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Centre d'histoire de la résistance et de la déportation

musée lyonnais
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Musée de la Résistance et de la Déportation et CHRD.
Centre d'histoire de la Résistance et de la Déportation
Centre d'histoire de la résistance et de la déportation (2018).JPG
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Pays
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Lyon (7e arrondissement)
Adresse
14 avenue Berthelot
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Le Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD) est un musée de France situé dans la ville de Lyon. Il traite l'histoire de la Seconde Guerre mondiale.

HistoireModifier

Créé en 1965, il disposait de deux salles dans les locaux du musée d'histoire naturelle[1]. Le musée actuel est inauguré le , par Michel Noir, Jacques Chaban-Delmas et Elie Wiesel[2].

Après avoir reçu 1 million de visiteurs, ce qui en fait un des musées français les plus importants sur ce thème, il est rénové pendant une année avant de rouvrir en novembre 2012[3].

DescriptionModifier

Le bâtimentModifier

Le musée occupe une partie d'un bâtiment construit à la fin du XIXe siècle pour accueillir l’École du service de santé militaire.

Entre les printemps 1943 et 1944, ce bâtiment devient le siège de la Gestapo, dirigée par le lieutenant Klaus Barbie. Les caves, où se tiennent aujourd’hui la plupart des expositions temporaires, servent alors de geôles pour les prisonniers avant les interrogatoires brutaux menés dans les étages.

Le bâtiment est touché par le bombardement du 26 mai 1944. La façade notamment (donnant sur l’actuelle avenue Berthelot) est totalement détruite. La Gestapo déménage alors dans un immeuble de la place Bellecour.

Dès 1945, la Ville de Lyon entame la réfection de l’École du service de santé militaire, confiée aux architectes Victor Clermont et Étienne Deschavannes. Le chantier s’achève en 1962.

En 1981, l’École du service de santé militaire est délocalisée à Bron. Le bâtiment accueille aujourd'hui un ensemble d’institutions à vocation scientifique, culturelle et éducative baptisé Centre Berthelot, dont le CHRD fait partie[4].

Exposition permanenteModifier

La partie permanente a été créée par le scénographe Guy-Claude François avec l'aide des architectes, afin de réaliser un musée rigoureux dans sa conception faisant aussi appel aux émotions et à la sensibilité[2].

Le centre a organisé son exposition suivant 3 concepts fondamentaux de l'époque : engagement, information et propagande et pour finir, espace et temps. Dans l'exposition permanente, le visiteur découvre l’atmosphère des années d’Occupation grâce à un système d'audioguidage permettant d'obtenir le son allant avec ce que l'on observe (chansons, explications, paroles et sons des films). Le visiteur entrevoit tour à tour la nuit de la clandestinité et du secret, la nuit noire de la peur et de la trahison, la nuit des wagons plombés, mais aussi, celle plus claire, de la Résistance et de l’espoir. Progressant entre les murs qui tantôt emprisonnent et séparent, tantôt abritent et cachent, il peut y lire l’expression symbolique des blessures et des cicatrices que la période a pu laisser dans les mémoires.

Elie Wiesel y a fait graver ces mots après l'entrée : "toutes les victimes n'étaient pas juives, mais tous les juifs étaient des victimes".

Le procès Klaus BarbieModifier

Article détaillé : Procès de Klaus Barbie.

Ce fut le premier procès pour crimes contre l’humanité en France. Le procès de Barbie est un moment important pour l’histoire et la mémoire des années d'Occupation, participant au réveil de la mémoire collective des Lyonnais et préfigurant la création du CHRD.

Nommé chef de la Gestapo à Lyon, Klaus Barbie est chargé de la lutte contre les résistants, les communistes et les Juifs.

Les méthodes d’interrogatoire particulièrement brutales qu’il utilise expliquent qu’on le surnomme, à cette époque, « le boucher de Lyon ».

Quarante ans après les faits, en mai 1987, il est jugé pour crimes contre l’humanité et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Depuis son inauguration, le CHRD diffuse en exclusivité des extraits du procès grâce à l’autorisation exceptionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Mettant l’accent sur les déclarations des témoins, ce film rend compte des débats et de l’émotion dans laquelle se sont déroulées les audiences, chaque témoignage contribuant à définir la notion de crime contre l’humanité. Le documentaire, intitulé « Le procès Barbie, justice pour la Mémoire et l'Histoire », est diffusé cinq fois par jour[5].

Expositions temporairesModifier

Le musée propose des expositions temporaires, dont certaines abordent des sujets contemporains tels que l’engagement des femmes, la Tchétchénie, la chute du Mur de Berlin, etc. Il donne ainsi des clés de compréhension du monde actuel.

Centre de documentationModifier

Le centre de documentation du CHRD propose à la consultation 5 000 livres liés à la Seconde Guerre mondiale et plus 700 témoignages vidéo de résistants et de déportés[2],[5].

PartenairesModifier

Le Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation fait partie des membres fondateurs du Réseau Memorha[6].

RéférencesModifier

  1. Neyret et Pelletier 2011, p. 21.
  2. a b et c Le Monde 1992.
  3. Chemins de Mémoire.
  4. « De l'École du service de santé militaire au CHRD - CHRD Lyon », sur www.chrd.lyon.fr (consulté le 30 juillet 2019)
  5. a et b Neyret et Pelletier 2011, p. 22.
  6. « Réseau Memorha: Statuts », sur reseaumemorha.org (consulté le 13 novembre 2015).

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier