Bagnères-de-Bigorre

commune française du département des Hautes-Pyrénées

Bagnères-de-Bigorre
Bagnères-de-Bigorre
Vue générale de Bagnères-de-Bigorre.
Blason de Bagnères-de-Bigorre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
(sous-préfecture)
Arrondissement Bagnères-de-Bigorre
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute-Bigorre
(siège)
Maire
Mandat
Claude Cazabat (DVC)
2020-2026
Code postal 65200 et 65710
Code commune 65059
Démographie
Gentilé Bagnérais
Population
municipale
7 103 hab. (2018 en diminution de 6,94 % par rapport à 2013)
Densité 56 hab./km2
Population
agglomération
13 262 hab. (2018)
Géographie
Coordonnées 43° 03′ 55″ nord, 0° 09′ 02″ est
Altitude Min. 440 m
Max. 2 872 m
Superficie 125,86 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Bagnères-de-Bigorre
(ville-centre)
Aire d'attraction Bagnères-de-Bigorre
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de la Haute-Bigorre
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Bagnères-de-Bigorre
Liens
Site web ville-bagneresdebigorre.fr

Bagnères-de-Bigorre Écouter est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées dont elle est une des sous-préfectures, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Bagnérais et les Bagnéraises[1].

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune de Bagnères-de-Bigorre se trouve dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie[2].

Elle se situe à 19 km à vol d'oiseau de Tarbes[3], préfecture du département. 0 km de Bagnères-de-Bigorre[4], sous-préfecture.

Les communes les plus proches[Note 1] sont[5] : Gerde (1,8 km), Pouzac (2,7 km), Asté (3,0 km), Hauban (3,4 km), Mérilheu (3,9 km), Uzer (4,0 km), Beaudéan (4,3 km), Labassère (4,4 km).

Sur le plan historique et culturel, Bagnères-de-Bigorre fait partie de la province historique du Haut-Adour, autrefois incluse dans l’ancien comté de Bigorre. Il s’agit d’une zone montagneuse constituée des prolongements occidentaux des massifs de Néouvielle et de l’Arbizon[6],[7].

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

Paysages et reliefsModifier

 
Vue générale en été.

Bagnères-de-Bigorre se situe en Haute-Bigorre au pied des Pyrénées dans la vallée de l'Adour au contact avec la vallée de Campan sur la départementale 935.

HydrographieModifier

En aval du barrage de Castillon et du fleuve Adour et ses affluents, l'Adour du Tourmalet et l'Adour de Lesponne, sont les principaux cours d'eau qui traversent la ville de Bagnères-de-Bigorre. La Gailleste, autre affluent (rive gauche) de l'Adour, prend sa source sur la commune.

L'Arrêt-Darré, affluent de l'Arros, prend sa source au nord de la commune. Le riou Arrouy, affluent gauche de l'Arros, arrose également le territoire de la commune.

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat des marges montargnardes », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[9]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[10].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[11]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[9]

  • Moyenne annuelle de température : 11,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 076 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[12] complétée par des études régionales[13] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Artigues », sur la commune de Campan, mise en service en 1959[14]et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[15],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 7,7 °C et la hauteur de précipitations de 1 220,8 mm pour la période 1981-2010[16]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Tarbes-Lourdes-Pyrénées », sur la commune d'Ossun, mise en service en 1946 et à 20 km[17], la température moyenne annuelle évolue de 12,2 °C pour la période 1971-2000[18], à 12,6 °C pour 1981-2010[19], puis à 12,9 °C pour 1991-2020[20].

TransportsModifier

 
L’ancienne gare ferroviaire.

On accède généralement à Bagnères-de-Bigorre depuis Tarbes par la D 935 qui continue jusqu'à Sainte-Marie de Campan avant de se détacher, soit vers La Mongie (Domaine du Tourmalet), soit vers Arreau et l'Espagne, ou par la D 938 depuis Tournay et l'A64. On peut enfin rejoindre Lourdes depuis Bagnères-de-Bigorre via Montgaillard et la D 937.

Un projet de mise à deux fois deux voies de « l'ancienne route de Bagnères », aujourd'hui routes départementales D 8 et D 16, est à l'étude depuis l'échangeur de Tarbes-Est.

