Damien Carême

homme politique français

Damien Carême, né le à Jœuf (Meurthe-et-Moselle), est un homme politique français. Membre du Parti socialiste (PS) puis d'Europe Écologie Les Verts (de 2015 à 2023), il est maire de Grande-Synthe (Nord) de 2001 à 2019 puis député européen depuis .

Damien Carême
Illustration.
Damien Carême en 2022.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
(4 ans, 11 mois et 19 jours)
Élection 26 mai 2019
Réélection 9 juin 2024
Circonscription France
Législature 9e et 10e
Groupe politique Verts/ALE (2019-2024)
GUE/NGL (depuis 2024)
Maire de Grande-Synthe

(18 ans, 3 mois et 10 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 16 mars 2008
23 mars 2014
Prédécesseur André Demarthe (PS)
Successeur Martial Beyaert (PS)[2]
Vice-président de la Communauté urbaine de Dunkerque[1]

(18 ans, 2 mois et 21 jours)
Président Michel Delebarre puis Patrice Vergriete
Successeur Martial Beyaert (PS)
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais

(11 ans, 8 mois et 16 jours)
Élection 28 mars 2004
Réélection 21 mars 2010
Président Daniel Percheron
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Jœuf (Meurthe-et-Moselle)
Nationalité Française
Parti politique PS (jusqu'en 2014)
EELV (2015-2023)
LFI (depuis 2024)
Profession Informaticien

Damien Carême
Maires de Grande-Synthe

Biographie

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Famille

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Originaire de Lorraine, sa famille s'installe à Grande-Synthe en 1968. Son père, René, engagé dans le milieu syndical, est élu maire de la commune en 1971 et conserve ce mandat jusqu'en 1992[3].

Il est le père de Baptiste Carême, ancien joueur international de badminton et membre de l'équipe de France.

Parcours professionnel et politique

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Damien Carême travaille d'abord comme animateur socioculturel, notamment avec des personnes porteuses de handicaps, puis comme animateur en prévention santé, rédacteur en chef d’une télévision locale et enfin comme informaticien[4].

Il quitte le PS en 1992, opposé au traité de Maastricht[5].

En 2001, il est élu maire de Grande-Synthe à son tour, sous l'étiquette socialiste. Réélu en 2008 et au 1er tour en 2014, il mène une politique sociale et écologique ambitieuse : gestion différenciée des espaces verts, introduction de l’éco-pâturage, création de jardins partagés, d’une université populaire, passage au 100 % bio dans les cantines, construction de logements sociaux économes en énergie, électricité à 75% d’énergies renouvelable... Ces actions valent à la ville d'être désignée « Capitale de la biodiversité » en 2010[6].

Élu aux élections régionales de 2004 et réélu en 2010, il siège comme conseiller régional jusqu'en 2015, d'abord avec le groupe d'Union de la gauche, puis avec les écologistes. Il est également vice-président de la communauté urbaine de Dunkerque, chargé de la transformation écologique et sociale, de l'environnement et des transports. Il porte le projet de refonte du réseau de transport sur l’agglomération dunkerquoise et la mise en œuvre de la gratuité des transports.[réf. nécessaire]

Fin 2014, après les élections municipales, Damien Carême quitte le Parti socialiste[7] et adhère à Europe Écologie Les Verts (EELV) début 2015[8].

En 2015-2016, la ville de Grande-Synthe est confrontée à l'arrivée de milliers de réfugiés, principalement originaires du Kurdistan irakien. En collaboration avec Médecins sans frontières[9], Damien Carême décide de gérer cet afflux en faisant construire un camp humanitaire doté de sanitaires et de locaux permettant aux associations d'aider les réfugiés, malgré l'absence de financement de la part de l'État[3],[10],[11]. Cette position, qui tranche avec celle d'autres maires de la région, lui vaut l'admiration et le respect du monde politique et associatif[4],[5],[10].

En 2014, il succède à Renaud Gauquelin à la présidence de l'Association des maires ville et banlieue de France[12]. En 2016, il est finaliste du concours de « meilleur maire du monde », un titre honorifique décerné par la City Mayors Fondation[13].

Au printemps 2017, il interpelle le gouvernement sur la gestion des réfugiés en exigeant que celui-ci prenne ses responsabilités[14],[15].

Lors de l'élection présidentielle de 2017, il soutient Benoît Hamon[4].

