nono ou encore Pascal Plancque, Dominique Deplagne et l'international américain Billy Thompson[112] en provenance du Los Angeles Heat[113].

Billy Thompson devient rapidement le chouchou du Stade du Hameau[114]. Patrick Cubaynes a fait partie de l'équipe de France vainqueur du Tournoi olympique à Los Angeles en 1984, battant le Brésil 2-0 au Rose Bowl de Pasadena devant 101 000 spectateurs [115].

Issu d’un milieu modeste et natif d’Oloron, Alain Pitoun était un véritable « self-made man ». Il se lance en 1973 dans le négoce immobilier et créé en 1977 son entreprise de promotion immobilière, la société Promo Sud Alain Pitoun. Elle connaît un développement faramineux et vaut à son créateur le surnom de « Rastignac de la pierre ». Les projets immobiliers poussent comme des champignons à Pau et sur la Côte basque. Le siège de l’entreprise est installé dans d’anciens locaux de l’hôtel Continental, avec sol en marbre et dorures au plafond.

Alain Pitoun est l’un des hommes d’affaires les plus puissants de la cité royale. Il sponsorise l’Élan Béarnais, le Grand Prix de Pau et surtout devient président du FC Pau, en 1991.

L'ambition affichée du club est une nouvelle fois d'accéder en deuxième division, et le slogan du club devient « FC Pau, le foot avec passion » en lieu et place de l'historique «Vaincre et sourire» .

L'arrivée de ce promoteur immobilier, très vite comparé à Bernard Tapie pour son gout du luxe, puisqu'il effectue certains déplacements en Ferrari, provoque un électrochoc dans le milieu du football palois. La ville et le Béarn entier envisagent désormais la possibilité de voir le football professionnel arriver dans le Sud-Ouest. Le club palois troque alors ses couleurs traditionnelles jaune et bleu pour les couleurs originelles des Bleuets de Notre-Dame de Pau : le ciel et blanc.

 
Maillot du FC Pau pour la saison 1990-1991

Le club quitte le déjà vétuste Stade de l’Ousse-des-Bois, afin de de retourner au Stade du Hameau après un premier séjour sur courant alternatif pendant les années 60. Ce stade avait alors bien changé depuis sa construction en 1948, puisqu’il était devenu entre-temps l'antre de la Section paloise en lieu et place du Twickenham béarnais, le vénérable stade de la Croix-du-Prince et ses tribunes en bois.

Les Capbourruts parviennent à atteindre les huitièmes de finale de Coupe de France lors la saison 1991-1992, éliminés par le SM Caen aux tirs au but.

Le club est ambitieux et fait parler de lui, grâce notamment à un public nombreux et fidèle, chose rare en France pour un club de troisième division.

Sur le plan des affluences au Hameau, la saison en division 3 1991-1992 est brillante[116], avec 6 000 à 7 000 personnes en moyenne, prenant régulièrement place dans les travées du stade du Hameau, dans un Béarn fortement attaché au rugby à XV, pour assister à des matchs de troisième division.

Les affluences enregistrées cette année-là, portées par une tarification attractive (15 Francs la place[116]), n'auraient pas dénoté en Deuxième Division.

Le match face au favori pour la montée Niort le en ouverture de la saison attire ainsi plus de 6 000 personnes au stade du Hameau[117].

Alain Pitoun, ce promoteur connu pour son gout du luxe, est ciblé par l'organisation séparatiste basque Iparretarrak à partir de l’année 1991. Ainsi, un incendie détruisit son yacht de 14 mètres, le « Shogun », qui prit feu au mouillage dans le port de plaisance de Larraldenia à Ciboure. Cet incendie criminel sera alors attribué au groupe indépendantiste basque Iparretarrak. Dans la nuit du 25 au , l’agence immobilière paloise d’Alain Pitoun, Promosud avait été dévastée par un attentat.

En parallèle, le promoteur et président du Pau FC connait d'importants déboires avec la justice et de graves ennuis financiers[118].

Toutefois, les résultats en championnat ne sont toutefois pas à la hauteur puisque le club termine à une modeste 8e place en Division 3 1991-1992, et brille en Coupe de France en atteignant pour la première fois de son histoire les 8es de finale en avril 1992, éliminé aux tirs au but contre le Stade Malherbe de Caen de Xavier Gravelaine, à la suite d'un penalty manqué de Didier Rabat[119].

Les Capbourruts avaient précédemment sorti le Nîmes Olympique en Seizièmes de finale de la Coupe de France, là aussi à l'issue d'une séance de tirs au but.

Au début de la 1992-1993, Alain Pitoun nomme donc l'ancien libéro de l'Étoile Rouge de Belgrade et entraîneur du Stade Brestois Slavo Muslin[120], en remplacement du très estimé Paul Escudé sur le banc en 1992. Muslin rapporte avoir été convaincu par l'énergie de Pitoun.

La pré-saison est bonne, l'équipe s’imposant face aux Espagnols de l'Unió Esportiva Lleida et face à Tarbes[121].

Ainsi, le groupe est revanchard et prétend plus que jamais à accéder à la montée tant désirée[122].

Grâce à ses réseaux, Muslin fait venir de nombreux joueurs prometteurs comme Aleksandar Jankovic, Franck Rolling ou Samuel Boutal.

Le FC Pau termine premier de son groupe de Championnat de France de football de Division 3 1992-1993. Or cette année-là, contrairement aux éditions précédentes, le vainqueur du groupe n’accède plus automatiquement à la Deuxième Division, des barrages étant instaurés.

Le président Pitoun se retrouve cerné par les problèmes financiers, même si celui-ci les nient avec véhémence[123].

Malgré ces ennuis financiers, les Palois ratent cependant la montée en deuxième division lors de la dernière marche à Lyon-Duchère (2-1 après prolongation, but de Hervé Musquère, entaché d'une position de hors-jeu[124]) le , lors d'une défaite aussi suspecte qu'amère disputée devant 200 spectateurs seulement[125]. Le FC Pau accèdent néanmoins au Championnat de France de football National nouvellement créé.

La DNCG ayant refusé la demande de statut professionnel de La Duchère, le club a été reversé en National 1 et le FC Gueugnon a été repêché en D2[126].

Cette saison-là, les Palois échouent de nouveau huitièmes de la Coupe de France de football 1992-1993 éliminés par l'AS Saint-Étienne de Joseph-Antoine Bell et Lubomir Moravcik.

Décadence et liquidation judiciaire (1993-1995)Modifier

Le Pau FC découvre néanmoins la saison initiale du championnat national.

Laurent Peyrelade meilleur buteur du groupe Centre Ouest avec 19 buts rejoint le club en 1993 en provenance de Étoile sportive aiglons briviste et Slavo Muslin conserve le poste d’entraîneur. Le club enchaîne néanmoins les matchs amicaux de pré-saison face à des adversaires prestigieux comme le RCD Espanyol de Barcelone, afin de créer une cohésion d'équipe entre les nouveaux arrivants Frédéric Viseux, José Dalmao, Bob Senoussi et le reste du groupe[127]

En Coupe de France 1993-1994, les palois éliminent l'AS Saint-Étienne de Laurent Blanc et Joseph-Antoine Bell en 32e de finale au stade du Hameau devant 15 000 spectateurs ravis et un seul béarnais déconfit en la personne de Jean-Michel Larqué[128]. Ils sont toutefois éliminés au tour suivant par le FCO Charleville-Mézières.

Les problèmes financiers s'accumulent et le 30 octobre 1993, les Palois battent le Sporting Club de Toulon 4-0 et dès la fin du match, les joueurs se mettent en grève pour protester contre le non-paiement des salaires[129].