La liaison ferroviaire qui reliait Bagnères à Tarbes a été supprimée à la fin des années 1980, la ligne est aujourd'hui assurée par bus TER, depuis l'ancienne gare ferroviaire, devenue aujourd'hui gare routière. L'aéroport le plus proche est celui de Tarbes-Lourdes-Pyrénées à 30 kilomètres.

Anecdote: C'est la ville où le système de transport SK à été inventé dans les années 80.

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Espaces protégésModifier

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[21],[22]. Dans ce cadre, la commune fait partie de l'aire d'adhésion du Parc National des Pyrénées[Note 4]. Ce parc national, créé en 1967, abrite une faune riche et spécifique particulièrement intéressante : importantes populations d’isards, colonies de marmottes réimplantées avec succès, grands rapaces tels le Gypaète barbu, le Vautour fauve, le Percnoptère d’Égypte ou l’Aigle royal, le Grand tétras et le discret Desman des Pyrénées qui constitue l’exemple type de ce précieux patrimoine confié au Parc national et aussi l'Ours des Pyrénées[23],[24],[25]. Un autre espace protégé est présent sur la commune : l'« Adour et affluents », objet d'un arrêté de protection de biotope, d'une superficie de 215,8 ha[26] ;

Réseau Natura 2000Modifier

 
Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 5]. Quatre sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la « directive Habitats »[28] :

  • « liset de Hount Blanque », d'une superficie de 4 059 ha, présente une végétation caractéristique de la haute-montagne pyrénéenne calcaire et siliceus, dont des pineraies de pins à crochets[29] ;
  • le « lac Bleu Léviste », d'une superficie de 6 942 ha, présente une végétation caractéristique de la haute montagne pyrénéenne sur schistes et calcaires[30] ;
  • la « vallée de l'Adour », d'une superficie de 2 694 ha, un espace où les habitats terrestres et aquatiques abritent une flore et une faune remarquable et diversifiée, avec la présence de la Loutre et de la Cistude d'Europe[31] ;
  • le « Néouvielle », d'une superficie de 6 176 ha, présente une végétation caractéristique de la haute montagne pyrénéenne siliceuse et des milieux humides et tourbeux d'altitude, avec des pineraies de pins à crochets à trés haute altitude, des pineraies sylvestres et introgression des deux pins[32].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristiqueModifier

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Quatorze ZNIEFF de type 1[Note 6] sont recensées sur la commune[33] :

  • le « cirque de Cloutou et sud de la Mongie » (2 257 ha), couvrant 5 communes du département[34] ;
  • l'« l'Adour, amont » (61 ha), couvrant 2 communes du département[35] ;
  • « l'Adour, de Bagnères à Barcelonne-du-Gers » (2 786 ha), couvrant 59 communes dont 18 dans le Gers, une dans les Landes et 40 dans les Hautes-Pyrénées[36] ;
  • le « massif du pic du Midi de Bigorre - lac Bleu » (4 075 ha), couvrant 5 communes du département[37] ;
  • le « massif en rive gauche du Bastan » (8 315 ha), couvrant 10 communes du département[38] ;
  • le « massif karstique du Monné, Tucou, Bédat » (1 512 ha), couvrant 3 communes du département[39] ;
  • les « massifs du du Montaigu et de Hautacam » (5 411 ha), couvrant 7 communes du département[40] ;
  • la « montagne des Quatre Véziaux, Montarrouye et Gaoube » (3 754 ha), couvrant 8 communes du département[41] ;
  • la « montagne du Liset de Hount Blanque et Aygue Rouye à la montagnette » (3 294 ha), couvrant 3 communes du département[42] ;
  • le « réseau hydrographique de l'Oussouet et de la Gailleste » (111 ha), couvrant 8 communes du département[43] ;
  • le « réseau hydrographique des Baronnies » (390 ha), couvrant 35 communes du département[44] ;
  • la « réserve du Néouvielle et vallons de Port-Bielh et du Bastan » (6 427 ha), couvrant 8 communes du département[45] ;
  • la « vallée de Lesponne » (4 544 ha), couvrant 4 communes du département[46] ;
  • les « versants boisés de la vallée de Gripp » (1 109 ha), couvrant 2 communes du département[47] ;

et huit ZNIEFF de type 2[Note 7],[33] :

