Gare de Lens (Pas-de-Calais)

gare française
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Lens
Image illustrative de l’article Gare de Lens (Pas-de-Calais)
Le bâtiment voyageurs.
Localisation
Pays France
Commune Lens
Adresse Place du Général-de-Gaulle
62300 Lens
Coordonnées géographiques 50° 25′ 36″ nord, 2° 49′ 40″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV inOui, TER
Fret
Caractéristiques
Ligne(s) Arras à Dunkerque-Locale
Lens à Don - Sainghin
Lens à Ostricourt
Lens à Corbehem
Voies 7 (+ voies de service)
Quais 4
Transit annuel 1 495 770 voyageurs (2018)
Altitude 34 m
Historique
Mise en service 1927
Architecte Urbain Cassan
Protection  Inscrit MH (1984)

Patrimoine mondial Patrimoine mondial (2012)

Correspondances
Bus Tadao voir Intermodalité
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Lens
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
(Voir situation sur carte : Hauts-de-France)
Lens
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
(Voir situation sur carte : Pas-de-Calais)
Lens

La gare de Lens est une gare ferroviaire française, située à proximité du centre-ville de Lens, sous-préfecture du département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des TGV inOui et par des trains régionaux du réseau TER Hauts-de-France.

Situation ferroviaireModifier

Gare de bifurcation, elle est située au point kilométrique (PK) 211,284[1] de la ligne d'Arras à Dunkerque-Locale, entre les gares d'Avion et de Loos-en-Gohelle. Elle est l'origine de la ligne de Lens à Don - Sainghin, avant la gare de Sallaumines, de la ligne de Lens à Ostricourt, avant la gare de Pont-de-Sallaumines, et de la ligne de Lens à Corbehem (partiellement déclassée). Son altitude est de 34 mètres.

HistoireModifier

En 1880, débutent d'importants travaux d'agrandissement de la gare[2].

 
La gare, en 1906.

Le , le nouveau bâtiment est inauguré par la Compagnie des chemins de fer du Nord[3]. Il est dû à l'architecte Urbain Cassan[3]. Il décrit le bâtiment ainsi : « Le bâtiment des voyageurs sera constitué par des éléments rectangulaires indépendants. L'ossature de chacun de ces éléments sera calculé pour résister à une dénivellation pouvant atteindre 0,25 m entre deux sommets contigus de sa surface d'appui. La remise d'aplomb de ces éléments devra pouvoir s'exécuter au moyen de vérins, et les dispositifs nécessaires : logement des vérins, appuis de ces derniers, force et mode d'action, etc., feront l'objet d'une étude préalable, permettant d'effectuer cette opération dans les conditions les plus faciles et les moins coûteuses. L'ossature sera calculée de manière à supporter les efforts de relevage et devra tenir compte de la présence des dispositifs envisagés pour le relevage. Dans le même esprit, les parties de remplissage des façades, les cloisons, les sols doivent être rendus solidaires de l'ossature et pouvoir subir les mouvements de cette dernière, soit dans les dénivellations accidentelles, soit dans la remise d'aplomb sans dislocation, fissure, coincements des portes et des fenêtres, etc., et sans que l'exploitation des locaux en soit gênée. Les coupures existant entre deux éléments voisins seront munies de couvre-joints d'un entretien très facile, autorisant les mouvements relatifs, tout en assurant l'étanchéité des parois. Les surcharges à prévoir dans les calculs seront, pour l'élévation, celles indiquées au règlement annexé à la Circulaire ministérielle du (halles de chemins de fer) et, pour les sols, 500 kg/m2 dans les locaux accessibles au public, ceux des archives et des bagages, et 300 kg/m2 partout ailleurs. Les herses de support des fils téléphoniques pourront recevoir des efforts de traction de 50 kg par fil. On envisagera le cas de rupture totale d'une ou plusieurs nappes donnant les efforts dissymétriques les plus défavorables. »

À cause des mouvements de terrain liés à l'extraction minière, la nouvelle gare est bâtie sans étage, sur un radier général de béton armé, afin d'éviter la dislocation du bâtiment en cas de tassement du sol[3].

La gare fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques, depuis le [4].

Selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de cette gare s'élève à 1 599 323 voyageurs en 2015, 1 603 612 en 2016, 1 649 166 en 2017 et 1 495 770 en 2018[5].

Architecture du bâtiment d'Urbain CassanModifier

 
La gare, côté voies.

La gare ressemble à une locomotive à vapeur, grâce à sa tour haute de 23 mètres pouvant représenter la cheminée[3], les porches, les roues, et le bâtiment des voyageurs, le poste de commande[6]. Tout en haut de cette tour, une horloge à quatre cadrans est installée[3].

Lors de la construction de la gare, son architecte Urbain Cassan a dû tenir compte du risque important d'affaissements de terrain liés à l'extraction minière[3]. Il a ainsi proposé un bâtiment marqué par l'horizontalité, composé de modules simples d'un seul niveau qui s'étend sur 86 m de longueur totale et de 17 m de largeur pour la partie centrale ; les ailes font 9,50 m de largeur, et respectivement 25 et 31 m[3]. Il a par ailleurs utilisé le béton armé, nouveau matériau, léger et facile à mettre en œuvre[3]. L'architecte des bâtiments annexes (ancien buffet, bâtiment des « roulants »…) adopte les mêmes caractéristiques que celle du bâtiment principal. La façade de la gare affiche une grande sobriété, le décor se résumant à une simple frise de losanges située sous la corniche. Ce motif trouve un écho sur les grilles, œuvre du ferronnier d'art Edgar Brandt.

À l'intérieur, les éléments encore visibles du soin apporté à la décoration sont les mosaïques d'inspiration cubiste, réalisées par Auguste Labouret, représentant notamment la mine.

Service des voyageursModifier

AccueilModifier

DesserteModifier

IntermodalitéModifier

Une gare routière permet des correspondances avec de nombreuses lignes du réseau Tadao, dont elle est l'un des pôles d'échanges[7].

Par ailleurs, un parking de 270 places jouxte cette gare routière.

Service des marchandisesModifier

Cette gare est ouverte au service du fret[8] (train massif seulement).

Notes et référencesModifier

  1. Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en (ISBN 978-2-918758-34-1), vol. 1, p. 113.
  2. Conseil général du Pas-de-Calais : Rapport du préfet et procès-verbaux des délibérations, Arras, Imprimerie de la société du Pas-de-Calais, , 1072 p. (lire en ligne), « Gare de Lens », p. 228.
  3. a b c d e f g et h A C, « La reconstruction de la gare de Lens (Nord) : Le nouveau bâtiment des voyageurs », Le Génie civil, no 2385,‎ , p. 401-404 (lire en ligne).
  4. Notice no PA00108328, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  5. « Fréquentation en gares : Lens », sur SNCF Open Data, [cf. l'onglet des informations] (consulté le 18 décembre 2019).
  6. Alexandre Lenoir, guide Lonely Planet, Bassin minier et Louvre-Lens, En Voyage Éditions, 2016, p. 33.
  7. « Votre centre d'échanges LENS Gare Bus », sur tadao.fr (consulté le 18 décembre 2019).
  8. Site Fret SNCF : la gare de Lens.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier


Origine Arrêt précédent Train   Arrêt suivant Destination
Paris-Nord Arras TGV inOui Béthune Dunkerque
Paris-Nord Arras TGV inOui Douai Valenciennes
Arras Arras TER Hauts-de-France Bully - Grenay Dunkerque
Arras Avion TER Hauts-de-France Liévin Hazebrouck
ou Calais-Ville
Arras Arras
ou Avion
TER Hauts-de-France Bully - Grenay Hazebrouck
Arras Avion TER Hauts-de-France Loos-en-Gohelle Hazebrouck
Arras Avion TER Hauts-de-France Bully - Grenay Béthune
Lille-Flandres
via Don - Sainghin
Pont-à-Vendin
ou Sallaumines
TER Hauts-de-France Terminus Terminus
Lille-Flandres
via Libercourt
Hénin-Beaumont
ou Billy-Montigny
TER Hauts-de-France Terminus Terminus
Douai Pont-de-Sallaumines TER Hauts-de-France Terminus Terminus