Le FC Pau n'atteindra jamais la Ligue 2, et c'est le début de la fin pour le président Pitoun, qui démissionne le criblé par les accusations judiciaires et contraint de quitter le club ciel et blanc à cause d'un passif de 220 millions de francs. 1993 sera l'année noire du golden boy. Le 6 avril, le tribunal de commerce de Pau prononce la mise en redressement judiciaire de quatorze sociétés puis, le 23 novembre, leur liquidation. Le placement en liquidation judiciaire est inévitable, prononcé le [130], puisque les joueurs professionnels ne sont plus payés et que le club afficherait un déficit comptable de quatre millions de francs[131].

Slavo Muslin quitte le club avant de rejoindre les Girondins de Bordeaux à la fin de la saison 1994-1995, lassé des problèmes financiers du club et déçu de n'avoir pu obtenir la promotion tant désirée en Ligue 2.

Des voix s’élèvent à Pau pour questionner la viabilité du Football de haut-niveau dans la cité béarnaise, et de la survie de trois clubs professionnels: Élan Béarnais, Section paloise et FC Pau.

Gilbert Pontacq, président de la Section paloise, déclarait dès 1991 que la ville ne pouvait uniquement supporter que deux clubs professionnels[110].

Le football palois n’a ce jour pas encore retrouvé le faste des années Pitoun.

Le FC Pau est liquidé le 7 février 1995[132].

Pau Football Club (depuis 1995)Modifier

Nouveau départ (1995)Modifier

Le club est refondé sous le nom de Pau Football Club lors de la saison 1995 - 1996 à la suite de la liquidation judiciaire du FC Pau[133] et reprend les couleurs Jaune et Bleu de la ville de Pau. Deux projets sont alors en concurrence pour la reprise: celui d'un ancien joueur en la personne de Bernard Laporte-Fray[134] et celui de l'ancien président du FC Pau de 1975 à 1991: Pierre Clède[135].

La maire André Labarrère estime, quant à lui que la ville de Pau peut accueillir trois clubs professionnelles « Il y a de la place pour trois clubs de haut niveau à Pau. À la condition qu'ils soient bien gérés. » La décision est finalement prise de sauver le football de haut-niveau à Pau sous l'appellation « Pau Football Club » et non « Pau-Pyrénées Football Club », nom porté par l'équipe Clède.

« Monsieur Cléde est un homme dé qualité qui a fait ce qu'il fallait pour le football à Pau, mais il fait partie du passé. »

— André Labarrère

Bernard Laporte-Fray, le gardien de but de 1983 devient, douze ans après, président du Pau Football Club. Il ne reste plus qu à obtenir l'agrément du liquidateur et celui de la FFF. Laporte-Fray était en effet le gardien lors de la saison de Division 4 1982-1983 où le FC Pau gagna sa place en Division 3 1983-1984, et était titulaire pour le premier match à ce niveau à Blois.

Désormais, l'accent est clairement mis sur la formation de jeunes joueurs et la fin du vedettariat. L'ex-capitaine des années 1980, Robert Péré-Escamps, joueur du club pendant treize saisons est nommé au poste d’entraîneur avec pour mission de maintenir le club en National 2 pour la saison 1995-1996, le club ayant été relégué administrativement la saison précédente.

« Mais attention, nous ne sommes pas des dirigeants en costumes trois pièces. Notre volonté c'est de sauver le club, pas de nous montrer ou nous faire valoir. Alors nous travaillons dès maintenant en équipe. Nous sommes une équipe de copains, et nous voulons retrouver les valeurs de notre sport. »

— Bernard Laporte-Fray

La masse salariale est divisée par 2, passant de 375 000 francs à 175 000. Frédéric Viseux, José Dalmao, Bob Senoussi et Pascal Plancque quittent le club.

La politique sportive du club est revue. C'est la fin des gros salaires et l'accent est mis sur le travail sur les jeunes afin de ne pas hésiter à les lancer en équipe première à dix-huit ans, s'ils en ont la qualité.

Le Pau FC écrit la première page de sa nouvelle histoire au stade du Hameau face au Dijon FCO, s'imposant sur le score de 1 à 0.

En 1997, le Pau FC offre sa première opportunité d'entraineur à René Girard, dont la mission est de d'obtenir la promotion en National, et à terme, en Ligue 2.

Stabilisation, développement et échec René Girard (1997-2001)Modifier

Le Pau FC accède au championnat national nouvellement créé au début de la saison 1998-1999 sous la houlette de René Girard, après avoir obtenu la promotion depuis le CFA.

« Quand je suis arrivé au Pau FC, alors en CFA, je pensais que malgré la concurrence du basket et du rugby, la ville méritait un club de Ligue 1. »

— René Girard

C'est sous les ordres de René Girard qu'Edouard Cissé débute en équipe première[136], avant d'être transféré au PSG en décembre 1997 contre la somme de 35 000 francs[137].

Malheureusement, les résultats ne suivent pas au niveau National et Girard démis de ses fonctions en décembre 1997, se plaignant alors de l'influence en coulisses de Richard Allenda et de ne pas avoir eu la main sur le recrutement, afin de conserver le buteur vedette du club Michel Sanchez[138]. Il poursuit le club en justice[139].

Joël Lopez et Richard Allenda assure l'intérim et offrent aux Capbourruts une victoire face à l'Association sportive de Saint-Étienne en huitième tour de la Coupe de France[140],[137].

Pascal Plancque, ex-joueur du club qui avait terminé sa carrière chez les basques de l'Arin luzien en DH, succède à Allenda en janvier 1998.

Durant cette même saison 1997-1998, Pascal Plancque guide le club jusqu'aux 8e de finale Coupe de France, éliminé par le Paris Saint-Germain.

Joël Bats avait auparavant mis en garde ses troupes, pas au mieux à ce moment-là, contre le « tempérament du Sud-Ouest », estimant que c'était « un match piège »[141].

Certains spectateurs avaient effectués jusqu'à 4 heures de queue pour obtenir des places[142].

Ce match face au PSG fut disputé dans un stade du Hameau en fusion devant 15 000 spectateurs[143], et l'unique but de la rencontre dut inscrit par le capitaine de la Seleçao Raí[144]. L'enfant du club Edouard Cissé entre en jeu, remplaçant Laurent Fournier. Le match est haché et se termine sur une générale qui se poursuit jusque dans les vestiaires. L'essentiel est ailleurs, le Pau FC a rendu le Bearn fier face à un adversaire bien supérieur, faisant preuve de "grinta" pour contrecarrer les plans des entraîneurs du PSG, Ricardo Gomes et Joël Bats (originaire de Mont-de-Marsan)[145]. Deux occasion de Girardot et Baylac aurait même pu lui permettre de l'emporter.

Les Capbourruts ont trois joueurs expulsés ce jour-là: Jacques Rémy, 73e ; Xavier Bécas, 113e et Laurent Vacher, 119e et estiment que l'arbitre ne fut pas à la hauteur de l’événement[146].

Le PSG aligne ce jour-là une équipe expérimentée face à des amateurs (seuls Vacher et Rémy bénéficient de contrats fédéraux[147]) mais ne parvient à s'imposer que sur la plus petite des marges après prolongation:

8e de finale Coupe de France 1997-1998
Pau FC (4-4-2)
Gardien de but Christophe Baiocco
Défenseurs Laurent Bédani - Laurent Vacher (Cap) - Arthur Demirdjian - David Jauréguiberry
Milieux Eddy Bathie (Richard Goyet, 117e) Normand (Jean-Jacques Bécas, 66e), Alexandre Sallabery, Jacques Rémy
Attaquants Raphaël Girardot (Gilles Guerri, 86e) - Denis Baylac
Paris SG (4-4-2)
Gardien de but Vincent Fernandez
Défenseurs Jimmy Algérino, Bruno Ngotty, Alain Roche, Paul Le Guen
Milieux Laurent Fournier (Édouard Cissé, 68e), Pierre Ducrocq, Raí Jérôme Leroy
Attaquants Marco Simone, James Debbah (Patrice Loko, 80e).

En 1998, le Pau Football Club est endeuillé par la disparition soudaine de Paul Escudé[148]. Un stade porte désormais son nom à Pau, inauguré par ses deux fils[149].

Au début de la saison 1999-2000, le Pau FC dispose désormais d'un budget de 6,5 Millions de Francs, permettant au club de rivaliser avec les grosses cylindrées de National et suscite un engouement croissant. Bernard Laporte Fray, est alors un jeune président, qui après les frasques passées, fait partie de cette nouvelle équipe de dirigeants qui a redonné une crédibilité à un club qui en manquait singulièrement. Mais en retrouvant la rigueur, les Palois n'ont pas perdu leurs ambitions pour autant. Le club est aux portes de la Division 2 et du monde professionnel jamais connu ici.

« Nous visons la D2 à moyen terme, mais si elle se présente cette saison, nous la saisirons. Car la D2, donc le professionnalisme, c'est le seul moyen pour nous d'asseoir nos bases et de renforcer nos structures de formation. Nous avons un gros potentiel en jeunes joueurs de talent que nous ne pourrons conserver que grâce à un centre de formation. On en a marre de se faire piquer tous les ans quatre à cinq jeunes joueurs ! »

— Bernard Laporte Fray

Le club lutte avec ses moyens, mais manque de structure puisque les Capbourruts ne peuvent effectivement pas proposer aux jeunes locaux un centre de formation, chasse gardée des structures professionnelles. De plus, le partenariat avec les Girondins de Bordeaux est peu productif, et le Pau FC se tourne à cette époque vers le Toulouse Football Club, avec les arrivées de Avezac.

Le béarnais Julien Poueys, passé par le centre de formation de Montpellier, vient relancer sa carrière au club en 1999[150].

Nouveaux remous, démission de Laporte-Fray et relégation en CFA (2001-2008)Modifier

En 2001, le club traverse une nouvelle période trouble à la suite de la condamnation de son président Bernard Laporte-Fray et de son directeur sportif Richard Allenda à de la prison avec sursis pour possession de cocaïne[151],[129],[152]. La présidence est un temps assurée par Jacques le Coadou, avant qu'un ancien joueur, Joel Lopez ne reprenne la main[153].

Durant la saison 2005-2006, le Pau FC, dirigé par Marc Lévy, de retour au club dans un rôle d’entraîneur, se fait prêter par Lorient FC un jeune joueur du nom d'André-Pierre Gignac. Âgé alors de 21 ans, « Dédé Gignac » avait marqué huit buts en vingt matchs sous les couleurs des Capbourruts. Le club béarnais avait terminé 15e et s’était maintenu. Fidèle à sa réputation de bon-vivant, il s’intègre vite à l'équipe et propose notamment du saucisson dans le bus[154].

« Je n’oublie pas mes années de National et de L2. Aujourd’hui, c’est une force supplémentaire, dit-il. Ce n’était pas facile de redescendre même si humainement j’ai passé des moments incroyables à Pau. Je n’ai pas eu que des hauts dans ma carrière et ça fait partie de moi. »

— André-Pierre Gignac

En 2002, le club continue de se structurer et nomme Jean-Marc Ferratge à la tête de la cellule de formation du club[155], avant de prendre les rênes de l'équipe première en 2003.

L'affluence moyenne se situe aux alentours des 1 500 spectateurs cette saison-là[155].

En coulisses, Jacques Le Coadou cède la présidence du club, fonction qu'il occupait depuis 2001 à Joël Lopez. Le club est en piteux état au niveau de la formation et n’intègre plus beaucoup de joueurs régionaux[156].

Le Pau Football Club s'est maintenu au niveau National jusqu'à la saison 2007-2008, lorsque le club termine premier relégable à la 17e place et est relégué en Groupe C du Championnat de France amateur de football 2008-2009, terminant troisième et manquant de peu la remontée immédiate. Cette saison-là, David Vignes est nommé entraîneur le 8 octobre 2007, à la place de Jean-Luc Girard dont il était l’adjoint, il s’en fallut d’un rien qu’il contribuât à sauver la place du club en National.

Durant cette ultime saison de National, Joël Lopez dresse un constat sans concessions de l'état du football béarnais, qui, malgré 6000 licenciés, manque de "culture footballistique", alors que les compétions et niveaux de jeu régionaux sont faibles, ce qui handicape le club pour la détection de talents régionaux[157].

Ainsi, à la suite de la signature de Tino Costa, le Pau FC tisse des liens avec le centre de formation argentin de Las Flores, ville dont est originaire Costa[157].

Le Pau Football Club (de 1998-1999 à 2007-2008) et l'AS Cannes (de 2001-2002 à 2010-2011) co-détiennent toujours le record de longévité en National, avec 10 saisons jouées consécutivement[158].

Rechute & championnat de France amateur (2008-2016)Modifier

Relégué en 2008-2009, le Pau FC évoluera 8 saisons durant en CFA, perturbé par des problèmes financiers et un manque d'infrastructures. Un personnage marquant de l'histoire du club post liquidation judiciaire est Joël Lopez, ancien joueur du FC Pau qui sera entraîneur de 2000 à 2001, puis devient directeur sportif avant d'être nommé président du club jusqu'en 2010 lorsque le club évolue en CFA.

Malgré la descente en CFA, David Vignes conserve son poste durant plus de deux ans. Jusqu’au 15 novembre 2010, où l’élimination en Coupe de France à Sarlat (Division Honneur), puis la défaite à domicile contre Hyères qui plombait le classement, lui furent fatales.

Le club stagne et végète en CFA durant cette période. En 2010, la désaffection du public palois est marquée, cela se traduisant par des recettes au stade (entrées, buvette) et de sponsoring historiquement basse. Joël Lopez quitte la présidence du club pour rejoindre Evian, dont il deviendra président alors que le club est 16e de Ligue 1, en remplacement de Patrick Trotignon, révoqué[159].

Bernard Laporte-Fray reprend la présidence du Pau FC en 2010, neuf ans après l'avoir quittée en raison de procédures judiciaires, même s'il est toujours resté actionnaire principal.

Lors de sa prise de fonction il déclare: «Tout est à changer»[160]. Le budget est revu à la hausse, passant de 1 à 1,2 million d'euros pour aborder «un vaste chantier», destiné à faire remonter le club en Championnat National et viser la Ligue 2. Le Président Laporte-Fray entre en contact avec Edouard Cissé, qui déclare ne pas être "fermé à aider le club de son cœur. On s'est donné la saison pour entrer plus activement la saison prochaine"[160]. Cela ne se concrétisera pas, l'ancien joueur du Pau FC Edouard Cissé confirmant avoir voulu s'investir au sein du club: « Avant, je voulais investir dans une autre entreprise, le Pau FC. J'ai tenté deux fois, mais ça n'a pas marché pour diverses raisons... »[161]

David Vignes est limogé début décembre 2010 après 3 saisons[162], après avoir pourtant été soutenu par son président[163]. On évoque alors un retour de Pascal Plancque, avant que le choix ne se porte sur Didier Christophe[164]. Celui-ci quitte ses fonctions pour des «raisons personnelles» un mois plus tard, Jacques-Olivier Paviot assurant l'intérim[165].