  • l'« Adour et milieux annexes » (3 634 ha), couvrant 60 communes dont 18 dans le Gers, une dans les Landes et 41 dans les Hautes-Pyrénées[48] ;
  • les « Baronnies » (20 367 ha), couvrant 43 communes du département[49] ;
  • le « bassin du Haut Adour » (27 303 ha), couvrant 18 communes du département[50];
  • les « coteaux et vallons des Angles et du Bénaquès » (12 879 ha), couvrant 45 communes du département[51];
  • la « Haute vallée d'Aure » (43 605 ha), couvrant 38 communes du département[52];
  • le « massif du Monné, vallée de l'Oussouet » (6 955 ha), couvrant 11 communes du département[53];
  • le « plateau et vallons des Coustalats » (7 832 ha), couvrant 25 communes du département[54];
  • les « vallées de Barèges et de Luz » (22 843 ha), couvrant 24 communes du département[55];
  • la « vallée d'Ossau » (43 627,41 ha), couvrant 13 communes du département[56].

Autres milieux naturels et espaces dédiés à l'environnementModifier

 
Theodoxus fluviatilis thermalis (Muséum de Toulouse).

Les grottes de Médous sont des cavités naturelles accessibles à la visite, ainsi qu'un lieu de pèlerinage.

Bagnères-de-Bigorre est le site de référence pour Theodoxus fluviatilis thermalis, décrit au XIXe siècle par la malacologue Dominique Dupuy.

Le Conservatoire botanique pyrénéen qui héberge quatre herbiers de la flore régionale.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Bagnères-de-Bigorre est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8],[57],[58],[59]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bagnères-de-Bigorre, une agglomération intra-départementale regroupant 10 communes[60] et 13 262 habitants en 2018, dont elle est ville-centre[61],[62].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bagnères-de-Bigorre, dont elle est la commune-centre[Note 9]. Cette aire, qui regroupe 21 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[63],[64].

Occupation des solsModifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (86,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (87,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (34,2 %), forêts (27,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (25 %), prairies (6,7 %), zones agricoles hétérogènes (3,2 %), zones urbanisées (2,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,3 %), eaux continentales[Note 10] (0,2 %)[65].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

ToponymieModifier

 
Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Bagnères-de-Bigorre

Begorra, relevé vers 400, serait l'ancien nom de Bagnères-de-Bigorre ou de Cieutat[66]. À l'époque romaine, la ville aurait porté le nom d'Aquae Convenarum ou de Vicus Aquensis[67],[68](« le village des eaux ») ou Aquæ bigerritanas (« les eaux bigourdanes »).

Le nom actuel n'est attesté que depuis 1171 sous la forme gasconne Banheras issue du latin balneariæ (« bains, établissements de bains ») et du nom de la région, Bigorre. Le nom de celle-ci vient du peuple ibère des Bigerres ou Bigerrions qui habitait la haute vallée de l'Adour dans l'Antiquité. La graphie française, Bagnères, apparaît en 1285. Le déterminant en-Bigorre date au moins de 1770 (carte de Cassini) et sera remplacé par de-Bigorre avant 1852 (c'est ainsi qu'il apparaît dans le Dictionnaire des communes publié cette année-là).

HistoireModifier

Vicus Aquensis, la RomaineModifier

 
Grands Thermes.

En 28 avant Jésus-Christ, sous le règne de l'empereur Auguste, Valerius Messala sort vainqueur de sa lutte contre l'un des derniers foyers de résistance de la tribu aquitaine des Campani sur une colline de Pouzac. Les Romains y découvrent les eaux chaudes qui coulent du mont Olivet. Autour des thermes qui se construisent, une ville apparaît, qui atteint une taille égale à la moitié de la superficie de Bagnères au début du XXIe siècle[68].

Moyen ÂgeModifier

De la fin de l'Empire romain à 1171, aucun document ni aucun vestige n'apporte d'indications sur l'histoire locale. L'archéologie a permis de déduire que la cité romaine, détruite par un séisme, aurait été abandonnée à cause de l'épidémie de peste qui a sévi dans la ville vers 580[68].