En novembre 2017, il est nommé représentant des lecteurs du journal Ebdo[16].

En septembre 2018, il est, avec plusieurs maires de diverses tendances, à l’origine de la création de l’Association nationale des villes et territoires accueillants, association dont il assure la présidence[17].

Pour les élections européennes de 2019, il est candidat en troisième position [18] sur la liste commune EELV - AEI - RPS emmenée par Yannick Jadot et est élu le 26 mai 2019.

En situation de cumul de mandat, il abandonne son mandat mayoral, au profit de Martial Bayaert. Il reste toutefois conseiller municipal.

À quelques mois des élections municipales, il annonce qu'il ne soutiendra pas son successeur, Martial Bayaert [19].

Il soutient Yannick Jadot pour la primaire présidentielle écologiste de 2021[20].

Il annonce en 2023 se mettre en retrait d'EELV en raison de désaccords concernant les élections européennes de 2024[21]. Le 6 mars 2024, il annonce dans un entretien à Mediapart rejoindre la liste pour les élections européennes de La France insoumise menée par Manon Aubry[22].

Positionnement

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Damien Carême se réclame de la social-écologie[23].

Distinctions

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Publication

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  • On ne peut rien contre la volonté d'un homme, Stock,
    Co-écrit avec la journaliste Maryline Baumard (Le Monde). Le bandeau commercial affiche « Le Maire des Migrants ». Le titre est emprunté à une citation fameuse de François Mitterrand.

Notes et références

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  1. Extrait des registres aux délibérations de la CUD le 12 avril 2001
  2. « - Martial Beyaert élu maire de Grande-Synthe sur fond de tensions dans la majorité », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. a et b « Damien Carême, seul avec tous », TerraEco, 29 février 2016.
  4. a b et c Sylvain Mouillard, « Damien Carême, hôte estime », sur Libération (consulté le )
  5. a et b « Qui est Damien Carême, l'écolo de Grande-Synthe qui défie l'État ? », France 3, 16 mars 2016.
  6. Lorène Lavocat, « Sur les terres de l’abstention et du FN, un maire résiste par l’écologie », sur Reporterre.net, (consulté le ).
  7. « Grande-Synthe : Damien Carême démissionne d'un PS dans lequel il ne se reconnaît plus », La Voix du Nord, 10 novembre 2014.
  8. « Damien Carême officialise son entrée chez les écologistes d'EELV », La Voix du Nord, 18 janvier 2015.
  9. « MSF to open camp for refugees sleeping rough near Dunkirk », The Guardian, 28 février 2016.
  10. a et b « Damien Carême, le "héros" de Grande-Synthe », Le Monde, 12 mars 2016.
  11. « Damien Carême : "Je refuse de les abandonner dans la boue" », L'Humanité, 9 mars 2016.
  12. Hervé Jouanneau, « Damien Carême, nouveau président des maires Ville et Banlieue », sur La Gazette des Communes.com, (consulté le ).
  13. « Damien Carême: "Je n'invente rien, je m'inspire d'expériences" », Le Figaro, 3 avril 2017.
  14. « Damien Carême : "Un débat de faux-culs" », La Voix du Nord, 31 mai 2017.
  15. « Damien Carême, le maire des migrants », Marianne, 2 avril 2017.
  16. [1] Voir sur La lettre A
  17. Voir sur elunet.org.
  18. « Élection européenne : la liste soumise au vote », sur soutenir.eelv.fr (consulté le )
  19. Damien Carême lâche Martial Beyaert à cinq mois des municipales
  20. Corinne Laurent, « Primaire écologiste 2021 : le programme de Yannick Jadot, candidat EELV », sur la-croix.com, (consulté le ).
  21. Lucie Alexandre, « Damien Carême claque la porte des Ecologistes : «La confiance est rompue» », sur Libération,
  22. Mathieu Dejean, Fabien Escalona, « Européennes : l’écologiste Damien Carême rejoint la liste des Insoumis », sur Mediapart, (consulté le )
  23. Émilie Trevert, « Damien Carême, artisan de la social-écologie », sur lepoint.fr, (consulté le ).

Voir aussi

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Filmographie

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  • 2018 : Grande-Synthe, la ville où tout se joue de Béatrice Camurat Jaud Damien Carême intervient à plusieurs reprises dans le film.

Articles connexes

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Liens externes

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