Plusieurs entraîneurs sont alors considérés après l'éviction de David Vignes afin de reprendre les rênes de l'équipe première, dont Pascal Plancque, Christian Sarramagna ancien entraîneur des rivaux de l'Aviron Bayonnais, Jean-Marc Pilorget ou encore Francis Tisiot, ancien gardien des Girondins formé aux Bleuets Notre Dame de Pau[166].

Finalement, Robert Buigues est nommé, devenant le quatrième entraîneur du Pau FC cette saison-là[167]. Le club termine 3e de son groupe de CFA.

En 2012, le Pau FC frôle le dépôt de bilan une nouvelle fois, la mairie confirmant sa volonté de baisser sa subvention de 120 000 euros[168]. Jean-Michel Larqué, comme son père dans les années 1980, se prononce contre le rapprochement des différents clubs palois sous une seule et même entité[169].

Dans une terre de rugby, il a toujours été difficile pour les Capbourruts d'occuper les premiers rôles[170],[171].

Au début de la saison 2012-2013, le Pau FC réoriente sa politique de recrutement vers des joueurs locaux avec Labat, Cami, H. et J. M'Laab, Cazenave, Liade, Ourch, El Assikri, Mandir (Pau), Leglib (Oloron), Bécas, Aigouy (Tarbes), Laplace-Palette, Mendivé, Lacrampe (St-Palais)[172].

Les Capbourruts assurent le maintien lors de la dernière journée, grâce à une victoire 5-4 à Béziers, après avoir été menés 4-1 à la 51e[173].

En 2014, lors d'un match à Grenoble, le président Laporte-Fray est sur le banc, l’entraîneur Laurent Strzelczak et l'adjoint Brahim Naimi étant tous deux suspendus[174]. Cette saison-là, Laurent Strzelczak est limogé et le club rappelle David Vignes[175].

Lors de la saison 2015/ 2016, le Pau FC réalise le meilleur début de saison de son histoire avec 7 victoires d'affilée et obtient la promotion en National[176] le 8 mai 2016 sur la pelouse de Carnoux-en-Provence[177]. Les affluences repartent à la hausse avec notamment 3 500 spectateurs pour le match face à l'OM (B)[178].

Ambitions retrouvées et retour en National (2016- Aujourd'hui)Modifier

Néanmoins, le Pau FC retrouve finalement le National six ans plus tard, lors de la saison 2016-2017, avec David Vignes aux commandes terminant à la 14e place du classement, premiers non relégables[179]. Le club se structure avec l'arrivée d'un « manager général et directeur sportif » en la personne de l'ancien gardien de but Teddy Herard, ancien directeur sportif de l'AS Vitré.

Le Pau FC obtient son maintien miraculeusement lors de la dernière journée, grâce à un succès 3-0 sur le terrain de l'Union sportive concarnoise, bénéficiant du même coup des défaites du Club sportif Sedan Ardennes et du CA Bastia pour la saison de son retour en National[180].

Pour sa deuxième saison à ce niveau, le Pau FC débute la saison 2017-2018 avec pour ambition une nouvelle fois d'assurer le maintien le plus rapidement possible[181] dans un stade du Hameau rénové à l'intersaison[182] avant de prendre possession de son nouveau stade, entièrement destiné à la pratique du football. Les manquements en termes d'infrastructures sont toujours criants[183].

Quelque 2 500 spectateurs ont assisté à cette dernière du Pau FC face au champion du Red Star FC — auquel le public effectua une haie d’honneur — au stade du Hameau avant d'intégrer son nouveau stade destiné au football[184].

L’entraîneur David Vignes, malgré le maintien obtenu une année de plus en National, n'est pas reconduit[185]. La saison du Pau FC en National 2017-2018 marque l'émergence d'Aaron Boupendza, prêté par les Girondins de Bordeaux, qui termine la saison en position de 3e meilleur buteur, sans avoir tiré de penaltys[186].

Cette saison est marquée par deux sorties du président Laporte-Fray, déclarant que « Aaron Boupendza doit être suivi mentalement » et « on a prévenu les Girondins que s'ils veulent en faire un grand joueur il doit être suivi mentalement. »[187]

Enfin, à l'issue de la saison, le président Laporte-Fray fustige David Vignes, déclarant dans un communiqué :

« J’ai offert à deux reprises un contrat de travail ainsi que la possibilité à David Vignes - pourtant non-diplômé - de devenir l’entraîneur d’un club de National. Il n’y aura pas de troisième fois. Son choix de faire part à nos joueurs de ses états d’âme et de sa situation contractuelle alors que le maintien du Pau FC en National était loin d’être acquis est une preuve, s’il en fallait, d’un amateurisme certain. Je n’en dirai pas plus car mon intention n’est pas de nuire à la suite de sa carrière. Je lui souhaite d’ailleurs de poursuivre, cette fois-ci, au moins au même niveau. Le Pau FC va changer d’ère avec la livraison de son nouveau stade et d’un lieu de vie fédérateur. Il me faudra apporter un souffle nouveau et un patron dans le domaine sportif avec des méthodes de travail et de management qui, je l’espère, permettront à nos joueurs et au Pau FC dans son ensemble de progresser. »

— Bernard Laporte Fray

Cette décision et ce communiqué sont accueillis froidement par les supporteurs. Vignes de son côté, affirme qu'il aurait aimé continuer sa mission[188].

Enfin, avec neuf saisons à la tête du club, David Vignes établit un record de longévité[189], surpassant le règne de Paul Escudé[190].

Ainsi, le Pau FC entame sa troisième saison de Championnat de France de football National 1 2018 - 2019 en tant que seul représentant du football du Sud-Ouest de la France, avec un entraîneur italien aux commandes, Raffaele Novelli et l'ambition de monter en Ligue 2 en trois ans[191].

Le club enregistre les arrivées en prêt de Vincent Thill et de Quentin Boisgard. Thill devient le second luxembourgeois à porter le maillot palois après Alain Mendes lors de la saison 2001-2002[192].

Novelli est démis de ses fonctions en janvier 2019, remplacé par Bruno Irles, ancien défenseur puis responsable du centre de formation de l'AS Monaco et ex-entraineur du Sheriff Tiraspol[2]. Bruno Irles arrive donc le 16 janvier 2019 avec un contrat de trois ans et conserve ses fonctions au sein du Late Football Club et 19H30 Sport sur Canal+Sport.

En mars 2019, c'est Dado Pršo qui vient prêter main forte à son ex-coéquipier[193].;

À noter, lors de la 28e journée de championnat, le Pau FC aligne Vincent Thill lors de sa brillante victoire face au Football Bourg-en-Bresse Péronnas 01 remportée 4 à 0 lors de la 28e journée. Le Pau FC aurait commis une erreur administrative en alignant Vincent Thill, suspendu pour une accumulation de cartons jaunes. Thill, auteur d’un but et d’une passe décisive, n’aurait pas dû disputer la rencontre et Bourg-Péronnas porte réclamation, espérant obtenir la victoire sur tapis vert [194]. Ainsi, la Fédération Française de Football donne match perdu (0-3) pour avoir fait jouer Vincent Thill.