Entre cette période et 1171 la ville se repeuple et se structure. Quatre bourgs entourés de remparts sont évoqués par Centulle III, comte de Bigorre, dans le texte d'une charte de droits et franchises aux habitants de Bagnères. Du XIIe siècle au début du XIVe siècle la ville s'accroît. En 1313, 800 feux sont recensés, autant qu'à Tarbes, la capitale du Comté[68]. L'agriculture emploie environ 40 % de la population, et la ville est également un lieu d'échanges, sur les marchés les artisans joignent leurs produits à ceux des agriculteurs. Pour alimenter en énergie hydraulique plusieurs moulins, des canaux alimentés par l'Adour sont creusés. Ces moulins permettent de moudre le blé, forger les faux, emboutir les chaudrons, fouler les draps ou tanner les cuirs[68].

Bagnères est devenue une ville riche lorsqu'une épidémie de peste la frappe en 1349. Au cours de la guerre de Cent Ans, en 1360, la Bigorre devient possession anglaise, un an avant une nouvelle épidémie de peste. Henri de Trastamare, allié du roi de France, pille, rançonne et incendie la ville en 1427. Deux ans après, on ne recense plus que 291 feux à Bagnères. La population a diminué de deux tiers par rapport à 1313. La ville se repeuple et revient peu à peu à la prospérité[68].

RenaissanceModifier

La croissance économique modifie la structure sociale de la ville, devenue plus commerçante que rurale, ce qui conduit Henri III de Navarre à établir en 1551 un nouveau mode de gouvernance de la cité. Un conseil de quarante membres se substitue aux six consuls qui étaient jusqu'alors élus indirectement par l'assemblée générale des habitants[68].

Jeanne d'Albret, reine de Navarre et comtesse de Bigorre, se convertit au protestantisme en 1560. L'année suivante, elle tente d'imposer la Réforme mais les Bagnérais restent majoritairement fidèles au catholiscisme. En 1562 ont lieu les premières arrestations pour hérésie. Le roi de France réagit militairement contre les protestants. Alors que Jeanne d'Albret est à La Rochelle pour porter secours aux protestants qui s'y battent, les armées françaises s'emparent du Béarn. La reine de Navarre fait alors appel à Montgommery pour récupérer ses terres. C'est chose faite en 1569, mais le chef de guerre pille et rançonne les villes. Il menace Bagnères, réclame une forte somme. On ne sait pas si la somme demandée a bien été versée avant que le chef de guerre se dirige vers le Gers. En 1574, le chef de guerre protestant Lizier tend un piège près de Pouzac au gouverneur de Bagnères Antoine de Beaudéan, qui y trouve la mort[68].

Au sortir des guerres de religion, Bagnères est ruinée, la malnutrition qui y règne favorise le retour de la peste en 1588. Cet épisode est l'occasion de la mise en lumière de Liloye (surnommée « pure comme le lys » à cause de sa grande piété). Celle-ci aurait prophétisé l'épidémie, annoncée par une apparition de la Vierge à la chapelle Notre-Dame-de-Médous. Ce ne serait qu'après une procession collective que la peste aurait cessé ses ravages à Bagnères[68].

En 1606, l'accession de Henri de Navarre au trône de France sous le nom d'Henri IV rattache définitivement la province au royaume de France[68].

Époque classique : les XVIIe et XVIIIe sièclesModifier

La peste frappe de nouveau Bagnères en 1628, 1653 et 1654. Des mesures de salubrité publiques sont prises. Les malades les plus atteints sont isolés au vallon de Salut. La maladie ne réapparaît pas après décembre 1654[68].

Le 21 juin 1660, de fortes secousses sismiques frappent la ville. Les tremblements de terre se poursuivent durant trois semaines. Seulement sept personnes trouvent la mort, cent cinquante maisons sont détruites au moins en partie, et surtout les sources thermales semblent taries. Cet épisode n'est que passager, et l'eau coule de nouveau quelque temps après[68].

La reconstruction s'effectue avec de la pierre de taille de la carrière de Salut. Cette pierre a la particularité de devenir du marbre une fois polie, élément qui va caractériser l'architecture de la cité par la suite. Le thermalisme prend de l'importance. À partir de 1670, les établissements privés se multiplient, on en compte 25 en 1787. Le bâtiment d'un couvent est transformé en 1775 en établissement de jeux où l'on peut aussi se restaurer et danser : le Vaux-Hall. C'est le premier casino de Bagnères[68].

RévolutionModifier

De 1789 à 1793, durant la Révolution française les « modérés suspects » viennent se réfugier dans la ville, prêts à fuir en Espagne si la situation s'aggrave. Les autorités départementales se méfient des Bagnérais, qui selon eux ont bien peu d'esprit civique et révolutionnaire. Fin 1793, devant la saturation des hôpitaux du Sud-Ouest, les blessés sont évacués vers les stations thermales. À Bagnères, l'hospice Saint-Barthélémy, les maisons d'Uzer et de Lanzac, puis l'hospice des Capucins de Médous font office d'hôpitaux militaires[68].

IndustrialisationModifier

 
Plan de Bagnères au XIXe siècle.

L'économie bagnéraise est fondée sur le commerce, l'artisanat et le thermalisme jusqu'à la fin de la Seconde Restauration. Les établissements thermaux privés étant vieillissants, la municipalité organise la construction du Grand établissement thermal achevé en 1828. L'exploitation du marbre devient un pilier de l'économie locale avec l'expansion de la marbrerie Géruzet, qui de 1829 à 1880 devient l'une des plus importantes de France. Son exemple est suivi par de petites entreprises locales. Cette industrie emploie mille personnes en 1870[68].

Des entrepreneurs diversifient les secteurs d'activité. S'installant dans un ancien moulin en 1877, Dominique Soulé fonde ce qui deviendra au siècle suivant la plus grande usine de la ville. 1862 est également l'année de l'arrivée du chemin de fer à Bagnères. Le XIXe siècle est une période d'expansion urbaine au terme de laquelle la forme du centre-ville se fige jusqu'au début du XXIe siècle. Le gain d'espace après la démolition des remparts autorise l'achèvement des boulevards périphériques[68].

XXe siècleModifier

La Première Guerre mondiale permet l'expansion de l'industrie bagnéraise, notamment dans le domaine du matériel ferroviaire roulant. L'industrie du marbre s'est effondrée, mais les industries mécaniques et textiles la suppléent. La part du thermalisme dans l'économie a beaucoup diminué[68]. Lors de la Seconde Guerre mondiale, une expédition punitive d'une compagnie de SS en représailles contre les actions de la résistance dans la région, en juin 1944, fait 32 morts à Bagnères et une centaine dans la vallée[68].

La ville de Bagnères de Bigorre reçut la Croix de guerre à l'Ordre de la Division avec la citation suivante :

"Ville courageuse dont la liste des héros et des martyrs atteste les sentiments patriotiques d'une population qui participa largement dans tous les domaines, à la lutte contre l'ennemi sur les champs de bataille comme dans la clandestinité.Ville cruellement éprouvée par les massacres de juin-juillet 1944. Peut être citée en exemple pour l'action de ses habitants et leur esprit de sacrifice pendant la guerre de 1939-1945". "Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile d'Argent".

Fait à Paris le 11 Novembre 1948. Signé Max Lejeune.

L'après-guerre connaît une période de forte croissance urbaine, notamment dans les années 1960. Les zones rurales de la commune disparaissent. Le territoire est occupé par des habitations jusqu'aux limites des communes voisines, comme Gerde ou Pouzac, qui deviennent urbaines à leur tour[68].

À la fin du XXe siècle, l'activité industrielle décroît. Les curistes sont toujours présents et de nouveaux emplois sont créés par l'implantation du nouveau centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelle (d'importance régionale), d'une grande maison de retraite et d'une maison de repos médicalisée[68].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

 
La mairie en 2020.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 mars 1977 André de Boysson RI Chef d'entreprise
Conseiller général du canton de Bagnères-de-Bigorre (1970-1976)
mars 1977 mars 1989 Eugène Toujas PCF Employé des PTT
Conseiller général du canton de Bagnères-de-Bigorre (1976-1988)
mars 1989 août 2013
(décès)
Rolland Castells[69] UDF puis AC Conseiller régional de Midi-Pyrénées (1986-2004)
Conseiller général du canton de Bagnères-de-Bigorre (1988-2013)
août 2013 juin 2017 Jean-Bernard Sempastous UDI puis LREM Professeur, député depuis 2017
juin 2017 En cours
(au [70])
Claude Cazabat   Retraité de la fonction publique

