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Asté

commune française du département des Hautes-Pyrénées
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Asté (homonymie).

Asté
Asté
L'église d'Asté.
Blason de Asté
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Bagnères-de-Bigorre
Canton La Haute-Bigorre
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute-Bigorre
Maire
Mandat
Thierry Broca
2014-2020
Code postal 65200
Code commune 65042
Démographie
Gentilé Astérois
Population
municipale
553 hab. (2016 en augmentation de 3,17 % par rapport à 2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 02′ 31″ nord, 0° 10′ 08″ est
Altitude Min. 578 m
Max. 1 804 m
Superficie 26,67 km2
Localisation

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Asté

Asté est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Astérois.

GéographieModifier

 
Localisation d'Asté dans le département des Hautes-Pyrénées.

LocalisationModifier

Asté est une commune située dans les Pyrénées en vallée de Campan. La commune est orientée du nord-ouest au sud-est. Elle contient le bourg d'Asté, les grottes de Médous, la vallée de Crastes et le Casque du Lheris.

Communes limitrophesModifier

 
Carte de la commune d'Asté et des proches communes.

Géologie et reliefModifier

HydrographieModifier

Le ruisseau du l’Héris, affluent de rive droite de l’Adour, et le ruisseau de Gavarni traversent la commune.
L'Adour forme une partie de la limite ouest avec la commune de Beaudéan .
Une partie du ruisseau de Lies et du ruisseau de Hourclat arrosent la commune.

ClimatModifier

Article détaillé : Climat des Hautes-Pyrénées.

Le climat est tempéré de type océanique dû à l'influence proche de l'Océan Atlantique situé à peu près 150 km plus à l'ouest. La proximité des Pyrénées fait que la commune profite d'un effet de foehn, il peut aussi y neiger en hiver, même si cela reste inhabituel.

Voies de communication et transportsModifier

Cette commune est desservie par la route départementale D935 et la route départementale D8.

UrbanismeModifier

LogementModifier

En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 355[2].
Parmi ces logements, 66,8 % sont des résidences principales, 16,6 % des résidences secondaires et 16,6 % des logements vacants.

Risques naturels et technologiquesModifier

ToponymieModifier

 
Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Asté à l'est de Bagnères-de-Bigorre

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[3] qui rapporte les dénominations historiques du village :

Dénominations historiques :

  • De Guilhermo de Aster, latin et gascon (1062, cartulaire de Bigorre ; v. 1125, ibid. ; 1285, montre Bigorre) ;
  • Arnaldus Willermi de Ester, latin et gascon (v. 1090, Larcher, cartulaire Saint-Pé) ;
  • Hyspanum de Ester, (v. 1140, livre vert de Bénac) ;
  • vicecomes d-Aster, latin et gascon (1183, cartulaire de Berdoues) ;
  • en B. d’Astee, (1283, procès Bigorre) ;
  • De Asterio, latin (1300, enquête Bigorre ; 1313, Debita regi Navarre ; 1342, pouillé de Tarbes ; 1379, procuration Tarbes) ;
  • de Astario, latin (1300, enquête Bigorre) ;
  • Aster, (1429, censier de Bigorre) ;
  • Aste, (1541, ADPA, B 1010) ;
  • Aster, (1614, Guillaume Mauran) ;
  • Aster, (1760, Larcher, pouillé de Tarbes) ;
  • Asté, (fin XVIIIe siècle, carte de Cassini).

Ce nom dérive d'un fabricant de lances, de broches ou autres objets pointus (occitan ast).

Nom occitan : Astèr.

HistoireModifier

 
Asté en 1829.

Les seigneurs d'Asté (Aster) sont assez embrouillés : voici un schéma, perfectible. Une première famille des seigneurs d'Asté/Aster[4],[5] est signalée au XIe siècle avec Guillaume Ier (fl. 1062), auquel succède Auger Ier (fl. 1075/1080), puis sans doute les fils de ce dernier, Fort-Aner et Espain/Hispan Ier (fl. 1130). Puis on trouve Auger II (fl. 1147), Arnaud-Guillaume (fl. 1190) père d'Auger III, lui-même père d'Espain II et Bernard/Bernat Ier : ce dernier, donné aussi directement comme le fils d'Auger II, semble le père d'Agnès d'Asté.

Agnès Ire dame d'Asté épouse Sanche Garcie Ier d'Aure-Comminges, frère cadet du comte/vicomte Bernard d'Aure (ce dernier † vers 1221 ; sa fille, de nom inconnu, transmet le comté d'Aure en 1235 à Arnaud-Guillaume/Guilhem II vicomte de Labarthe, son époux ; Bernard d'Aure et Sanche Garcie d'Asté sont les fils de Raimond d'Aure-Comminges, fils de Bertrande d'Aure et Guy de Comminges, lui-même fils cadet de Bernard Ier comte de Comminges).

La fille d'Agnès et Sanche Garcie d'Aure, également de nom inconnu, transmet Asté à son mari Arnaud II de Coarraze (Arnaud Ier d'Asté)[6]. Arnaud de Coarraze est le premier à être dit vicomte d'Asté en 1249.