A l'issue de cette saison frustrante, puisque le club a longtemps été relégable avant de trouver un rythme de croisière qui lui aurait permis de jouer les premières places du classement, Quentin Boisgard et Vincent Thill sont nommés pour le titre de révélation de la saison. Auteur de 10 buts et 3 passes décisives, Thill est élu “Révélation de l’année” lors de la cérémonie de remise des Trophées du National 2018-2019. [195]Thill figure également dans l'équipe-type de l'année[196].

Le club entame la saison 2019-2020 sur les chapeaux de roue, figurant en seconde place du classement à la neuvième journée. Les pertes des deux joueurs majeurs prêtés sont compensés par d'autres prêts, Cheick Sabaly et Scotty Sadzoute, en plus de l'arrivée de Romain Bayard viennent complémenter l'équipe en place[197].

IdentitéModifier

Évolution du blasonModifier

Le blason traditionnel du club, révélé en 1959 à la création du FC Pau lors d'une conférence de presse tenue au café Majestic sur la Place Royale, après la scission avec les Bleuets s'inspire de celui de la ville de Pau avec le slogan « Vaincre ou Sourire ». Exceptées de fort malheureuses aventures dans les années 1990 et jusqu'en 2009 avec des logos reprenant celui de la ville et mettant en exergue la fontaine Alfred de Vigny située sur le Boulevard des Pyrénées, les Palois sont restés fidèles au logo d'origine[198].

Ce blason fait référence à la couronne d'Henri IV et au Bèth Cèu de Pau (Beau ciel de Pau en béarnais).

En effet, Pau est surnommée La « Cité royale » car la ville vit naître Henri IV, ou Nouste Henric pour les béarnais. La ville fut la capitale du Béarn, ancien État souverain, puis ancienne province française à la suite de son rattachement au royaume de France en 1920 après que Louis XIII, son fils, imposera l'union des deux Couronnes en organisant une expédition militaire en Béarn.

Par ailleurs, Henri IV après son couronnement aurait déclaré d'après Raymond Ritter [199] :

« Je donne la France au Béarn et non le Béarn à la France »

— Henri IV

Le blason du club met en avant son attachement envers la chaîne des Pyrénées, et plus particulièrement le Pic du Midi d'Ossau tel que vu depuis le fameux boulevard des Pyrénées de la ville de Pau.

Ce panorama unique a fait dire à Lamartine, figure majeure du romantisme en France:

« Pau est la plus belle vue de terre du monde comme Naples est la plus belle vue de mer. »

— Alphonse de Lamartine

CouleursModifier

Le Pau FC arbore les couleurs jaune, couleur des armoires du Béarn et le bleu présent sur les armoires de la ville de Pau et rappelant le Bèth Cèu de Pau.

Il faut noter que les couleurs originelles des Bleuets Notre-Dame de Pau et du FC Pau étaient le bleu et le blanc.

Style de jeuModifier

Le football pratiqué par les équipes paloises, depuis la création du patronage des Bleuets-Notre-Dame-de-Pau, a souvent été réputé pour être engagé, à l'image du football anglais, physique et engagé, correspondant au caractère d'une ville et d'une région où le rugby règne en maître[29].

Face au PSG en coupe de France 1998, Les Capbourruts ont ainsi trois joueurs expulsés lors de la rencontre[200].

Toutefois, Paul Escudé a profondément changé l'ADN du club, en prônant un football de possession lors de de son retour au club en 1980-1981, d'abord en tant qu’entraîneur / joueur[68], avant de prendre définitivement la tête de l'équipe première et de marquer l'histoire du club au cours des neuf années suivantes.

Raffaele Novelli, lors de son passage durant la saison 2018-2019 bâtit son équipe pour proposer également un football de possession.

PalmarèsModifier

Championnats nationauxModifier

CoupesModifier

Le club n'a jamais eu le statut professionnel et par conséquent, n'a pour le moment jamais pris part à la Coupe de la Ligue.

Personnalités du clubModifier

Historique des présidentsModifier

Période Nom
1932 - 1958   Albert Lille
1959 - 1962   José Bidegain
1962 - 1975   James Chambaud
1975 - 1991   Pierre Clède
1991 - 1993   Alain Pitoun[201]
1993 - 1994   Albert Sadoun
1995 - 2001   Bernard Laporte-Fray[202]
2001 - 2004   Jacques Le Coadou
2005 - 2010   Joël Lopez
Depuis 2010   Bernard Laporte-Fray[203]

Historique des entraîneursModifier

Voir la catégorie : Entraîneur du Pau Football Club.

Le tableau ci-dessous dresse la liste non exhaustive des différents entraîneurs du club palois au cours de son histoire.

Entraîneurs du FC Pau
Rang Période Nom
1 1959-1961   Bela Herczeg[204]
2 1962-1963   Guy Paternotte
3 1963-1969   Jo Lopez
4 1970-1973   M.Verbruges
5 1973-1975   René Lanusse
6 1976-1980   Jean-Pierre Altuzarra
7 1980-1981   Jacques Foix
8 1981-1990   Paul Escudé
9 1990-1991   Robert Péré-Escamps / Marc Lévy
10 1990-1991   Jean Gallice
11 1991-1992   Paul Escudé
12 1992-1995   Slavoljub Muslin
Entraîneurs du Pau FC
Rang Période Nom
13 1995-1996   Robert Péré-Escamps
12 1996-1997   René Girard
13 jan. 1998 - déc. 1999   Pascal Plancque
14 déc. 1999 - oct. 2002   Joël Lopez
15 oct. 2002 - nov. 2003   William Dymant
16 2003-2004   Jean-Marc Ferratge
17 2004-2006   Marc Lévy[205]
18 2006-2007   Jean-Luc Girard[205]
19 2007-2010   David Vignes
20 2010-2010   Jacques-Olivier Paviot
22 2010-2011   Didier Christophe
23 2010-2010   Jacques-Olivier Paviot
24 2011-2012   Robert Buigues
25 2012-2014   Laurent Strzelczak
26 2014-2018   David Vignes
27 2018-2019   Raffaele Novelli
28 2019-   Bruno Irles
Nombre de saisons au club
Rang Saisons Nom
1er 9   Paul Escudé
1er 9   David Vignes
2 6   Jo Lopez
3 4   Jean-Pierre Altuzarra

Joueurs emblématiques et records du clubModifier

Voir la catégorie : Joueur du Pau Football Club.
Joueurs les plus capés[206]
Rang Nom Matchs Carrière au club
1   Jacques Leglib 260 1995 - 1998
2000 - 2013
2   Nicolas Cami 239 2002 - 2005
2009 - 2013
3   Julien Labat 227 1998 - 1999
2012 - 2013
4   Vincent Di Bartolomeo 137 2003 - 2007
5   Christophe Baïocco 86 1997 - 2000
Meilleurs buteurs[206]
Rang Nom Buts Matchs Carrière au club
1   Denis Baylac[207] 59 1996 - 2001
2002 - 2003
2   Michel Sanchez 54 1994-1995
1996- 1997
3   Pierre Aristouy 29 83 2006 - 2009
4   Seydou Koné 22 30 2010 - 2011
5   Xavier Gravelaine 20 34 1988 - 1989
6   Patrick Cubaynes 15 24 1991 - 1992

Paul Escudé, en tant que joueur puis entraîneur, est incontestablement une des figures majeures du club, un gentleman qui inspirait à ceux qui le côtoyèrent[208]. Père de Julien et Nicolas, la ville de Pau a inauguré un stade portant son nom après son décès en 1998[149].

 
André-Pierre Gignac, probablement le joueur en activité le plus célèbre à avoir porté le maillot des Capbourruts.