JumelagesModifier

IntercommunalitéModifier

La communauté de communes Haute-Bigorre (CCHB) a été créée en décembre 1994, pour doter le territoire d'une structure intercommunale capable de porter un projet commun de développement. Elle bénéficie d'une dotation générale de fonctionnement (DGF) accordée par l'État et de subventions importantes du conseil général, du conseil régional, de l'État et de l'Europe.

Ses compétences sont :

  • le développement économique (entreprises, artisanat, tissu commercial…) ;
  • les services à la personne âgée, à l'enfance et à la personne handicapée ;
  • la protection et la mise en valeur de l'environnement ;
  • la collecte sélective des déchets ;
  • la politique du logement et du cadre de vie ;
  • l'aménagement de l'espace ;
  • le tourisme.

SantéModifier

 
L'hôpital.

Bagnères-de-Bigorre dispose d'un centre hospitalier régional qui dispose de 25 lits en médecine, 20 lits en moyen-séjour (dont 4 de post-cure sevrage alcoolique) et 220 lits en rééducation ou médecine physique de réadaptation (et 25 places d'hospitalisation de jour). Sur le site de Castelmouly (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) la capacité d'accueil est de 142 lits dont 2 d'accueil temporaire, 36 lits en long séjour et 8 places d'accueil de jour pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou de troubles apparentés.

La commune abrite également deux centres thermaux réputés : Les Thermes de la Reine et les Grands Thermes.

EnseignementModifier

Les établissements scolaires de la ville dépendent de l'académie de Toulouse.

La commune recense trois écoles maternelles (Clair-Vallon, Carnot-et-Achard) et six écoles primaires (Calandreta de Banhèras (École occitane), Jules-Ferry, Pic-du-Midi, Carnot, Lesponne, les Palomières, Saint-Vincent).

Le conseil départemental gère les collèges Blanche Odin (ancienne cité scolaire Achard) et Saint-Vincent, tandis que la région prend en charge le lycée Victor-Duruy.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[71]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[72].

En 2018, la commune comptait 7 103 habitants[Note 11], en diminution de 6,94 % par rapport à 2013 (Hautes-Pyrénées : +0,14 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 4405 6566 0016 8347 5868 1088 4488 4678 485
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 8859 1699 4339 4649 5089 4989 2488 6388 837
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 6718 5918 4558 2618 8809 2118 6339 94111 044
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
10 31410 2169 9479 2428 4248 0488 0308 0168 003
2013 2018 - - - - - - -
7 6337 103-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[73] puis Insee à partir de 2006[74].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[75] 1975[75] 1982[75] 1990[75] 1999[75] 2006[76] 2009[77] 2013[78]
Rang de la commune dans le département 3 3 3 3 3 3 3 4
Nombre de communes du département 479 473 473 474 474 474 474 474

L'agglomération et l'aire urbaine de Bagnères-de-BigorreModifier

L'unité urbaine de Bagnères-de-Bigorre (l'agglomération) comprend cinq communes de la communauté de communes Haute-Bigorre : Bagnères-de-Bigorre, Beaudéan, Campan, Gerde et Pouzac, auxquelles s'ajoutent Asté et Trébons[79].

Elle regroupe 13 378 habitants en 2009[80].

L'aire urbaine, plus étendue, regroupe au total 15 communes[81] et 14 819 habitants en 2009[82].

SportsModifier

Le Stade bagnérais est un club de rugby à XV français qui a longtemps joué en Première Division, atteignant à deux reprises la finale du Championnat de France (1979 et 1981), et qui évolue en Championnat de France de rugby à XV de 1re division fédérale pour la saison 2012-13.

