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Damien Carême

homme politique français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Carême.

Damien Carême
Illustration.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
(1 mois et 18 jours)
Élection 26 mai 2019
Circonscription France
Législature 9e
Groupe politique Verts/ALE
Maire de Grande-Synthe

(18 ans, 3 mois et 10 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 16 mars 2008
23 mars 2014
Prédécesseur André Demarthe (PS)
Successeur Martial Beyaert (PS)[2]
Vice-président de la Communauté urbaine de Dunkerque Grand Littoral[1]
En fonction depuis le
(18 ans, 4 mois et 8 jours)
Président Patrice Vergriete
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais

(11 ans, 8 mois et 16 jours)
Élection 28 mars 2004
Réélection 21 mars 2010
Président Daniel Percheron
Biographie
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Jœuf (Meurthe-et-Moselle)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique PS (jusqu'à 2014)
EELV (depuis 2015)
Profession Informaticien

Damien Carême
Maires de Grande-Synthe

Damien Carême, né le à Jœuf (Meurthe-et-Moselle), est un homme politique français. Membre du Parti socialiste (PS) puis d'Europe Écologie-Les Verts (depuis 2015), il est maire de Grande-Synthe (Nord) de 2001 2019 puis député européen depuis mai 2019.

Sommaire

BiographieModifier

FamilleModifier

Originaire de Lorraine, sa famille s'installe à Grande-Synthe en 1968. Son père, René, engagé dans le milieu syndical, est élu maire de la commune en 1971 et conserve ce mandat jusqu'en 1992[3].

Parcours professionnel et politiqueModifier

Damien Carême travaille d'abord comme animateur socioculturel, notamment avec des handicapés moteurs, puis comme informaticien[4].

Il quitte le PS en 1992, opposé au traité de Maastricht.[réf. nécessaire]

En 2001, il est élu maire de Grande-Synthe à son tour, sous l'étiquette socialiste. Réélu en 2008 et en 2014, il mène une politique sociale et écologique ambitieuse : gestion différenciée et raisonnée des espaces verts, introduction de l’éco-pâturage, création de jardins partagés, d’une université populaire, passage au 100 % bio dans les cantines, construction de logements sociaux économes en énergie. Ces actions valent à la ville d'être désignée « Capitale de la biodiversité » en 2010[5].

Élu aux élections régionales de 2004 et réélu en 2010, il siège comme conseiller régional jusqu'en 2015, d'abord avec le groupe d'Union de la gauche, puis avec les écologistes. Il est également vice-président de la communauté urbaine de Dunkerque, chargé de la transformation écologique et sociale, de l'environnement et des transports.

Fin 2014, après les élections municipales, Carême quitte le Parti socialiste[6] et adhère à Europe Écologie Les Verts (EELV) début 2015[7].

En 2015-2016, la ville de Grande-Synthe est confrontée à l'arrivée de milliers de réfugiés, principalement originaires du Kurdistan irakien. En collaboration avec Médecins sans frontières[8], Carême décide de gérer cet afflux en faisant construire un camp humanitaire doté de sanitaires et de locaux permettant aux associations d'aider les réfugiés, malgré l'absence de financement de la part de l'État[3],[9],[10]. Cette position, qui tranche avec celle d'autres maires de la région, lui vaut l'admiration et le respect du monde politique et associatif[4],[11],[9].

En 2014, il succède à Renaud Gauquelin à la présidence de l'Association des maires ville et banlieue de France (AMVBF)[12]. En 2016, il est finaliste du concours de « meilleur maire du monde », un titre honorifique décerné par la City Mayors Fondation[13].

Au printemps 2017, il interpelle le gouvernement sur la gestion des réfugiés en exigeant que celui-ci prenne ses responsabilités[14],[15].

Lors de l'élection présidentielle de 2017, il soutient Benoît Hamon[4].

En novembre 2017, il est nommé représentant des lecteurs du journal Ebdo[16].

En septembre 2018, il est, avec plusieurs maires de diverses tendances, à l’origine de la création de l’Association nationale des villes et territoires accueillants, association dont il assure la présidence[17].

Pour les élections européennes de 2019, il est candidat en troisième position [18] sur la liste commune EELV - AEI - RPS emmenée par Yannick Jadot et est élu le 26 mai 2019.

PositionnementModifier

Damien Carême se réclame de la social-écologie[19].

DistinctionsModifier

PublicationModifier

  • On ne peut rien contre la volonté d'un homme, Stock, 2017

RéférencesModifier

  1. Extrait des registres aux délibérations de la CUD le 12 avril 2001
  2. https://www.lavoixdunord.fr/608313/article/2019-07-03/martial-beyaert-elu-maire-de-grande-synthe
  3. a et b « Damien Carême, seul avec tous », TerraEco, 29 février 2016.
  4. a b et c « Damien Carême, hôte estime », Libération, 20 mars 2017.
  5. Lorène Lavocat, « Sur les terres de l’abstention et du FN, un maire résiste par l’écologie », sur Reporterre.net, (consulté le 17 août 2017).
  6. « Grande-Synthe : Damien Carême démissionne d'un PS dans lequel il ne se reconnaît plus », La Voix du Nord, 10 novembre 2014.
  7. « Damien Carême officialise son entrée chez les écologistes d'EELV », La Voix du Nord, 18 janvier 2015.
  8. « MSF to open camp for refugees sleeping rough near Dunkirk », The Guardian, 28 février 2016.
  9. a et b « Damien Carême, le "héros" de Grande-Synthe », Le Monde, 12 mars 2016.
  10. « Damien Carême : "Je refuse de les abandonner dans la boue" », L'Humanité, 9 mars 2016.
  11. « Qui est Damien Carême, l'écolo de Grande-Synthe qui défie l'État ? », France 3, 16 mars 2016.
  12. Hervé Jouanneau, « Damien Carême, nouveau président des maires Ville et Banlieue », sur La Gazette des Communes.com, (consulté le 17 août 2017).
  13. « Damien Carême: "Je n'invente rien, je m'inspire d'expériences" », Le Figaro, 3 avril 2017.
  14. « Damien Carême : "Un débat de faux-culs" », La Voix du Nord, 31 mai 2017.
  15. « Damien Carême, le maire des migrants », Marianne, 2 avril 2017.
  16. [1] Voir sur La lettre A
  17. Voir sur elunet.org.
  18. « Élection européenne : la liste soumise au vote », sur soutenir.eelv.fr (consulté le 6 juin 2019)
  19. Émilie Trevert, « Damien Carême, artisan de la social-écologie », sur lepoint.fr, (consulté le 11 avril 2017).

Voir aussiModifier