Dominique Vésir, formé à la JAB de Pau, a terminé sa carrière au club, en tant que capitaine, sous la houlette de Paul Escudé[209].

L'ex portier palois et désormais entraîneur des gardiens Jacques Leglib est le joueur le plus capé sous le maillot du Pau FC avec 260 apparitions suivi de près par Nicolas Cami avec 239 matchs. Le meilleur buteur de l'histoire du club est l'attaquant français Denis Baylac avec 59 buts. Le second est Pierre Aristouy avec 29 réalisations, suivi de l'attaquant ivoirien Seydou Koné auteur de 22 réalisations.

Plusieurs joueurs majeurs ont également porté le maillot des Capbourruts comme le milieu international sénégalais Édouard Cissé, le milieu américain Billy Thompson, l'attaquant français Xavier Gravelaine, l'ivoirien Sékana Diaby, le défenseur international français Julien Escudé, l'attaquant international André-Pierre Gignac, le milieu argentin Tino Costa ou plus récemment les internationaux camerounais Aurélien Chedjou & Dany Nounkeu.

Depuis la remontée du club en national, Vincent Thill et Quentin Boisgard ont évolués au club.

Par ailleurs Claude Lowitz, Patrick Cubaynes, Slavko Radovanovic, Pascal Plancque, Aleksandar Jankovic, Frank Rolling ou bien Samuel Boutal ont tous évolué sous le maillot palois.

Pascal Plancque a par ailleurs lancé sa carrière d’entraîneur au club.

Joueurs formés au clubModifier

 
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Joueur du Pau Football Club.
 
Edouard Cissé, ici avec le maillot de L'OM.

Parmi les joueurs formés au club, Julien Escudé, fils de Paul Escudé, passé par l'Ajax Amsterdam et le Sevilla Fútbol Club est l'un des ex-palois les plus célèbres.

Parmi les joueurs en activité passés par le centre de formation les plus célèbres, on peut citerle milieu de la Juventus Football Club Adrien Rabiot, qui a évolué avec les équipes de jeunes du Pau FC[210] avant de rejoindre le PSG.

Un autre joueur de réputation internationale formé au club est l'ex-milieu international sénégalais Édouard Cissé.

André Altuzarra et Paul Escudé, internationaux juniors, ont été formés au club.

Des joueurs professionnels confirmés sont passés par la cantera béarnaise, comme Julien Cardy, Gaëtan Belaud ou encore Vincent Laban qui ont également évolué en jeunes au Pau FC.

Le club a également formé des joueurs pros tels queMichel Bensoussan, gardien de l'équipe de France vainqueur du Tournoi olympique à Los Angeles en 1984, ou encore le défenseur latéral David Jaureguiberry.

A contrario, d'autres joueurs nés à Pau ou en Béarn n'ont jamais revêtu le maillot du Pau FC. Jean-Michel Larqué, qui débute dans le football au club de la Jeanne d'Arc le Béarn de Pau et remporte le concours du jeune footballeur en 1964, avant de rejoindre l'AS Saint-Étienne en 1966 est sans doute l'exemple le plus célèbre.

De plus, Jean-Michel Larqué est réputé pour avoir souvent parlé de la JAB de Pau lors de matches qu'il commentait, souvent au détriment du club phare de sa ville natale[211].

« Je suis avant tout jabiste. »

— Jean-Michel Larqué

Enfin, il est possible de citer Julien Cardy, passé par la JAB de Pau et le FA Bourbaki, ou Francis Tisiot, ancien gardien du Football Club des Girondins de Bordeaux formé aux Bleuets Notre Dame de Pau FC.[212]

Effectif actuelModifier

Le tableau suivant liste l'effectif du Pau FC pour la saison de Championnat de France de football National 2019-2020

Effectif du Pau FC de la saison 2019-2020 au 08 juillet 2019[213]
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[note 1] Nom Date de naissance Sélection[note 2] Club précédent
999 G   Iribarnegaray, MathieuMathieu Iribarnegaray 24/04/1996 (23 ans) Formé au club / Cantera
999 G   Bertrand, BenjaminBenjamin Bertrand 24/06/1992 (27 ans) Royal Francs-Borains
999 G     Guendouz, AlexisAlexis Guendouz 26/01/1996 (23 ans) AS Saint-Étienne
999 D   Bury, LouisLouis Bury 10/07/1995 (24 ans) Formé au club / Cantera
999 D     Sadzoute, ScottyScotty Sadzoute 29/04/1998 (21 ans) LOSC rés.
999 D   Diaby, Alassane-MébaAlassane-Méba Diaby 06/01/1995 (24 ans) Septemvri Sofia
999 D   Batisse, AntoineAntoine Batisse 13/01/1995 (24 ans) Chamois niortais
999 D   Bansais, DamonDamon Bansais 08/01/1994 (25 ans) Stade lavallois rés.
999 M   Daubin, QuentinQuentin Daubin 03/07/1995 (24 ans) Chamois niortais
999 M   Maisonneuve, PaulPaul Maisonneuve   22/12/1986 (32 ans) FC Martigues
999 M   Laplace-Palette, LucasLucas Laplace-Palette 09/02/1996 (23 ans) Formé au club / Cantera
999 M   NDiaye, AbdourahmaneAbdourahmane NDiaye 31/12/1996 (22 ans) Génération Foot
999 M     Sabaly, CheikhCheikh Sabaly 04/03/1999 (20 ans) FC Metz rés.
999 M   Name, MustaphaMustapha Name 05/05/1995 (24 ans) Association sportive des Douanes
999 M   Ouaamar, FawziFawzi Ouaamar 12/01/1993 (26 ans) Athlético Marseille
999 A   Ba, Moulaye IdrissaMoulaye Idrissa Ba 11/11/1990 (28 ans) USL Dunkerque
999 A   Jarju, YankubaYankuba Jarju 20/08/1996 (23 ans) Gambie -20 ans Génération Foot
999 A   Gueye, Mamadou LamineMamadou Lamine Gueye 13/03/1998 (21 ans) Sénégal -20 ans Génération Foot
999 A   Talla Nguer, MorMor Talla Nguer 09/03/1997 (22 ans) Sénégal -20 ans US Gorée
999 A   Bayard, RomainRomain Bayard 15/10/1993 (26 ans) Tours FC
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Préparateur(s) physique(s)
  •   Pierre Lamugue
Entraîneur(s) des gardiens
Kinésithérapeute
  •   Florian Pannetier

Légende

 

Structures du clubModifier

Structures sportivesModifier

StadeModifier

InfrastructuresModifier

Le Pau FC dispose désormais de son propre stade d'une capacité de 1 200 places inauguré au début de la saison 2018/2019, qui vient régler des problèmes chroniques infrastructures pour le club et l’ensemble du football palois[214].

En plus de la tribune principale, les buttes de terre seront aussi dessinées façon gradins de manière identique à l'ancien Stade du Hameau, sorte de pesage assis dans l’herbe pour 4 000 à 5 000 places, répondant aux exigences de catégorie 3 de la Fédération Française de Football (niveau National). Ce stade, même s'il représente une avancée considérable pour le football palois, est vivement critiqué par le numéro 2 du club Joël Lopez, en raison de la qualité de la pelouse et de la capacité d'accueil[215].