La ville de Bagnères met à disposition des associations sportives, des structures scolaires et du centre de loisirs, de nombreux équipements sportifs : les gymnases de la Plaine, Henri-Cordier, Jules-Ferry et Carnot ; la salle de dojo Apollo ; le stade nautique André-de-Boysson ; les terrains de rugby et football de la Plaine, Parc des sports (Marcel-Cazenave), Cordier et du SIVU des sports Bagnères-Pouzac ; des terrains couverts et extérieurs pour le tennis ; le centre équestre municipal ; le golf de la Bigorre (à Pouzac) ; le stade d'eau vive de l'Adour ; le fronton du Parc des sports ; un skatepark ; le stand de tir du Bédat ; le domaine des activités de montagne du Tourmalet.

CultesModifier

La paroisse de Bagnères-de-Bigorre regroupe treize communes au sein du diocèse de Tarbes et Lourdes[83].

Le carmel du Petit-Rocher a été fondé en 1833 par mère Marie-des-Anges. Expulsées en 1901, les carmélites sont revenues en 1921 et une nouvelle communauté s'est constituée en 2009[84].

Un temple de l'Église réformée, bâti par Émilien Frossard en 1857, est également présent. Il est rattaché à la paroisse des Hautes-Pyrénées avec Tarbes et Cauterets.

ÉconomieModifier

Bagnères-de-Bigorre s’est illustrée dans le secteur secondaire notamment un temps à travers le matériel ferroviaire mais le thermalisme et le tourisme restent la véritable activité marquant la commune.

IndustriesModifier

Aujourd'hui, de nombreuses PME et PMI spécialisées dans l'appareillage électrique, la mécanique ou l'aéronautique sont installées dans la commune. Maîtrisant les hautes technologies, certaines d'entre elles comptent parmi les plus innovantes du marché, dans leur secteur.

Les acteurs de l'économie locale travaillent en concertation avec la communauté de communes Haute-Bigorre (CCHB) pour le développement de leur entreprise. Celle-ci accompagne également les porteurs de projets, dans un environnement industriel fort et complémentaire : la CCHB dispose en effet d'un service de développement économique local et d'un partenaire majeur, la SEMADEV (Société d'économie mixte pour l'aménagement et le développement).

Quatre zones d'activités :

  • Parc d'activités Dominique-Soulé : sur une superficie de plus de 11 hectares, ce site accueille 14 entreprises (400 emplois). Les principales entreprises sont : Constructions Ferroviaires de Bagnères ex-Soulé devenue CFD Bagnères puis CAF, Novexia, Pommier, Nouvelle Bagnères Aéro, Protoplane - Avenir Composites, et Bigorre Ingénierie ;
  • Zone industrielle de l'Adour : sur une superficie de près de 16 hectares, la zone accueille 23 entreprises (280 emplois). Les principales entreprises sont Electraline CBB, Adour Industries, Duteil Arnauné sas, Spem Aéro, et Montages Câblages Industriels Pyrénéens (MCIP) ;
  • Parc d'activités de la Haute-Bigorre : sur une superficie de plus de 4 hectares, ce parc accueille 9 entreprises (70 emplois). Les principales entreprises sont Areva T&D, Amaré Charpentes, Chaussons Matériaux, Adour Prothèses et l'entreprise AOD ;
  • Parc industriel de la Haute-Bigorre : sur une superficie de plus de 3 hectares, le site accueille 3 entreprises (70 emplois). Les principales entreprises sont ABB Soulé Protection Surtensions - Hélita, Mang Métal Industries.

Thermalisme et tourismeModifier

Les Thermes de la Reine et les Grands Thermes de Bagnères-de-Bigorre proposent des cures dans les domaines de la rhumatologie, des affections psychosomatiques plus des voies respiratoires pour le second. Les eaux de Bagnères-de-Bigorre (38 sources) étaient déjà appréciées des Romains en tant qu'agent de désintoxication. Comme la plupart des cités thermales, Bagnères-de-Bigorre possède un casino. Il fait bâtiment commun avec le spa thermal Aquensis.

L'histoire de Bagnères est à lier à la station de sports d'hiver de La Mongie, située en partie sur le territoire de la commune et rattachée au domaine du Tourmalet, plus grand domaine skiable des Pyrénées françaises.