Leur fils Garcie Arnaud Ier (de Coarraze) (deuxième moitié du XIIIe siècle ; † vers 1264) hérite d'Asté, alors que son frère aîné Arnaud Guillaume continue les sires de Coarraze. Puis sa postérité :

Bernard/Bernat Ier ou II († vers 1283) ; puis son fils Bernat II ou III († vers 1312 ; il épouse Savarigue/Soubirane de Jussan : Guchan ? ; plutôt que Soubirane de Joyeuse), d'où :

Arnaud (II) (première moitié du XIVe siècle, † vers 1330 ; sa sœur Soubirane d'Aure épouse en 1318 François II de Lévis-Montségur, d'où postérité), d'où :

Jean Ier, x 1350 Mascarose d'Orbessan d'Ornézan ; parents de :

Garcie Arnaud II (fin du XIVe siècle), père de :

Jean II (fl. jusque dans le premier quart du XVe siècle), x 1387 Bertrande de Lavedan, fille du vicomte Ramon Garcie VI et sœur du vicomte Arnaud IV de Lavedan, d'où :

Jean III, sénéchal de Bigorre en 1437, † vers 1442, x Marie fille d'Archambaud de Caupenne

Leur fille Agnès II épouse en 1442 Sanche Garcie III de Larboust (alias Sanche Garcie II d'Asté ; sénéchal de Bigorre, † en 1458 au siège de Garris ; frère cadet de Manaud Ier de Larboust : deux fils de Sanche Garcie II de Larboust — de la Maison d'Aure-Comminges/Quatre-Vallées — et de Bertrande de Jussan) parents de :

Tristan et Jean Ier (ou IV) († vers 1496 ; x 1479 Jeanne de Foix-Béarn-Grailly fille naturelle de Gaston). Jean est le père de Jean II (ou V), de Menaud († 1534) qui suit, de Françoise (x 1517 Antoine de Caraman de Nègrepelisse), et de Catherine (x Charles d'Espagne de Montespan).

Menaud d'Aure, vicomte d'Aster (dit aussi de Larboust), épouse en 1525 l'héritière Claire de Gramont : leur fils Antoine Ier de Gramont (1526-1576), comte de Gramont et de Guiche, vicomte d'Aster et de Larboust, prince de Bidache, prend le nom de sa mère et fonde la Maison de Gramont. Sa dernière fille Claire-Suzanne de Gramont se marie en 1595 avec Henri des Prez (ou des Prés), titré vicomte d'Aster (†1619, sans postérité). Le petit-fils d'Antoine Ier, Antoine II (1572-1644), devient le premier duc de Gramont en 1643.

Cadastre napoléonien d'AstéModifier

Le plan cadastral napoléonien d'Asté est consultable sur le site des archives départementales des Hautes-Pyrénées[7].

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean Galiay    
mars 2008 En cours Thierry Broca    

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Historique administratifModifier

Pays et sénéchaussée de Bigorre, quarteron de Bagnères, vicomté d'Asté, canton de Campan (depuis 1790)[8].

IntercommunalitéModifier

Asté appartient à la communauté de communes Haute-Bigorre créée en décembre 1994 et qui réunit 24 communes.

Services publicsModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11]. En 2016, la commune comptait 553 habitants[Note 1], en augmentation de 3,17 % par rapport à 2011 (Hautes-Pyrénées : -0,61 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6906146846918329529891 0881 062
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 029975908917892867895856834
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
816797776688687652610549662
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
604563513504456484520525537
2016 - - - - - - - -
553--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Population et sociétéModifier

EnseignementModifier

La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle dispose d’une école en 2017[14].

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
De gueules aux trois flèches d'argent, empennées d'or, posées en pal la pointe en bas et rangées en fasce[16].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Insee : Rapport statistique communal pour la ville d' Asté
  3. Michel Grosclaude et Jean-Francois Le Nail, intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées, Tarbes, Conseil Général des Hautes-Pyrénées, , 348 p. (ISBN 2-9514810-1-2, notice BnF no FRBNF37213307).
  4. « La Maison d'Asté, p. 134 », sur Essais historique sur le Bigorre, t. II, par Marie-Armand Davezac-Macaya, chez J.-M. Dossun à Bagnères, 1823
  5. « Garcie Arnaud de Coarraze », sur Geneanet, arbre de Guy FOUILLADE
  6. Arnaud est généralement considéré comme le fils de Raimond Arnaud III de Coarraze et le gendre d'Agnès d'Asté et Sanche Garcie d'Aure-Comminges. Mais certains auteurs l'ont donné comme issu de la famille d'Aure-Comminges : par exemple directement le fils d'Agnès et Sanche Garcie, ou un fils de Sanche Garcie Ier d'Aure-Larboust : ces filiations semblent plutôt provenir de confusions...
  7. Archives départementales des Hautes-Pyrénées : Plan cadastral d' Asté en 1825
  8. Archives départementales des Hautes-Pyrénées
  9. « Liste des juridictions compétentes pour Asté », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 17 décembre 2015)
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. « Annuaire : Résultats de recherche », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 28 juin 2017).
  15. Asté. La guérison à la source, La Dépêche.
  16. Banque du Blason