« A Pau, le football a toujours dû se contenter de très très peu, on est dans la continuité. Ça démontre la considération que l'on a pour notre sport ici. Aujourd'hui très bien, on a un stade, cela n'a jamais été fait avant, mais c'est un complexe de niveau régional. Une tribune avec trois côtés en butte de terre, pour moi ce n'est pas un stade. »

— Joël Lopez

Le budget, porté par la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées, est de 3,4 millions d'euros hors taxe[216]. Le stade est présenté comme évolutif car des travaux de mises aux normes pourraient être effectués dans les temps afin d’être homologué pour la Ligue 2. Ainsi, la seule et unique tribune du complexe est modulable et peut-être déplacée[191].

Ce complexe comporte un terrain de football de 105 × 68 m avec une pelouse plantée sur de la pouzzolane, système offrant un drainage de haute qualité évitant la boue en cas de forte pluie ainsi que les épisodes de gel par grand froid. Un terrain annexe en synthétique et un club-house complète le complexe. Il était initialement question que le terrain d'honneur soit en synthétique, ce qui a été refusé par le président Laporte-Fray qui a milité pour un nouveau stade "avec un revêtement en herbe."[217]

Pur la première fois depuis la création du club, l'ensemble des équipes du Pau FC évolueront sur ce complexe situé sur la plaine des jeux du Hameau[218],[219].

Débats sur le nom du stadeModifier

Le nom de ce stade n'a toujours pas été révélé à ce jour et est surnommé localement Nouste Camp - qui signifie en « Notre Terrain » en béarnais, en hommage au Camp Nou, nom catalan de l'un des stades les plus emblématiques de la planète football. Le stade pourrait cependant se voir nommé « stade des Pyrénées » ou bien « stade Jean Larqué »[220], en l'honneur du père du plus célèbre footballeur béarnais - Jean-Michel Larqué - qui a beaucoup œuvré pour le football béarnais avec la JAB de Pau.

Cette dernière proposition est fortement contestée[221]:

« Jean Larqué a été un formateur et a eu le mérite d’envoyer quelques joueurs à Saint-Étienne. Mais il n’est pour rien dans l’histoire du Pau FC. À son époque, il râlait lorsque des joueurs des autres clubs de Pau venaient chez nous. Cela me semble donc inapproprié. Donner son nom serait une injustice. Il vaudrait mieux un nom qui fasse référence au territoire. »

— Pierre Clède - Président du FC PAU de 1975 à 1991

« Pour nous, les anciens, ce serait un affront. Jean Larqué n’a jamais eu d’affinités avec le Pau FC. Je respecte l’homme, son travail, mais ce serait incompréhensible. François Bayrou peut mettre n’importe quel nom mais pas Larqué. En tout cas, on dira jamais “stade Jean Larqué”. »

— Robert Péré-Escamps - Ancien joueur de 1975 à 1991 et ancien entraîneur

Jean Larqué est en effet un dirigeant historique de la JAB de Pau (Jeanne d’Arc de Béarn) qu’il a rejoint à ses 5 ans. Il y a été joueur, éducateur, entraîneur. Formateur réputé Jean Larqué, a notamment permis à Jean-François Larios, Dominique Vésir et évidemment son fils de rejoindre les rangs de l'AS Saint-Étienne après être passé par la JAB. L'attachement de Jean Larqué à ce club formateur a fait qu'il a longuement repoussé les tentatives de fusion ou de mise en commun de ressources portées par le FC Pau dans les 80 et 90[90].

ReportsModifier

Toutefois, les deux premiers matchs prévus au stade ont du être annulés - le premier face à Chambly et le second délocalisé à Bayonne au stade Didier Deschamps pour affronter Dunkerque, en raison du mauvais état de la pelouse.

Le club a inauguré son nouveau stade au Football Club Villefranche Beaujolais le [4].

Anciens stadesModifier

Stade des BleuetsModifier

Le FC Pau a disputé ses matches à domicile dans ce stade de 1959 à 1968, aussi appelé Stade de l'avenue de Buros.[222]

Avant 1959, le Pau FC, alors connu sous le nom de Bleuets de Notre-Dame de Pau évoluait également au stade au 21 de l'avenue de Buros[14].

Le patro des Bleuets avait acquis en 1941 ce terrain de 12 000 m2 situé chemin de Buros. Cet ancien pré à vaches était doté d’une ferme, la ferme Bernès, faisant office de vestiaires.

Le stade possédait alors deux tribunes latérales, installées à la hâte pour le 64e de finale de Coupe de France 1958-1959 disputé face aux Girondins de Bordeaux.

Ce stade historique du football béarnais a été rénové en 2019, dans le cadre d'une réhabilitation d'envergure du Quartier Saragosse à hauteur de 137 millions d'euros.[223] Ainsi, la tribune principale du stade est détruite en septembre 2018 la pelouse remplacée par une pelouse synthétique. Le stade permet désormais d'accueillir 220 personnes[224].

Enfin, une stèle rendait hommage à la légende du patro Albert Lille, sans que l'on ne sache si celle-ci a été conservée lors la rénovation de 2019.

Stade du HameauModifier
 
Stade du Hameau

Le stade du Hameau est aujourd'hui le stade principal de la ville de Pau, ayant succédé au stade de la Croix-du-Prince. Le FC Pau, puis le Pau FC ont partagé ce stade à de multiples reprises avec le club de rugby de la ville, la Section paloise. Le stade du Hameau a été inauguré en 1949 sous le nom de stade olympique du Hameau[225]. C'était un stade ayant une vocation militaire à ses débuts.

Le Pau FC est toutefois le premier de ces deux clubs à s'y établir dès 1960[51] et y restera jusqu'en 1968, date à laquelle le club s'établira au stade de l'Ousse des Bois[69].

À son retour en National, le Pau FC évolue au stade du Hameau, entièrement rénové lors de la saison 2017. La capacité du stade est de 18 852 places[226], dont 3 000 provisoires et 1 500 loges.

Les nouveaux vestiaires comptent 28 emplacements individuels et offrent un espace d’échauffement de 60 destinés à l'échauffement[227]. Les visiteurs au Hameau y disposent désormais d’un vaste vestiaire de 87 m2 avec un espace de soins doté de trois tables de massages.

Le dernier match du Pau FC dans ce stade a été disputé face au Red Star Football Club le [228]

Stade de la Croix-du-PrinceModifier
 
Vue aérienne du Stade de la Croix du Prince en 1960

C'était le stade mythique du rugby béarnais, avant la destruction des tribunes en 2019.

Le FC Pau a disputé quelques matchs dans le vénérable stade de la Croix-du-Prince, antre historique de la Section paloise. Bâti à l'anglaise avec des tribunes en bois situées très près du jeu, la Croix du Prince subira des rénovations importantes en 1913 et 1952 pour accueillir un public toujours plus nombreux. La particularité de ce stade est également de se situer au sein du tissu urbain de la ville. L'atmosphère singulière de ce stade, la proximité du public et sa ferveur feront de la Croix du Prince une enceinte particulière pour le rugby français.

Se dégradant lentement au fil des années, ne répondant plus aux exigences du rugby moderne et disposant de possibilités d'extensions très limitées, il ne répond plus aujourd'hui aux exigences de la pratique du sport de haut niveau.

Au début des années 2000, alors que le club se stabilise en Championnat de France de football National, le président Bernard Laporte-Fray exprime son souhait de voir le Pau FC devenir le nouveau club résident de ce stade chargé d'histoire[229]. Mais les coûts de rénovation et mise aux normes s'avèrent trop importants.

Lors de la saison 2019, le Pau FC s’entraîne dans ce stade.