SciencesModifier

En juillet 1953, les physiciens Patrick Blackett (Prix Nobel 1948) et Louis Leprince-Ringuet organisèrent à Bagnères-de-Bigorre une conférence de pionnier sur les rayons cosmiques, qui initia l'ère de la physique subatomique et des accélérateurs de haute énergie.[réf. nécessaire]

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

ReligieuxModifier

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AutresModifier

  • De type gothique flamboyant, la tour des Jacobins, beffroi carré aux deux premiers étages puis octogonal de 35 mètres de hauteur, est le vestige de ce qui fut l'église des frères prêcheurs. L'église fut ravagée par un incendie en 1343. Le couvent et le cloître furent démolis en 1793. L'édifice a fait l'objet d'un classement par arrêté du 16 février 1932 aux monuments historiques[88].
  • La ville présente des habitations remarquables inscrits aux monuments historiques, dont la maison d'Uzer dont les façades, toitures et de nombreux éléments intérieurs[89] ou la maison de Jeanne d'Albret, remarquable pour le rez-de-chaussée de sa façade[90].
  • Les Grands Thermes de Bagnères-de-Bigorre se caractérisent, pour une grande part, par une architecture classique du XIXe siècle, utilisant de nobles matériaux tels que le marbre des Pyrénées. Le Palmarium offre un exemple de l'architecture caractéristique de l'ère industrielle.
  • Le monument aux morts, inscrit en 2018 au titre des monuments historiques[91].
  • La halle de la fin du XIXe siècle, de type Baltard.

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MuséesModifier

La ville compte trois musées : le musée des Beaux-arts (musée Salies) qui se trouve au-dessous de la partie la plus ancienne des thermes (les bains du Dauphin datant de 1783), le Musée d'histoire naturelle Salut et le Musée du marbre créé en 2007. Ce dernier présente plus de 300 grands échantillons de marbres européens identifiés[92].

Équipements culturelsModifier

La ville dispose de plusieurs centres culturels : une médiathèque, un centre culturel municipal et un cinéma, « le Maintenon ».

Plusieurs manifestations culturelles sont organisées, dont le festival du Piano Pic, « Chopin à Bagnères », le « Week-end des Arts de la Rue », le festival musical « À Voix Haute », « Les rencontres lycéennes de vidéo » (week-end de l'ascension) et le salon du Livre pyrénéen.

La ville possède aussi un orchestre appelé l'Harmonie Bagnéraise, ainsi qu'une chorale, La chorale des chanteurs montagnards qui est la plus ancienne chorale profane de France et d'Europe[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
De gueules à trois tours d'argent, celle du milieu plus élevée, le tout enfermé dans une enceinte de murailles du même, ajouré et maçonné de sable.

Notes et référencesModifier

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 18/07/2008.
  2. « Métadonnées de la commune de Bagnères-de-Bigorre », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Bagnères-de-Bigorre et Tarbes », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. Stephan Georg, « Distance entre Bagnères-de-Bigorre et Bagnères-de-Bigorre », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Communes les plus proches de Bagnères-de-Bigorre », sur www.villorama.com (consulté le ).
  6. « la Haut-Adour », sur www.tourisme-en-france.com (consulté le )
  7. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 323-324.
  8. Carte IGN sous Géoportail
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  10. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
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  30. « site Natura 2000 FR7300931 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
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  90. Arrêté du 10 août 1927. Notice no PA00095338, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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  93. « La créatrice des Pyrénées qui habillait Michelle Obama ne dessinera pas de robe pour Melania Trump », sur www.ladepeche.fr/, (consulté le ).

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. La réglementation dans la zone périphérique du parc, dite zone d'adhésion, est plus souple, afin bénéficier d'investissements d'ordres économique, social et culturel afin de freiner l'exode rural et de développer l'équipement touristique de la région.
  5. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[27].
  6. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  7. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  8. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  9. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  10. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  11. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • [Azambre et al. 1989] Bruno Azambre, Fernand Crouzel, Élie-Jean Debroas, Jean-Claude Soulé et Yves Ternet, Notice explicative de la feuille Bagnères-de-Bigorre à 1/50000 no 1053, Orléans, BRGM, , 80 p. (ISBN 2-7159-2053-9, lire en ligne [PDF] sur ficheinfoterre.brgm.fr).

Liens externesModifier