Stade de l'Ousse des BoisModifier

Stade construit sur les rives de l'Ousse des Bois spécialement pour le Pau FC dans les années 1960, il est rapidement devenu trop vétuste et inadapté à la pratique du football de haut-niveau. Son emplacement au milieu d'un grand ensemble d'immeuble construit dans les années 1960 en fait un stade peu apprécié des palois[69].

Les jeunes joueurs y ont parfois été caillassés et les incivilités y sont nombreuses[230].

C'est dans ce stade que le club a enregistré sa plus basse affluence jamais enregistrée: 88 spectateurs en 1990-1991[106].

À partir de 1991, le FC Pau du président Alain Pitoun quitte définitivement ce stade pour s'installer au Hameau, conjointement avec la Section Paloise.

« Il n’est pas normal de jouer à l’Ousse des Bois un match de CFA. »

— Pierre Aristouy, entraineur du Stade montois[231]

Centre d'entrainementModifier

SeniorsModifier

L’équipe première est basée au Camp Pissard Santarelli, qui est une ancienne caserne et camp militaire, qui recevait l’État-Major de la 11e division parachutiste jusqu’en 1996. Ce camp a été a été baptisé des noms de deux officiers, Jacques Pissard et Jacques Santarelli décédés lors d’un accident d’hélicoptère en février 1976 à Barèges. Le site se trouve en bordure de l’avenue Alfred Nobel, implanté en partie sur la ville de Pau, pour une surface de 18,30 hectares et sur la commune de Bizanos pour une surface de 3,23 hectares, soit un total de 21,53 hectares.

JeunesModifier

Stade Paul EscudéModifier

Les équipes de jeunes s’entraînent au stade Paul Escudé, inauguré en 2010, nommé en l'honneur d'une légende du football palois, Paul Escudé, père de Julien et Nicolas[149].

C'est un stade doté d'une pelouse artificielle.

Aspects juridiques et économiquesModifier

Statut juridique et dénomination du clubModifier

Le Pau Football Club est structuré en tant que SASP, dont l'adresse est Boulevard de l'aviation 64000 Pau.

Éléments comptablesModifier

Chaque saison, le Pau FC publie son budget prévisionnel de fonctionnement après validation auprès de la DNCG, l'instance qui assure le contrôle administratif, juridique et financier des associations et sociétés sportives de football afin d'en garantir la pérennité. Le budget prévisionnel d'un club s'établit en amont de l'exercice à venir et correspond à une estimation de l'ensemble des recettes et des dépenses prévues par l'entité. Le tableau ci-dessous résume les différents budgets prévisionnels du club palois saison après saison. Le budget du Pau FC pour la saison 2016-2017, validé par la DNCG, est de 1,9 million d'euros[232]. La subvention de la mairie de Pau se monte à 108 640 €, en baisse par rapport aux 155 000 € de la saison 2016-2017[233].

Historique du budget prévisionnel du Pau FC
Saison 2016-2017 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022 2022-2023 2023-2024
Budget (M€) 1,9 1,65 1,75[234] 1,8[235]
Légende : M€ = millions d'euros.

SponsoringModifier

Le club était longtemps équipé par Nike et depuis la saison 2019-2020 par Adidas.

Soutien et imageModifier

SupportersModifier

Plusieurs groupes de supporters se sont succédé au cours des dernières saisons.

En janvier 2006 a été créé un nouveau groupe de supporters du Pau F.C., la Brigada Biarnesa, qui succède aux Royals 64.

La STUP (Supporters de la Tribune Ultra paloise) prend le relais à l'occasion de la remontée du club en National[236],[237],[238]. Son logo reprend la tête du roi Henri IV.

Un des chants phares des supporters est le Si Canti ou Aqueras Montanhas, tel que chanté dans les Cantèras béarnaises[239].

Enfin, l'homme politique - béarnais - Jean Lassalle est souvent mis en avant sur les banderoles de la STUP - « Force, honneur et garbure »[240].

RivalitésModifier

Fortes rivalitésModifier

Depuis la création officielle du club, le Pau FC a eu pour rivaux différents clubs. Le Pau FC entretien ainsi une rivalité sportive avec l'Aviron Bayonnais FC, le Tarbes Pyrénées Football et le Stade Montois. Cependant, le déclin sportif de ces 3 clubs fait que ces rivalités sont moins exacerbées que par le passé.

Enfin, le Pau FC entretient des rivalités historiques avec d'autres clubs de football palois, à savoir le FA Bourbaki et les Bleuets de Notre Dame de Pau FC.


Aviron Bayonnais FCModifier

Il s'agit du derby basco-béarnais[241], inspiré des rivalités rugbystiques[242],[243],[244],[245] et de l'historique rivalité entre basques et béarnais[246]. Le premier match entre ces deux clubs a eu lieu en Coupe de France en 1960 au stade du Hameau[247].

Ces clubs se sont affrontés en championnat en National 2004-2005 et CFA 2015/2016[248].

Le match de National 2004-2005 perdu 0 - 1 dans les arrêts de jeu sur un but de la main de Patrick Vareilles, avait attirés plus de 5000 personnes au stade du Hameau[249].

De nombreux anciens joueurs palois ont évolué à l'ABFC au fil des années : Alexandre Sallaberry, Laurent Cassouret[250], Frédéric Bernaleau, Xabi Ipharraguerre ou encore Denis Stinat.

Tarbes Pyrénées FootballModifier

Il s'agit du Derby des Pyrénées[251], disputé entre voisins béarnais et bigourdans[252],[253]. Les villes de Pau et Tarbes sont distantes de 45 km, donnant lieu à un derby régional[254] entre le Béarn et la Bigorre[255].

Peu de matches en compétition nationale ont été disputés au stade du Hameau entre le Pau FC et le TPR / Stadoceste tarbais, sans que Pau ne perde aucun de ces matchs à domicile[256].

De nombreux joueurs ont évolué dans les deux équipes au fil des années: Denis Baylac, Jean-Jacques Bécas et Xavier Bécas, Nicolas Delmas ou encore William Dymant[257].

Stade MontoisModifier

Une autre rivalité historique est avec le Stade Montois pour le derby lando-béarnais[258],[259],[260],[261].

Le club de Mont-de-Marsan est celui avec lequel les Palois ont disputé le plus de matchs de leur histoire, le premier ayant eu lieu en 1961[262]. Les matchs sont souvent enflammés entre Palois et Montois[263].

Bleuets de Notre-Dame de Pau FCModifier

Derby palois[264] issu de la scission des deux clubs en 1959. Les matchs dans les années 1960 et 1970 étaient accrochés, avant que le FC Pau ne prenne définitivement le pas sur les Bleuets, en dépit de leur fusion avec le Loisir Populaire Palois[265],[266].

FA BourbakiModifier

Le FA Bourbaki fût le premier club de la ville de Pau à adhérer est le Football-Association Bourbaki le 27 février 1924, statut qui permettra à ce club d'être la puissance majeure du football palois jusque dans les années 1950[11]. C'est en effet à cette époque que les Bleuets prennent l'ascendant, accédant à la Division Nationale et au CFA.

Ainsi, en tant que club issu des Bleuets, le FC Pau est le rival majeur du FAB, depuis la création du club à nos jours[267],[268].

Les Kroumirs de Bourbaki ont affronté le Pau FC à de nombreuses reprises en Championnat & Coupe de France.

Rivalités régionalesModifier

Outre les rivalités avec le Tarbes Pyrénées Football et les sections football de l'Aviron Bayonnais et du Stade Montois, le club entretient également des rivalités locales et régionales avec les clubs suivant :

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  2. Seule la sélection la plus importante est indiquée.

RéférencesModifier

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
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Voir aussiModifier